jeudi 17 mai 2012

L'ETE DE LA DERNIERE ETREINTE

L'ETE DE LA DERNIERE ETREINTE (Nureta Shumatsu) de Kichitaro Negishi (1979)

Un patron de PME vit une passion adultère avec Shimako, sa secrétaire. Il lui a même promis le mariage. Les années passent sans que l’homme ne se décide à quitter son épouse. Pire, il lui fait même un second enfant alors qu’il avait juré à Shimako qu’il ne « la trompait plus avec sa femme » depuis longtemps. Furieuse, Shimako va se venger de son amant infidèle qui lui a volé sa jeunesse.

Derrière ce beau titre de film se trouve une histoire finalement assez banale. Un homme mariée qui ne se décidera jamais à quitter sa femme pour partir se mettre en couple avec sa maîtresse… Car le mari n’est rien d’autre qu’un lâche et sa conquête une trentenaire un peu bécasse en attente d’amour pour ne pas se rendre compte rapidement que le mâle en rut qui l’accompagne au gré de ses disponibilités ne lui fait que des promesses qu’il ne tiendra pas.


A partir de ce constat plein d’amertume, Shimako laisse sa vie végéter aux quatre vents, devient littéralement pathétique lorsqu’elle ne trouve rien de mieux que de se mettre en ménage dans un minuscule appartement avec un pauvre ouvrier sans le sou ; avant que ne débarque l’ancienne petite amie de ce dernier et qu’ils décident tous les trois de cohabiter tant bien que mal dans leur petit carré immobilier...

L’ÉTÉ DE LA DERNIERE ETREINTE possède à travers son personnage principal cette ambiance pleine de mélancolie d’une trentenaire qui se regarde vieillir sans essayer de prendre en mains son existence. Junko Miyashita est cette femme en quête de sexe et d’amour absolu. Malheureusement, la réalisation ne capte jamais la force tragique d’un tel rôle pour le rendre puissant et émouvant. Kichitaro Negishi n’arrive qu’à rendre fade son histoire alors que pourtant il possédait un sujet qui avait matière à en faire un vrai drame poignant.

En l’état, son long-métrage baigné par une jolie photographie prodiguée par un technicien déjà à l’œuvre sur LA CHAMBRE NOIRE, ce n’est qu’une suite presque sans intérêt de séquences désabusées. Le ridicule achevé du long-métrage restant la scène de kidnapping de la fillette du patron; ainsi que plus tard le viol de sa femme avec une pointe de violence graphique, l’assaillant la menaçant avec un grand couteau. Ce ne sont que pures futilités dans un ensemble extrêmement fade. Le côté érotique du film n‘est pas non plus une réussite, chaque séquence présentant de la nudité n’est jamais réellement bien exploité et mise en images sans idées. Ce qui est bien dommage lorsqu’on possède dans sa distribution une comédienne adorable comme la juvénile Ako qui aurait pu apporter à ce film une touche de charme non négligeable.

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