jeudi 12 juillet 2012

NIFFF 2012 : Jour 7

NIFFF 2012 : Jour 7

En rentrant fourbu d’une journée de festival, surtout en séjournant dans un endroit qui n’est pas le sien, ce que l’on attend en première instance est que tout se déroule sans anicroches de quelques sortes que ce soit… Eh bien, j’ai eu droit à une petite mauvaise surprise en rentrant cette nuit ou plutôt devrais-je ce matin. Arrivant devant l’immeuble, je passe la porte d’entrée et gravis le premier étage avant d’arriver devant la porte de l’appartement qui me mène à ma chambre d’hôte. Sans bruit et tout en discrétion, j’enfile ma clé dans la serrure afin de pénétrer « chez moi ». Pas de chance, la porte refuse de s’ouvrir. J’arrive pourtant bien à tourner à faire tourner mon passe dans la serrure mais rien n’y fait. Est-ce qu’un verrou supplémentaire a été mis durant la nuit? Au sommet de la porte, j’aperçois une caméra de surveillance mais ce n’est pas pour autant que j’arrive à passer cet embêtant obstacle qui me sépare de ma couchette dont j’ai tant besoin à cet instant. Après une bonne dizaine de minutes d’énervements proche du désespoir, je me prend gentiment à me résigner à passer la nuit dehors… ou du moins dans les couloirs de l’immeuble en attendant l’aube qui ne devrait pas trop tarder à faire pointer ses premiers rayons de soleil. Heureusement, grâce aux bruits occasionnés par mes incessants essais pour pénétrer dans l’appartement, cela a occasionné le réveil du caniche des locataires endormis qui se sont gentiment empressés de venir ouvrir la porte au gentil « cambrioleur » que je suis, ne désirant rien de plus que de poser mon corps fatigué sur un bon matelas et de s’y endormir. Le propriétaire ayant oublié de retirer son propre trousseau de clés de la serrure, bloquant ainsi tout accès intérieur à qui voudrait s’immiscer chez eux. J’aurais très bien pu aussi appuyer sur le bouton de la sonnette en pleine nuit, mais je ne suis pas non plus une personne qui voudrait déranger au point de me retrouver à la rue le temps d’une courte nuit de sommeil. Bref…

Ce petit incident ne perturba pas davantage une nuit de sommeil bien réparatrice, alignant presque six heures d’affilée de repos bien mérité. Internet et ma connexion faiblarde ayant définitivement rendu l’âme, je ne me fatigue plus davantage à m’énerver devant mon portable pour écrire ne serait-ce que quelques paragraphes dans des conditions ultra pénibles. Je me résigne donc à composer mes chroniques une fois le festival terminé, avec tout le confort informatique nécessaire que je retrouverais lorsque j’aurais à nouveau rejoint mon propre logis. Pour l’instant, c’est l’heure de mon usuel copieux petit déjeuner que je savoure avec toujours autant de plaisir, d’autant plus que je n’arriverais sans doute plus à me restaurer avec un bon petit moment. La journée s’annonce épique avec pas moins de 5 nouvelles découvertes au cinéma, que je partagerais entre les salles Apollo, le Théâtre du Passage et bien entendu le Temple du Bas.

C’est à partir de 14 heures qu’il est temps pour moi d’aller à nouveau prendre mes précieux sésames pour les projections qui émailleront cette belle journée. Encore une fois, le ciel est clairsemé de nuages annonciateurs d’orage, la température est bien élevée et l’atmosphère lourde. C’est donc d’autant plus plaisant d’aller rejoindre la fraîcheur de l’obscurité d’une salle de cinéma. A 14 heures 15, débute la première séance du jour avec une nouvelle entrée dans la sélection « When Musical Rocks! » et, cette fois-ci contrairement aux autres projections du même genre, le public est vraiment présent en masse pour la diffusion de TOMMY de Ken Russell (1975). Sans doute aussi parce qu’il s’agit du seul film disponible à cette heure-là dans la programmation de cette septième journée de festival mais également parce que les spectateurs avertis savent sans doute qu’il serait scandaleux de manquer une découverte sur grand écran concocté par l’incroyable cinéaste qu’est Ken Russell; dont les débordements baroques qui parsèment sa copieuse filmographie en font un auteur qui marque durablement les rétines…


