jeudi 6 juin 2013

Souviens-toi... DRAGHIXA


Draghixa. Quel nom étrange! Dis comme ça, on dirait le prénom d'une héroïne de bandes dessinées. Une hypothétique guerrière d'une autre galaxie, petite soeur coquine d'une BARBARELLA qui se prélasserait (avec elle) dans la fourrure de son vaisseau spatial avant de parcourir l'univers et ses bêtes libidineuses.... Pas le style de lectures à ranger aux côtés d'albums traditionnels mais plutôt de ceux qu'on planque sous le matelas de son lit, sous les coussins de son canapé de salon ou alors dans d'autres recoins poussiéreux bien cachés. 

Cela fait 20 ans qu'elle est rentrée dans ma vie de cinéphile libidineux. Car Draghixa, ou encore Dragica Jovanović bien plus excitant, n'apparaîtra pas dans le domaine de la BD mais plutôt celui du X des années 90. Les oeuvres sexuellement explicites d'un cinéma français licencieux qui, à cette période, s'amuse surtout à dériver dans des histoires pornographiques parodiant des grands classiques comme DRACULA, HAMLET ou CITIZEN KANE. Cette beauté croate, découverte donc en 1993 et qui officiera majoritairement pour l'écurie Marc Dorcel restera pour toujours l'une des plus belles pouliches qui alimentera quantité de rêveries honteuses et bien cochonnes de la part de votre chroniqueur...

Non pas que sa filmographie restreinte - une performance pourrait-on dire aujourd'hui - soit pour le moins inoubliable. Dans le lot, des oeuvres guère mémorables, si ce n'est une scène où la belle embellit parfois l'image d'une pauvreté visuelle qui fait mal aux yeux. Draghixa, c'est avant tout un regard d'envie(s), de sauvages boucles de cheveux, une attitude qui à tout de la petite ingénue que vient pourfendre un appétit nourrit de râles de mâles qui réveillent l'esprit pervers d'une jeune femme assoiffée de sexe. De ce fait, il n'y aura que le long-métrage écrit par Jean Rollin, le fantasmatique PARFUM DE MATHILDE qui rendra justice à la sulfureuse personnalité de son interprète principale. En plus du prix du meilleur scénario original, ce film permettra à Draghixa d'obtenir la récompense suprême dans son métier; à savoir un Hot d'Or de la meilleure actrice européenne.



Un coup d'éclat qu'aucun de ses autres projets futurs ne parviendra à égaler, l'actrice alignant surtout des séquences guère torrides tout juste dignes de figurer dans de vulgaires "Best Of" masturbatoires. Néanmoins, elle marquera à tout jamais les esprits avec son allure timide dans le film de Marc Dorcel, en culotte et socquettes blanches, petits souliers vernis aux pieds et ses minauderies d'effarouchée qui lui donne un look de jeune nymphe pervertie. On gardera un peu de ces sensations lors de ses nombreux passages dans la presse à papier glacé où les photographies s'appliquent agréablement à dénuder sa plastique fraîche et rebondie, tel un fruit tout juste mûr que l'on forcément envie de croquer. Alors Draghixa en cuir et lanières, bas résilles et hauts talons; les lèvres de son sexe ouvert ou alors un sexe à sucer au fond de la bouche; elle garde en toutes occasions son petit côté espiègle, d'une douce sensualité dans laquelle on voudra immanquablement s'y plonger...

C'est ainsi que je me souviens de ces beaux instants d'une figure qui restera mémorable au Panthéon de cinéma X. Qui offrit son corps à l'écran, ne serait-ce que dans un seul et unique grand film pornographique; mais surtout restera une imagerie coquine à la fois excitante et curieusement touchante; aux standards d'une époque savourant les formes naturelles et à la pilosité affichée. Un plaisir qui ne prend pas d'âge!










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