vendredi 31 août 2012

DECOMPTE DU MOIS : JUILLET


Encore un mois où j'ai fais l'effort de ne pas trop me disperser dans mes achats. Je vais à l'essentiel : à savoir surtout des films de Jean Rollin en Haute-Définition. C'est tout simplement indispensable pour votre chroniqueur, tout amoureux de l'univers de ce réalisateur si particulier. Et puis un autre petit plaisir HD avec Tom Cruise et Rebecca De Mornay qui s'envoient en l'air sous les accords de Tangerine Dream. Fantastique ce RISKY BUSINESS!

Le reste est aussi à l'avenant avec des bandes originales rarissimes comme celle de Morricone que j'ai réussi à choper en Italie et l'incroyable B.O. du film de Zulawski enfin disponible en CD! Il y a aussi deux disques d'une artiste turque que j'ai découvert récemment : Nil Karaibrahimgil!! Un véritable coup de coeur! Pour finir, une belle collecte de vinyles, dont notamment le double album de CALIGULA avec son thème d'amour en mode disco... et puis aussi le rarissime "Soundtrack" du film d'horreur PROM NIGHT avec Jamie Lee Curtis! Un disque qui vient tout droit du Japon, depuis bien longtemps épuisé et tiré à un nombre d'exemplaires absolument ridicule. Cela faisait un bon moment que je le traquais sur internet. J'ai fini par débourser une certaine somme (non, ne me demander pas combien!) mais je l'ai enfin dans ma collection. Et puis du ZOMBI en 33T, c'est un régal! Mais le gros achat du mois fut quand même ma platine vinyle qui est enfin installée dans mon salon. Un bien bel objet, une Thorens TD190. Superbe bête!

Petit mois de juillet en terme de récolte, mais gros mois tout de même du point de vue des finances! Va falloir y allez mollo ces prochains temps...

Films en Blu-Ray : LE VIOL DU VAMPIRE de Jean Rollin (1968) - REQUIEM POUR UN VAMPIRE de Jean Rollin (1973) - LES DEMONIAQUES de Jean Rollin (1974) - RISKY BUSINESS de Paul Brickman (1983) - TATSUMI de Eric Khoo (2011)

Musique CD : DANGER : DIABOLIK by Ennio Morricone - POSSESSION by Andzej Korzynski - NIL KARAIBRAHIMGIL "Nil Kiyisinda" - NIL KARAIBRAHIMGIL "Tek Tasimi Kendim Aldim" - SISSY WISH "Beauties Never Die" - VANGELIS "Soil Festivities" - PAT METHENY "Secret Story" - DONALD FAGEN "The Nightfly" - MIKE OLDFIELD "Incantations" - MAGMA "Félicité Thösz"

Musique Vinyles : CAT PEOPLE by Giorgio Moroder - CALIGULA by Paul Clemente - PROM NIGHT by Carl Zittrer & Paul Zaza - THIRD PART OF THE NIGHT by Andrzej Korzynski - DONNA SUMMER "Disco Queen" - ZOMBI "Escape Velocity"


mardi 28 août 2012

ELVIFRANCE, mon amour...


Plaisir. Nouvelles acquisitions de bandes dessinées pour adultes. Et quoi de mieux qu'une bonne BD labellisée "Elvifrance"? L'horreur grandiose sortie des profondeurs des ténèbres? C'est le panard de faire le plein de supers BD EF! Voici donc quelques superbes nouveaux titres qui viennent rejoindre ma collection personnelle qui s'agrandit de 15 nouveaux titres. Je ne me lasse pas des séries comme "Incube", "Electrochoc", "Super Diabolique" ou encore "Super Terrifiant"... Des récits monstrueusement déviants où les sévices corporels les plus atroces jusqu'aux sévices sexuels les plus ignobles se rejoignent d'une même main dans des intrigues toujours aussi improbablement surréalistes. Un bonheur pour le lecteur averti qui salive d'envie devant ce lot de régals littéraires bien pervers.

