lundi 27 février 2012

BLACK MOVIE FESTIVAL

Du 17 au 26 février 2012 se tenait à Genève la toute dernière édition du festival Black Movie. Une manifestation dont le titre porte passablement à confusion, car qu’est-ce vraiment que ce festival ? Il est plutôt ardu d’en donner une définition claire et surtout convaincante. Dans un premier temps appelé « Festival de films africains » ; sous-titre plutôt péjoratif lorsque l’on sait que ce continent ne peut se résumer à une appellation « Black » ; avant de virer à un terme plus généraliste avec ce « Festival du film d’ailleurs »… Cette étrange appellation ne nous aidera pas davantage à cerner clairement ce festival fourre-tout plutôt hasardeux. Plutôt que de définir clairement son approche du cinéma, le Black Movie se passe désormais de tout sous-titres et garde ainsi entier tout son mystère.

Gorgé de films intimistes, à grand spectacle ou réduit à l‘essentiel, voire même avec une approche sociale revendiquée, le Black Movie c’est tout ça et encore plus à la fois ! En bref, c’est surtout le grand bordel où même la thématique abordée ne fait que nous enfoncer encore plus dans la perplexité… Pour cette année, ce sera « 2012, la fin du monde ? » à travers une sélection de 52 films – dont plus de la moitié sont quand même tous débarqués d’Asie – dont on peinera pour la plupart à y découvrir un lien même ténu avec l’Apocalypse proclamé. Peut-être qu’en se prenant largement la tête on arrive à tout justifier, même l’improbable. Bref, tout ceci pour annoncer que le festival Black Movie est loin d’être compréhensible dans sa démarche et sa thématique, si ce n’est d’en faire un pur prétexte à vouloir faire découvrir certains films en provenance de contrées rarement explorées – cinématographiquement parlant – comme le Pérou ou le Costa Rica.

Toutefois, avant de parvenir à avoir accès aux séances de cinéma, il y a tout un processus à faire pour avoir accès au Festival lui-même. Et là aussi, le Black Movie se montre assez incompréhensible dans son organisation interne. Impossibilité de payer ses entrées par carte de crédit, ici on n’accepte que du « cash »… A l’heure d’internet et des dernières technologies, on est vraiment ici dans un monde à part, ailleurs… Et surtout quel gros foutoir pour se procurer des billets d’entrée, uniquement disponibles 30 minutes avec chaque séance ! Une contrariété de plus qui complique amèrement la planification d’une journée au cinéma alors que les projections de films sont rapprochées le plus possible dans leurs horaires ! Tout ceci manque singulièrement de logique tandis que l’accueil plutôt glacial du staff bénévole n’encourage pas à la discussion. Il va falloir se débrouiller comme on peut !

L’inauguration de cette nouvelle édition du Black Movie débuta le jeudi 16 février à 20 heures dans l’auditorium « Fondation Arditi », une salle au design avant-gardiste assez particulier. Cet endroit, qui se transforme aussi bien en salle de cours ou de congrès est un véritable désastre architecturale pour tout cinéphile qui souhaite assister à des projections de films avec un confort minimal. L’affreuse configuration, autant au niveau des sièges beaucoup trop serrés que de l’aspect technique propre aux projections avec ses cadrages hasardeux, ses sous-titres plongés dans une « fosse » et un son très souvent inaudible lorsqu‘il n‘est pas purement criard, il n’est de loin pas très agréable de découvrir des longs-métrages dans cette salle. C’est pourquoi il est important, spécialement pour la santé physique de ses spectateurs, d’éviter comme la peste les séances de « cinéma » dans un endroit pareil. Hélas, l’Ouverture des festivités débuta bien ici, pour notre plus grand malheur…

