vendredi 13 juillet 2012

NIFFF 2012 : Jour 8

NIFFF 2012 : Jour 8

En me levant ce matin, je me suis dit « Plus qu’un matin encore à se lever de si bonne heure… ». Arrivant gentiment au terme de ce 12ème NIFFF, la fatigue reste néanmoins en seconde position derrière l’immense motivation à découvrir de nouvelles œuvres cinématographiques. Avec l’accumulation de « mauvaises » heures de repos au milieu de la nuit quand ce n’est pas au moment même où le soleil se lève, un festival de cinéma se transforme très rapidement en un marathon éprouvant pour qui s’échine à bien remplir ses journées. Mais ce serait dommage de traîner comme un vacancier au lieu de profiter de tout ce qui nous est mis à disposition entre les différentes salles obscures environnantes. On fuit le soleil, les terrasses, les bons petits plats pour au contraire se réfugier dans la nuit toute la journée, engloutir sans véritablement l’apprécier un sandwich acheté à la va-vite ou encore une assiette-repas en carton déboursée dans l’un des stands en bordures des Apollos. Pas le temps, trop de choses à voir… La vie de cinéphile, quoi!

En jour de « Vendredi 13 », il est inévitable d’avoir une petite pensée pour une connaissance très spéciale de tout les fantasticophiles se trouvant prioritairement aux abords d’un lac. Neuchâtel n’est pas Crystal Lake mais néanmoins, avec une date pareille, on la souhaite toujours bien sanglante à Jason Vorhees, toujours à la recherche de bonne chair à découper de ses instruments tranchants. Et au NIFFF, il y aurait bien quelques adolescents à occire, des obsédés de petites minettes en chaleur qui se trimballent avec un minuscule tissu sur le corps pour assister aux projections journalières… Chaque année, on a droit à un véritable festival de mode décharnée, consternation du bon goût mais délectable ravissement des pupilles pour qui sait apprécier les shorts moules fesses sur talons aiguilles…

Mais les jambes fuselées et les décolletés bien échancrés sont aussi confrontés à leur propre antithèse; à savoir de petits bonshommes hirsutes, à la barbe grise non taillée et vêtu d’une veste d’hiver comme lorsqu’on revêtrait une armure au combat… Vision surréaliste de ce monsieur, probablement un sans-abri ayant dégotté on ne sait comment un ticket pour la séance qui ouvre les festivités du jour. Quand on voit le titre, on ne s’étonne plus. Sans aucun doute, un ancien fan venu revisiter ses vieilles sensations d’antan avec PINK FLOYD THE WALL de Alan Parker (1982).


Après le décès de son père pendant la Seconde Guerre mondiale, Pink est élevé par une mère tyrannique. Devenu rock star, il mène une vie tourmentée et s'enferme sur lui-même dans sa chambre d'hôtel. Peu à peu, il sombre dans la drogue tandis que la folie commence à s'emparer de lui... Classique parmi les classiques, le film ayant été vu et revu de toutes les manières possibles, à travers sa formidable bande originale, découpé en extraits à la télévision, sur internet comme une suite de vidéoclips épars, sans réel sens. C’est à se demander si l’on a vraiment « vu » THE WALL dans son intégralité et surtout dans l’ordre. C’est donc l’occasion rêvée pour une forme de redécouverte de ce qui est sans doute l’œuvre-phare de toute une génération et bien plus encore…

La désillusion fut pénible car finalement cette œuvre de Alan Parker va, pour  ma part, rejoindre sans plus attendre le club des films surestimés. Car, à bien y voir, y a-t’il quelque chose de valable à ressortir de ce vieux truc qui pue la naphtaline avec ses effets de dessins d’animation tout moches et sa vieille musique pour hippies neurasthéniques ? A moins d’être sur la planète « fumette », PINK FLOYD THE WALL est une longue, très longue succession de scénettes qui se targue d’être critique via la guerre ainsi que toutes formes de désillusions d’une vie humaine. Quelle lourdeur dans son symbolisme! Et surtout quel manque de punch dans une narration en dents de scie qui ne décolle jamais, même lorsque les guitares s’emballent et que les refrains entonnés suscitent un début de fièvre musicale. Non, rien ne subsiste dans ce déluge visuel en forme de divagations cauchemardesques. Le véritable calvaire est dans la salle, à attendre que tout ceci se termine et que je puisse m’enfuir très loin de cet « immense projet artistique » qui me donne envie de dégueuler sur ce « chef-d’oeuvre » d’une force tellement énorme qu’il confine à l’ennui le plus total. Je suis donc totalement à côté de ce trip ultime. Tant pis.