Porté disparu pendant la guerre, Frank Hobbs, marié et père d'un petit garçon, Tommy, qu'il n'a jamais vu, réapparaît un beau jour. Il découvre que sa femme vit désormais avec un organisateur de camps de vacances, adopté comme beau-père par son fils, à présent âgé de 20 ans. Le beau père de Tommy tue accidentellement Franck, le géniteur de Tommy. Profondément traumatisé, le jeune homme devient aveugle, sourd et muet... Sa mère et son père adoptif découvrent qu'il ne peut être soigné, ce qui ne l'empêche pas d'être sacré champion de flipper. Il gagne tous les concours, devient une idole, avant d'être considéré comme un nouveau messie. La situation sera exploitée par sa famille...



Ci-dessous, les grandes lignes du destin de Tommy que nous racontera le cinéaste sans un seul dialogue mis à part celui qui passent à travers l’omniprésence de la musique et des paroles des chansons. Car TOMMY n’est pas un simple « musical » mais un véritable opéra-rock aux rythmes psychédéliques qui ne s’arrêtent jamais. Ecrit par Pete Townshend du groupe The Who, le long-métrage est un véritable déchaînement visuel comme le cinéma nous en aura rarement offert. Le réalisateur mettant au point un spectacle tellement somptueux qu’un mot aussi fort que « hallucinant » semble finalement bien faible devant le niveau de qualité qu’offre ce long-métrage. Et quel tour de force d’obtenir une histoire si poignante en ayant recours à tous les effets possibles et inimaginables en termes de décors gigantesques, de costumes fantaisistes, d’expositions de couleurs aussi démentes pour une suite sans fin de musique et de chansons racontant le destin incroyable de ce gamin guère gâté par la vie.


Difficile de choisir parmi les morceaux d’apothéose qui compose cette histoire incroyable. Chaque nouvelle séquence devenant plus démente que la précédente. En plus de son art dans la maîtrise formelle, le réalisateur raconte ce drame musicale avec un apport de « guest stars » allant d’Eric Clapton à Elton John, de Keith Moon à Jack Nicholson sans oublier l’étonnante Tina Turner dans le rôle de la « Reine de l’Acide » pour une séquence de dépucelage absolument mythique! Le long-métrage est porté par le couple Oliver Reed & Ann-Margret parmi les plus fous qui soit. Il faut vraiment le voir pour le croire! On est littéralement scotché par le souffle épique TOMMY, d’une folie proche de la démence la plus pure. Il va être ardu de trouver plus intense en matière d’objet filmique improbable. Devant de telles qualités plastiques et scénaristiques, TOMMY en impose totalement pour être l’une des plus grandes œuvres conjuguant musique et cinéma. Un choc, une révélation divine! Sublime!!!


Alors que j’en ressors bouche bée, extatique où aucun avis même le plus structuré du monde ne pourrait rendre justice aux instants que je viens de vivre, je regagne l’arène vide des spectateurs, où chacun se retrouve pour discourir sur la dernière vision qu’il vient d’avoir lors d’une projection. Là, il est dure d’atterrir sur Terre. Une demi-heure après en avoir terminé avec TOMMY, je retrouve ma joyeuse bande de cinéphile ayant été voir un superbe « roman porno » avec OSEN LA MAUDITE (Maruhi Joro Semejigoku) de Noboru Tanaka (1973) présenté dans une copie neuve de toute beauté. Un spectacle qui a été apprécié par l’ensemble d’entre eux, ce qui me réjouit d’autant plus qu’il s’agit-là d’un film superbe que j’aime également énormément. Hélas, pas trop de temps pour pouvoir flâner à parler cinéma car la suite du programme débutera sans trop tarder, éclatant le groupe parmi les diverses séances de fin d’après-midi. Alors que certains spectateurs s’apprêtent à découvrir leur premier « Monty Python » sur grand écran, je m’en vais avec Marlyse voir un « Film Of The Third Kind » avec une petite production américaine insolite au curieux titre : KID THING de David Zellner (2012).


