lundi 5 mars 2012

Hommage : JEAN ROLLIN

De passage à Paris, un des moments-clés de mon séjour dans la Capitale française a été de rendre hommage à l'un de mes cinéastes fétiches, le regretté Jean Rollin qui a disparu il y a déjà plus d'une année - le 15 décembre 2010 - emporté dans l'au-delà à l'âge de 72 ans. Le sachant désormais au repos dans le vieux cimetière du Père Lachaise, Jean a en quelque sorte rejoint son propre univers mélancolique au sein d'un tombeau au milieu des morts. Ce beau lieu qui a tant servi pour ses longs-métrages semblent constamment sous son empreinte...

Sa poésie morbide nous émeut, les statues, les tombes dont chaque identité s'efface avec le temps qui passe... Il y a aussi les belles croix pourrissantes qui lui donnent toute son atmosphère. On se croirait en pleine "Rollinade"... Jean y a désormais sa place, les esprits de la nuit et les vampirettes de ses contes fantastiques se gardent sans doute près de lui.

Vaste cimetière où reposent bon nombre de célébrités sans doute davantage reconnus, il n'est pas forcément aisé de trouver la tombe de Jean Rollin. Les maigres informations que l'on trouve sur le Net n'aidant pas plus qu'au-delà d'une certaine "27ème division", sans numéro particulier pour la sépulture...

Avec ces maigres détails, difficile de la trouver facilement... Pour être plus précis, il faut chercher le "Chemin du Dragon" - sur les hauteurs du Père-Lachaise -, au croisement entre la "29ème Division" et la "28ème Division" où le panneau indique "Chemin de Saint Louis". On se repérera facilement en trouvant un énorme monument octroyé "Au Général Foy et ses concitoyens". C'est là que doivent se rendre toutes les personnes voulant rendre un dernier hommage au plus étonnant des réalisateurs du fantastique français...

Le tombeau, sans fioritures architecturales est simplement entouré de mousse et délimité par un petit parc de métal. La plaquette au nom de Jean Rollin est la plus récente apposé contre la pierre froide qui sert d'ultime demeure aux décédés qui sont enterrés ici.

Une étrange petite sculpture un peu laissé à l'abandon tient compagnie au cinéaste, appuyé contre la tombe... Cela ressemble à une branche d'arbre en métal, sans doute d'une chêne selon la moulures représentants les feuilles, on y devine aussi ses fruits. Curieuse matière de ferraille faisant écho à une "Rose de Fer" rappelant l'un des plus célèbres films du metteur en scène où Hugues Quester et Françoise Pascal s'enfermeront pour le temps qui leur reste à vivre dans un caveau de ce même cimetière... Troublant.

Ètre devant la tombe de Jean Rollin est un moment plein d'émotion, teinté de tristesse mais aussi d'une certaine sérénité. Je suis très content d'avoir pu rendre ainsi lui rendre un hommage personnel en me présentant sur ce désormais lieu de repos éternel... Sa présence m'accompagnera totalement lors de mon long vagabondage à travers le cimetière; les tombes et leurs monuments qu'on jurerait faisant partie intégrante de son cinéma. Jean a pénétré de l'autre côté du décor. En flânant au Père Lachaise, on est chez lui. Repose en Paix, Jean!




Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Au revoir...

Au revoir...
Related Posts with Thumbnails page counter
Web Counter