jeudi 27 septembre 2012

RESIDENT EVIL : RETRIBUTION

RESIDENT EVIL : RETRIBUTION de Paul W.S. Anderson (2012)

Le terrifiant virus mis au point par Umbrella Corporation continue à faire des ravages partout sur Terre, transformant les populations en légions de morts-vivants affamés de chair humaine. Alice, l’ultime espoir de notre espèce, s’éveille au cœur du plus secret des complexes industriels d’Umbrella. Au gré de son exploration à haut risque et de ses découvertes, les zones d’ombre de sa vie s’éclairent… Plus que jamais, Alice continue à traquer les responsables de l’atroce infection. De Tokyo à New York, de Washington à Moscou, elle les pourchasse jusqu’à la révélation explosive qui va remettre en cause toutes ses certitudes. Avec l’aide de nouveaux alliés et d’anciens amis, Alice va devoir se battre pour survivre dans un monde hostile, au bord du néant. Le compte à rebours a commencé…




On reprend l'histoire directement là où elle s'était arrêtée dans RESIDENT EVIL : AFTERLIFE. Umbrella Corporation envoie par dizaines d'hélicoptères ses escadrons de la mort faire la peau aux survivants de l'épisode précédent et récupérer Alice pour son propre compte. Dès cette première séquence d'action musclée diffusée à l'envers sur fond de générique d'ouverture, RETRIBUTION assure d'entrée le spectacle. Dimension épique, explosions et salves de mitraillettes, on se croirait d'emblée dans un film d'action qui débourre sévèrement. En guise de rappel, et pour une fois dans la saga RESIDENT EVIL, on aura droit à une mise au point de la situation globale via un aperçu visuel narré par son héroïne des différents événements qui ont ponctués cet apocalypse mondial. La saga se voit octroyé ainsi d'un résumé concis plutôt agréable, principalement pour toutes personnes n'ayant pas vu les précédents longs-métrages. Et, avec ce dernier épisode, on semble avoir franchit un pas et serait-on tenté de dire que peut-être nous sommes en train d'assister au début de la fin? 

Avec ce cinquième long-métrage où l'on suit une héroïne increvable combattre la Mort sous diverses formes de virus, on atteint ici un nouveau degré dans les hautes sphères de Umbrella Corporation. Alice, emprisonnée, découvre les terrains d'expérimentations de la maudite société qui reproduisent sous de gigantesques dômes différents quartiers des plus grandes villes du monde pour exposer quantités de clones humains aux morts-vivants et autres créatures effrayantes. Ainsi, notre héroïne va se retrouver confrontée à différents visages du passé; retrouvant ainsi Jill Valentine, sa copine Rain ou encore le soldat Shade alors que celui-ci avait finit découpé au laser au tout début de l'aventure RESIDENT EVIL! Et tout ce beau monde ne revient pas forcément gentil, bien évidemment manipulé par les grandes instances de la société qui protège ses intérêts sous l'égide d'un ordinateur qui fait aussi son grand retour : la fameuse Reine Rouge. Et puis, du côté des vilains, certains se rebellent contre leur employeur, permettant à Alice de se voir soutenu par ceux qui étaient jusqu'alors ses ennemis : Ada Wong ou encore un Albert Wesker qui semble immortel - tout comme ses fameuses lunettes noires qui restent incassables !! 