Je m'autorise quelques nouvelles explorations avec, par exemple, la série "Auranella"; une "publication de fantastique et de magie"! Voilà qui semble passionnant, d'autant plus que la couverture de la BD rèvèle une belle blonde débusquée dans les fourrés par une étrange créature... Trop tard, ma jolie! Tu ne sais pas encore ce qui va t'arriver? Et le lecteur s'en réjouit déjà!  "Futurella", récit d'anticipation rigolard et sexy avec le très poétique LA PLANETE DES HOMMES-PAPILLONS. Un titre qui fait très envie, n'est-ce pas? Et puis ce curieux L'HORRIBLE HISTOIRE DE DRACULA ENFANT, une intrigue que nous offre "L'Infernal B.D", un "mensuel de tous les cauchemars". Voilà un programme qui m'a l'air bien intéressant...

Mais les BD Elvifrance, c'est surtout le plaisir des couvertures où chaque les affiches fantastiques et parfois - et même souvent! - racoleuses sont de véritables oeuvres d'art. Comment ne pas s'extasier devant la réussite somptueusement macabro-érotique de LES VENGEURS DES CARPATHES? Une horde d'araignée prenant une jeune femme dévêtue dans sa toile pour PUISSANCE MACABRE? Fantastique!! L'étrangeté qui se dégage d'ETRANGES SUICIDES et de sa bonne femme sur une échelle en porte-jarretelles et talons hauts qui se fait surprendre par un énorme ours brun! Surréaliste!!! Ces couvertures sont des oeuvres d'artistes de génie. Et bien entendu de vrais plaisirs pour les yeux.

Quand aux histoires, c'est un peu la grosse foire alternative qui regorge autant d'intrigues complètement nazes que de véritables merveilles. C'est carrément de la littérature en pochette surprise. On ne sait jamais ce qui nous attend quand ce n'est pas de la pure tromperie sur la marchandise. Rien n'est meilleur qu'une BD Elvifrance, moi je vous dis ça... Et puis, que dire lorsque l'une d'entre elles nous met face à face avec un inspecteur de police qui ressemble étrangement à Horst Tappert - Eh oui, M'sieur DERRICK en personne! - en version bande dessinée pour une histoire pas croyable! C'est génialement bonnard! En attendant d'en savoir et voir bien davantage, régalez-vous de ces belles images colorées qui font saliver, fantasmer, délirer... Une idée du bonheur? Mais oui...  Enjoy!















lundi 27 août 2012

TURN ME ON, GODDAMMIT

TURN ME ON, GODDAMMIT (Få Meg På, For Faen) de Jannicke Systad Jacobsen (2011)

Alma a 15 ans et vit avec sa mère dans un petit village de Norvège perdu en pleine région des fjords. Elle boit des bières en cachette avec ses copines, fantasme sur le guitariste de la chorale du lycée et fait appel à une hotline un peu spéciale pour satisfaire ses envies d’amour et de sexe. Très vite, néanmoins, ses pulsions lui font perdre pied avec la réalité et les catastrophes commencent !

Voici une charmante petite chronique douce-amère sur l'adolescence, se focalisant principalement sur les difficultés d'un premier amour et la découverte des premiers émois sexuels. Dans un bled paumé où il n'y a rien d'autres à faire que de se bourrer la gueule en rêvant à une vie meilleure, la réalisatrice consacre son premier long-métrage à un groupe de jeunes gamines et leurs petits événements existentiels en dehors de leur scolarité. En se basant sur une histoire qui débute sur une série de quiproquos qui la rapproche un petit peu d'une sorte d'AMERICAN PIE nordique, TURN ME ON est bien plus qu'une simple comédie graveleuse. Bien que le film ne se montre pas avare en terme de nudité graphique - belle palette de juvéniles poitrines à l'écran, et même un pénis qui montre le bout de sa queue! - l'ensemble reste toujours de bon goût et ne verse pas dans la grossièreté pour le prix d'un bon gag. Au contraire, cette histoire qui suit les déboires d'une jeune fille à priori bien délurée dévoile même une agréable saveur poétique à l'image de sa photographie aux tons pastels qui l'ancre presque dans une forme de rêverie sentimentalo-coquine...


Mais avant de faire rire, le scénario s'échine surtout à décortiquer par petites touches subtiles le malaise d'une jeune fille à travers son éveil sexuel alors qu'elle devient gentiment mais sûrement la risée de ses camarades d'école. On l'appelle "Alma-la-bite"... Même si l'ensemble navigue doucement sur une ambiance tout en légèreté, le fond de cette chronique n'en est pas moins empreinte d'une certaine dureté. L'incompréhension d'une mère, la solitude, l'isolement affectif...

