dimanche 25 décembre 2011

Une folle fin d'année 2011 à toutes/tous!!

"Monsieur a tout ce qu'il lui faut... Casse-toi!"

La fin d'année est arrivée... Noël, les fêtes, geuletons et autres délires sont bien entendus prévus pour les jours qui viennent afin de clôturer de la plus belle manière l'an 2011. Une période qui, je l'espère, permettra à tous ceux qui fréquentent ce blog de se reposer, de bien manger, de se bourrer de pleins de films géniaux et de se faire plaisir et de s'amuser tout en n'oubliant pas de faire des folies dans tous les domaines... Vaste programme, n'est-ce pas? ... Alors, "Joyeux Noël à toutes/tous!" et d'ores et déjà une "Bonne Année 2012"... Cinéphiliquement-vôtre!

mardi 20 décembre 2011

ALBUM PHOTOS : LE GRAND BLOND AVEC UNE CHAUSSURE NOIRE

LE GRAND BLOND AVEC UNE CHAUSSURE NOIRE de Yves Robert (1972)

BD ELVIFRANCE - A UN POIL PRES...

A UN POIL PRES… - Bande dessinée Adulte

Mais quel titre!! Mais quelle belle couverture!!! A la fois très sexuelle et inquiétante, cette image brillamment composée ferait presque penser à un giallo mis en scène par Andrea Bianchi. A NUE POUR L’ASSASSIN avec Edwige Fenech! Si l’intrigue de cette bande dessinée pour adultes possède un fort quota de séquences très explicites, on est pourtant loin d’avoir affaire à une intrigue policière alambiquée… Cette BD "EF" nous propose une histoire qui ressemble davantage à une poilade bien coquine qu’autre chose. Et c'est tout à fait appréciable...

Gaston et Martine sont un couple de français moyens à la sexualité défaillante. Invalide suite à un malheureux accident de travail et face à la forte pilosité de sa femme, Gaston a perdu tout intérêt dans sa relation physique avec Martine. Il faut dire que notre homme à un fantasme inavouable : il préfère dorénavant les petites chattes bien lisses de jeunes gamines à la foufoune bien fournie de sa chère et tendre… Même si l’épouse essaie de chauffer autant qu’elle peut son mâle au lit, rien n’y fait! En simulant la recherche d’un hypothétique furoncle sur son cul tout en écartant bien les fesses et exposant sans honte son anus poilu à la vue de son mec, cela ne suffit plus! Du coup, le mâle frustré reporte ses envies refoulées en se branlant en douce sur des vieux magazines d’écolières qui l’excite comme un fou! Triste sort que de voir le pauvre bougre déverser sa semence sur du papier glacé… Mais c’est sans compter sur Martine qui est loin d’être une conne et qui, discrètement, découvre le secret de son mari. « J’ai un mari qui refuse de m’sauter pour se branler comme un gamin, c’est une histoire de fou.» Alors que faire dans pareil cas, me direz-vous?

Préambule parfait pour une histoire digne d’un vieux porno gaulois 70’s, A UN POIL PRES prend très à cœur le destin de cette femme qui se décide à faire le maximum pour raviver sa sexualité à l’abandon. Plutôt que de raser son large duvet - prouvant par là même qu’elle aurait découvert le petit manège intime de son homme en l‘espionnant - Martine, en toute bonne épouse bien dévouée, se décide à lui trouver « une jeune salope imberbe du minou »! Et là, quoi de mieux que de débaucher la blondinette nommée Lucy Fair, étudiante anglaise albinos - forcément sans poils - au français vacillant fréquentant ses cours de langues?

Une fois le stratagème/prétexte mis en place par les deux femmes, Lucy débarque pour une semaine de travail au domicile de sa chère institutrice… Il ne faudra pas longtemps pour que Gaston succombe aux avances « innocentes » de la minette guère effarouchée. Une situation diablement coquine où la jeune anglophone découvrira en pratique la traduction française de mots tels que « cock » et « pussy ». La parfaite lolita perverse en action!

