mardi 31 janvier 2012

MERCHANDISING : POLTERGEIST III

POLTERGEIST III de Gary Sherman (1988), le film mal-aimé d'une saga horrifique initié par Steven Spielberg et Tobe Hooper... Pour ce dernier épisode situé dans un building en plein coeur de Chicago, cette histoire innove quelque peu en plaçant son intrigue dans un bâtiment froid où chaque recoin de son architecture regorge de miroirs et de ses reflets inquiétants...

Quoi de mieux qu'un presse-papier comme "merchandising" pour cette oeuvre cinématographique? Cet outil promotionnel est une belle preuve que l'on peut parfaitement exploiter la thématique d'un film en l'incarnant à travers un simple objet. Ici, le presse-papier se présente avec l'une des affiches du film fixée à l'intérieur d'une pyramide de verre et sur laquelle elle se reflète sur chacune de ses surfaces... Cela lui donne un look finalement assez effrayant avec la petite Carol Anne Freeling - incarnée pour cette ultime fois par la jeune Heather O'Rourke - appuyée contre la baie vitrée d'un appartement au milieu de la ville, livrée en proie facile aux créatures de l'au-delà mené par l'immonde Révérend Kane qui cherche à travers elle à rejoindre la "Lumière"... Un superbe "Collector" devenu rarissime; parfait pour les rares amateurs de ce long-métrage "maudit" depuis bien trop longtemps!

lundi 30 janvier 2012

Eye Candy : MICHELLE BAUER

Quel joli minois, n'est-ce pas?... Mais qui est-ce, me direz-vous?

Voyons, il s'agit bien entendu de Michelle Bauer!!! Un nom forcément familier à tous les amateurs de films de seconde zone, plutôt bien ancré dans le Z que dans le meilleur du bis... Qu'importe, car la belle a toujours su tirer parti de son physique avantageux qui a tous les attraits nécessaires pour séduire sans problème des cinéastes libineux qui exploite son image bien au-delà d'une simple "Scream Queen" sulfureuse; la mettant bien en avant dans des longs-métrages qu'on croirait issus de la planète Vénus!...

Avec bon goût pour les spectateurs avides de déviances, voici la belle Michelle en pleine séance d'aérobic d'un autre âge dans HELLROLLER de Gary J. Levinson (1992) ; ainsi qu'une belle séquence où la jeune femme s'excite avec une tronçonneuse dans SCREAM QUEEN HOT TUBE PARTY de Fred Olen Ray et Jim Wynorski (1991)! Et, pour bien terminer, un extrait tiré de l'hallucinant HOLLYWOOD CHAINSAW MASSACRE de Fred Olen Ray (1988) où la comédienne nous offre un délicieux petit striptease avant de s'occuper à découper son client présent à la tronçonneuse! Quelle femme!!!

N'ayant jamais peur du ridicule, Michelle Bauer s'exécute le plus sérieusement du monde pour le plus grand plaisir des spectateurs voyeurs! Enjoy!








mardi 17 janvier 2012

Bonheur Ultime : Jean Rollin en Blu-Ray !!



La bonne nouvelle de ce début d'année 2012... J'étais bien entendu au courant de la sortie prochaine de nouvelles éditions DVD des petites merveilles de poésie macabro-érotique mises en scène par Jean Rollin. Mais j'étais loin de me douter de ce que "Redemption Films" préparaient pour les amateurs de ce singulier cinéaste disparu depuis déjà plus d'une année... Car ce n'est pas la première fois que les fans ont droit à de nouvelles ressorties de la part d'éditeurs anglo-saxons. Mais cette fois-ci c'est vraiment différent car il ne s'agit plus d'une simple opération marketing consistant uniquement ressortir à fréquences régulières de vieilles bobines fatiguées dans une optique purement commerciale... Cette fois-ci, il s'agit d'un labeur fait avec amour et passion.