La petite Annie présente des troubles de comportement. Elle vit en banlieue avec son père, rarement présent, et file du mauvais coton. Un jour, elle entend un bruit qui vient du fond d’un puits. Une vieille dame y est tombée et demande de l’aide. Que va faire Annie? Elle hésite, elle hésite… Etrange petit film où le cinéaste suit le quotidien d’une gamine livrée à elle-même, perdue dans une contrée désolée du Texas. Le réalisateur arrivant très bien à capturer de petits instants de vie chez cette jeune personne qui semble avoir le plein pouvoir envers une adulte fragilisée dans une position plutôt inconfortable... L’occasion d’offrir en guise de quête identitaire, une jolie fable mélancolique parsemée d’instants poétiques. Le long-métrage bénéficiant d’une photographie lumineuse distillée à travers des séquences souvent drôles au détour d’un sous-texte finalement assez cruel. Sydney Aguirre, qui personnifie cette enfant sans aucune barrière, est une révélation. Afin de bien savourer l’étonnante expérience que représente KID THING, il vaut mieux ne pas en dire plus. Juste voir le film. C’est encore une très belle découverte que nous offre le NIFFF. Précieux et définitivement à posséder. Annie n’a pas fini de surprendre son monde…



Vite, il n’est pas loin de 20 heures et je meurs de faim. Pourtant, la suite de la programmation n’attend pas. J’ai juste le temps de me réfugier dans un fast-food pour emporter avec moi une de ces délicieuses « Falafel Box » qui deviennent ces jours-ci comme la nourriture la plus exquises qui soit. Les critères d’appréciation prennent une dimension surréaliste à force de ne manger qu’un repas consistant par jour. A force d’avoir tellement faim, on se met à prendre comme repas gastronomique la plus commune des nourriture… Emballé dans un sac plastique, je l’emporte avec moi dans le Temple du Bas converti en pseudo salle de cinéma assaillie par une foule énorme venu voir Frodon le Hobbit jouer au psychopathe tandis que je picore avec joie mes boulettes de légumes perdues au milieu de mes frites alors qu‘à l‘écran on scalpe méchamment des bonnes femmes!



MANIAC de Franck Khalfoun (2012) est le remake inutile d’un terrassant classique du cinéma d’horreur, le MANIAC de William Lustig datant de 1980 avec l’inoubliable Joe Spinnell. Ici, ce sont des producteurs français, dont Alexandre Aja, qui s’occupe de redonner une nouvelle jeunesse à ce tueur qui sévit à travers New York City. Mis à part de nous placer durant toute la durée du long-métrage depuis le point de vue du « monstre » aux mains abîmées - caméra P.O.V. - cette revisitation n’est guère convaincante. Si, de prime abord, confier le rôle principal à Elijah Wood est une idée intéressante, le comédien n’est pas forcément des plus convaincants dans le rôle de l’assassin. De même que de voir une « Playmate » de Playboy Magazine dans le rôle de la mère de tous ses tourments qui le poussent à tuer. Au niveau de la crédibilité, le long-métrage en prend un sacré coup. Quelle idée de nous montrer une vulgaire pouffe se faire défoncer l’arrière train dans une arcade déserte sous les yeux de son fils. Une suite de traumatismes d’enfance qui donnent plus envie de rigoler qu’autre chose. C’est bien dommage car cette nouvelle variation partait d’un excellent point de vue. Hélas, le réalisateur n’arrive même pas à essayer de rendre réaliste ses effets de caméra subjective, les angles de vision n’étant de loin pas logiques, même s’ils sont constitués pour la plupart de reflet dans une vitrine, miroir ou rétroviseur. Et que dire lorsque la caméra se positionne face à son tueur alors qu’elle est censé illustré cette même personnalité? C’est absolument n’importe quoi!


