vendredi 30 septembre 2011

DECOMPTE DU MOIS : AOÛT


Le mois d'août a finalement été assez tranquille, niveau achats de DVDs. Quelques "classiques" avec un Otto Preminger et des westerns; le reste devra contenter ma "fan attitude" vis-à-vis d'un girls band coréen qui m'hypnotise totalement. Et pas qu'au niveau des oreilles... Par contre, niveau Blu-Rays, c'est un peu l'invasion. Il faut dire qu'il fallait bien profiter des actions sur les prix que faisait Barnes & Noble. D'autant plus que les éditions Criterion sont passablement coûteuses, alors un rabais de 50% cela ne se refuse pas. Surtout quand on possède un catalogue de titres pareils. Que des films formidables! Content également d'avoir mis la main sur la saison 3 de TRUE BLOOD et de pouvoir à nouveau savourer en Haute Définition ce vrai plaisir de cinéma qu'est HELL DRIVER. Nicolas Cage & Amber Heard à la maison. Que rêver de mieux?

Pour le reste, petite razzia de disques chez mon revendeur favori. Toujours beaucoup de bandes originales de films italiens, notamment une belle quantité de Morricone dont je redécouvre à chaque nouvelle écoute toute la versatilité de son talent. Dans un autre genre, je me délecte des ambiances sonores concoctés par Brian Eno et viens de me rendre compte que je n'avais toujours pas acheté le dernier CD de WILDBIRDS & PEACEDRUMS. Voilà qui est fait!

Niveau lecture, j'ai également acquis à nouveau une belle portion de vieilles bandes dessinées pour adultes. Les BD Elvifrance, toute une littérature déviante dont je me délecte avec grand plaisir; sans culpabilité aucune! Voilà donc de quoi bien m'occuper durant ces prochaines semaines. Un belle étalage d'acquisitions, non? Enjoying myself!

Films en DVD : BUNNY LAKE A DISPARU (Bunny Lake Is Missing) de Otto Preminger (1965) - GIRLS' GENERATION - "Gee" (Japan Version) - LA FORET INTERDITE (Wind Across The Everglades) de Nicholas Ray (1958) - LE CONVOI SAUVAGE (Man In The Wilderness) de Richard C. Sarafian (1971) LE FANTÔME DE CAT DANCING (The Man Who Loved Cat Dancing) de Richard C. Sarafian (1973) - ALL ABOUT GIRLS' GENERATION - "Paradise In Phuket" - GIRLS' GENERATION "Into The New World" - GIRLS' GENERATION THE 1ST ASIA TOUR

Films en Blu-Ray : HELL DRIVER (Drive Angry) de Patrick Lussier (2011) - VIVRE SA VIE de Jean-Luc Godard (1962) - BLACK MOON de Louis Malle (1975) - THE IMAGE de Radley Metzger (1975) - HOUSE (Hausu) de Nobuhiko Ôbayashi (1977) - BLOW OUT de Brian De Palma (1981) - RETOUR VERS LE CAUCHEMAR (The Nesting) de Armand Weston (1981) - LEGEND de Ridley Scott (1985) - TRUE BLOOD - Saison 3 - de Alan Ball (2008 - ??) - HEARTLESS de Philip Ridley (2009) - LAST NIGHT de Massy Tadjedin (2010) - AUPRES DE MOI TOUJOURS (Never Let Me Go) de Mark Romanek (2010) - LA BELLE ET LA BETE de Jean Cocteau (1946) - LE NARCISSE NOIR (Black Narcissus) de Michael Powell & Emeric Pressburger (1947) - EN QUATRIEME VITESSE (Kiss Me Deadly) de Robert Aldrich (1955) - LOLA MONTES de Max Ophüls (1955) - ZAZIE DANS LE METRO de Louis Malle (1960) - LE DESERT ROUGE (Il Deserto Rosso) de Michelangelo Antonioni (1964) - NEIGE FINE (Sasame-Yuki) de Kon Ichikawa (1983) - UNE NUIT DE REFLEXION (Insignificance) de Nicolas Roeg (1985) - REVANCHE de Götz Spielmann (2008) - LIFE DURING WARTIME de Todd Solondz (2010) - LES FEMMES DU 6EME ETAGE de Philippe Le Guay (2010) - DETECTIVE DEE, LE MYSTERE DE LA FLAMME FANTÔME (Di Renjie Zhi Tongtian Diguo) de Tsui Hark (2010) - RABBIT HOLE de John Cameron Mitchell (2010)