Après avoir horrifié quelques connaissances de mon avis radical sur la séance que je viens de subir à l’instant, je suis bien content de m’éloigner un petit peu de la sélection « When Muscial Rocks!«  pour revenir vers celle du « Centenaire de la Nikkatsu » avec, cette fois-ci, un vrai classique du cinéma, certainement moins populaire que THE WALL mais autrement plus enthousiasmant. Alors que je marche en direction du Théâtre du Passage pour la séance tant attendue de LA MARQUE DU TUEUR (Koroshi No Rakuin) de Seijun Suzuki (1967), je croise avec surprise un Ruggero Deodato déambulant tout seul dans les ruelles, sans doute en avance pour aller présenter une nouvelle fois - mais en version intégrale nous assure les programmateurs du NIFFF - son chef-d’œuvre absolu : CANNIBAL HOLOCAUST. Une nouvelle occasion d’offrir à la jeune génération fan de films d’horreur un véritable spectacle de réflexions sur le pouvoir des images. Pour ma part, bien que tenté, je ne rejoindrai pas les cannibales italiens, préférant largement découvrir le Suzuki que je n’avais jusqu’à présent jamais vu grand écran, écrin parfait qui fera honneur à sa splendeur visuel…

Hanada, tueur professionnel, est le numéro 3 de l’organisation. Chargé régulièrement d’effectuer des missions, il va d’abord devoir escorter un homme avec l’aide d’un tueur fini. Ensuite il devra liquider quelques hommes avant de commettre une erreur qui lui sera fatale, il loupe en effet sa cible. Le tueur numéro 1 se voit confier la tâche de s’occuper de lui. Sommet du style de son auteur, LA MARQUE DU TUEUR est une superbe représentation de tout son talent pour créer des œuvres d’une fantaisie et d’une inventivité visuelle étonnante. A la fois avant-gardiste et très expérimentale, peut-être même trop en avance sur son époque... A tel point que le studio Nikkatsu jugea l’œuvre incompréhensible; prétexte pour pouvoir virer Seijun Suzuki de sa position de réalisateur. Une décision qui a fait grand bruit à l’époque. Aujourd’hui encore, le film fascine par son approche du cinéma de yakuzas et ses partis pris esthétique absolument étonnants. Il est ainsi devenu un objet de culte auprès de nombreux passionnés de cinéma et d’une haute influence auprès des plus grands cinéastes internationaux. Le film est également une belle occasion de savourer avec délectation les talents du comédien Jô Shishido - que l’on a pu également apprécier quelques jours plus tôt dans l’excellent A COLT IS MY PASSPORT - qui incarne ici un de ces personnages emblématiques dont il a le secret. 

Jouant avec les codes narratifs du cinéma traditionnel qu’il fait voler en éclats, le cinéaste transforme son long-métrage en grande odyssée absurde jusqu’à l’abstraction; utilisant le montage et la manière de cadrer de telle manière qu’il en résulte une œuvre très audacieuse, déroutante et à la limite du surréalisme. Ce qui entraîne forcément une confusion dans la compréhension de l’intrigue avec sa narration qui sort allégrement des sentiers battus pour devenir une œuvre à l’esprit pop et décalé. Dans les courants cinématographiques actuels, LA MARQUE DU TUEUR reste un long-métrage en tout point fantastique et d’une modernité incroyable qui n’a rien perdu de son pouvoir hypnotique. Un chef-d’œuvre incontournable pour tous les amoureux du 7ème Art!


