lundi 25 mars 2013

DECOMPTE DU MOIS : JANVIER

Un petit peu en retard dans mes décomptes d'achats 2013. Du coup, les prochains messages sur le blog risquent bien d'être une grosse succession de mois d'achats.

Après un mois de décembre plutôt bien fourni en tout genres - Merci les fêtes de fin d'année! - ce début 2013 est plutôt maigre en diversités culturelles... mais en fait pas tant que cela! J'ai surtout fait abstraction d'achats de nouveaux DVDs et supports HD pour me consacrer un tout petit peu à la musique; avec notamment une superbe nouvelle édition de la bande originale de CONAN THE BARBARIAN en coffret 3 CDs!; et aussi une belle poignée de vinyles...

Mais la pêche fut bien meilleure du côté de la littérature avec une énorme récolte glânée chez différents bouquinistes à travers la grande Toile. Pas vraiment de livres récents, si ce n'est des recueils de photographies de productions érotiques par l'érotomane averti n°1 M. Christophe Bier lui-même; mais surtout des dizaines de vieilles éditions aux senteurs de papiers jaunis et de sublimes couvertures abîmées qui fascinent l'oeil. Des romans de gare, des récits érotiques, horrifiques, pornographiques, des histoires policières, d'espionnage, de la poésie d'un autre âge... Et même le seul et unique fanzine de cinéma par l'illustre journaleux Christophe Lemaire. Que du vrai bonheur littéraire, en somme! Des montagnes d'histoires et de situations surréalistes qu'apportent ces lectures oubliées et dénigrées par le plus grand nombre. Mais un vrai trésor pour qui la curiosité et les bizarreries sont source de joies culturelles. Et en voilà quelques bons kilos en provisions... En attendant la suite qui débarqua le mois suivant, encore bien plus lourd! Ah, c'est merveilleux! Enjoy...






Musique : HUSH by Christopher Young - CONDORMAN by Henry Mancini - CONAN THE BARBARIAN by Basil Poledouris

Musique (Vinyles) : BEASTS OF SOUTHERN WILD by Dan Romer & Benh Zeitlin - BLOOD ON SATAN'S CLAW by Marc Wilkinson - CLUSTER "Zuckerzeit" - THAI FUNK VOLUME ONE - LAGOS DISCO INFERNO

Livres, Romans, & un fanzine rare : ORGASMO VOL. 1 de Christophe Bier & Jimmy Pantera - ORGASMO VOL. 2 de Christophe Bier & Jimmy Pantera - TARZAN OF THE MOVIES de Gabe Essoe - AMOUR-EROTISME & CINEMA de Ado Kyrou - GRAND GUIGNOL de François Rivière & Gabrielle Wittkop - CREVE L'ECRAN! de Barry Malzberg - CREVE L'ECRAN! de Barry Malzberg - ORGASMACHINE de Ian Watson - LE JARDIN DES CARESSES de Franz Toussaint - LA NUIT DES TREPASSEES de Jean Murelli - SACRE CYBORG! de Ron Goulart - L'EFFET-GAROU de Ron Goulart - MARIA, CHATTE DE LAINE de Bart Keister - LE CLAC DES CYGNES de Bart Keister - LA LUNE DE LA HURLE AUX LOUPS de Erik J. Certon - MAX LE ROI DU MONDE de Hubert Burger - LA MOMIE DU PROFESSEUR SYNISTRE de Jan A. Rey - LE MONSTRE DU BOIS MAUDIT de Claude Ferny - AINSI SOIT-IL! de Maurice Raphaël - LA DOUBLE VIE DE MILORD SPENCER de Dan Rochester - MASSACRES A L'ANISETTE de Kathy Goldfield - MISS FLIC : TOUCHE PAS A CA, MON POTE de Vonnick De Rosmadec - LA NUIT DU MONSTRE de André Caroff - LE TEMPS D'UNE CHUTE de Mario Ropp - MORT AU GOUROU de Roger Facon - VOYAGE AU BOUT DU JOUR de Béhémoth - NE SONT PAS MORTS TOUS LES SADIQUES de Ernst Ratno - LE DIABLE EN BAS NYLON de Gérald Rose - TU GARDERAS TES BAS POUR MOURIR de Gérarld Rose - LES VIERGES COMME LES AUTRES de Allan Maria - LES CAMPS DE L'AMOUR de Georges Roques - BOURREAUX DE FEMMES de L.-K. Von Himeloff - COMMANDO DE FEMMES de G. Roques - JENNIFER FILLEULE DU DIABLE de R.M. Letenre - LA FILLE QUI AIMAIT LA MORT de P.J. Marcel - LA GOULE de Marc Agapit - LA CHIENNE DE BUCHENWALD de Domenica Di Constanza - LE TERRIBLE SECRET DE SONIA MARLOW de André Favieres - CHAMBRES CLOSES de Bill Blondy - ECRASE UNE BULLE de André De Vos - LE MAL D'ARDANCE de Jean De Montesquiou Fazenda - PHANTASM N°1, SPECIAL BRADY de Christophe Lemaire