En plus de la présence de bonus inédits - principalement sous la forme d'entretiens avec des proches collaborateurs de Rollin comme Françoise Pascal et Natalie Perrey - il y a un vrai travail de restauration pour ces nouvelles éditions, afin rendre ces pellicules plus belles que jamais... Et c'est là l'extraordinaire nouvelle : En plus d'être réédité en DVD, des longs-métrages de Jean Rollin ont également l'honneur du support Blu-Ray pour cette ressortie!!! Cinq merveilleux films en Haute Définition : LA VAMPIRE NUE (1970), LE FRISSON DES VAMPIRES (1971), LA ROSE DE FER (1973), LEVRES DE SANG (1975), FASCINATION (1979) ... Si ça ce n'est pas le bonheur ultime pour tous les adorateurs de l'oeuvre de cet auteur! De plus, la sortie de ces disques n'est pas si éloignée que cela puisqu'ils seront déjà disponibles à la vente dès le 24 janvier 2012! Encore une petite semaine à patienter fébrilement avant de pouvoir savourer encore une fois l'univers étrange et si unique de Rollin dans des conditions que l'on n'aurait jamais pu imaginer... L'extase n'est pas loin!

Attention tout de même... Contrairement aux nouvelles éditions DVD qui sont labellisées "Zone All", les Blu-Rays sont encodés "Zone A"! Il faut donc avoir une platine américaine ou alors qu'elle soit bien "dézonée", pour pouvoir lire correctement ces disques. Il s'agit apparemment d'une question de droit car ce n'est pas le même éditeur qui les détient quand il s'agit des USA ou de la France. Encore une fois, Jean Rollin obtient les plus grands honneurs de la part d'éditeurs étrangers alors qu'il est passablement dénigré dans son propre pays. On se tournera donc Outre-Atlantique pour cette belle opportunité offerte par "Redemption Films" de se délecter à nouveau devant ces petites merveilles "like you've never seen it before" comme savent si bien le dire les américains! Vivement!


vendredi 13 janvier 2012

Bon "Vendredi 13" à tous/toutes!

A chaque nouveau « Vendredi 13 » qui passe, je ne peux oublier d’avoir une pensée pour cette figure iconique du cinéma d’horreur : Jason Voorhees. Journée de « malheurs » placée sous le signe d’une malédiction qui se répète inlassablement, le mythe de VENDREDI 13 n’échappera jamais à la mémoire des plus fervents cinéphiles fantasticophiles.

Et une chouette photo souvenir; le fiston tendrement enlacé dans les bras de sa maman Pamela Voorhees. En bonus, la superbe bande annonce de l’opus 5 de la saga titré A NEW BEGINNING ou alors UNE NOUVELLE TERREUR dans sa version française. Un lancement bien atmosphérique qui présente dans sa séquence d’ouverture l’effrayante résurrection de Jason, sortant lors d’une nuit d’orage de sa fraîche sépulture qui vient d’être profanée par deux jeunes gens. Les pauvres! Les meurtres en série vont reprendre... Le cauchemar ne s‘arrêtera jamais… Bon « Vendredi 13 » à tous/toutes!

lundi 9 janvier 2012

2011 : LES "FILM DU MOIS"

2011. 12 mois. 12 films. Voici, pour la dernière fois, un nouveau « Top » : Celui de mes « Films du Mois » qui regroupe le meilleur de films que j'ai découverts sur différents supports; allants de la VHS au DVD, des séances de cinéma à celles dans vécues dans divers festivals...

Contrairement à 2010, cette année je ne ferai pas abstraction des sorties en salles car 2011 fut une année remplit de fantastiques chefs-d'oeuvre et autres irrésistibles coups de coeur que je ne pouvais décemment ôter ces grands films qui parsèment chacun des mois qui ont fait cette richissime cuvée. Alors, forcément, il y a quelques redites avec mon « Top 10 », mais en même temps c'est encore une fois une nouvelle opportunité de partager mon amour pour lesdits longs-métrages en question.

Chaque entrée se voit attribué un titre phare qui représente le meilleur des visionnages du mois en cours. Celui-ci est illustré non pas avec son affiche mais cette fois-ci avec une photographie tirée d'une scène du film. Et, sur l'ensemble, cela donne un bel aperçu des images envoûtantes qui composent mon propre monde cinématographique... Celui qui m'enchante et me procure les plus belles sensations du 7ème Art. Les vidéos qui les accompagnent sont, pour la plupart, non plus des bandes annonces mais des extraits et séquences; sorte d'échantillons pour savourer ces beaux moments du cinéma que j'aime... En bonus, vous pouvez aussi voir l'intégralité de deux de mes « Film du Mois », à savoir les fabuleux MESSIAH OF EVIL et LE ORME... Une belle invitation à la découverte, n'est-ce pas?