On se consolera avec quelques effets gore qui ne ménage pas son spectateur, même si ceux-ci sont loin d’égaler le travail démentiel qu’avait fait Tom Savini sur le métrage original. Ce qui manque également à ce remake est une véritable atmosphère dont l’entier du film semble être privé. L’ensemble est d’une platesse assez confondante et sans aucune intensité. Cela en devient presque banal à regarder. Il va de soi qu’on préférera oublier rapidement cette nouvelle version qui n’apporte absolument rien de bien intéressant à voir comparé à son modèle. A éviter!


C’est toujours rigolo de se retrouver autour d’un film « populaire ». Cette séance de MANIAC étant passablement bondée, on y trouve toutes sortes de spectateurs, dont notamment de jeunes nanas venues sans doute voir le mignon Elijah jouer au « mauvais » garçon. Le long-métrage étant passablement sanguinolent, il n’est définitivement pas fait pour les esprits les plus sensibles. Toutefois, l’ensemble est plutôt assez mitigé, les avis en général critiquant davantage l’œuvre que ne la plébiscitant. Il faut dire qu’il faut passablement chercher ses qualités tant celles-ci se perdent dans les nombreux défauts et erreurs techniques qui parasitent le plaisir de voir un film d’horreur qui tache! Au moins, à tous ceux qui n’ont pas vu l’original, voici l’occasion de se pencher très vite sur cette œuvre qui n’a pas fini de donner des cauchemars à ses spectateurs.


La suite de la soirée, alors que certains cinéphiles vont aller se faire du mal avec le pseudo giallo THE BUTTERFLY ROOM, une grande partie des festivaliers se précipitent pour une autre projection bien « populaire », à savoir celle de PIRANHA 3DD de John Gulager (2012). Une « suite » au film d’Alexandre Aja (encore lui!) qui était une sorte de variation de l’excellent film de Joe Dante datant de 1978, devenu pour sa part - et avec raison - un véritable petit classique horrifique, géniale dérive en petit format du LES DENTS DE LA MER (Jaws) de Steven Spielberg (1975) . Ici, on reprend les mêmes ingrédients que le remake, à savoir des piranhas, des hectolitres de sang humains et surtout des nichons, cette fois-ci encore plus gros! D’où le « Double D » que la plupart des spectateurs prénomment « Dédé ». Allez savoir pourquoi…



Comme lors du précédent assaut des petits poissons à l’appétit vorace, le long-métrage est à nouveau en relief. Un gimmick bien entendu sans réel impact sur le spectateurs, si ce n’est de donner un peu plus de volumes à des belles poumonnées en bikini. Il ne faudrait pas en demander plus à un film qui se savoure en bête « divertissement du samedi soir » - bien que l’on ne soit que jeudi !. L'attaque de Lake Victoria a beau être terminée, les piranhas préhistoriques ont survécu dans les canalisations de la ville. Ils trouvent désormais le chemin des piscines et d'un nouveau parc aquatique qui vient d'être inauguré...


Autrement dit, pas de scénario ni de construction narrative, on est ici dans le « porno gore » bas de gamme. Ce qui est plutôt triste à voir car le concept, bien que complètement débile, aurait pu donner quelque chose d’assez festif à se mettre devant nos lunettes 3D. Mais non, ici on se contente d’essayer d’offrir le minimum syndical avec guère de passion ni d’idées. Il faut vraiment être très bon public pour se pavaner d’aise devant cette bêtise d’une vulgarité même pas drôle. Des gros nénés qui se balancent au ralenti, une bite coupée au couteau et un piranha enfoncé dans l’anus d’un figurant... Comme c’est amusant! Il n’y a que la présence réjouissante d’un David Hasselhoff dans son propre rôle pour procurer quelques sourires furtifs face à cette suite sans réel intérêt. En guise d’amuse-gueule, on applaudira davantage le générique de fin fait de chute de bobines et autres prises ratées, blagues de tournage incluses. Comme quoi, il est davantage fun de tourner ce genre de produits opportunistes que de les regarder. Au moins, on se sera certainement moins vite endormi à cette projection que les pauvres spectateurs ayant dû subir celle de PARANORMAL ACTIVITY de Oren Peli (2007). Autre bobine commerciale où il ne se passe pas grand-chose mais dont l’ennui vous plombe de tout son long!