Avant la projection de FOOTNOTE, film israëlien de Joseph Cedar ; le public doit encore se taper toute une série de discours de la part des organisateurs du festival. Non pas qu’on ait en horreur ces difficiles exercices de présentation, mais il faut néanmoins y incorporer un minimum de passion, d’émotion et surtout de chaleur humaine pour inciter son public à la découverte d’un cinéma « différent » . Et ceci n’est apparemment pas dans le cahier des charges des responsables. On se tape alors une présentation sans âme possible lors d’une lecture monocorde de pratiquement 10 pages , nos hôtes ayant la tête plongée dans leur paperasse... Une cérémonie d’ouverture encore plus désincarnée lorsqu’une grosse distance sépare le présentateur de son public, obligé de se situer sur une passerelle juste à côté de l’étage supérieur de la salle tel une figure intouchable perdue dans l‘ombre... Vous avez dit bizarre ? Après pratiquement une demi-heure de retard sur le planning, on aura enfin le plaisir de « souffrir » en silence durant la projection qui suivra…

C’est tout de même curieux de se dire que le planning d’une semaine de cinéma à Genève se fera principalement en fonction des salles où seront diffusés les films. Car il est bien entendu hors de question d’affronter le calvaire d’une séance à la « Fondation Arditi » à chaque nouvelle projection. Heureusement, en dehors de l’affreux antre susnommé, le Black Movie partage ses découvertes entre les salles de la Maison des Arts du Grütli – de vrais locaux cinématographiques – et le squat du Spoutnik, décor idéal pour les plus chanceux de savourer des pelloches sur des canapés défoncés ! Finalement, tout n’est pas si « noir » que cela. Reste encore à se procurer ses billets à temps, spécialement lorsqu’on se décide à enchaîner plusieurs films durant la même soirée…

En dehors des nombreux aléas techniques et organisationnels qui ont parsemés ce festival toujours aussi indéfinissable, il possède néanmoins une belle qualité en ce qui concerne la sélection des différents longs-métrages ; offrant ainsi un excellent panorama cinématographique à mesure des jours qui passent. Tout d’abord avec FOOTNOTE (Hearat Shulayim) de Joseph Cedar (2011) qui ouvrait les festivités. Ce n’est pas tous les jours que l’on a affaire à une histoire de rivalité entre un père et son fils dans une université de Jérusalem. Le long-métrage explorant un univers académique rarement montré au cinéma. Et quand celui-ci débouche sur une comédie plutôt savoureuse, le plaisir est d’autant plus appréciable. Le film a obtenu le Prix du Meilleur scénario à Cannes l’an passé.




Un autre film primé, cette fois-ci du Lion D’Argent à Venise c’est PEOPLE MOUNTAIN PEOPLE SEA (Ren Shan Ren Hai). Dans un tout autre genre, cette histoire nous raconte l’odyssée d’un homme qui entreprend un voyage dans les tréfonds de la société chinoise à la recherche du meurtrier de son frère… A l’instar de la pioche du mineur, la caméra de Shangjun Cai prend son temps pour creuser de plus en plus profondément dans les strates obscures d’un territoire qui ressemble à l’enfer. Et son film d’être une lente et contemplative expérience cinématographique que certains jugeront fascinante alors que d’autres la trouveront ennuyeuse au possible. Toutefois, certaines séquences se révèlent particulièrement marquantes, notamment une scène finale très spectaculaire…



Parmi les différents longs-métrages fractionnés en diverses catégories pour le festival, on se retrouve avec quelques curiosités venues de Grèce. Curieux tout de même de voir que la sélection mélange des films très récents à une œuvre datant de 2004 sans pour autant que cela soit une rétrospective. Encore une des nombreuses incohérences qui jalonnent cette manifestation. Toutefois, on ne se plaindra pas d’avoir la chance de découvrir ces bobines qui sortent de l’ordinaire grâce à une séance unique pour chacune de ses œuvres ! Je me consacre ici à deux longs-métrages en particulier…



A commencer par ALPS (Alpeis) de Giorgos Lanthimos. Un club composé de quatre individus offre un service très particulier en proposant que ses membres se substituent à des personnes récemment défuntes pour aider les familles éplorées à faire leur deuil. A mi-chemin entre le travail de Michael Haneke et David Cronenberg, le cinéma froid et viscéral de Lanthimos n’est décidément pas à mettre devant tous les yeux. Souvent désarçonnant, voire même assez choquant, son œuvre est étrange et difficile à appréhender mais reste toujours profondément originale. On n’atteint pas ici les sommets de son précédent travail - CANINE, en 2009 – mais ce ALPS réserve son lot de surprises et de séquences chocs pour rassasier les amateurs de pellicules particulières. On n’en dira pas plus…