Pas étonnant qu'Alma finit par se réfugier vers des substituts comme le téléphone "rose" ou les revues pornographiques; allant même jusqu'à fantasmer sur son propre patron alors qu'elle débute un job de caissière dans une coopérative alimentaire pratiquement désertique. A chaque fois, la réalisatrice essaie de concrétiser visuellement les fantasmes de l'adolescence qui, d'une manière ou d'une autre, finissent toujours par se retourner contre la jeune fille qui malgré elle continue de passer pour une extra-terrestre au vu de la communauté de Skoddeheimen.

A ce titre, TURN ME ON lui même est une sorte de comédie romantique plutôt spéciale. En affichant certaines idées à l'écran, comme celle de voir quasi explicitement une gamine de 15 ans se masturber à l'écran n'est pas habituel dans ce genre de productions. Cela en devient carrément audiacieux pour le public américain dont le distributeur à amoindri l'impact de son titre original en réduisant le "Goddammit" par un "Dammit" beaucoup moins percutant. Vous avez dit ridicule? Et pourtant aucun risque que l'atmosphère "sulfureuse" qui entoure ce long-métrage scandinave puisse choquer les spectateurs les plus puritains, l'imagerie restant toujours très gentillette, même dans ses plans les plus suggestifs. Aucune subversion à l'horizon...

Même si le ton de l'intrigue est résolument drôle, il se dégage de TURN ME ON une tristesse sous-jacente qui rend le film plus émouvant qu'il n'est amusant. Dans un certain sens, il se rapproche timidement d'une certaine mélancolie que l'on trouvait dans VIRGIN SUICIDES (The Virgin Suicides) de Sofia Coppola (1999), un autre premier film où l'on décrivait avec justesse une forme de mal-être à travers un groupe d'adolescentes. Il y a aussi des échos au long-métrage suédois FUCKING ÅMÅL de Lukas Moodysson (1998) qui racontait les dérives sentimentalo-saphiques d'une jeune fille qui s'ennuie dans son trou perdu à la recherche d'un amour... Sans atteindre l'envoûtement persistant du premier et les sommets d'émotions du second, le film de Jannicke Systad Jacobsen vaut tout de même le coup d'oeil. Ne serait-ce qu'à travers le personnage d'Alma qui nous offre une belle perspective de la vie perturbée d'une jeune ado; un rôle principal assez touchant, généralement réservé aux garçons, mais qui est pour une fois ici personnifié à l'écran par la jeune Helene Bergsholm qui fait sa première apparition dans une production cinématographique.


TURN ME ON, sous ses dehors de comédie sexuelle un brin débridée, fait souvent mouche et se révèle assez amusante à suivre. En dépit d'un rythme lancinant qui traîne un peu ses péripéties en longueurs - car il n'y a apparemment pas grand chose à faire dans la campagne norvégienne - et d'une interprétation générale qui donne l'impression que l'ensemble de la distribution s'est bien défoncée la tronche en fumant des pétards, le long-métrage est une jolie réussite, plutôt cocasse et agréable à suivre... Et puis, c'est toujours un réel plaisir de découvrir une histoire racontant des péripéties gentiment délirantes à travers une jeunesse scandinave perdue dans la campagne. Un petit film sympathique, un chouette moment de cinéma! A découvrir...


mardi 21 août 2012

LE PARFUM DE MATHILDE

LE PARFUM DE MATHILDE de Marc Dorcel & Jean Rollin (1994)

Revoir ce long-métrage qui date déjà de pratiquement 20 ans d'âge, cela ramène à la surface une tripotée de souvenirs. Mais avant les rêveries humides qu'a pu provoquer en son temps LE PARFUM DE MATHILDE sur votre aimable chroniqueur, il faut d'abord savoir qu'il s'agissait du tout premier film X français sorti en DVD chez Marc Dorcel. Il y a un peu plus de dix ans de cela... L'éditeur profitait de ce nouveau support "révolutionnaire" qui en était alors à ses balbutiements pour proposer cette production luxueuse dans une qualité bien meilleure qu'une VHS, sortant les atouts du multi-langages (voir le film dans son doublage allemand, anglais et même italien) et le garnir de petit bonus divers qui ferait gentiment sourire le consommateur d'aujourd'hui tandis qu'il garde intacte toute sa valeur de bon porno bourgeois. On n'en dira pas plus de la qualité technique de la galette, dont la pixellisation apparente laisse grandement à désirer! En tant qu'œuvre sexuellement explicite, cela reste néanmoins un divertissement qui possède de nombreuses qualités autant pour le pornocrate averti que pour l'amateur éclairé des productions fantastiques fauchées.