Dans son deuxième acte, A UN POIL PRES attaque de front sa thématique en s’offrant un rasage intégrale pour l’épouse avant que celle-ci ne s’adonne au lesbianisme avec son élève. Les cours de langues ont au moins ça de bon!… Mais il est désormais le moment de manigancer cette partie de jambes en l’air tant attendue avec son mari. Mais est-ce que Gaston qui vient d’assouvir son fantasme de toujours aura-t’il vraiment envie du sexe nouvellement lisse de sa femme? C’est là que cette histoire gagne définitivement tout son sel avec une conclusion qui va en surprendre plus d’un! A un poil près, c’était bon… mais tel est pris qui croyait prendre! Sous ses apparats ouvertement pornographiques, cette BD de cul est finalement très morale! Si, si! …

Ce volume « made in Elvifrance » ne s’en tient pas là et offre encore deux petites histoires anecdotiques. Si MENAGE A TROIS, qui clôture cette opus très cul ne présente que très peu d’intérêt en quelques pages, LE LANGAGE DES FLEURS reste finalement sympathique. On y croise Léopold, célibataire dans la force de l’âge qui passe ses journées à espionner sa jeune fleuriste de voisine dont il s’est amouracher.

Mais la belle Rose de son prénom possède de bien piquantes épines et le cinquantenaire va malheureusement l’apprendre à ses dépens. Si la finalité tragique de cette histoire est très banale, elle comporte de savoureux petits moments… Comme celui où Léopold se livre à une branlette fleurie, ou encore ces instants de séduction d’un autre temps donnant ainsi au LANGAGE DES FLEURS une poésie littéraire souvent cruellement absente de ce genre de lecture. Quoi de mieux qu’une soudaine envie d’une turlute au milieu des bouquets et autres pots de campagnes? Savoure ton plaisir, Léopold… Tu vas largement en payer le prix par la suite! La moralité, encore une fois!


Si, au final, ce volume Elvifrance A UN POIL PRES n’est pas aussi superbe que sa remarquable couverture, il reste un très agréable moment de lecture pour tout ceux qui savent apprécier une bonne tranche de situations pornos bien graphiques, avec de l’humour, de la moule de l'amour et du foutre à foison. De la vulgarité avec une pointe de bon goût!

lundi 19 décembre 2011

X-Rated Kult : JESS FRANCO COLLECTION 1


L’éditeur allemand X-Rated Kult vient de sortir, juste à temps pour les fêtes de fin d’année, un gros coffret intitulé « Jess Franco Collection 1 » qui contient les 4 longs-métrages suivants :

LES NUITS DE DRACULA (El Conde Dracula) de Jess Franco (1969)
LES VIERGES ET L'AMOUR (Jungfrauen Report) de Jess Franco (1971)
TROIS FILLES NUES DANS L'ÎLE DE ROBINSON (Robinson Und Seine Wilden Sklavinnen) de Jess Franco (1971)
NEVROSE (El Hundimiento De La Casa Usher) de Jess Franco (1983)

Dans le lot il y a un inédit, TROIS FILLES NUES DANS L'ÎLE DE ROBINSON, dont il s’agit de la première édition DVD au monde. Les fans du réalisateur peuvent donc se réjouir ici de découvrir une œuvre du cinéaste qui était invisible depuis bien trop longtemps.

Le film - d’une durée de 76 minutes - est présenté dans sa version allemande, avec des sous-titres optionnels en anglais. Détail étrange, sur un deuxième DVD, il est également proposé dans une version non sous-titrée de 76 minutes et 3 secondes! Bizarre, lorsque l’on sait que les suppléments - un entretien avec Jess Franco de presque 25 minutes ainsi qu’une galerie de photographies - sont regroupés sur le premier disque alors que cette deuxième copie du long-métrage est dénué de tout bonus! Rareté oblige, la qualité d’image n’est pas des plus optimale - beaucoup de défauts de pellicule et un grain très persistant - mais le plaisir de la découverte reste tout de même intact!

Par contre, LES NUITS DE DRACULA est présenté dans une superbe copie vidéo et propose en audio la version allemande et anglaise. Niveau suppléments, on a droit à une piste de commentaires (malheureusement en allemand non sous-titré) de la part du comédien Fred Williams - ici dans le rôle de Jonathan Harker - ainsi que de consistants bonus sous la forme d’une « featurette » en compagnie de Jess Franco de presque 30 minutes, un entretien avec Jack Taylor, des notes en allemand du réalisateur sur sa collaboration avec Klaus Kinski ainsi qu’une biographie sommaire de Soledad Miranda. On complète l’édition avec une galerie de photos et c’est emballé! Une édition un rien plus complémentaire par rapport à la version DVD américaine sortie chez MPI et qui proposait les mêmes bonus que celle-ci, minus la conversation avec Jack Taylor. Reste le film qui est l’une des meilleures adaptations du bouquin de Bram Stoker à ce jour.