Après cette forte dose rafraîchissante de cinéma expérimental, on continue sur les terres asiatiques avec un autre long-métrage cette fois-ci en provenance de Hong-Kong : FLYING SWORD OF DRAGON GATE (Long Men Fei Jia) de Tsui Hark (2011).  Après DETECTIVE DEE : LE MYSTERE DE LA FLAMME FANTÔME (Di Renjie Zhi Tongtian Diguo) présenté au NIFFF l’an passé, le cinéaste turbulent nous revient sur grand écran et cette fois-ci en 3D avec un nouveau long-métrage qui promet de beaux morceaux de bravoure cinématographique avec en tête de distribution Jet Li et le toujours très appréciable Gordon Liu dans un second rôle!

Ce nouveau long-métrage est une reprise d’un classique du film d’arts martiaux chinois, L’AUBERGE DU DRAGON (Sun Lung Moon Hak Chan) de Raymond Lee (1992) avec Tony Leung, Brigitte Lin, Maggie Cheung et Donnie Yen. Si le film présent n’en est pas officiellement un remake mais plutôt une suite de celui-ci, l’histoire reste quasiment similaire : Des eunuques corrompus terrorisent la Chine des Ming. Un combattant rebelle se dresse contre eux. La confrontation aura lieu à la Porte du Dragon, en pleine tempête de sable. Mais d’autres acteurs redoutables interviennent, convoitant un trésor caché… 


La trame de base étant similaire, Tsui Hark rajoutant de nouveaux rôles à son intrigue mais celle-ci se perd un peu dans une suite artificiellement complexe dont on finit par se désintéresser. Ce qui est bien dommage car il manque à ses personnages une réelle profondeur pour les rendre attachants, touchants et même voire émouvants. Il esquisse même une pseudo histoire d’amour bien trop légère pour susciter une dose supplémentaire de frissonnements de plaisirs… Toutefois, si le scénario n’étant jamais le point fort des films de Tsui Hark, celui-ci relève le niveau avec des scènes d’action qui ne déçoivent pas. Si celles-ci possèdent au début un petit côté artificiel au vu du nombre de choses voltigeant dans les airs; personnages, épées, poutres, etc… Il faut reconnaître la maestria du Maître pour nous concocter de belles scènes qui en mettent plein la vue. De plus, la 3D ultra convaincante renforce l’immersion du spectateur dans cet univers fait de batailles homériques et de méchants charismatiques. 

Un gigantesque jeu du chat et de la souris s’opère alors dans l’auberge et se poursuit durant presque toute la deuxième partie de l’histoire. D’où découle forcément un sentiment de répétitions dans le  procédé systématique des scènes les plus impressionnantes, mais on ne va pas bouder une si belle générosité de la part de celui qui sait offrir de telles séquences de combats. FLYING SWORD OF DRAGON GATE a donc tout du grand spectacle décomplexé, un peu désincarné hélas et auquel il manque juste un peu de cœur devant tant de sueur à se démener devant la caméra du brillant metteur en scène. Du cinéma qui fait quand même énormément plaisir à voir à défaut d’être inoubliable. Et un bon gros divertissement « made in HK », cela fait toujours le plus grand bien sur grand écran - et avec une dimension tridimensionnelle aussi réussie! - durant un festival aussi copieux que celui du NIFFF!

C’est 19h30 et il est temps de faire une petite pause. Planifié par l’ami Lukas, c’est le bon moment pour se faire un « vrai » repas en bonne compagnie. D’ailleurs, à la sortie de la séance c’est le déluge le plus complet. La pluie s’est mis à tomber avec une rare violence. Il était temps qu’un peu de fraîcheur s’invite durant la manifestation, après toutes ces journées orageuses mais dont rien n’éclatait finalement au grand jour. Et c’est donc ainsi que le temps s’est enfin décidé à nous offrir un vendredi soir bien pluvieux avec toute cette flotte! Parfaitement agréable lorsqu’on peut souper tous ensemble sur la jolie terrasse couverte de La Taverne Neuchâtel autour d’une bonne fondue locale… Et l’on va bien prendre le temps de se remettre du marathon accomplit jusqu’à présent, avec presque une quarantaine de films vus sur 8 jours. Un joli score personnel qui mérite bien de s’octroyer une mi-temps de presque 3 heures sans nouvelle projection. Ainsi, j’ai abandonné l’idée d’aller voir un film de la « Compétition Internationale ». NEW KIDS NITRO de Steffen Haars & Flip Van der Kuil (2011). Une comédie hollandaise à l’humour débile et avec des zombies passe ainsi à la trappe. Cela dit, je ne pense pas que je rate un grand film…