Janvier 2011
POUPOUPIDOU de Gérald Hustache-Mathieu (2011)






Février 2011DEAD PEOPLE / MESSIAH OF EVIL : THE SECOND COMING de Willard Huyck (1973)






Mars 2011MARIE POUPEE de Joël Seria (1976)






Avril 2011LA BALLADE DE L'IMPOSSIBLE / NORUWEI NO MORE de Tran Anh Hung (2010)






Mai 2011LA SOLITUDE DES NOMBRES PREMIERS / LA SOLITUDINE DEI NUMERI PRIMI de Saverio Costanzo (2010)





Juin 2011LE ORME de Luigi Bazzoni (1975)






Juillet 2011
HANNA de Joe Wright (2011)






Août 2011AUPRES DE MOI TOUJOURS / NEVER LET ME GO de Mark Romanek (2010)






Septembre 2011JEUX INTERDITS DE L'ADOLESCENCE / MALADOLESCENZA de Pier Giuseppe Murgia (1977)






Octobre 2011
DEATH BED - THE BED THAT EATS de George Barry (1977)






Novembre 2011LA FEMME DU VEME / THE WOMAN IN THE FIFTH de Pawel Pawlikowski (2011)






Décembre 2011

LES NEIGES DU KILIMANDJARO de Robert Guediguian (2011)

ALBUM PHOTOS : FÊTE SANGLANTE

FÊTE SANGLANTE (The Slumber Party Massacre) de Amy Holden Jones (1982)

vendredi 6 janvier 2012

CINEMA 2011 : TOP 10

Encore un « Top »… Celui de mes films préférés pour l’année 2011. Sur un total de plus de 250 longs-métrages visionnés dans les salles obscures - ceci inclut évidemment les séances en festivals (NIFFF, LUFF, Soirée « Bis » au Nouveau Monde) ainsi que des rétrospectives et autres projections en Cinémathèque… J’ai bien entendu écarté les films qui ne concernait pas l’année en cours. Et cela donne au final un sacré beau panorama de découvertes et un nombre d’heures conséquentes à fixer une toile dans la nuit, à vivre des émotions intenses… J’ai fait énormément de sublimes découvertes en 2011. Beaucoup de chefs-d’œuvre à mes yeux, des coups d’éclats chers à mon cœur… Bref, 2011 fut pour ma part une année cinématographique assez inoubliable!

Difficile donc de choisir et d’établir un « Top » qui ne comporte que seulement 10 œuvres que j’ai adorés. Néanmoins, après mûres réflexions, voici ce que je considère comme les plus fabuleux films de cette année. De véritables bijoux de pellicule que je recommande chaudement à tous ceux qui aiment vivre intensément devant ce formidable 7ème Art!

1. HANNA de Joe Wright
2. LA SOLITUDE DES NOMBRES PREMIERS (La Solitudine Dei Numeri Primi) de Saverio Costanzo
3. GUILTY OF ROMANCE (Koi No Tsumi) de Sion Sono
4. INCENDIES de Denis Villeneuve
5. LA BALLADE DE L'IMPOSSIBLE (Noruwei No More) deTran Anh Hung
6. AUPRES DE MOI TOUJOURS (Never Let Me Go) de Mark Romanek
7. POUPOUPIDOU de Gérald Hustache-Mathieu
8. AVANT L'AUBE de Raphaël Jacoulot
9. LA FEMME DU VEME (The Woman In The Fifth) de Pawel Pawlikowski
10. TOMBOY de Céline Sciamma



1. S’il ne fallait retenir qu’une œuvre de cinéma pour l’année 2011, ce serait bien celle-ci. Où quand un réalisateur utilise ses outils cinématographiques pour mettre en scène une formidable version avant-gardiste, violente et pleine d’une poésie lyrique d’un conte de fées noir où les images et la musique raconte le destin d‘une jeune femme qui découvre le monde. HANNA, pure expérience sensitive, procure des frissons rarement ressentis devant la grande toile. « I’ve just missed your heart ».






2. Une histoire triste et pleine de mélancolie, cruelle; d’une complexe construction dramatique, à la limite de la fantasmagorie. C’est beau comme un rêve, mais avec toute la gêne et la manière de révéler ses sentiments à différents stades de la vie. Il s’y dégage un rythme, des couleurs, une utilisation de la bande sonore absolument exceptionnelle... Un voyage touchant dans le cœur de personnages à fleur de peau. C’est tout simplement bouleversant.






