mercredi 19 octobre 2016

Au LUFF 2016 : Ressentis, Jour 1


C’est l’heure du LUFF ! Le Lausanne Underground Film & Music Festival a débuté aujourd’hui. Depuis ce mercredi soir 19 octobre et jusqu’au dimanche 23, cette manifestation des cultures alternatives a investit plein de lieux cools à travers la ville de Lausanne dont le quartier général est le Casino de Montbenon où siège la Cinémathèque Suisse. Les locaux et couloirs de ce fameux établissement ont désormais une autre allure où il y règnera une ambiance inhabituelle jusqu’à la fin de la semaine. Cet après-midi, c’est au Salon Bleu que je suis allé retirer mon accréditation via un stand qui se présente sous l’apparence d’une potence. Je tombe directement sous le charme. Ce soir, cela démarre en douceur avec uniquement un seul film, celui de la Cérémonie d’Ouverture. C’est à 20h30. Mais avant que celui-ci ne soit projeté, il y a les présentations officielles de Julien Bodivit, directeur du Festival.







Cette année célèbre le 15ème anniversaire du LUFF. Pour bien marquer l’événement, les spectateurs regroupés en masse dans le grand auditoire Paderewski subissent une performance d’un artiste spécialisé dans la reprise de disques vinyles rayés et joue… de la musique d’un disque vinyle rayé.  A la guitare sèche. Pendant presque une demie-heure ! Le moment est absurde. Répétitif. Long. Hypnotisant. Avec des lumières stroboscopiques et des fumigènes qui inondent la salle d’un brouillard épais. Il y a même des explosions de flammes de tous les côtés de la scène. Ca y est, on va tous mourir enfumés. La Cinémathèque va brûler. Instants surréels. Bienvenue au LUFF !







Première projection. C’est une comédie décalée en provenance de Belgique. C’est particulier, forcément. On pense au faux documentaire de trio Belvaux, Bonzel et Poelvoorde. Sauf que cette fois-ci, on ne suit pas un tueur à gages psychopathe mais un comédien cerné par la mort et qui est persuadé d’avoir contracté le cancer du sein de sa mère. Ca s’appelle JE ME TUE A LE DIRE. C’est en noir et blanc. Découpé en chapitres à rebours, un étalage de pulsions et angoisse de mort. C’est de l’humour noir en petits sketches regroupés. Parfois c’est drôle, trash, grinçant, sordide ou émouvant. Tourné à l’économie, la farce. On peut aussi trouver ça passablement long et pas très amusant. Mais la salle rit beaucoup, moi beaucoup moins. Les comédies, c’est toujours particulier, ça ne marche pas forcément sur tout le monde. Mais cette « Ouverture » est un succès. Le public est au rendez-vous, l’audience est apprivoisé en douceur. La suite sera sans doute moins « marrante ». C’est là que ça risque de devenir intéressant. La Compétition débute dès demain, y’aura aussi très vite du porno gay sur le grand écran de la Cinémathèque suisse et du « rape & revenge » scandinave en 35mm ! Avec la nymphette Christina Lindberg dans la salle ! Le LUFF c’est quelque chose. Se réjouir, c’est bien peu de le dire ! Maintenant, il faut dormir! A demain...

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