Musique : PREDATOR - Complete Motion Picture Score / Limited Edition by Alan Silvestri - THE THING - Complete Motion Picture Score / Limited Edition by Ennio Morricone & John Carpenter - PRIGIONE DI DONNE by Albert Verrecchia - MADDALENA by Ennio Morricone - MALADOLESCENZA by Pippo Caruso - EUGENIE DE SADE '70 by Bruno Nicolai - DEDICATO AL MARE EGEO by Ennio Morricone - EAT (MANGIALA) by Ennio Morricone - COME IMPARAI AD AMARE LE DONNE by Ennio Morricone - BURNT OFFERINGS by Robert Cobert - DAYS OF HEAVEN by Ennio Morrione - IL GATTO A NOVE CODE by Ennio Morricone - RISE OF THE PLANET OF THE APES by Patrick Doyle - THE GOLDEN CHILD by Michel Colombier - THE GOLDEN CHILD by John Barry - AUSTRA - "Feel It Break" - BRIAN ENO - "Discreet Music" - BRIAN ENO - "Apollo" - BRIAN ENO - "Another Green World" - MOBY - "Hotel" - MOBY - "Last Night" - BRIAN ENO - "Ambient 4 On Land" - GIRLS' GENERATION - "Gee" (Japan Version) - WILDBIRDS & PEACEDRUMS - "Rivers"

BD & Manga : POINT DE RUPTURE, Volume 4 de Carlos Trillo & Eduardo Risso - HAPPY! Vol. 8 de Naoki Urasawa

Bandes Dessinées Adulte (Elvifrance) : LE CHÂTEAU FANTÔME - REACTION EN CHAÎNE - LE MONSTRE VIOLET - MESSAGE OCCULTE - COMME CHIEN ET CHAT - KEYKO - UN DRAME HALLUCINANT - LA MARIONNETTE - LA MORT OBSCURE - LA BÊTE INFERNALE - LA MARQUE DU SCORPION - LE SOUVENIR DE VERONICA - FEMME DU TROISIEME TYPE - OÙ EST PASSEE ERIKA HERNSTEN ? - PRISON DE FEMMES - CHOC ELECTRONIQUE - S.O.S. TERRE AN 3479 - CHACAL : LAISSEZ TRANQUILLE LES MOMIES

mercredi 28 septembre 2011

BD ELVIFRANCE - LE SIGNE DU DEMON


LE SIGNE DU DEMON - Bande dessinée Adulte


La couverture est alléchante, de même que son titre qui laisse augurer une joyeuse lecture "démoniaque". En débutant le récit qui est situé à Madrid, on assiste à une étrange scène se déroulant dans le parc de Buenavista : un chien noir agresse une jeune femme se baladant avec une poussette, l'éloignant avec succès tandis qu'un inconnu parvient à se saisir du landau pour y effectuer un échange de bambin. Lorsque la nourrice recouvre ses esprits, elle ne se rend pas compte de la machiavélique manigance qui vient de se tramer derrière son dos. Le petit Ramon s'est envolé au profit d'un enfant particulièrement malveillant. Le fils du Diable? Le récit ne le présente jamais comme tel, restant passablement évasif sur les motivations réelles du gosse si ce n'est faire le mal... Grâce à Elvifrance, je tiens entre mes mains une variation subtile des desseins du Malin qui emprunte beaucoup à la saga LA MALEDICTION (The Omen) initiée en 1976 alors que la bande dessinée situe son histoire en 1977. Curieuse coïncidence, non?

LE SIGNE DU DEMON développe hélas un scénario assez fade, alignant des péripéties sans réelle originalité. L'enquête, menée par une femme professeur d'histoire et géographie officiant dans une école primaire, s'investit d'une mission périlleuse pour connaître la véritable identité de l'enfant maléfique. Un personnage qui fait immanquablement écho au rôle de David Warner dans le film de Richard Donner. L'intrigue est également ponctuée d'accidents tragiques, dont celui des parents du gamin; avec la participation toujours active du chien venu de l'Enfer. Tout ceci reste donc relativement classique si ce n'est à quelques détails près, comme cette idée bien tordue de voir Ramon à 8 ans se masturber devant deux petites filles tout en les obligeant à enlever leur slip devant lui. Ou quand le bon goût de la BD pour adultes reprend quelque peu ses droits...