On m’avait dit, j’avais été prévenu mais j’avais envie d’une petite séance « nichons & fesses » sans prise de tête. A la rigueur, j’aurais préféré qu’on élimine illico les piranhas et qu’on se fasse un petit « porno soft » idéal quand on a les yeux fatigués. Ca m’apprendra a trop en demander au cinéma de vieux dégueulasses qui ne savent même pas cadrer correctement sur les petites hystériques qui se réclament d’un moment de gloire cinématographique devant une piscine remplit de bimbos au silicone flottant. Quelle déception!

La nuit est déjà bien avancée. On a largement dépassé l’heure et Cendrillon doit déjà être en train de dormir ou alors de se taper une immense citrouille. De notre côté, le festival clôt une énième journée avec deux séances « de minuit ». Au choix, un « roman porno » extrême et plein de folie : ASSAULT! JACK THE RIPPER (Bôkô Kirisaki Jakku) de Yasuharu Hasebe (1976) ou encore un nouvel « Ultra Movie » avec MASKS de Andreas Marschall (2011). Ayant déjà vu le film asiatique et l’ayant recommandé à tous les gens de bon goût, je m’en vais avec l’ami Rémy faire ma dernière découverte de la journée avec une production allemande dont les rares échos m’ont suffisamment intrigués pour que je m‘y plonge avec un certain intérêt…


Aspirante actrice, Stella est acceptée dans la prestigieuse école de Mateusz Gdula. L’étudiante découvre vite la véritable histoire de son fondateur, qui s’est suicidé après avoir utilisé des méthodes éducatives aux conséquences fatales. Mais des choses suspectes se déroulent dans l’établissement et Stella se demande si ces pratiques ont vraiment été bannies… Ne vous fiez pas aux apparences! Voici sans conteste un film sous un déluge d’influences assez incroyables, son réalisateur étant assurément un grand fan du SUSPIRIA de Dario Argento (1977), tant il reproduit les codes visuels et narratifs de ce grand classique du cinéma. En reprenant bon nombre d’idées formelles, jusqu’à l’usage d’une musique fortement inspirée par celle du groupe Goblin. Cela en deviendrait presque gênant s’il n’affichait pas à l’écran une vraie maîtrise technique qui rend son film très séduisant à regarder. A mesure que l’intrigue se développe, toujours avec beaucoup d’influences cinématographiques qui le pousse à devenir un véritable objet fétichiste, MASKS se transformant presque en gigantesque film-hommage. Guère original mais toujours plaisant à suivre, malgré le fait qu’il n’exploite pas à fond toutes ces idées. A trop vouloir en faire, MASKS se perd un peu dans les prémices d’un scénario à tiroirs qui multiplie les pistes explicatives pour déboucher sur une conclusion en demi teinte. A force d’aligner les surprises visuels, on en oublierait presque ce qu’il raconte. La forme était ici davantage privilégiée que le fond. Cela reste néanmoins un bel exercice de style qui procure un énorme plaisir pour les yeux. Comme un rêve horrifique que l’on suit avec les paupières légèrement baissées, fatigue oblige, mais qui servira de conclusion parfaite pour aujourd’hui.



Dehors, les platines du DJ au jardin anglais chauffent encore bien malgré l’heure tardive. Les spectateurs des salles obscures se dispersant rapidement, il ne reste plus grand monde au pays des cinéphiles si ce n’est les buveurs de bière sous les tentes du festival. Il est tant pour moi de remonter à nouveau sur les hauts de Neuchâtel afin de savourer une nouvelle « nuit » de sommeil avant d’attaquer avec une joie sans cesse renouvelée un nouveau et copieux programme de films, à mesure que j’explore toutes les diverses sélections de films que le NIFFF propose cette année. Une cuvée 2012 qui rassasierait le plus cinéphage des cinéphiles. A demain!

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