3. Un nouveau choc signé Sion Sono. Une ode aux femmes qui se révèlent à travers le sexe, entre leurs envies, désirs et frustrations. Intense et expérimental, le film est un brillant travail d’orfèvre, aux ambiances savamment étudiées, avec un scénario qui aime semer le trouble; aux scènes souvent très explicites qui permet à sa distribution de comédiennes de livrer des performances assez incroyables. Du cinéma qui marque durablement.






4. Une œuvre puissante en provenance du Québec. Une histoire sous forme d’enquête qui pose des questionnements sur la famille et qui nous ramène à diverses époques et à des instants douloureux. Un film dur, terrible. A mesure que la vérité se dévoile, que la tragédie se met à nue devant nos yeux embués qui n’arrêteront plus de verser leurs larmes. On en ressort chamboulé. Difficile de faire plus poignant!






5. L’adaptation casse-gueule d’un roman qui compte parmi mes préférés de tous les temps. Un film qui se présente comme un parcours sensible auprès de jeunes personnes qui font face à la difficulté de vivre et d’affronter leurs propres sentiments. C’est d’une pureté formelle propre à faire chavirer les cœurs les plus sensibles. Une expérience émotionnelle où le « spleen » bouleversant qui se dégage de cette histoire ne s’oublie pas aisément.






6. Un film remarquable qui parle de la vie, de la mort, de l’amour… Avec une sensibilité très touchante et des personnages qu’on a envie de serrer dans nos bras pour ne plus les lâcher. Une histoire à la tragédie inéluctable qui n’arrête plus de vous serrer la gorge et vous émouvoir de la première à la dernière image. Secouant et absolument inoubliable. Délicat et infini. Une merveille!






7. Etrange petit film qui dégage une ambiance mystérieuse très entêtante, à la limite d’une œuvre de David Lynch. Une enquête pleine de surprises située dans un trou perdu en période enneigée. Avec un rôle en or pour Jean-Paul Rouve. Particulier et décalé, mais surtout fascinant de bout en bout. « I put a spell on you ».






8. Un face à face intimiste au sein d’un hôtel situé dans les Pyrénées. Construction et déconstruction d’une relation entre un patron et son employé. Sur fond d’enquête policière, il s’agit surtout de dévoiler la lente montée sociale d’un jeune à problèmes embringuée malgré lui dans une sale histoire. A la fois touchant, triste, irritant et captivant. Claude Chabrol n’aurait pas fait mieux!






9. J’ai été très sensible à cette orientation « fantastique » où un drame au sein d’un couple sert d’encrage pour virer dans l’étrange et l’onirique. Et cette perspective photographique où le flou devient l’élément le plus important de l’image… C’est un film étonnant - sur le fond et la forme - qui m’a envoûté de la première à la dernière image.






10. Très beau petit film sur une fillette de 10 ans qui se fait passer pour un garçon. Thématique très intrigante sur l’identité sexuelle. Mais c’est avant tout un film qui brille comme le soleil, avec un plein d’énergie galvanisante et de jeunes acteurs épatants. La beauté des images souligne le trouble dégagée par cette histoire… Une œuvre pleine de sensibilité. C’est un film magnifique sur l’enfance !

jeudi 5 janvier 2012

MUSIQUE 2011 : TOP 10

Le moment est venu de faire les comptes pour l’année 2011... Que ce soit en terme de films et de musiques. Commençons donc par la deuxième catégorie pour aujourd’hui…

Comme à chaque fois, il est plutôt ardu d’effectuer un « Top » des meilleures découvertes de l’année. Non pas que le choix soit trop vaste - il l’est forcément à chaque fois - mais il s’agit surtout d’avoir eu le temps d’écouter un maximum de choses durant l’année. Et comme je découvre souvent sur le tard des disques merveilleux, il n’est pas aisé d’obtenir une sélection très représentative des sorties de l’année qui vient de se terminer. Et comme j’écoute primordialement des bandes originales de films, il est donc normal que celles-ci occupent un plus grand nombre de places dans mon « Top 10 » que d’autres disques d’artistes plus populaires… De plus, chaque mois voit sortir de l’oubli des compositions datant parfois de plusieurs dizaines d’années et qui n’avaient jusqu’à présent jamais bénéficiés d’une sortie convenable qui rendrait pleinement justice à leur qualité d’écriture ainsi qu’à leur richesse thématique.