Durant le générique du film, il est crédité "Scénario de Jean Rollin"! Oui, il s'agit bien là de l'auteur, réalisateur et écrivain de ces histoires surréalistes où déambulent d’étranges créatures venues de la nuit et qui peuplent les images envoûtantes de films tels que LE VIOL DU VAMPIRE, LA VAMPIRE NUE et autres récits poétiques qui a dérouté plein d'un spectateur. A l’époque, depuis l'avènement de la vidéo et l'arrivée de la pornographie dans le salon du consommateur, les récits concoctés par Rollin pour le cinéma ne valaient alors plus un kopeck. Du coup, celui-ci s'est reporté durant plusieurs années sur l'industrie du films pour adultes en pure réflexe de survie. Avec LE PARFUM DE MATHILDE, on retrouve donc Jean Rollin à la fin de sa période X avec cet ultime long-métrage pornographique qu'il a tout d'abord écrit et ensuite codirigé - bien qu'il ne soit aucunement crédité en tant que tel - avec Marc Dorcel.

En connaissant son goût pour les histoires fantasmatiques, c'est un réel plaisir de (re)découvrir le film avec un œil nouveau, non seulement toujours lubrique mais attentif de ses petites touches surréalistes comme le réalisateur les affectionne... Un ancien château qui s'impose en pleine campagne, une jeune vierge qui débarque un peu perdue, découvrant à petits pas apeurés les lieux de sa nouvelle demeure, un nain voyeur qui parcours les alentours de la propriété; accompagné ou non d'un gigantesque doberman... Le film regorge de plans empreint d'une poésie toute "rollinienne". Bien entendu, on reste dans le domaine d'une production X standardisée mais celle-ci révèle ici de grandes qualités plastiques. Marc Dorcel étant quand à lui un professionnel de la pornographie mise en scène avec une certaine classe. Le bonhomme sait soigner son esthétique et ses choix de décors, qu'ils soient naturels ou alors conçus comme un intérieur garni d'un beau mobilier très siècle passé, il filme de la baise qui se déroule toujours dans des conditions très « bourgeoisantes » . Toilette du matin d'une soubrette dans une immense baignoire de pierres ou encore une sodomie profonde pour la Tante Anna devant la somptueuse Rolls-Royce familial, Dorcel compose une sexualité classique dans un environnement "supérieur". Et c'est ainsi que dans cette histoire particulière, le scénario nous fait découvrir Eva, "jeune brebis" innocente aux socquettes blanches promise à un mariage arrangé dont l’événement se déroulera parmi une horde de "loups", une caste d'hommes et de femmes qui peuplent la demeure en fête en tant qu'invités privilégiés.


Sir Remy, le veuf éploré qui pleure encore sa regrettée épouse Mathilde, a choisit Eva pour être sa seconde femme dont elle est le parfait sosie. Tout ceci fait partie d'un plan calculé car Mathilde fut une immense salope qui a détruit la vie de son mari; infligeant à son époux de multiples tourments alors qu'elle se laissait prendre par tous les hommes qui la désiraient, domestiques y compris! Ainsi, en méditant sur une vengeance post-mortem coïtal contre sa belle défunte, Sir Remy espère pouvoir ainsi reprendre dès aujourd'hui son pouvoir de mâle dominant sur la jeune Eva qui personnifie l'innocence même, bien loin des délires et autres orgies sexuelles dont s'adonnent les habitants du château. Pourtant, à force d'exploration dans ce nouveau domaine, entre une servante bienveillante et des invités qui s'organisent des séances de triolismes sous le regard bienveillant du châtelain, tandis que des parties de lesbianismes se déroulent derrières les parois cloisonnées de la demeure, Eva va inconsciemment s'instruire elle-même en tant que spectatrices de nouvelles perversions qui vont régir sa nouvelle vie...


