lundi 15 avril 2013

THE LOVE GARDEN

THE LOVE GARDEN de Mark Haggard (1971)

En deuxième partie du programme DVD « Drive In Collection » après THE SUCKERS de Arthur Byrd (1972), une autre production « sexploitation » d’une toute autre ambiance. THE LOVE GARDEN est une bluette sentimentale qui s’attarde sur un triangle amoureux. Un jeune écrivain, obsédé par sa belle voisine Claire, s’attache à la séduire alors qu’il découvre que celle-ci entretien déjà une relation avec une autre femme nommée Inès…


On retrouve dans ce film la belle Barbara Mills, l’intruse qui perturbe l’amour de notre héros mâle qui prend très à cœur la tâche d’aimer une jeune femme de la meilleure et la plus douce des façons possibles afin de lui faire oublier ses penchants lesbiens. Mills qui s’octroie la meilleure partie de cette histoire à l’eau de rose lorsque le réalisateur met en images une séquence d’amour saphique particulièrement intense. Une scène chaude qui permet d’apprécier au mieux les atouts physiques des comédiennes, en particulier de sa partenaire Linda York, troublante petite femme enfant… Mais THE LOVE GARDEN est un film relativement sage pour une bande érotique. Mis à part cette scène de lesbianisme plutôt réussie, le long-métrage ne contient que peu d’éléments explicites. Il s’attarde avant tout à détailler par la voix-off et à travers son personnage masculin, l’attirance masculine pour une femme hélas indisponible.

L’homme de cette histoire c’est Jason Yukon, une sorte de version blanche de Jim Kelly avec une imposante coupe afro et d’énormes favoris sous un regard appuyé, il est loin d’être un joli cœur; davantage effrayant que séduisant. Comme c’est souvent le cas dans les films à caractères sexuels, les partenaires masculins de ces intrigues ne sont de loin pas des modèles de beautés. L’histoire d’amour en prend donc pour son grade, n’étant guère crédible dans son romantisme lancinant.


Toutefois, sur une durée de 70 minutes, on appréciera tout de même les efforts apportés aux séquences explicites, réduites au nombre de deux. Car, en plus de la scène d’amour entre femmes, THE LOVE GARDEN offre une séquence d’amour également assez réussie entre Claire et Mike. Parfois proche du cinéma pornographique, ces instants intimes entre la lesbienne hésitante et son nouvel amant comporte quelques plans assez corsées sur un sexe mou en train d’être caressé avant de s’ériger bien raide pour être sucé. Loin d’être totalement suggestif, il est apparent que la fellation n’est pas vraiment simulée, de même que la pénétration qui n’est que brièvement affichée. Bien que le montage des plans soit ici parfois très rapide, la frontière entre l’œuvre « hardcore » et son pendant érotique est ici très mince pour dévoiler la nuit d’amour entre ses deux partenaires.

Malgré la moiteur ambiante, THE LOVE GARDEN reste un drame sentimental qui ferait presque monter les larmes aux yeux. Car Mike ne triomphera pas de l’amour saphique. La jeune femme doutera tout de même un petit moment face à ces sentiments vis-à-vis de l’homme, exprimant sa douleur dans ce choix amoureux difficile. Malgré ce rejet, Mike n’oubliera pas Claire de sitôt lorsqu’il s’en ira sillonner les routes au volant de sa voiture, laissant dériver les gouines de leurs côtés…

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