Cette année, j’ai donc décidé de mettre spécialement celles-ci en avant parce qu’elles le méritent largement. Ce « Top » est donc entrelacé entre du « vieux » et du « neuf »; des B.O. de films, du classique, de la pop, de l’électro, de la chanson à texte, en français ou en anglais… Voici donc pour ma part le « meilleur » des disques sortis en 2011 :

1. THE GOLDEN CHILD by John Barry
2. YOUN SUN NAH - "Same Girl"
3. GREMLINS by Jerry Goldsmith
4. HANNA by The Chemical Brothers
5. SCREAM "The Deluxe Edition" by Marco Beltrami
6. FRIGHT NIGHT by Brad Fiedel
7. AUSTRA - "Feel It Break"
8. BRIGITTE - "Et vous, tu m'aimes?"
9. ADELE - "21"
10. LANA DEL REY - "Video Games / Blue Jeans"


1. Décédé il y a presque un an, John Barry reste un des plus grands noms parmi les compositeurs de musiques de films. Et voir cette année ressurgir ENFIN ce « score rejeté » pour le film THE GOLDEN CHILD de Michael Ritchie est un véritable bonheur qui ne peut que mettre les larmes aux yeux à ses plus grands fans. Barry insuffle tout son romantisme à cette composition jugé beaucoup trop « sérieuse », voire même « bondienne » au profit du « score » commandé à Michel Colombier qui est moins classique, plus moderne et « punchy » pour cette comédie fantastique avec Eddie Murphy. Mis à part quelques mélodies de Barry qui étaient restées dans le montage original du long-métrage, la musique présentée dans cette édition est tout simplement inédite et tient du pure miracle. On y retrouve le style immédiatement identifiable de son auteur, son émotion... C’est d’une beauté à faire fondre le cœur! Il s’agit d’un coffret 3 disques regroupant l’intégralité des musiques écrites et/ou utilisés dans THE GOLDEN CHILD. La grande révélation est bien entendu surtout celui de Barry, adjoint à celui de Colombier ainsi que les chansons entendues dans le film dont la fameuse chanson « The Best Man In The World » co-écrite par le regretté disparu. Mon plus beau disque de 2011!






2. Un disque doux et surprenant, percutant de par son style tranquille et la puissance des émotions qu’il suscite… You Sun Nah fut absolument l’une de mes plus belles découvertes de l’année lorsque je l’ai vue en « live » dans une petite salle de concert à Genève. Tout d’abord l’interprète et sa simplicité, l’épure de sa présentation et puis cette voix tellement parfaite qu’elle semble venir du plus magique des rêves. Elle se réapproprie des classiques comme « My Favorite Things » tirées du film THE SOUND OF MUSIC pour en faire quelque chose de plus intime et personnel. Et à chaque nouvelle œuvre, c’est surprenant, émouvant… Une vraie extase musicale et un disque qui me fait chavirer à chaque nouvelle écoute! Indispensable!






3. Un CD était déjà disponible à l’époque de la sortie du film mais où le « score » était réduit à une peau de chagrin. Il aura fallu attendre presque 30 ans pour pouvoir enfin savourer tout la richesse dans cette magnifique double édition qui contient l’intégralité des compositions écrites par Jerry Goldsmith. Comme c’est souvent le cas avec ce compositeur, son œuvre ne peut être réduit à une « suite » d’une dizaine de minutes. Sa richesse thématique ainsi que les nombreuses mélodies qui évoluent au rythme de l’histoire, ses ambiances pleines de mystère et autres soubresauts de terreur… C’est une merveille et de pouvoir l’écouter avec une telle qualité de son aujourd’hui est un grand moment!






4. S’il ne fallait retenir qu’une bande originale écrite pour un film de 2011, ce serait bien celle-ci. Un film incroyable qui nous transporte encore plus loin avec cette musique écrite par The Chemical Brothers. On touche les cieux devant le style prodigieusement poétique de ces compositions électroniques qui se combinent parfaitement avec le style très avant-gardiste de la mise en scène de Joe Wright. Un film... Une musique… Une double claque monumentale!






5. Marco Beltrami n’a jusqu’à présent jamais eu la place qu’il mérite parmi les plus intéressants compositeurs actuels en matière de musiques de films. Son écritue est subtile, riche en atmosphère, pas facile d’accès et pas forcément très mélodieuse et pourtant pour un mélomane bofophile, c’est une écriture passionnante à entendre. SCREAM est peut-être son chef-d’œuvre à ce jour. Une bande originale qui gagne enfin, 15 ans après la sortie du film, à être réentendue dans son intégralité. Toute la terreur fébrile, l’attente, l’horreur et la douleur se trouve dans sa musique. A vous en donner des frissons… Un chef-d’œuvre!