Pour continue sur la vague grecque, il y avait aussi HARDCORE de Dennis Iliadis (2004). Premier galon d’essai en matière de long-métrage pour le futur réalisateur du remake de LA DERNIERE MAISON SUR LA GAUCHE (Last House On The Left) de Wes Craven. Ici, il suit les pérégrinations de deux adolescentes qui se prostituent par ennui, dopées par leur pouvoir de séduction androgyne. De loin pas extraordinaire mais c'est toujours intéressant de découvrir de nouveaux talents. En plus des deux comédiennes plutôt "miam miam", le film regorge de jolies idées de mise en scène. Ca fait penser à un croisement entre le BAISE-MOI de Despentes et les excès visuels d'un Gregg Araki. Un peu trash, un peu cul, forcément racoleur mais ô combien ensorceleur. Plutôt agréable à suivre…





AMNISTIE (Amnistia) de Buyar Alimani (2011) est un film albanais. Celui-ci trouve son inspiration dans une nouvelle loi qui autorise les condamnés à la prison à des visites conjugales pendant lesquelles les relations sexuelles sont autorisées… Débouchant ainsi sur une histoire d’amour clandestine entre deux conjoints de prisonniers. Alimani soigne la patine visuelle de son long-métrage, magnifiée par des comédiennes tout simplement sublimes, de corps et d‘émotions. Le discours fait souvent place aux longs silences lourds de sens qui aboutira forcément à une fin tragique. Poignant et émouvant. Une belle réussite !




Parmi les histoires d’amours contrariés que nous offre les écrans du Black Movie, il y avait aussi LOVE AND BRUISES de Ye Lou (2011) ; film de couple entre un français et une asiatique, un banlieusard et une intellectuelle dans un Paris filmé caméra à l’épaule. Irritant dans son traitement « documentaire », ce désastre amoureux est plutôt pénible à suivre malgré une interprétation intense par deux comédiens réellement impliqués dans leur rôle. Beaucoup de sexe et de déceptions, mais finalement peu d’émotions et beaucoup d’agacement. Sur la longueur, cela en devient même pénible !



Le festival a beau se prétendre « Cinéma d’Ailleurs », celui-ci vient quand même majoritairement d’Asie. Et cette année ne fait pas défaut puisqu’il y avait 30 longs-métrages de cette contrée éloignée. De tout genre, allant d’œuvres auteurisantes aux délires gore les plus décomplexés. Ainsi on a eu la chance de découvrir les derniers travaux de prestigieux metteurs en scène comme le coréen Kim Ki-Duk et le japonais Sion Sono. Toutefois, leurs films respectifs – ARIRANG pour le premier et HIMIZU pour le second – aucun d’eux ne convainc totalement.

ARIRANG se présente comme une sorte de documentaire introspectif où le réalisateur se filme lui-même dans un cabanon de montagne en remettant en question son art après l’accident qui a presque coûté la vie à l’actrice principale d’un de ses films. On traîne, on se lamente, on ressasse, on boit, on chante, on parle à son ombre… Insupportable, et c’est bien dommage lorsqu’on connaît le talent du bonhomme sur ses autres longs-métrages. Mais qu’est-ce qui lui a pris ? Il n’y aura finalement à sauver dans cette séance que la présentation très second degré en préambule où un bénévole nous avertit que cette trop forte dose de Kim Ki-Duk aura de quoi nous faire quitter la salle en pleine projection… Ce qui fut effectivement le cas pour un bon tiers des spectateurs présents.