Dans le double-rôle de Eva/Mathilde, la comédienne serbo-croate nommée Draghixa y trouve probablement le meilleur rôle de toute sa carrière de pornstar! A juste titre puisque celui-ci lui rapportera un « Hot D’Or », suprême récompense à l’image des César/Oscar d’un cinéma plus traditionnel. Son physique de jouvencelle fait des merveilles lorsqu’elle interprète Eva l’ingénue qui a encore tout à découvrir de sa sexualité. En petite jupette noire, ses souliers vernis et son chemisier d’une blancheur immaculée, elle représente parfaitement la pureté qu’on s’apprête à souiller. D’un autre côté avec le personnage de Mathilde, elle peut se laisser aller à ses penchants plus salaces où elle n’hésite pas à se faire tringler sur une table, la culotte à peine retirée; ou encore à se faire prendre debout dans les escaliers du château ou encore en sandwich entre deux domestiques. Le travail de caractérisation visuel étant très sommaire, chevelure naturellement bouclée pour Eva, perruque raide à l’image d’une séduisante prédatrice pour la perverse Mathilde. Mais cela fonctionne grâce au(x) charme(s) naturel(s) de Draghixa, dont tout le talent à l’écran est d’offrir deux personnages que tout oppose, offrant un travail remarquable tout en regards subtils qui en disent long sur la transformation psychologique à travers la débauche qui s’opère en elle et dont le point culminant sera un rite sadique qui se retournera contre Sir Remy!

Proche d’un rite païen où la jeune vierge se voit offrir au « démon » devant ses adorateurs, LE PARFUM DE MATHILDE nous montre une veillée nocturne où les hôtes, armées de flambeaux traversent la nuit pour emmener la jeune mariée à son lit pour une nuit de noces voyeuristes où chaque spectateurs de l’événement est muni d’un masque, ce qui n’est pas sans rappeler le dernier film de Stanley Kubrick EYES WIDE SHUT réalisé 5 ans plus tard. Un final en forme de morceau de bravoure sexuelle comme l’œuvre en contient quelques autres comme cette spectaculaire orgie où l’ensemble de la distribution s’amuse à s’enfiler et à sucer tout ce qui se trouve à leur portée. Il y a aussi quelques belles séquences de sodomie pour les amateurs où les donzelles ne refusent jamais à s’enquiller de bons membres dans leurs fondements. Dorcel et son équipe prend aussi un soin particulier à choisir la garde-robe de ses comédiennes. Entre les porte-jarretelles, talons aiguilles, gants de cuir, chapeau à voile, c’est un véritable travail de fétichiste qui s’affiche à l’écran. Je retiendrai surtout les robes vaporeuses de Draghixa - l’une blanche, l’autre noire -  qui ne cache pratiquement rien de sa superbe plastique, permettra à l’actrice d’offrir au spectateur/voyeur deux splendides stripteases qui compteront parmi les scènes les plus sexy du long-métrage.

Si le personnage de Eva représente l’éveil à une certaine forme de sensualité, la pornographie « dure » s’affiche surtout à travers le rôle de la soubrette toujours bien contente de se faire besogner par son patron ou ses collègues. A ce titre, Sophie, l’initiatrice de Eva, se voit offrir une punition royale sous la forme d’une baise sauvage où la belle métisse subit les assauts de deux hommes particulièrement bien montés. Un triolisme puissant où la comédienne Julia Chanel se distingue par un appétit hors-norme pour la chair chaude et bien raide, que ce soit au fond de sa gorge ou dans les tréfonds de son sexe et entre ses fesses. Gorge profonde, pénétration anale plutôt brutale, éjaculation faciale… L’actrice se donne sans compter et dans LE PARFUM DE MATHILDE elle en voit de toutes les couleurs, n’hésitant jamais à avaler le sperme de son maître de maison, qu’elle ne manque jamais à lui prodiguer de somptueuses fellations, même parfois cachée sous la table de la salle à manger. Une performance à saluer autant que celle de Draghixa. Parmi les autres beauté dans la salle, à signaler les visages connues d’autres jeunes femmes comme Maeva, Elodie Chérie et Erica Bella qui participent toutes à la fête de ce mariage qui ne ressemble à aucun autre!