Petit plaisir pour les plus acharnés, l’édition du film LES VIERGES ET L’AMOUR présente aussi une exclusivité mondiale en nous apportant la version la plus complète à ce jour de ce long-métrage. L’édition de X-Rated Kult propose déjà une superbe affiche du film en guise de couverture de boîtier. Ensuite, réparti sur 2 DVDs, le long-métrage peut se voir dans sa version tronquée de 67 minutes et sur l’autre disque la version intégrale de 78 minutes qui se trouve rallongée de séquences cruciales que je me réjouis de découvrir…

Forcément, il y a une mauvaise nouvelle. L’édition ne propose pour ces deux versions du film qu’une piste audio allemande et sans sous-titres. On se consolera avec un entretien en compagnie du réalisateur d’un durée d’un peu plus de 34 minutes sur la genèse de cette œuvre érotique qui se rapproche des documentaires germanophones du même genre que les fameux SCHULMÄDCHEN-REPORT.

Pour finir, l’éditeur allemand clôture son coffret avec une très libre adaptation d’une histoire d’Edgar Allan Poe portant le titre international de REVENGE IN THE HOUSE OF USHER tandis que le film possède un titre français nettement plus posé avec son NEVROSE... Une œuvre gothique au visuel bis beaucoup plus timoré que d’habitude dans la filmographie de Franco mais qui permet de voir l’excellent Howard Vernon dans une de ses prestations « autre » dont lui seul semble posséder le secret…

Une édition qui propose une belle copie - toutes proportions gardées - en 16/9, hélas uniquement en version allemande non sous-titrée alors que, parmi les bonus, il y a une bande annonce dans une version anglaise aux dialogues bien gratinés. Dommage… Mais cela ne m’empêchera pas de savourer le film, d’autant plus que certaines œuvres de Franco sont souvent tellement nébuleuses et difficilement compréhensibles; même avec des sous-titres ! Version intégrale de 89 minutes avec, en bonus, 18 minutes de scènes alternatives apparemment tirées d’une copie espagnole. La conclusion de cette édition revient à Jess Franco lui-même qui apparaît lors d’un entretien d'environ 5 minutes dans les suppléments. Un complément d’une courte durée qui relève par là même l’intérêt sans doute très relatif de ce film sur l‘ensemble de sa carrière de réalisateur. Les années 80 n’ayant guère constitué le pinacle de l’œuvre du grand Jess!

Niveau packaging, il n’y a guère de surprises pour les adeptes de l’éditeur. X-Rated Kult continue toujours de sortir ses éditions DVD munis de gros boîtiers rigides digne d’une bonne VHS. Les visuels sont superbes et très soignés. On ne peut pas en dire autant de l’intérieur où les versions « 2 DVDs » présentent leurs disques l’un sur l’autre… Un petit support cartonné et laqué dont l’esthétique mélange les 4 visuels des longs-métrages regroupent les films ensemble...

L’objet a une certaine gueule mais est-ce que cela vaut le prix excessif de 150 euros (130 + 20 euros de frais de port)? X-Rated Kult ayant l’habitude de constituer des éditions souvent très limitées - ici 500 pces - ceci justifie-t’il la somme exorbitante à débourser pour finalement se procurer qu’un seul film véritablement inédit parmi une sélection d’œuvres qui ne compte pas parmi les indispensables d’un cinéaste souvent très contesté pour la qualité douteuse de ses longs-métrages? Finalement, qu’importe… Le coffret ne fera de l’œil qu’aux plus masos des « francophiles», voire même uniquement des « francomaniacs » pour qui une nouvelle édition au design un peu plus élaboré que la moyenne suffira à enthousiasmer les plus fanatiques d'entre nous... Personnellement, je suis aussi content que frustré par ce coffret qui semble être une aubaine autant qu’une arnaque! Allez comprendre…


En plus des DVD, le coffret nous offre aussi un petit livret d’une quinzaine de pages - exclusivement en allemand mais richement illustré - dont les textes plutôt sommaires reviennent sur les deux films qui nous présentent ici des exclusivités mondiales : l’inédit TROIS FILLES NUES DANS L'ÎLE DE ROBINSON et LES VIERGES ET L’AMOUR avec ses quelques séquences jusqu‘ici rarement dévoilées au public.

