lundi 20 août 2012

CENTIPEDE HORROR

CENTIPEDE HORROR (Wu Gong Zhou) de Keith Lee (1988)

Voilà un film qui offre toutes les promesses de son titre : De l’horreur avec des mille-pattes! Et ici on ne parle pas de bêbêtes en plastique ou de créatures géantes et démesurées qui donneraient un look ridicule à l’ensemble… Non, ici on est en face de véritables insectes, bien que d’une taille quand même conséquente, cela reste de véritables bestioles à l’écran, à vous filer directement la nausée! Cette curiosité filmique en provenance de Hong Kong offre donc son lot de séquences bien dégoûtantes à faire frémir tout les poils de votre corps! Même Sam Raimi, réalisateur de la fameuse trilogie EVIL DEAD s’en fendu d’un commentaire à ce propos « The Most Disgusting Film I’ve Ever Seen ». Une citation que l’éditeur du DVD Zone All - techniquement plutôt catastrophique, il faut le dire! -  a repris pour bien la mettre en évidence sur la jaquette!


Nous voici donc en présence d’un de ces films dont l’intérêt réside essentiellement dans les agressions dont sont responsables les animaux du titre. Ici, pas de requins, de piranhas, de gorilles ou que sais-je d’autres; mais bien de simples insectes… Ce qui ne les rend pas moins dangereux. La jeune Kay l’apprendra à ses dépens lors d’un voyage dans une région de l’Asie du Sud-Est. Elle va être rapidement attaqué par des dizaines de centipèdes avant de tomber gravement malade, sombrer dans le coma et mourir dans d‘atroces souffrances! Après son décès à l’hôpital, les médecins vont rapidement découvrir à travers les blessures de son corps qui déjà se décompose que les fameux insectes rampants remplissent le cadavre de l’infortunée… L’intrigue de CENTIPEDE HORROR est très basique. Sur les prémices de ce qui se ressemble à un «  fait divers » sordide va découler une histoire où le surnaturelle aura bien entendu sa place…


Sujet « choc » pour un résultat plutôt mou et guère convaincant, le long-métrage de Keith Li n’est finalement guère passionnant à suivre. Il brode autour de son sujet qui démarrait plutôt bien de par une approche quelque peu « scientifique » en présentant à l’écran diverses espèces de mille-pattes toutes plus repoussantes les unes que les autres, argumentant sur leurs différentes caractéristiques et mode de vie tout en soulignant l’aspect venimeux de certaines espèces. Voilà déjà une bonne mise en bouche - si je puis dire - dont l’aspect documentariste nous file déjà de sérieuses démangeaisons. Malheureusement pour la suite, le scénario essaie de bricoler des événements un brin farfelus mais même pas suffisamment déjantés pour être intéressants. Et pourtant, l’aspect fantastique du long-métrage et cette intrigue de possession aurait pu être captivante. Hélas, le réalisateur se repose un peu trop sur le côté répulsif de ces bestioles pour offrir une mise en scène soignée - guère aidé par l’amateurisme de sa distribution de comédiens - pour aller bien plus loin qu’une simple ambiance glauque.   On a connu le cinéma de Hong-Kong visuellement bien plus fou. Ici, on s’ennuie ferme. Mis à part quelques séquences réellement oppressantes incluant les fameux insectes, CENTIPEDE HORROR donne davantage envie de bâiller que de pousser des hurlements d’horreur!


Toutefois, il faut reconnaître qu’à travers quelques scènes, le film fonctionne plutôt bien. On retiendra surtout une dernière partie un brin plus angoissante et surtout une séquence finale assez incroyable avec sa galerie de centipèdes grouillant sur le lit d’une infortunée victime que l’on voit avec horreur en train de littéralement vomir ces saletés. Graphiquement, c’est carrément insoutenable à regarder, d’un réalisme à faire peur! On aura forcément une pensée pour l’actrice en question ayant dû réellement endurer cette épreuve physiquement dégoûtante. Cela rend ce bout de film encore plus effrayant et pénible à subir! Car aucun effet spécial, aussi crédible soit-il, n’arriverait à obtenir une telle intensité à l’écran. Au final, même si CENTIPEDE HORROR est bien loin d’être une réussite totale, cela reste une vraie curiosité qui ne pouvait qu’appartenir au 7ème Art  de cinglés que peut nous offrir Hong Kong! Une œuvre bien barrée et écœurante qui plaira sans aucun doute aux amateurs de sensations fortes qui, à défaut d’être constantes sur la durée, provoquent des frissons bien réels lors de sa conclusion à vous procurer de jolies cauchemars pour vos prochaines nuits…  

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Au revoir...

Au revoir...
Related Posts with Thumbnails page counter
Web Counter