samedi 19 mai 2012

LA LECON DE CHOSES DE MADEMOISELLE MEJIKA

LA LECON DE CHOSES DE MADEMOISELLE MEJIKA (Kyoshi Mejika) de Chûsei Sone (1978)

Mejika, jolie métisse eurasienne, se fait embaucher comme professeur de biologie à Hakucho, un grand lycée formant les futures élites de la nation et réputé pour sa discipline de fer. Mais l’attitude provocante de Mejika - postures lascives, stripteases en classe, etc. - finit par inquiéter la direction. Elle sème le trouble en dévoilant des affaires de mœurs et de corruption pour montrer que le prestige de cette école n’est plus que de façade.

Troisième découverte d’un « roman porno » mis en scène par le cinéaste Chûsei Sone  après GRAINE DE PROSTITUEE (Showa Onnamichi: Rashomon) et JOURNAL EROTIQUE D'UNE INFIRMIERE (Watashi No Sex-Hakusho), il est force de reconnaître que cette dernière vision n’est vraiment pas du tout du même niveau que ces précédentes œuvres. Il est même assez étonnant de se retrouver devant un produit aussi banal que celui-ci… Plutôt étonnant de la part d’un auteur qui avait jusque là toujours su étonner par ses partis pris esthétiques et scénaristiques.


LA LECON DE CHOSES DE MADEMOISELLE MEJIKA débute comme une œuvre du genre « pinky violence » : milieu du lycée, administration douteuse, étudiants violeurs… Il y avait de quoi faire avec un sujet pareil. D’autant plus que le studio Nikkatsu y apporte une touche d’exotisme en confiant le rôle principal à une star eurasienne du nom de Hitomi Sakae. Hélas, mis à part ses « yeux de biches », la comédienne n’est pas particulièrement jolie à voir tandis que ses talents dans un registre plus dramatique en font une chose aussi expressive qu’un poisson mort.

Pour l’érotisme que laisserait suggérer son titre très évocateur, il est quasiment absent durant la plus grande partie du long-métrage. C’est un comble car l’intrigue préfigure tout de même un viol collectif par une bande d’étudiants et un cas de prostitution parmi les enseignants… Mais, au final, cette intrigue est davantage axée vers un récit policier où la nouvelle enseignante se targue de faire ressurgir une vieille histoire du lycée pour son propre profit.


Passé le premier tiers du film qui comporte une chouette séquence de triolisme avec l’excitante Izumi Shima; une petite femme autrement plus bandante que sa collègue; le scénario s’enlise dans les discussions ronflantes et autres négociations et manipulations. On y perd progressivement tout intérêt, tout comme le réalisateur qui semble tirer son sujet en longueur alors qu’il aurait sans doute gagné à être plus concis pour davantage d’impact.  De prime abord, il semble que Chûsei Sone se désintéresse totalement des séquences de sexe qu’il bâcle assez rapidement sans pour autant arriver à dynamiser le reste de son sujet. Au final, il ne reste pas grand-chose de cette « leçon de choses » qui semblait pourtant bien prometteuse…


On bâille donc beaucoup devant ce long-métrage de plus en plus ridicule à mesure qu’on se rapproche de sa conclusion. Et puis, en terme d’épilogue, comme si tout à coup le réalisateur se voyait rappeler son cahier des charges « érotiques » qu‘il n‘a guère remplit jusque là, il inclut à la va-vite une pseudo scène coquine où Mademoiselle Mejika se fait prendre par derrière par un joggeur moustachu - et en training jaune! - qui se baladait par là... Comme ça, l’air de rien, un petit coup en vitesse; histoire de décompresser avant d’envoyer les crédits du générique de fin. Une manière comme une autre de montrer la lassitude du cinéaste pour le genre « roman porno » auquel cette œuvre tiède n’apporte absolument rien d’autre qu’un ennui profond.

1 commentaire:

  1. I've just downloaded iStripper, so I can watch the best virtual strippers on my taskbar.

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Au revoir...

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