6. Encore un disque qui, comme GREMLINS à son époque, n’a pas eu droit à toute l’attention requise pour ses compositions originales au détriment d’un « soundtrack » plus aptes à séduire les adolescents. Et pourtant, dans FRIGHT NIGHT, le compositeur de TERMINATOR renouvelle la musique du film de vampires en y introduisant ce violon électronique qui déchire la nuit fantastique et donne toute sa saveur à cette étonnante bande originale. Forcément un brin daté de par l’utilisation d’instruments synthétiques, le « score » de FRIGHT NIGHT reste un des plus marquants de son époque. Et d’avoir enfin la chance de l’avoir en intégralité est un vrai plaisir pour les oreilles!






7. Encore une découverte inattendue lors d’un concert le printemps passé… Ce groupe de nanas entame des refrains sur des bases mélodiques envoûtantes qui s’incrustent durablement dans votre esprit pour ne plus vous lâcher. Il se dégage de ce disque une ambiance totalement hypnotisante qui donne à ces artistes une aura totalement enivrante auquel je ne peux qu’adhérer… Et je ne m’en lasse pas!






8. D’abord captivé par un flyer diffusant la pochette de ce premier disque, j’ai été pris au piège par l’image un brin rétro et déjantée de ces deux femmes dont la voix languissante donne envie de dire « Encore! ». Un univers cool, une attitude que j’adore, des textes divins… C’est formidable, autant sur scène qu’uniquement sur platine! Un disque qui vous fout la pêche et le sourire jusqu‘aux oreilles! Fa-bu-leux!






9. Découverte tardive… Quelle voix! Quel choc! Même à répétition, le plaisir d’écoute que procure ce disque est sans cesse renouvelé. Beau! Emouvant! Fort! Très fort…







10. Pas de véritable album pour l’instant, mais cette artiste m’a immédiatement envoûté avec seulement quelques titres. Un style, une voix qui te rend instantanément amoureux. Les émotions intenses procurées par les premières écoutes ne s’en vont pas… Elles persistent et me font rêver à une forme de plaisir musical sans fin… Vivement la suite!

3 FILLES NUES DANS L'ÎLE DE ROBINSON

3 FILLES NUES DANS L'ÎLE DE ROBINSON (Robinson Und Seine Wilden Sklavinnen) de Jess Franco (1971)

Derrière ce titre forcément très appétissant se trouve une sympathique petite comédie, exotique et sexy, par l’incroyable réalisateur fourre-tout qu’est Jess Franco. On y suit les pérégrinations d’un chimiste du nom de Robinson Schmidt. Celui-ci croit être l’arrière-arrière petit-fils du célèbre naufragé Robinson Crusoé. Quand il n’est pas en train de déclencher catastrophes sur catastrophes lorsqu’il travaille dans une pharmacie, Robinson doit endurer les complaintes de sa femme qui le considère comme un enfant et - comme si un problème ne venait jamais seul - il doit également vivre sous le même toit que son insupportable belle-maman. L’horreur! Il n’en faut pas plus pour que celui-ci se mette à rêver d’une vie meilleure sur une île déserte en compagnie d‘une belle amazone aux gros seins…

3 FILLES NUES DANS L'ÎLE DE ROBINSON débute donc comme une petite fantaisie gagnée par des gags très bêtes. Si les situations et dialogues sont toujours grotesques, Franco compose des images qui regorgent d’une poésie naïve aux jolies couleurs. Et c’est plutôt plaisant à regarder…

N’arrivant pas à faire l’amour à sa femme qui n’arrête pas de le traiter de pervers, Robinson passe finalement ses nuits dans son laboratoire à essayer de fabriquer un nouveau carburant non polluant destiné à lui faire gagner beaucoup d‘argent. Durant ses expérimentations, il est accompagné d’un chimpanzé qui parle (!) prénommé Tonio et qui l’assiste dans ses tâches. Toutefois, le chimiste n’arrivera pas à atteindre son but car ses tests ne lui permettront que de mettre au point une étrange nouvelle drogue qui lui donnera néanmoins l’occasion de réaliser son rêve…