Cadeau pour les lecteurs, le livret a été entièrement scanné par mes soins et que je joins ici à ce billet destiné principalement aux fans du cinéaste qui y trouveront de nouveaux et précieux détails sur des œuvres issues d’une folle filmographie dont on a pas fini de venir à bout! En ce qui concerne les films eux-mêmes, des critiques détaillées devraient suivre ces prochains jours. En attendant, appréciez les photos en réfléchissant si - oui ou non, vous devriez vous-même vous offrir cet objet luxueux mais encore une fois bien frustrant! Des longs-métrages uniquement en allemand alors qu’on ne maîtrise absolument pas cette langue. Ah, la folle passion du collectionneur déviant…


samedi 17 décembre 2011

Soundtrack of My Life : PSYCHO III

"What good is love, without a good scream ?" En 1988, Anthony Perkins réalisait son premier long-métrage, PSYCHOSE III (Psycho III), deuxième séquelle du fameux PSYCHOSE d'Alfred Hitchcock. Une suite excessive dans tous ses aspects, dans la représentation des névroses, du sexe et de la violence... Au milieu de tout ça, la bande originale composée par Carter Burwell se devait de souligner la folie ambiante qui se dégage de ce long-métrage. "SCREAM OF LOVE" est l'un de ces morceaux fiévreux qui illustre parfaitement toutes les déviances qui se passent derrière les portes du Bates Motel. Cette musique d'influence jazzy - David Sanborn est au saxophone - illustre le préambule d'une chaude scène de baise entre Jeff Fahey et sa petite copine... Notre homme s'amusant à chauffer sa blondasse en faisant des ombres chinoises avec sa bite tandis que la jeune femme se brûle gentiment la peau avec une cigarette avant de lécher des collages pornographiques sur le mur de sa chambre... Préambule d'excitation torride et vulgaire que la musique de Burwell vient souligner avec forces de soupirs au milieu d'un saxo surexcité. Pas étonnant que "Mother" ait envie de faire des siennes! Un morceau anthologique absolument Superbe!

A l'occasion de la sortie du film cette année-là, "SCREAM OF LOVE" a droit à son propre vidéoclip mettant en scène une autre blondinette - substitut de la tourmentée Diana Scarwid - dans une sorte de cauchemar surréaliste au sein de l'univers de Norman Bates. Un joyau d'esthétique "eighties" présenté par Anthony Perkins lui-même où violence et sexe se mêlangent pour notre plus grande délectation. Enjoy!



mercredi 14 décembre 2011

THE LAST HOUSE ON THE BEACH

THE LAST HOUSE ON THE BEACH (La Settima Donna) de Franco Prosperi (1978)

LA DERNIERE MAISON SUR LA GAUCHE (Last House On The Left) que Wes Craven met en scène en 1972 ouvre la voie à un sous-genre du film d'horreur appelé le "rape & revenge". Viol et vengeance! Pas besoin de vous faire un dessin, je pense que c'est assez clair. Produit pour une poignée de dollars par Sean S. Cunningham - futur réalisateur de VENDREDI 13 (Friday The 13Th) - ce petit long-métrage malsain et nauséeux eu l'impact d'une véritable bombe dans le milieu du cinéma d'exploitation et cela ne tardera pas à déclencher dans les années qui suivront sa sortie à avoir une ribambelle de petits bâtards cinématographiques dont on retiendra surtout les superbes LA BETE TUE DE SANG-FROID (L'Ultimo Treno Della Notte) de Aldo Lado en 1975 ou encore DAY OF THE WOMAN - plus connu sous le titre plus racoleur I SPIT ON YOUR GRAVE de Meir Zarchi en 1978. Cette même année sortira donc LA SETTIMA DONNA dont le titre international THE LAST HOUSE ON THE BEACH fait sans détour référence au chef-d'oeuvre de Wes Craven.