Pour ce qui est d’HIMIZU, portrait lyrique et exalté du Japon post-Fukushima, Sono filme des instants inédits de la catastrophe naturelle qui a secoué son pays l’an passé pour l’intégrer à l’adaptation de ce manga de Furuya Minoru. En résulte des séquences incroyables de décors dévastés où se perdent des personnages désemparés. Mais son film est avant tout une tragi-comédie, violente dans tout ces excès, autant dans le rire désespéré que dans le drame le plus pur ; ce qui finit par lasser sur plus de deux heures. Il reste néanmoins la maestria technique et les superbes images de ce poème métaphysique dont on a peine à pénétrer la surface. Et puis quelle idée d’octroyer un rôle de quasi figurante à la volcanique Megumi Kagurazaka qui était absolument incroyable dans son fabuleux GUILTY OF ROMANCE. On en ressort finalement plutôt déçu…




Déception également pour le HARA-KIRI, MORT D'UN SAMOURAÏ (Ichimei) de Takashi Miike (2011), remake de loin pas indispensable d’un classique du « chambara », l’inoubliable HARA-KIRI (Seppuku) de Masaki Kobayashi qui fête déjà ses cinquante ans d’âge cette année. Ce qui promettait d’être un sacré spectacle se révèle relativement plat et fade comparé à l’original. Ce qui est étonnant car cela reste quasiment la même histoire et que le traitement visuel est très soigné. Mais cela manque de puissance et d’intensité. C’est relativement trop sage à mon goût et pas du tout bouleversant, ce qui est plutôt regrettable. Et mission impossible pour qu’un comédien actuel arrive au niveau de ce qu’avait accomplit Tatsuya Nakadai dans le chef-d’œuvre de Kobayashi. Il est des films parfaits qui ne vieillissent pas et qui reste d’incontournables merveilles du 7ème Art ! L’œuvre de Kobayashi reste de ceux-là et il n’y a qu’un HARA-KIRI à voir, c’est uniquement celui de 1962!




En continuant dans la sélection des films asiatiques, Black Movie proposa à cette session deux œuvres d’un même réalisateur chérit du festival, à savoir Sang-Soo Hong. Il y a eu OKI’S MOVIE (Ok-Hui-Ui Yeonghwa) que je regrette de ne pas avoir eu le temps de voir après avoir découvert THE DAY HE ARRIVES (Book Chon Bang Hyang) que fut un véritable coup de cœur ! Un petit voyage de 4 jours à Séoul où l’on suit un personnage - alter-ego du cinéaste - retrouver des amis, rencontrer des femmes, tomber amoureux, voler un baiser et se prendre un inévitable râteau. Odyssée intimiste qui rappelle la Nouvelle Vague française, entre Truffaut et Rohmer. Attachant comme tout, avec des dialogues savoureux et des situations irrésistibles, ce film est un vrai moment de cinéma sur un petit nuage. On en ressort complètement enchanté ! Une merveille !






On termine avec le Japon sur une bande déjantée de Yoshihiro Nishimura, invité d’honneur du festival qui s’est spécialement déplacé à Genève le temps d’un « Master Class ». Son film, HELLDRIVER (Nihon Bundan: Heru Doraibâ) datant déjà de 2010, représente sans doute le summum de son style; d’un non-sens gore fluo surréaliste (oui, vous avez bien lu !) à travers la plus extraordinaire des invasion de zombies extraterrestres. Un défilé extravagant de personnages chimériques, une vraie compilation bordélique de tout ce que peut comporter un film d’horreur traité sous la forme d’une comédie. Probablement la meilleure des productions « Sushi Typhoon » qui alterne sans temps mort les moments les plus délirants qu’on ait vu sur un écran durant le festival. Dommage, hélas, que la séance qui eut lieu au Spoutnik samedi soir fut totalement assourdissante. La bande sonore étant déjà suffisamment agressive, il n’y avait pas matière à en rajouter davantage. Ce fut, sur la longueur, bien pénible à supporter…