mardi 19 mars 2013

MORITURIS

MORITURIS de Raffaele Picchio (2011)

En 47 avant J.C., la rébellion des gladiateurs levée par Spartacus est brisée par les armées de Jules César. Les guerriers héroïques furent damnés pendant des siècles puis oubliés. A l’aube d’une apocalypse imminente, les légions ressuscitées se lèvent pour reprendre leur liberté. Prisonniers des geôles de l’enfer, leur heure est venue de s’affranchir du monde des morts et de marcher à nouveau sur Rome…

Avec un texte d’entrée si prometteur, ce MORITURIS a tout pour mettre la bave aux lèvres. On croirait presque se retrouver en face d’un péplum maousse mais les amateurs de fresques historiques seraient bien déçus devant le résultat final car ici on bien plus proche d’un film d’horreur que d’autre chose. Car le sous-texte de son titre alléchant, « Legions Of The Dead », annonce davantage la couleur de cette sanglante aventure; plus proche d’une énième version alternative avec des morts-vivants bizarroïdes que les bons vieux gladiateurs combattant, sueur et tripes au ventre, dans l’immense décor d’une arène romaine. Du coup, à mi-chemin entre l’extase et la perplexité, ce MORITURIS a de quoi désarçonner les amateurs de frissons historiques et d’horreurs graphiques. Même son poster, délicieux étalage éhonté d’une décadence d’une autre époque, aura également trompé son monde… Alors, ce film… Le résultat est-il à la hauteur d’une certaine espérance cinématographique? Que pourrait-on attendre d’une pareille offre filmique? Certainement pas une œuvre pareille!

Petite production italienne, MORITURIS est un long-métrage horrifique sans réelles moyens techniques mais avec de réelles ambitions. Certainement celles d’offrir un spectacle monstrueusement complaisant dans l’horreur crasse et réaliste avec un point de vue surréaliste. Des gladiateurs zombies qui s’en prennent à un groupe de jeunes gens en route pour une soirée discothèque en plein air? Difficile de faire plus improbable. Et le résultat final ne ment pas sur la marchandise puisque c’est exactement ce que le spectateur recevra en pâture, et rien d’autres! Pratiquement dégraissé de tout superflu, l’action se résume en trois actes. Un préambule très bavard où l’on installe des personnages agaçants dans un décor donné, une sacré grosse dose de situations sexuelles motivées par la torture et le viol et enfin la « vengeance » de ces esclaves combattants venus d’une glorieuse époque pour découper et crucifier avec tout le sadisme requis ces jeunes adultes infects pris en flagrant délit d’agressions physiques dans un décor forestier nocturne.