Après l’arrivée des 22 heures, il est pourtant le moment d’aller continuer la soirée dans les salles obscures. Cette fois-ci, je me retrouve seul alors que tout le monde s’empresse d’aller voir une comédie des Philippines intitulée REMINGTON AND THE CURSE OF THE ZOMBADINGS (Zombadings : Patayin Sa Shokot Si Remington) de Jade Castro (2011) qui me laisse plutôt dubitatif quand à sa qualité alors que je me réjouis d’aller voir ma dernière sélection dans la rétrospecitve « When Musical Rocks! » avec ROCK’N’ROLL HIGHSCHOOL de Allan Arkush (1979). Bien mal m’en aura pris…

Un groupe d'élèves rebelles, adeptes du punk et des Ramones, engagent une bataille contre leur proviseur sur fond de musique rock. Eh non, il ne s’agit pas d’un HIGH SCHOOL MUSICAL labellisé Disney avec Vanessa Hudgens et Zac Efron. On est ici dans un sujet nettement moins gentillet et carrément subversif. Bref, c’est le gros bordel au collège! Le scénario, œuvre unique écrite par le cinéaste Joe GREMLINS Dante est quand même un nom bien motivant pour un cinéphile fantasticophile. Une bonne raison d’aller voir le film même si le sujet n’est pas des plus enthousiasmant. Et puis il y a aussi la mignonnette P.J. Soles dans le rôle de l’adolescente qui bouscule les programmes éducatifs…  La fameuse Lynda qui finit étranglée par un « fantôme » à lunettes dans l’inoubliable LA NUIT DES MASQUES (Halloween) de John Carpenter un an plus tôt. Quelques bons arguments bien emballés par la présence du groupe The Ramones venus spécialement pour l’occasion interpréter quelques chansons à l’écran, prioritairement pour le plaisir de ces groupies cinématographiques.

Hélas, en plus d’une séance assourdissante où l’opérateur de la salle de cinéma a poussé les décibels à leur maximum, ce long-métrage très platement mis en scène par Allan Arkush n’a rien d’une véritable partie de plaisir. Même si l’histoire à été écrite par un grand nom du cinéma fantastique, celui-ci se révèle piètre écrivain. L’ensemble n’étant guère drôle et même plutôt balourd, avare de dialogues marquants et d’une quelconque énergie communicative. Son sujet prônant les vertus libératrices de la musique au profit d’une éducation plutôt rigide dirigée une directrice sadique avait pourtant de quoi offrir un bon gros délire bien réjouissant. Au final, l’ensemble est relativement gentillet et bien trop simpliste pour être appréciable. Il n’y a que le final un brin apocalyptique qui déride légèrement les zygomatiques mais il est déjà bien trop tard. ROCK’N’ROLL HIGHSCHOOL ne réussira pas ce soir-là à nous transformer en lycéen lubrique sur fond de rock anarchisant. Par contre, la chaleur étouffante régnant à l’Apollo 3 aura certainement eu raison de quelques spectateurs visiblement écroulé de sommeil durant la projection.


Quel bonheur de sortir du cinéma pour un peu de fraîcheur après une longue séance bien pénible. Vraiment déçu d’avoir terminé ma programmation de comédies musicales avec ce dernier film qui me laissera un arrière goût mitigé. Mais, sur l’ensemble des œuvres découvertes, cette rétrospective m’aura offert quantité de moments magiques parmi les plus mémorables de cette édition du NIFFF. C’est ainsi qu’il faut voir les choses. Mais, pour l’instant, la soirée n’est de loin pas encore terminée car il nous reste une dernière bobine à savourer avec d’aller se coucher. Le fameux « Film de Minuit » qui saura se faire désirer en ayant pratiquement une heure de retard sur le planning. La faute étant peut-être dû au fait que son réalisateur et l’interprète du troisième [REC] débarque en grandes pompes à Neuchâtel à la dernière minute pour venir présenter leur film.