HEADSHOT de Pen-Ek Ratanaruang (2011), film thaïlandais très prometteur qui nous met dans la peau d’un tueur à gages qui sort du coma et voit désormais le monde à l’envers. Devenu la cible d’une série d’attaques mystérieuses, il rencontre une fille de rêve qui le fait tourner en bourrique... Prémices d’un scénario excitant, notamment grâce à la présence d’un mannequin à la sensualité hallucinante – Chanokporn ( !) Sayoungkul – qui fait ici ses premiers pas dans le monde du 7ème art, nue de profil devant la caméra ; mais dont l’histoire s’embourbe finalement dans sa dernière partie. Ce « thriller bouddhiste », comme nous l’annonce le metteur en scène présent dans la salle, reste néanmoins un spectacle très prenant mais malheureusement un peu trop alambiqué pour convaincre totalement. Malgré cela, les images sont très belles et l’atmosphère bien envoûtante. Intéressant à défaut d’être pleinement convaincant !



Outre mon gros coup de cœur pour le film de Sang-Soo Hong, il y a deux autres films pour lesquels j’ai beaucoup d’affection. Le premier s’intitule THE BAD INTENTIONS (Las Malas Intenciones) de Rosario Garcia-Montero (2011) qui est une œuvre en provenance du Pérou. L’histoire est très particulière. Jugez plutôt… Lima, 1983: issue d'une famille aisée, Cayetana est une petite fille dont les préoccupations sont très éloignées de la terreur que fait régner le Sentier Lumineux dans le pays. En effet, elle est persuadée qu'elle va mourir le jour où son petit frère naîtra. Gamine singulière en manque d'amour, perdue entre une mère dépressive et un père absent, elle se réfugie dans un monde imaginaire peuplé par les héros de la patrie. Et c’est ainsi que l’on pénètre dans l’univers de cette étonnante petite gamine, personnifié par la mignonne Fatima Buntinx… C’est beau et poétique comme peut l’être le monde des enfants. Cruel également, et avec beaucoup d’interrogations dans la tête de cette fillette, instants que le réalisateur métamorphose par sa mise en scène en de beaux moments lyriques souvent surréalistes. Un film bien étrange dans lequel on se plait à vagabonder, envoûté par les images dont on imagine sans peine qu’elles seraient les illustrations d’un conte qu’on nous lirait juste avant de s’endormir. Remarquable!






Et, pour terminer, AGUA FRIA (Agua Fria De Mar) de Paz Fabrega (2010). Un autre conte avec des enfants, où la réalisatrice nous convie à une sorte de rêverie perturbante… Mariana et Rodrigo, un jeune couple de bobos en vacances, trouve une petite fille perdue au cœur de la nuit. Le lendemain matin, la fillette a disparu. Obsédée par la gamine qui éveille en elle de vieux démons, Mariana se lance à sa recherche… Et c’est parti pour un voyage humide et dérangeant au pays d’une petite fille hypersexuée. L’imagerie qu’en donne Paz Fabrega est assez fascinante, procure presque des sensations interdites sur un sujet tabou qu’on ne nomme jamais et questionne autant les personnages adultes que le public venu assister à cette curieuse histoire. On n’y trouvera pas forcément des réponses, peut-être juste des suppositions flottantes qui nous laisse dans un sentiment contrasté qui nous baigne dans une gêne persistante. Une œuvre vraiment troublante, à l’image du visage angélique de sa jeune comédienne principale!




Et voilà! Quatorze films qui donnent déjà un bel aperçu de ce que fut cette nouvelle édition du Black Movie. Un curieux festival, difficile à cerner et à présenter; à justifier également… Tellement celui-ci semble vouloir ratifier des genres et styles si différents d’un film à l’autre. A défaut de « films d’ailleurs », le Black Movie est un festival de Genève qui regroupe avant tout une belle sélection d’étonnants longs-métrages que l’on aurait pas forcément eu la chance de découvrir dans nos propres salles suisses… A défaut d’y trouver un fil rouge aussi ténu que « La fin du monde » en guise de prétexte thématique, celui-ci n’était vraiment pas nécessaire pour pouvoir apprécier ce qui s’apparente surtout un beau panorama de découvertes cinématographiques. Grâce au Black Movie de cette année, on a finalement bien voyagé. Et c’est l’essentiel!

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