Pourtant, bien que cette variation italienne reprenne les codes immuables du genre - violence, terreur, abus sexuel en pagaille et meurtres crasseux - THE LAST HOUSE ON THE BEACH est quand même bien différent. C'est suite à un hold-up qui a mal tourné qu'un petit groupe de vicieux gangsters se retrouvent bien emprunté pour échapper aux forces de police à leurs trousses. Leur voiture tombant en panne très rapidement, les voleurs décident de se retirer de la circulation en s'invitant dans une demeure apparemment vide qui se trouve aux abords de la mer. Rien de plus tranquille pour laisser les événements se calmer un peu... Mais la maison est occupée par un groupe de jeunes étudiantes venues se regrouper en ce lieu de villégiature pour préparer leurs prochains examens scolaires... Une occasion rêvée pour ces hommes de passer le temps dans les meilleures conditions possibles! Ainsi débute le calvaire de ces étudiantes chaperonné par une bonne soeur portant les traits de la toujours superbe Florinda Bolkan.

A partir de là, THE LAST HOUSE ON THE BEACH aligne humiliations, moqueries et brutalités diverses à l'encontre de ces charmantes personnes qui n'en demandait pas tant. Toutefois, contrairement au film de Wes Craven, le long-métrage de Franco Prosperi reste plutôt lumineux et rarement glauque. La faute en incombe presque à une mise en scène très - trop ? - soignée... Il faut dire que le soleil de côtes maritimes donne presque des airs de vacances à cette horrible histoire. La violence graphique est souvent contrebalancée par de belles images de décors naturels ainsi que par des plans judicieusement cadrés sur les jeunes femmes en train de bronzer au bord de l'eau... De plus, le film n'est jamais trop explicite dans sa dépiction des actes de violence de la part de ce groupe d'envahisseurs masculins. Pourtant, lors des séquences de viols - bien appuyé par un usage suffocant du ralenti - cela renforce l'horreur de la situation et créé indubitablement un malaise persistant. Il se dégage de THE LAST HOUSE ON THE BEACH un parfum légèrement sulfureux de comédie noire parfois désarçonnante car le scénario est tout de même plus malin qu'on ne pense et réserve notamment quelques étonnantes surprises; spécialement en ce qui concerne le "gentil" beau gosse de la bande personnifié par Ray Lovelock.

Entre les bourreaux et leurs victimes s'installent progressivement une sorte de confiance qui ne pourra déboucher que sur un drame affreux lorsqu'une jeune fille décide de s'enfuir à la nage à la recherche de secours. Ainsi s'ensuit le véritable tournant de l'histoire où, une fois rattrapée par ses tortionnaires, la victime va subir une punition inimaginable. Bien que suggestive, cette séquence de torture sexuelle se révèle très éprouvante grâce à l'usage d'angles de prises de vue subjectives qui nous mettent littéralement à la place de la victime. Encore une fois, le malaise s'installe et c'est dorénavant la revanche des victimes qui est sur le point de se mettre en route... Dans sa dernière partie, THE LAST HOUSE ON THE BEACH gagne réellement en efficacité. Lorsque les femmes décident de prendre les armes et de se faire justice elles-mêmes tel Charles Bronson en version féminine, une vengeance toute personnelle, sans remords et avec une bonne dose de cruauté.

Plus de trente ans après sa sortie dans les salles obscures, THE LAST HOUSE ON THE BEACH garde toujours cette petite saveur de pellicule scandaleuse de par l'exploitation de la violence envers la gente féminine, d'autant plus lorsqu'il s'agit de jeunes et gentilles étudiantes. Le choc n'en est que plus grand! Même si celles-ci finiront par prendre le dessus sur ces hommes machos et vicieux, elles n'en sortent pas grandit pour autant. La bonne soeur - bien qu'elle attende d'être abusée et violée à son tour - ira finalement jusqu'à renier ses principes religieux pour tuer à son tour. C'est ainsi qu'à travers le "rape & revenge", le film de Prosperi développe un discours un peu plus subtil qu'un vulgaire spectacle à vous mettre la nausée... Et c'est appréciable que le réalisateur essaie de sortir son film d'une simple dépiction d'actes répréhensibles et à la moralité douteuse. Il s'interroge quelque peu sur le concept de la vengeance personnelle qui n'a ici, dans sa finalité, rien de vraiment jubilatoire; nous laissant un goût amer dans la bouche... THE LAST HOUSE ON THE BEACH reste donc un film intéressant à voir même si comparé à d'autres oeuvres du même genre, celle-ci est relativement sage sur le plan visuel.


Au revoir...

Au revoir...
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