dimanche 10 février 2013

MOVIE MOMENTS : INSEMINOID


Il y a des films mythiques sans que l'on en ait jamais vu une seule séquence. De ceux-là, durant les années quatre-vingt, il y avait la collection VHS  "Les Films Que Vous Ne Verrez Jamais A La Télévision"! "Les Classiques De L'Horreur Et De L'Epouvante" façon René Château, éditeur vidéo opportuniste qui a souvent mis le doigt sur quantité de productions devenus cultes pour bien des amateurs de films d'actions, d'érotisme, de kung-fu ou d'horreur! Et dans le lot de ces incroyables bandes VHS, le film INSEMINOID de Norman J. Warren (1981) a forcément suscité la fascination du fan de cinéma de science-fiction horrifique avec sa jaquette aux images traumatiques. Et que dire de son poster original, une affiche choc dont le dessin suggestif laisse augurer une scène d'accouchement douloureuse et immédiatement terrifiante! L'idée de ne pouvoir le voir, à l'époque, sur la petite lucarne de la TV lui donnait forcément une aura que la découverte tardive du film atténue quelque peu. Ce film, qui est une sorte de revisitation bon marché du fameux LE 8EME PASSAGER (Alien) de Ridley Scott sorti dans les salles obscures deux ans plus tôt, ne tient pas forcément la comparaison avec ce chef-d'oeuvre du 7ème Art.


Pourtant, INSEMINOID, toute petite production qu'elle soit, est un avatar d'attaque extra-terrestre plutôt sombre et très intéressant avec son personnage féminin malmené par une terrible expérience qui s'apparente à un viol d'un autre monde qui aura des conséquences désastreuses sur les membres de l'équipage d'une mission archéologique. D'où découlera une terrible dualité pour cette femme, entre faible victime et être sanguinaire par la suite de son insémination forcée. Un combat physique et psychologique de tous les instants, entre détresse et folie totale. Une dérive cinématographique d'un thème fétiche de la SF, avec l'introduction d'un corps étranger au sein d'un groupe de scientifiques qui vont devoir lutter pour leur survie. INSEMINOID restera surtout dans les mémoires pour sa séquence de viol, dont l'imagerie surréaliste la rend d'autant plus inquiétante. Et le cauchemar ne faisait que commencer....



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