C’est ainsi qu’il va se retrouver au milieu d’une pseudo intrigue policière incluant une jeune actrice - Andrea Rau, un véritable fantasme sur pattes! - qui s’ennuie au milieu de ses riches amis passant une de leurs soirées à regarder un film pornographique - avec Howard Vernon en vilain barbu gobant les tétons d‘une demoiselle peu farouche! C’est par la suite, et lors d’un vol de bijoux exécuté en 2 secondes, que la belle esseulée est surprise par un Robinson tout amoureux - c’est donc bien elle qui hante ses rêves quotidiens, il l’a reconnue ! - qui lui propose de venir le rejoindre dans une contrée paradisiaque loin de la civilisation…

L’intrigue est sommaire et c’est surtout un prétexte pour filmer de jolies femmes dans le plus simple appareil sur une terre paradisiaque ou encore aux abords de la mer. Et, pour cette fois, Jess Franco - qui fait ici une brève et bruyante apparition - ne semble pas s’être réfugié dans un jardin botanique pour tourner son long-métrage. Les décors naturels sont parfois enchanteurs même si on ne nous en montre finalement pas grand-chose. Il faut dire que l’essentiel de l’attention du spectateur se portera davantage sur le physique des comédiennes que sur la nature environnante...

Bien entendu, l’île n’est pas si déserte que cela. Tout d’abord, notre nouveau Robinson se trouve rapidement aux prises avec deux jeunes et ravissantes demoiselles assoiffées de sexe et bien entendu ravies de voir qu’un petit homme ait décidé de s’implanter sur l’île. Il y a Pepper, une magnifique blonde à grosse franche (la délicieuse Ingeborg Steinbach) et surtout la croquignolette Samantha, brunette aux petits seins et à l’opulente tignasse brune (Anne Libert, un rêve!)... S’ensuit bien évidemment de nombreuses séquences coquines - mais pas trop - où le trio s’envoie en l’air avec passion tandis que le chimpanzé Tonio ainsi qu’une perruche verte (!) nous gratifient à voix haute de leurs commentaires sur la situation actuelle... La légèreté ambiante nous offre un indéniable quota de charme avec ce trio en toute simplicité.

C’est alors que notre homme et ses deux femmes se trouvent confrontés à des problèmes qui ne tardent pas très longtemps à arriver : la jeune actrice préalablement aux prises avec des gangsters débarque seule sur l’île tandis qu’une tribu d’indigènes déboulant à l’unisson montre avec véhémence leur animosité envers ces intrus venus perturber leur territoire… avant que ces derniers ne trouvent en Robinson un providentiel nouveau dieu! Situations improbables, la douce folie qui imprègne le film de Jess Franco en font un spectacle délicieusement bis avec notamment l’impayable Howard Vernon dans le rôle du chef des natifs végétariens - point de cannibales à l’horizon ! Perruqué et grimé comme un sauvage de bande dessinée, l’acteur nous gratifie bien entendu d’une performance dont lui seul à le secret.

Pour le reste du temps, les 3 FILLES NUES DANS L'ÎLE DE ROBINSON reste un divertissement sans réelle saveur mais qui possède ce charme surannée des productions fauchées des années 70 qui se révèlent un immédiat plaisir pour les amateurs avertis. Il faut dire qu’avec son trio de charme - sans oublier le moustachu Yuda Barkan - le film présente de nombreux petits avantages plastiques. Comédie érotique digne d’un Max Pécas en petite forme, le long-métrage de Franco est quand même bien délectable pour qui sait apprécier de la nudité à gogo et de l’humour bon enfant même si finalement pas très drôle... C’est surtout à prendre comme une sorte de BD d'aventures exotiques, avec son lot de situations et personnages hauts en couleurs. Un long-métrage finalement bien coloré, d’une douce naïveté et avec une tonalité ambiante finalement assez rafraîchissante. A réserver toutefois davantage aux purs Francomaniacs qu'aux plus néophytes de la spectaculaire filmographie de son auteur!

Le film est disponible chez l'éditeur X-Rated Kult dans une coffret limité à 500 exemplaires avec 3 autres films du réalisateur Jess Franco. Il s'agit-là de la toute première édition de 3 FILLES NUES DANS L'ÎLE DE ROBINSON en DVD. Et ce, au niveau mondial! Le long-métrage est proposé en allemand avec sous-titres optionnels en anglais. Ce coffret a déjà été chroniqué sur ce blog. Vous trouverez tous les détails par ici!

Au revoir...

Au revoir...
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