A une heure bien tardive, fatigués mais néanmoins contents d’être là, Paco Plaza le cinéaste  ainsi que sa comédienne nommée Leticia Dolera sont sur le devant de la scène de l’Apollo 1 bien remplit d’un public convivial et festif. Lors de la présentation dans un français irrésistiblement traduit par la charmante actrice, Paco Plaza annonce d’ores et déjà un « Q&A » avant même que le film ne soit projeté. Une manière bizarre d’effectuer la promotion du dernier épisode d’une saga qui en contiendra très certainement beaucoup d’autres… Mais c’est surtout l’occasion d’un moment interactif doucement délirant avec l’audience présente dont on ne retiendra principalement qu’un bon moment de rigolade à défaut de réponses convaincantes. Mais voici enfin venu le moment de découvrir ce fameux  [REC]³ GENESIS de Paco Plaza (2012) qui sera une projection parfaite pour clôturer la soirée avec du gore rigolo sans prise de tête!

C’est le plus beau jour de leur vie : Koldo et Clara se marient ! Entourés de leur famille et de tous leurs amis, ils célèbrent l'événement dans une somptueuse propriété à la campagne. Mais tandis que la soirée bat son plein, certains invités commencent à montrer les signes d'une étrange maladie. En quelques instants, une terrifiante vague de violence s'abat sur la fête et le rêve vire au cauchemar... Séparés au milieu de ce chaos, les mariés se lancent alors, au péril de leur vie, dans une quête désespérée pour se retrouver... Cette fois-ci sans son partenaire Jaume Balagueró, Paco Plaza fait cavalier seul pour ce troisième opus de la saga [REC]. Changement radical d’atmosphère où l’on intègre une bonne dose d’humour à ce concept horrifique; et puis aussi changement de style dans la mise en scène. Après un prologue habituel en mode P.O.V. (Point Of View), le réalisateur choisit une optique plus classique sans caméra subjective. Du coup, [REC] deviendrait presque un « banal » film d’horreur. Heureusement, grâce à son personnage de jeune femme qui décide de ne pas laisser son mariage virer à la catastrophe sans rien faire, décide tel un Bruce Campbell au féminin de prendre les armes : à savoir une bonne grosse tronçonneuse… La saga essaie de se renouveler comme elle peut en changeant de décor et de ton.

Intention louable et résultat honorable sans en demander trop. Un vrai film de festival où le public hurle et rigole en même temps, déchaînant de joyeux délires d’applaudissements lors de quelques séquences via de spectaculaires effets gore. Mais il faut reconnaître que cela ne vole pas bien haut et que l’originalité du concept montre ses limites et se révèle finalement assez répétitif. Mais ne boudons pas notre plaisir car même si le film est vraiment pas terrible, l’ambiance festive d’une bonne salle de cinéma fait aussi partie de ces moments jouissifs que l’on prend à ce genre de séance. Et les nombreux éclats de rire communicatifs de mon petit Mik juste à côté de moi ont largement contribués à rendre très agréable cette ultime projection du jour!


Comme d’hab’, on termine la soirée à 2 heures du matin. Je ne traîne pas trop car il est temps d’aller rejoindre, pour la dernière fois cette année, mon lit dans ma chambre d’hôte. Encore une fois à remonter cet interminable chemin qui m’amène sur les hauteurs de Neuchâtel, dans un petit quartier tranquille que je parcoure légèrement caché sous mon parapluie. Cette nuit est humide et une petite pluie fine rafraîchit l’atmosphère… Une douche salvatrice après cette conclusion cinématographique bien sanglante et romantique. Voilà donner matière à de biens jolis rêves. A demain pour la conclusion de ce NIFFF 2012!

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