Malgré les nombreuses qualités long-métrage, autant scénaristiques que plastiques,  celui-ci échoue à développer le fond bien pervers de son intrigue. La transformation de timide ingénue à la perverse avide de sexe s’opère hélas bien trop rapidement dans la toute dernière partie du film. Bien entendu, ici on s’occupe davantage de sexualité graphique que psychologique mais c’est tout de même dommage de ne pas avoir davantage exploré cet aspect d’un scénario qui présentait les prémices d’une véritable plongée dans la psyché d’une femme à l’aube de découvrir les possibilités que lui offre son corps. A ce titre, voir Draghixa désormais transformé en maîtresse sadomasochiste avec son fouet devant le maître des lieux prête davantage à sourire qu’à être totalement fasciné. Finalement, LE PARFUM DE MATHILDE montre que le pouvoir demeurera toujours entre les mains des femmes, aussi diabolique que peuvent être les plans de l’homme qui souhaite la façonner à sa manière. En l’état, l’œuvre de Marc Dorcel et Jean Rollin reste un long-métrage pornographique très soigné, agréable, excitant et jamais ennuyeux. Rien que cela…  Ce qui n’est déjà pas si mal!

Eye Candy : DIANE LANE


C'est en fouinant dans mes vieux bouquins de cinéma que je suis retombé sur ce petit livre japonais consacré aux jeunes années d'une comédienne américaine; une créature innocente aux beaux yeux perçants bercés d'une certaine douceur... Mais qui est donc cette  jolie demoiselle?

Née le 22 janvier 1965 et désormais mariée à l'acteur qui incarna en 2008 sur grand écran l'improbable président américain George W. Bush... Voici Diane Lane. Une grande gamine à la longue chevelure qui nous fait immédiatement craquer grâce à un délicieux mélange; entre le regard pétillant et ce sourire enjôleur comment ne pas tout simplement la trouver irrésistible? Elle fera ses premiers pas à travers le monde du cinéma en débutant dans une belle histoire d'amour à Paris intitulée I LOVE YOU, JE T'AIME (A Little Romance) mise en scène en 1979 par le réalisateur de BUTCH CASSIDY ET LE KID (Butch Cassidy And The Sundance Kid) et ABATTOIR 5 (Slaughterhouse-Five) George Roy Hill! A seulement 14 ans, espiègle et innocente mais déjà bien jeune femme, Diane Lane embrase l'écran de son charme lumineux.

La suite de sa carrière lui fera croiser le chemin de quelques cinéastes talentueux comme Francis Ford Coppola qui la fera briller à plusieurs reprises dans des petits rôles. Pour Walter Hill, elle deviendra même une star du rock que d'affreux voyous sous l'égide de Willem Dafoe s'échinent à la kidnapper! Pourtant nantie d'une riche filmographie, l'actrice n'a pourtant jamais réellement percé au-delà des seconds rôles de petites amies, alignant les comédies romantiques légères et plusieurs histoires policières insignifiantes où elle prend carrément les armes! Rarement présente sur le devant de la scène comme rôle principal féminin, ce n'est qu'avec celui de INFIDELE (Unfaithful) de Adrian Lyne (2002) qu'elle obtient enfin une forme de consécration à l'âge de 37 ans avec une nomination aux oscars comme "Meilleure Actrice" cette année-là! Aujourd'hui, à bientôt 50 ans, elle est toujours là! Bientôt à nouveau sur grand écran en tant que "Maman" terrestre de Clark Kent, à travers le nouveau long-métrage de Zack Snyder qui réactive cette année le mythe de SUPERMAN pour le 21ème siècle!

Sous le charme de la comédienne depuis de nombreuses années, la considérant même comme l'une des plus belles femmes du monde, où la simplicité et l'élégance se combine merveilleusement, il était absolument normal qu'un jour je consacre un "Eye Candy" à cette actrice que j'adore! Et rien de mieux que de revenir en arrière en images avec ces photos rafraîchissantes d'une fille qui semble tout juste sortie de l'enfance... et de rajouter quelques autres portrait d'une autre époque, plus récente cette fois-ci... Diane Lane aujourd'hui est toujours une femme qui rayonne malgré les années qui passent! Absolument superbe! Enjoy!
















Au revoir...

Au revoir...
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