vendredi 20 septembre 2013

WHITE HOUSE DOWN

WHITE HOUSE DOWN de Roland Emmerich (2013)

Membre de la police du Capitole, John Cale vient de se voir refuser le job dont il rêvait : assurer la protection du président des Etats-Unis. Espérant éviter à sa fille une déception lorsqu'il lui apprendra la nouvelle, il l'emmène visiter la Maison Blanche. C'est à ce moment qu'un groupe paramilitaire lourdement armé attaque le bâtiment. Alors que le gouvernement américain sombre dans le chaos, Cale va tenter de sauver sa fille, le président, et le pays tout entier...

Voici donc la nouvelle production boursouflée du réalisateur d'INDEPENDENCE DAY. Après l'invasion extra-terrestre et puis le gros lézard qui dévaste New York, la période glacière et la fin du monde, Emmerich s'en prend cette fois-ci directement au président des Etats-Unis. Une bonne occasion pour cet adepte de gros spectacles démesurés de s'amuser avec ses jouets cinématographiques et une nouvelle fois de tout casser à l'écran! En décrivant une prise de force sur la célèbre Maison Blanche, il bousille à nouveau ici des symboles américains, une douce ironie de la part de celui qui est sans doute l'étranger le plus patriote envers les USA. Avec son nouveau film, c'est un peu le retour au cinéma d'action des années 90 avec ses héros musclés, les échanges de vannes à deux balles et surtout une avalanche de pyrotechnie qui fait honneur au mot "divertissement". 


Tout d'abord, pour débuter en douceur, on a droit à l'inévitable exposition qui s'évertue à mettre en place ses personnages et à installer le décor. Une partie un peu longuette mais néanmoins plaisante qui met un point d'honneur à décrire Channing Tatum comme la nouvelle figure pour le cinéma d'action actuel. S'il ne démérite pas avec sa carrure de gros bras, il lui manque néanmoins le charisme d'un Bruce Willis ou encore d'un Schwarzenegger d'alors pour lui assurer la sympathie du public. Finalement, il reste une figure assez banale comme "action hero" et fait un peu tomber à plat toute tentative de suspense à échelle humaine entre lui, les méchants de l'histoire et les otages imbrigués dans ce drame à résonance politique. Un peu fourre-tout à ce propos, le scénario s'étale sur divers sujets sensibles comme la sécurité, les conflits avec l'étranger, les anciens combattants, etc.. En préambule, il se sert même de son lieu d'intrigue pour nous octroyer une sorte de visite guidée des locaux où se baladent les hommes les plus puissants du monde. Il surprend toutefois en ne mettant pas les fait d'actes terroristes en présentant à l'image des vilains arabes mais plutôt en dirigeant la véritable menace parmi ses confrères américains. L'occasion pour le vieillissant James Woods - c'est assez évident, déjà lors de sa première apparition où on le voit retirer de son veston un pin's représentant le drapeau US - de camper un personnage dangereux quand même un peu plus évolué que la moyenne. Autre figure qui semble inévitable aux côtés des affreux, celle de la fille du héros qui se trouve au mauvais moment au mauvais endroit. Victime potentielle, sujet de toutes les tensions de son futur sauveur, elle n'est là que pour insuffler des problèmes supplémentaires, quelques dialogues hilarants et bien entendu d'actes héroïques en l'honneur de son président adoré alors que tout semble perdu! 

Heureusement, pour un film d'action décomplexé, l'intrigue se résume pour le reste du temps à un gigantesque terrain de chasse pour une suite ininterrompue de tueries et de destructions massives. Entre les nombreuses fusillades, explosions, courses-poursuites et autres batailles effrénées, WHITE HOUSE DOWN délivre véritablement son quota avec toute l'efficacité nécessaire. On y retrouve le plaisir qu'a Emmerich d'éliminer à grande échelle, n'hésitant pas à en faire trop et à surcharger son intrigue d'armes lourdes, d'avions, d'hélicoptères...  Ca dézingue à tout va au bazooka, avec un missile longue portée... Il y a même de la menace nucléaire dans le lot! C'est une artillerie complète qui se présente à l'écran et les pertes matérielles seront importantes, que ce soit sur terre ou en l'air; car même le boeing présidentiel ne sera pas oublié. Le mot d'ordre est avant tout "spectaculaire"!  


Roland Emmerich est un élève appliqué. Pour raconter son histoire, on le sent sous bonne inspiration car son long-métrage doit quand même beaucoup au classique des classiques en matière de cinéma à grand spectacle : à savoir le PIEGE DE CRISTAL de John McTiernan (1988) auquel WHITE HOUSE DOWN emprunte beaucoup. Autant il rejoue certaines situations à l'identique, décrit des actions de personnages qui rappelle les comportements des hommes de Hans Grüber et reprend certaines séquences explosives qui ont fait leurs preuves dans le film qui a consacré, en son temps, Bruce Willis comme homme d'action! A mesure que les événements s'enchaînent, cela devient même tellement évident qu'on pourrait presque parler de repompage éhonté. En ce sens, cette "Chute de la Maison Blanche" est un peu le parent pauvre du chef-d'oeuvre de McTiernan mais n'en demeure pas moins un "blockbuster" très réjouissant devant lequel on s'amuse beaucoup! Car la subtilité légendaire du cinéma de Roland Emmerich est aussi délirante que dans ses précédents longs-métrages. C'est très bête et bien bourrin, donc formidablement fun! On en ressort avec le sourire aux lèvres en se disant qu'on ne fait plus beaucoup ce genre de cinéma à notre époque. Les nostalgiques des plus grands "actioner" du 7ème Art devraient donc ici être très contents de pouvoir se régaler devant un film pareil. Et sur la grande toile, en Cinémascope, svp! On peut le dire, ça a de la gueule!


2 commentaires:

  1. ...Bien vu,film sympa par son premier degré assumé. Pour une fois,c'est les spectateurs (à voir en "bande de copains,copines") qui amènent l'humour.

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  2. Ecrire cette critique m'a carrément donné envie de le revoir! :)

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Au revoir...

Au revoir...
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