RESIDENT EVIL : RETRIBUTION pose assez rapidement les bases de ses menaces actuelles et ne s'embarrasse pas de superflu; le scénario et ses dialogues étant quasiment réduits à leur strict minimum. Une fois la mission divulguée, le film se savoure comme une grosse partie de jeu vidéo, avec différents niveaux d'épreuves à affronter dans différents milieux urbains où l'on passe de l'Amérique au Japon en faisant également un détour par la Russie. Et à ce stade-là, le réalisateur assure un divertissement maximum via un rythme trépidant et une mise en scène ultradynamique qui ne laisse aucun temps mort durant ce périple. Pour une fois, Paul W.S. Anderson a fait un boulot vraiment remarquable, transformant totalement la saga des zombies en film d'action pétaradant où l'on assassine à gros coups de pétoires dans la tronche! Et à ce jeu-là, Anderson offre un "Shoot 'Em Up" particulièrement jouissif! Et dans ce RESIDENT EVIL ce sont avant tout les femmes qui prennent les armes et flinguent à tout va : Jill, Ada, Rain et Alice! Un quatuor de délicieuses héroïnes bien mises en valeur où le metteur en scène réussit même le tour de force de "féminiser" Michelle Rodriguez en l'affublant de talons hauts! Il faut dire que l'ensemble de costumes de ces dames est aussi judicieusement choisies, allant des tenues hypermoulantes aux robes très échancrées, c'est un véritable régal pour les yeux! En plus, durant sa captivité, le personnage incarné par Milla Jovovich se voit à nouveau revêtue d'un simple morceau de tissu blanc qui cache bien difficilement les parties les plus intimes de son anatomie! Alice qui, pour le coup, se transformera quasiment en Helen Ripley façon ALIENS pour aller bouter du monstre géant pour sauver la petite fille de son clone; la gamine ayant été enfermée dans un gros cocon gélatineux. Niveau référence, on n'est pas au bout de nos surprises...

Bien soutenu par la musique tonitruante de Tomandandy qui lui confère une ambiance démentielle, RETRIBUTION est un divertissement finalement assez élégant porté par de belles images très élaborées bien mises en valeur dans des décors formidables qui lui donnent toute sa dimension fantastique. Tout d'abord le complexe "high tech" aseptisé de Umbrella Corporation avec leur fameux logo rouge et blanc et leurs longs corridors d'une blancheur immaculée, pour ensuite parcourir des célèbres quartiers comme le Centre de Tokyo ou la Place Rouge à Moscou. C'est dans ces environnements séduisants, que Paul W.S. Anderson s'échine à concocter de belles séquences de destruction et de morts à répétition. Si son style désormais bien identifiable est toujours présent à l'écran, cette fois-ci il a bien réussi à lui insuffler un dynamisme considérable qui donnent à son long-métrage une efficacité indéniable. Le film maintient durant toute sa durée un rythme soutenu qui ne faiblit jamais; alignant à la chaîne les morceaux de bravoure. Les ralentis et autres "bullet time" occupent une large place durant ces moments de cinéma qui sont d'une belle maîtrise technique et en dehors de "faire joli", renforcent la plupart du temps les actions démesurées d'une certaines situations, que ce soit des accidents automobiles ou encore les nombreux impacts de balles! De l'autre côté, les créatures démoniaques ne sont pas en reste, puisque le bestiaire monstrueux de RESIDENT EVIL est bien présent à l'écran; avec quantité d'horreurs prêtes à se faire dégommer par une distribution armée jusqu'aux dents. 


On pourrait presque considérer ce cinquième opus comme une sorte de "best of" de la saga RESIDENT EVIL. Tout ce qui fait l'intérêt de la série se retrouve ici. Les personnages, les monstres, les univers technologiques et une Milla Jovovich sans doute plus belle que jamais! ... Et, cerise sur le gâteau pour les spectateurs les plus avertis, après les multiples références à MATRIX des Wachowski Brothers (1999) voici que ce dernier film rend un hommage - même si plutôt léger - à L'ENFER DES ZOMBIES (Zombi 2) de Lucio Fulci (1979). Un clin d'oeil savoureux pour une séquence qui se présente comme l'une des plus réussies de cette étalage d'actions non-stop! RESIDENT EVIL : RETRIBUTION constitue sans aucun doute à ce jour le meilleur de ces longs-métrages, un condensé d'à peu près 90mn de spectacle pyrotechnique ébouriffant. Et on en redemande! La conclusion annonçant un retour des hordes de zombies façon "le Gouffre de Helm" à Washington D.C, promet encore du grand spectacle de dimension exceptionnelle. On ne peut que se réjouir de la suite! 

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