mardi 16 avril 2013

La bibliothèque oubliée... Partie II

Ayant enfin remis de l'ordre dans mes piles de bouquins, voici donc déjà la deuxième partie de mes dernières recherches en matière de littérature "oubliée". Encore une fois, une grande provision de livres aux couvertures souvent hallucinantes, parfois grotesques et surréalistes. Des oeuvres de toute beauté et de nombreuses heures de lectures en perspective. J'ai eu la chance de découvrir, lors de mes vagabondages littéraires, toute une série de vieux romans de la "Bibliothèque Marabout" une référence en matière de récits et nouvelles fantastiques. Des livres précieux. 

Dans un autre genre, des intrigues prétexte à martyriser de malheureuses femmes, victimes des nazis en diverses périodes de guerres. La rébellion gronde, les furies sont sur le point de se déchaîner! L'occasion d'avoir affaire ici à à quelques gros pavés faisant référence à certaines productions cinématographiquement bien déviantes. Je pense notamment à la nazisploitation, pendant littéraire sans aucun doute également bien pervers avec notamment de gros volumes de la collection "Les Soudards" et leurs énormes éditions au format guère pratique et aucunement discret. 

Plus rare et agréable, la collection "Paprika" qui évolue entre charme(s) et volupté pour des sensations bien plus agréables car érotiques mais dont les aventures dissimulent un vrai lot de belles petites garces. Au final, voilà une belle récolte de romans qui ajouteront de la couleur sur les étagères de ma bibliothèque. Les jaquettes de ces livres parlent d'elles-mêmes...

lundi 15 avril 2013

Soundtrack Of My Life : INTIMACY



« Intimacy… Intimacy Ya ya ya ya… ». Rythmes électro, guitares électriques, une voix effrontée s’élève au milieu de cette bande son bien branchée années 80. Linn Van Hek s’affiche sur la bande sonore du TERMINATOR de James Cameron qui, en 1984, allait définitivement consacrer son réalisateur et sa star bodybuildée sur la scène internationale du 7èmeArt. Quand à la B.O. du long-métrage, les lourds accords synthétiques composées par Brad Fiedel resteront davantage ancrées dans les mémoires que les quelques chansons qui parsèment le film. A tort. Car bien que le rock criard qui s’entend au TechNoir, la boîte de nuit sur Pico Boulevard dans lequel Sarah Connor se réfugie pour échapper au dingue qui la poursuit, une petite dévergondée savoure sa soirée en toute « Intimacy »…


Dans son appart’ la coloc’ de Sarah Connor prénommée Ginger, les oreilles collées à son walkman écoute à fond cette chanson tout en s’envoyant en l’air avec son petit ami. « J’arracherai les boutons de ton chemisier un par un… ». Hélas, le Terminator n’est pas loin et viendra pourrir les festivités du weekend.

Pour l’occasion d’une chanson ultra addictive, l’artiste au look étrangement similaire à celui de la petite punkette qui l’écoutera en se faisant un gros sandwich avec un verre de lait, est un petit modèle d’énergie débridée, tout comme son vidéoclip gentiment destroy. Un petit classique plein de peps que les vrais amateurs de la bande sonore n’auront pas oublié et qui se passeront la chanson en boucle avec toujours autant de plaisir, presque 30 ans plus tard. Enjoy!

THE LOVE GARDEN

THE LOVE GARDEN de Mark Haggard (1971)

En deuxième partie du programme DVD « Drive In Collection » après THE SUCKERS de Arthur Byrd (1972), une autre production « sexploitation » d’une toute autre ambiance. THE LOVE GARDEN est une bluette sentimentale qui s’attarde sur un triangle amoureux. Un jeune écrivain, obsédé par sa belle voisine Claire, s’attache à la séduire alors qu’il découvre que celle-ci entretien déjà une relation avec une autre femme nommée Inès…


On retrouve dans ce film la belle Barbara Mills, l’intruse qui perturbe l’amour de notre héros mâle qui prend très à cœur la tâche d’aimer une jeune femme de la meilleure et la plus douce des façons possibles afin de lui faire oublier ses penchants lesbiens. Mills qui s’octroie la meilleure partie de cette histoire à l’eau de rose lorsque le réalisateur met en images une séquence d’amour saphique particulièrement intense. Une scène chaude qui permet d’apprécier au mieux les atouts physiques des comédiennes, en particulier de sa partenaire Linda York, troublante petite femme enfant… Mais THE LOVE GARDEN est un film relativement sage pour une bande érotique. Mis à part cette scène de lesbianisme plutôt réussie, le long-métrage ne contient que peu d’éléments explicites. Il s’attarde avant tout à détailler par la voix-off et à travers son personnage masculin, l’attirance masculine pour une femme hélas indisponible.

L’homme de cette histoire c’est Jason Yukon, une sorte de version blanche de Jim Kelly avec une imposante coupe afro et d’énormes favoris sous un regard appuyé, il est loin d’être un joli cœur; davantage effrayant que séduisant. Comme c’est souvent le cas dans les films à caractères sexuels, les partenaires masculins de ces intrigues ne sont de loin pas des modèles de beautés. L’histoire d’amour en prend donc pour son grade, n’étant guère crédible dans son romantisme lancinant.


Toutefois, sur une durée de 70 minutes, on appréciera tout de même les efforts apportés aux séquences explicites, réduites au nombre de deux. Car, en plus de la scène d’amour entre femmes, THE LOVE GARDEN offre une séquence d’amour également assez réussie entre Claire et Mike. Parfois proche du cinéma pornographique, ces instants intimes entre la lesbienne hésitante et son nouvel amant comporte quelques plans assez corsées sur un sexe mou en train d’être caressé avant de s’ériger bien raide pour être sucé. Loin d’être totalement suggestif, il est apparent que la fellation n’est pas vraiment simulée, de même que la pénétration qui n’est que brièvement affichée. Bien que le montage des plans soit ici parfois très rapide, la frontière entre l’œuvre « hardcore » et son pendant érotique est ici très mince pour dévoiler la nuit d’amour entre ses deux partenaires.

Malgré la moiteur ambiante, THE LOVE GARDEN reste un drame sentimental qui ferait presque monter les larmes aux yeux. Car Mike ne triomphera pas de l’amour saphique. La jeune femme doutera tout de même un petit moment face à ces sentiments vis-à-vis de l’homme, exprimant sa douleur dans ce choix amoureux difficile. Malgré ce rejet, Mike n’oubliera pas Claire de sitôt lorsqu’il s’en ira sillonner les routes au volant de sa voiture, laissant dériver les gouines de leurs côtés…

Au revoir...

Au revoir...
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