mercredi 26 septembre 2012

RESIDENT EVIL : AFTERLIFE

RESIDENT EVIL : AFTERLIFE de Paul W.S. Anderson (2010)

Dans un monde ravagé par un virus, transformant ses victimes en morts-vivants, Alice continue sa lutte à mort avec Umbrella Corporation. Elle poursuit son voyage à la recherche de survivants et d'un lieu sûr où les mener. Cette quête les mène à Los Angeles mais ils constatent très vite que la ville est infestée par des milliers de morts-vivants. Alice et ses compagnons (dont un vieil ami inattendu) sont sur le point de tomber dans un piège d'Umbrella.



Alors que les cinémas du monde entier viennent de sortir aujourd'hui même dans leurs salles un nouvel opus de la saga RESIDENT EVIL, il est bon de se revoir l'épisode précédent pour se rafraîchir la mémoire. Car RESIDENT EVIL : RETRIBUTION (5) semble être la suite quasi-directe de ce RESIDENT EVIL : AFTERLIFE (4), reprenant exactement là où il se termine...

Alors que RESIDENT EVIL : EXTINCTION (3) était un chouette film d'apocalypse post-MAD MAX réalisé par le papa de HIGHLANDER, voici que pour la suite de l'histoire nous retrouvons à nouveau le réalisateur d'origine après avoir mis en scène le RESIDENT EVIL premier du nom.  Pfff... Paul W.S. Anderson n'ayant jamais été un grand metteur en scène, même officiant régulièrement dans la ringardise, celle-ci se révèle souvent sans grand intérêt. Alors que Russell Mulcahy, avec l'opus 3, offrait un beau spectacle cinématographiquement de qualité en y incluant des séquences "bis" très réjouissantes - notamment l'attaque des corbeaux zombies -, Anderson se révéle surtout un excellent technicien mais un piètre connaisseur en atmosphère terrifiante. 



Son AFTERLIFE est un pauvre film d'horreur, bien loin de l'expérience que l'on pourrait retirer des jeux vidéos dont il est censé s'inspirer. L'adaptation cinématographique décide surtout de jouer la carte de l'ambiance high-tech en expurgeant le glauque et le gore, offrant des images très lissées, pour ne pas dire "fashion"; baignant également assez souvent les décors d'une lumière d'une blancheur immaculée. Les RESIDENT EVIL de Paul W.S. Anderson ressemblent à une version "techno" d'un film de morts-vivants. Ici, sous les accords électroniques d'une bande son composée par Tomandandy, la distribution de comédiens s'activent lors de quelques séquences d'actions bien appuyées par des effets "bullet-time" qui semblent ralenties plus que de raison. Les références visuelles rappelant les MATRIX des Wachowski Brothers sont tellement utilisées jusqu'à plus soif qu'ici elles concernent quasiment tout les moments tonitruants du long-métrage. Le style répétitif et guère original peut donc devenir lassant, d'autant plus que les chorégraphies ne sont guère imaginatives. De plus, le look des méchants de la firme Umbrella, responsables de la vague de mortalité incessante de film en film, semblent être des clones de Mr. Smith avec leurs lunettes noires et complet impeccable d'hommes d'affaires, d'un sérieux imperturbable. Toutefois, on reconnaîtra au réalisateur une certaine efficacité pour un spectacle qui doit spécialement réjouir tous les amateurs de jeux d'arcade ainsi que les gamins de 15 ans d'âge. Anderson semble avoir inventé le film de zombies pour grand public. Inoffensif.


RESIDENT EVIL : AFTERLIFE reste quand même toujours sympathique, ne serait-ce que pour la présence de la belle Milla Jovovich qui semble toujours autant s'amuser à éclater du mort-vivant à coups de talons ou encore en sortant ses deux flingues dans une pose qui ferait certainement bander n'importe quel John Woo! Cet épisode propose aussi quelques moments rigolos, comme l'usage des clones d'Alice pour une séquence d'introduction explosive. Dommage que le concept ne soit toutefois pas plus mûrement exploité, de même que la gymnastique très physique de l'héroïne qui se résume à des pirouettes en "slow motion". Mais le film en soit est plutôt plaisant à regarder, pour autant que l'on ne soit pas trop gourmand ou exigeant... Le divertissement étant assuré par quantité de moments spectaculaires où Milla Jovovich fait montre de ses hautes capacités athlétiques, quand bien même aidé par des effets spéciaux qui lui offrent la possibilité d'enfreindre toutes les lois de la gravité. En plus de cela, le réalisateur s'amuse avec ces infographistes pour nous offrir quelques visions de fin de monde assez impressionnantes.

Le problème avec cet opus 4 est surtout un rythme plutôt pantouflard dans sa deuxième bobine, dès l'instant où Alice se pose avec son petit zinc sur le toit d'une prison américaine. A ce moment-là, on stoppe net l'action et on laisse les comédiens radoter et l'intrigue bien mince ne fait rien d'autre que s'enliser... Déjà qu'en terme de dramaturgie, la saga RESIDENT EVIL fait montre d'un tracé plat assez extraordinaire, ici les personnages sont désespérément creux - pauvre Claire Redfield! - et les liens entre eux se présentent comme un néant absolu qui incite davantage aux bâillements qu'à l'angoisse pure. Niveau surprise(s), le scénario introduit de nouveaux rôles comme celui d'un producteur de cinéma - traître et bien lâche en plus d'être inutile -  et, par le biais de la présence de Wentworth Miller, on découvre un criminel qui vient nous refaire le coup de PRISON BREAK en cherchant à s'évader de son pénitencier. Ah! Ah! Ah!



Heureusement, les zombies sont aux portes de la prison, et l'enfer ne tarde pas à investir les lieux. L'occasion pour le réalisateur de nous ressortir ses ralentis et autres effets "à la mode". Une bruyante explosion au sommet de l'immeuble et un combat dans les douches avec une dantesque créature qu'on jurerait échappée de SILENT HILL, nous voici enfin arrivé pour l'acte final. Si la confrontation avec un diabolique émissaire d'Umbrella Corporation semble plutôt bâclée, on prendra davantage son pied avec l'apparition des chiens zombies, un grand classique de la saga RESIDENT EVIL qui fait toujours plaisir à (re)voir. Et Milla Jovovich qui met la pâté aux clébards est toujours un vrai instant de bonheur!


Comme dans un épisode "cliffhanger" d'une série TV, AFTERLIFE clôture ses aventures "épiques" avec la promesse d'une grande bataille finale entre les méchants et les gentils. La  suite s'annonce, oserais-je le dire, assez grandiose? Au niveau explosions, pétarades et effets visuels "made in" Paul W.S. Anderson, le RESIDENT EVIL : RETRIBUTION devrait faire mal en terme de gros spectacle bien bourrin. En espérant qu'il redouble d'efficacité, car en terme d'originalité et d'horreurs graphiques, ses tentatives cinématographiques pour l'un des plus célèbres jeux vidéos de tous les temps, le réalisateur ne s'est visiblement par encore tiré les pouces du cul! La réponse ce soir, sur grand écran et en 3D! 

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