vendredi 4 juillet 2014

Concert : BABYMETAL (JAPON)





L’école est finie. Les examens sont terminés. Le beau temps est parmi nous (presque, presque !) et c’est le moment de profiter des vacances. C’est presque trop beau, on se croirait au cinéma. Eh bien, pas du tout ! Mais c’est dans un état d’effervescence presque fébrile que j’aborde ce début du mois de juillet. Je n’ai pas 15 ans et je ne suis pas au collège. Et encore moins en vacances pour l’été. Non… J’ai quarante ans et pourtant je me sois octroyé deux jours d’escapade pour m’échapper sur Paris et aller voir BABYMETAL en concert. Oui ! Sans honte. Faire pratiquement 600 kilomètres en train pour célébrer ce groupe de J-Pop assez unique au monde découvert grâce à internet quelques mois plus tôt.




Grosse découverte avec « Gimme Chocolate », chanson en apparence improbable ; mélange de Pop japonaise avec de grosses influences de Metal. Passé le choc et la surprise de ce véritable phénomène culturel, carrément hors du commun, celui-ci engendre assez rapidement en moi une nouvelle et totale addiction. Je suis amoureux de BABYMETAL. C’est d’autant plus surprenant car bien qu’amateur de groupes féminins de musiques asiatiques, je n’ai par contre jamais adhéré de manière générale aux différents mouvements de hard rock et encore moins de metal, heavy metal et ses nombreux dérivés. Trop bruyant. Cacophonique. Insupportable. Je n’y arrive pas. Et là, pourtant, le charme fonctionne. Je suis accro. Rapidement. Guère étonnant, car ce n’est pas vraiment du « Metal » à proprement parler. Sans pour autant être expert en la matière, c’est davantage une sorte de mutation de ce genre musical particulier qui découle ici d’une combinaison artistique assez affolante. Un nouveau genre semble né, le « Kawaï Metal », autrement dit le « Metal Mignon ». Trois gamines mises en avant, dans des tenues d’inspirations gothiques, qui se démènent sur scène alors que leurs musiciens déchaînent l’enfer sur la scène. MoaMetal / Su-Metal / YuiMetal, trois surnoms pour des jeunes artistes qui se dévoilent depuis début juillet au monde entier – ENFIN !!! - avec leur premier « World Tour ». Un agenda de concerts qui ne cessent encore de grossir où le groupe parcourera les scènes européennes à la rencontre d’un public ultra demandeur qui les aura finalement poussés à sortir de leur archipel.

En date du 1er juillet 2014, BABYMETAL débute sa tournée mondiale en démarrant ses dates par la France. A la Cigale, 120 Boulevard de Rochechouart, 75018 Paris. A 19h00.

Mais les fans les plus impatients débuteront la file d’attente déjà tôt ce jour-là. Le public s’amassant le long du trottoir à mesure que les heures passent. Permettant à une foule très hétéroclite de se regrouper. Les amateurs de BABYMETAL semblent toucher toutes les catégories d’âge allant de jeunes enfants aux adolescents, des adultes jusqu’aux seniors qui sont là peut-être aussi pour accompagner les plus petits. Mais rien n’est sûr… N’empêche, c’est assez hallucinant de voir se mélanger des looks aussi improbables que des metalleux purs et durs avec des fillettes « gothic lolita », des ados branchés, des asiatiques, des tatoués, des armoires à glaces, des gens qui font peur et d’autres qui sourient… La dévotion des fans semble sans limite car nombreux sont ceux qui ont fait un long voyage pour venir les voir en « live ». C’est assez fou, spécialement pour un groupe si récent, venir depuis le Japon rencontrer ses fanatiques depuis que BABYMETAL fait un « buzz » qui ne faiblit pas, bien au contraire. Folie totalement démentielle depuis sa découverte grâce au miracle d’internet !

Et là, durant cette fin d’après-midi, je suis bien là. Moi, parmi les admirateurs de BABYMETAL. Dans la foule depuis bientôt 2 heures, à attendre l’ouverture des portes pour pénétrer l’antre qui sera ce soir le réceptacle d’une soirée qui s’annonce grandiose. La salle n’est pas énorme. Ce n’est pas un concert « sold out » mais presque… La fosse permet au public d’être vraiment très proche de la scène, tandis qu’on peut se poster sur les côtés de manière un peu plus surélevé ou alors encore de savourer des places assises à l’arrière et à l’étage. La Cigale ressemble à un grand café-théâtre, à mi-chemin d’une architecture de salle d’opéra. Rouge en est la couleur. Parfait pour BABYMETAL. Je suis déjà installé dans l’ambiance, bien placé avec une très bonne vue bien dégagée sur la scène… Me laissant gentiment réaliser que je vis un rêve en ce moment-même. Celui de participer à un concert de J-Pop un peu particulier. Un fantasme devenu réalité. Ca va être grand.









Durant un peu moins d’une heure et demie, BABYMETAL s’est affiché devant leur premier public européen en dévoilant une énergie enthousiasmante dès l’ouverture avec « Death », morceau très massif qui te met directement dans une atmosphère sombre entrecoupée de lumières. A coups de refrains entraînants, de mélodies accrocheuses et de solos de guitare ou de batterie infernales, BABYMETAL pénètre le cœur de son public. Sans avoir besoin de se forcer à l’entraîner avec elles, la foule scande l’univers instauré par le groupe dès son commencement et l’interaction avec les fans ne faiblira jamais. C’est l’amour fou ! Les références pleuvent et paient leur respect à des figures durablement installés dans le genre « Metal » avec de gros passages instrumentaux qui prennent le temps d’installer une atmosphère de folie furieuse qui ont dû ravir les fans du genre purs et durs. C’est évident, le public est aux anges avec ses bâtons lumineux. C’est l’extase. Et le pogotage, batailles & cie dans la fosse sont délirants. La pop sucrée japonaise ne semble laisser personne insensible ; les plus indécis succomberont comme tous les autres.

Le répertoire de l’album y passe, avec quelques variations « live » du meilleur effet, les chansons s’enchaînant comme autant de morceaux de bravoure. C’en est presque épuisant. Les chorégraphies sont simples et faciles à suivre, donnant ainsi au public une synergie de premier plan avec ses idoles. La performance de BABYMETAL est hypnotisante de bout en bout. En plus d’être adorables, les 3 chanteuses se donnent littéralement à leur public en pleine communion des sens. Ce soir à la Cigale, BABYMETAL célèbre l’anniversaire de YuiMetal qui fête ses 15 ans. C’est le concert LEGEND « Y », et le spectacle fut à la mesure de la jeunesse de l’artiste, bondissant et qui file le sourire d’un bout à l’autre. Le « Happy Birthday Yui » entonné par la foule en son honneur aura certainement fait son petit effet auprès de la chanteuse, visiblement ravie et touchée de l’accueil de l’audience présente ce soir-là…

Voici enfin venu le moment de savourer « pour de vrai » la version « live » de « Gimme Chocolate ». Jouissance. Ce fut l’apothéose totale qui conclut de manière brillante un show délirant, plein de bonne humeur et de bonnes ondes dont on ressort vibrant et totalement surexcité. Et si ce n’était pas déjà trop beau, BABYMETAL revient à nouveau sur scène après de longs cris et supplications d’une masse de fans qui n’en auront jamais assez. Le trio de mignonettes emballant encore une dernière fois son spectacle de manière totalement jubilatoire, laissant un public exténué mais au comble du ravissement. C’était merveilleux. C’était totalement « kawaï » et surtout c’était diablement fun !       




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