Le film de Raffaele Picchio s’apparente à une certaine idée du cinéma porno contemporain. Une intrigue prétexte qui dérive rapidement au « gonzo » pour contenter ses amateurs à grands coups de séquences de sexe et de violence passablement dérangeantes Et à ce jeu, il faut dire que MORITURIS est assez saisissant. Au-delà d’un scénario très bête qui ne s’embarrasse d’aucune logique ou crédibilité, le spectacle agressif s’acharne autant sur les protagonistes que sur le potentiel spectateur lui-même. Ce qu’il lui renvoie à la face n’est pas bien joli à voir car la démonstration gratuite d’humiliations à caractère sexuel et l’acharnement sadique qui s’ensuit avec les gladiateurs romains est propre donner la nausée à n’importe qui possèdant encore une certaine once de sensibilité. Forcément, MORITURIS remue, dérange et déconcerte si bien qu’on est pratiquement obligé de se poser la question qui tue : Pourquoi regardons nous tout ça? Aurait-on le droit d’apprécier ce genre de dérive filmique qui, au détour du genre « torture porn », se contente simplement d’aligner les sévices corporelles et les délires les plus gore? Sans aucune honte, oui. Sans chercher à condamner la production de ce film pour ce qu’elle est : opportuniste et voyeuriste, salace et incroyablement complaisant. Répréhensible? Forcément. Mais n’est-ce pas le lot d’un certain genre de films d’horreur qui, sous des dehors auteurisant, cherche parfois à justifier ces éclats visuels qui tâchent et marquent les corps et les esprits?



MORITURIS revient à un certain âge d’or du cinéma d’horreur italien. Non pas celui qui à fait la fierté de son genre à travers ses plus illustres représentants, mais plutôt celui de ces petites bandes déviantes, ces bobines d'exploitation incroyablement culottées qui ne cherchaient rien d’autres qu’illustrer une histoire en apparence simpliste pour en dévoiler tous les tourments pervers de l’être humain. Sur la forme, c’est complètement grotesque, presque ridicule et pour ainsi dire curieusement amusant, comme peuvent l’être ces bandes dessinées à destination des adultes qui sont également en provenance d’Italie et édité en France par « Elvifrance » où on n’y trouvera rien d’autres que sa basique dose de sexe malsain et d’explosions de violence où l’on tord, poignarde, déchire, découpe, transperce les corps pour les réduire en chair à pâté. Voici donc la dernière et en soi brillante illustration de ce que peut donner le « cinéma » dans son exploitation la plus totale, entre effroi, consternation et hilarité. Définitivement pas pour tout le monde mais uniquement pour les fans les plus « hardcore » de films d’horreur qui se doivent de jeter un œil - ne serait-ce qu’un - à ce MORITURIS qui ne pourrait décemment laisser indifférent les cinéphiles les plus endurcis.


jeudi 14 mars 2013

Klaus Schulze : Cosmique pornographie



Expérimental voire très souvent cosmique, la musique électronique du musicien allemand Klaus Schulze est fascinante. L'artiste a été à plusieurs reprises sollicité pour composer des oeuvres pour le 7ème Art. Un des films les plus curieux où il a été associé est l'oeuvre pornographique de Lasse Braun intitulé BODY LOVE qui date de 1977. 

Dans ce délicieux film orgiaque, Klaus confère au long-métrage un son fascinant qui nous transporte au-delà d'une simple imagerie masturbatoire qui, grâce à un son synthétique devient quasiment hypnotique. Autre particularité, on trouve parmi la distribution des nombreux comédiens nus à l'écran une jeune actrice du nom de Lolita Da Nova, pseudonyme sous lequel se trouve la chanteuse Catherine Ringer, largement plus connue à travers son groupe Les Rita Mitsouko! Ainsi, se rejoignant à travers une oeuvre X, deux figures marquantes de la musique se partage ainsi la scène cinématographique, à la fois derrière et devant la caméra! 


Plus que le film, disponible ci-dessous en intégralité, l'appréciation de l'oeuvre se fera principalement à travers sa superbe bande originale à dénicher en vinyle pour une aventure musicalo-sexuelle qui stimulerait les fantaisies les plus folles. Enjoy! 




Au revoir...

Au revoir...
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