vendredi 5 septembre 2014

JULIETTE EN JUILLET


JULIETTE EN JUILLET de JoKo

C’est l’été. Juliette est en vacances dans la grande maison de sa tante Helena. Avec son petit chien Belok, la jeune fille passe ses journées à rêver… Aux alentours, il y a nombre d’intrigantes personnes qui la fascinent au point de les suivre, telle une espionne en mission ; et part ainsi à la découverte d’un mystérieux univers. C’est le parfait début pour de rocambolesques aventures dont le lecteur n’est pas au bout de ses surprises.

Belle oeuvre que cette BD qui sort des sentiers battus. Titre énigmatique, couverture rétro et unique couleur pétante, voilà un objet qui trouverait tout de suite sa place dans une bibliothèque « rose » pour adolescentes en manque de sensations. Mais que l’on ne s’y trompe pas, car au-delà de son érotisme léger se cache un étonnant récit à mi-chemin entre divers influences allant de Lewis Carroll au divin Marquis de Sade en passant par les bizarreries d’un John Willie. Il n’est d’ailleurs pas interdit non plus de même y déceler une petite touche lovecraftienne par-ci par là! Débutant comme un album de MARTINE pour rapidement dériver vers le fantasmagorique gothique et zoophile !

Format carré, récit en noir/blanc avec pratiquement qu’un dessin par page qui illustre les actions et réactions de son héroïne, parfois perdurant le suspense avec un art parfait de l’insoutenable, on découvre ainsi avec JULIETTE EN JUILLET un plaisir à l’ancienne avec cette sorte de « roman photo » dessiné qui nous convie à un délirant voyage qui est à cent lieues d’être initiatique, à la fois pervers et surréalisme.

Guère explicite à travers ses vignettes faussement naïves, l’auteur l’est bien davantage par ses brefs textes qui pourtant n’épargneront pas la lecture d’images sadomasochistes avec force détails. Son récit se construit à trois voix ; chacune d’elle offrant une perspective complémentaire aux nombreuses situations et personnages qui illustrent richement l’aventure. Celle-ci se dévore littéralement, happant immédiatement le lecteur à travers un nombre hallucinant de situations croquignolettes incluant jeunes filles en fleur, maîtresse cruelle, bourreaux sadiques, animaux curieux et/ou monstrueux, créatures hybrides… Un formidable conte pour adultes avec un doux et persistant parfum de perversion. En soit, une lecture pour faire de beaux rêves. Hautement recommandable !

Afin de préserver le plaisir de la découverte, je ne m’étendrai pas plus largement ci-dessous en termes d’images illustrant cette bande dessinée. Juste de quoi intriguer l’amateur et de le titiller suffisamment pour l’exciter et qu’il garde ainsi pour lui-même la jouissance de cet album formidable ! Enjoy !








Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Au revoir...

Au revoir...
Related Posts with Thumbnails page counter
Web Counter