Une fois orphelin, l'enfant est pris en charge par un tuteur qui conte fleurette à l'investigatrice tout en parcourant le monde à la recherche du Père Athanasios, seul personnage capable de les aider à révéler la nature diabolique de Ramon. Ici, pas d'attaques de chiens dans un cimetière, mais plutôt un combat intrépide avec une chauve-souris humanoïde sur un bateau au large de la Grèce. Histoire d'insuffler un peu d'exotisme à l'ensemble, sans doute... Pour finir, il y a tout de même un petit peu de nouveautés dans cette histoire : alors que Allan Layne (le tuteur) laisse sa bien-aimée Estrella se mourir d'un cancer de l'utérus à l'hôpital (pourquoi? comment? Mais comme tout ceci est diaboliquement illogique!!), il se découvre une nouvelle alliée en la personne d'une journaliste nommée Lorenza Mercader. A eux deux, il percera à jour les méchants plans de l'enfant et sauveront pour un temps Estrella de son tragique destin médical grâce à une poupée vaudou... Ca part un peu dans tous les sens!

Heureusement, avant d'arrivée de l'inévitable et sombre acte final, LE SIGNE DU DEMON nous réserve une petite surprise. A la recherche d'une preuve attestant de sa nature diabolique, il faut trouver le chiffre "666" sur l'enfant. Où se cache-t'il? Ce ne sera pas aussi simple que dans les films, pas de numéro satanique dans la paume des mains ou caché sur le cuir chevelu. Ici, le "666" est inscrit directement sur le pénis du petit Ramon; plus précisément sur son gland!! Le choc! Comment le découvrir? Demander à une journaliste de branler un enfant en public, attirer l'attention d'un policier en plein acte pédophile et vous serez sûr que tout ceci ne finira pas forcément mal pour le bien de l'humanité. Une conclusion bien perverse qui revoie à la même noirceur que nous offrait l'ultime plan final de LA MALEDICTION. Comme quoi, pourquoi se battre, de toute manière ça sera toujours le Mal qui triomphera? Merci Elvifrance pour ces grands moments de n'importe quoi! Une oeuvre finalement assez banale, heureusement sauvée par quelques scènes nauséeuses qui relèvent un peu l'ensemble relativement timide en matière de déviances, violences diverses et érotisme torride. Le Diable serait finalement plus prude que l'on ne pense?

mardi 27 septembre 2011

TERROR : Fumetti Per Adulti

Grand amateur de bandes dessinées pour adultes, j'ai toujours beaucoup de plaisir à lire ces vieilles BD en noir/blanc qui mixe sans complexe des aventures fantastiques pleine de violence et d'érotisme avec des intrigues pleine de sadisme et de cruauté, forcément amorales et misogynes.

Le célèbre éditeur "Elvifrance" s'est occupé de sortir ces oeuvres en format poche pour leur version traduite en française tandis que les versions originales italiennes se présentent sous une collection appelée "Terror". Un titre bien mérité pour ces "Fumetti Per Adulti" dont chaque volume présente un voire deux épisodes complets. La différence avec les VF réside surtout dans le format des albums, qui sont largement plus grands en Italie qu'en France. Ce qui permet au lecteur de savourer avec une certaine délectation chaque page présentant deux cases dessinées. On appréciera donc davantage la complaisance dans l'érotisme bon marché et la vulgarisation de la violence. Tout le charme des bandes dessinées pour adultes...

Mais ce qui fait encore plus plaisir à l'amateur éclairé, ce sont ces si fabuleuses couvertures en couleurs. De véritables peintures morbides qui reprennent tout une imagerie du cinéma fantastique gothique avec force présence de vampires, monstres, tueurs, zombies, squelettes, cimetières et autres sombres châteaux mystérieux. Et, pour pimenter l'ensemble, on y rajoute forcément une belle jeune femme bien mise à mal dans des situations épouvantable et/ou grotesques. Il se dégage de ces images une véritable poésie qui fait écho au meilleur du cinéma fantastique italien où officiait des artistes tels que Mario Bava dont le souvenir vient immédiatement à l'esprit en feuilletant ces albums.

Un véritable régal pour l'amateur éclairé, d'autant plus que ces "fumetti" sont ici présentés sans censure; contrairement à leur traduction française, assez souvent réduites de quelques pages parmi les plus atrocement salaces. Un petit aperçu du bon goût de nos amis artistes italiens, n'hésitant jamais à mettre en mauvaise posture des héroïnes vouées aux sévices les plus cruels pour le plus grand plaisir de son lectorat. Enjoy!


Au revoir...

Au revoir...
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