samedi 18 juin 2011

Soundtrack of My Life : MADDALENA

En 1971, Ennio Morricone a composé la musique du film MADDALENA qui est une oeuvre polonaise du réalisateur Jerzy Kawalerowicz. Outre la quasi-invisibilité du long-métrage, la bande originale est également difficile à dénicher... A moins de payer une somme astronomique pour se procurer le CD. Du coup, c'est un véritable plaisir de pouvoir écouter ci-dessous pratiquement 20 minutes de cette composition avant-gardiste absolument monumentale! Enjoy!



T.N.T.

Nom : Anthony-Nicholas TWIN
Surnom : T.N.T.
Nationalité : irlandaise
Taille : 1,98 m
Poids : 112 kg
Consignes en cas d'interception : à manipuler comme de la dynamite. Danger mortel.
Confidentiel : les facultés sensorielles de cet homme - ouïe, odorat, toucher, goût, vision - sont prodigieusement multipliées.
Sous toute réserve : ses capacités sexuelles SERAIENT inépuisables

Michaël Borgia et sa saga en neuf volumes. Des petits bouquins avec comme héros des années 70 un super bonhomme surnommé à raison TNT. Des aventures à découvrir et qui s'annoncent aussi alléchantes que délirantes. Un extrait : "Les murs du labyrinthe étaient laqués de noir. Aucune issue n'apparaissait. Alors, ils entrèrent. Ils étaient sept. Tous aveugles. Tous armés de faux. T.N.T. leur fit face. Dans un cliquetis d'une rapidité effroyables, les lames fauchèrent l'air en sifflant". Et puis, quelles superbes couvertures. Cet été, ca va faire "BOUM"!


jeudi 16 juin 2011

BABY FESSE

BABY FESSE (Baby Face) de Alex De Renzy (1977)

Dan, un ouvrier du bâtiment malchanceux, a été surpris en compagnie de Priscilla, mineure, et encourt la colère de la mère de la jeune fille, une fanatique religieuse bien décidée à le castrer. Pour se cacher un moment, il intègre un bordel à l'usage de femmes riches...

Un « classique » du cinéma X américain. Avec BABY FESSE, le metteur en scène Alex De Renzy met en place une histoire finalement assez sordide avec une bonne dose d’humour et de perversions. La distribution du film qui comporte une majeure partie de moustachus, possède une particularité parmi ses interprètes féminines. Lyn « Cuddles » Malone, titulaire du rôle-clé de ce long-métrage, était apparemment mineure à l’époque du tournage. Ce qui revient à rappeler aux amateurs de films pornographiques le scandale qui entoura la célèbre Traci Lords qui établira sa carrière dans ce domaine en étant âgé tout juste de 16 ans. Il est néanmoins difficile de vérifier l’authenticité de cette information car les versions divergent selon les intervenants. Toutefois, cela n’enlève en rien le trouble ressenti à la vision de BABY FESSE dont il s’agit de l’unique film de cette jeune personne. Elle incarne à la perfection une gamine perverse qui se sert des hommes pour obtenir des faveurs sexuelles. Sa séquence avec Dan Roberts, qui incarne l’ouvrier manipulé qui la déflorera dans une cabine à foin juste à côté d’une cage à lapin blanc, est surprenante pour l’époque car la jeune gamine présente à l’écran un sexe totalement imberbe. Le trouble n’en reste que plus persistant…

Menacé par la maman de la fille et accompagné d’un policier noir, le pauvre homme voit son destin prendre une tournure plutôt malheureuse… Il s’ensuit une scène d’action, encore une fois inhabituelle dans le genre, où le metteur en scène met en image une course-poursuite entre l’agent et le pervers avec tirs au pistolet et destruction de propriété avec de finir par une impressionnante chute dans la baie où l’homme disparaît inconscient aux fonds des eaux. C’est ainsi que, par la suite des choses, il se retrouvera bientôt dans un « camp d’entraînement » grâce aux conseils avisés de deux jeunes femmes qui viennent de le sauver de la noyade non sans avoir également profité de lui pour s’organiser une partie à trois.

Cette maison close, où se déroulera les prochains événements de l’intrigue, est particulière car ses pensionnaires sont exclusivement des hommes sélectionnés pour leurs physiques avantageux et destinés à satisfaire des clientes qui ont de gros moyens. Sans verser dans le sexe bourgeois, BABY FESSE continue de nous étonner car les scènes torrides sont bien surprenantes, notamment un gang bang détonant où la rafraîchissante Kristine Heller s’enverra tous les hommes de la demeure, appelant même des renforts bien montés afin de satisfaire son appétit qui semble sans fin. En résulte une incroyablement chaude partie de jambes en l’air où les partenaires se succèdent à un rythme frénétique, prenant la belle dans tous les sens sur un fauteuil balançoire avant de se faire reluire le corps de sperme chaud sous un déluge d’applaudissements!

Mais l’apothéose est encore à venir lorsque Dan se retrouve enfin pris au piège par la maman de Priscilla, bien décidée à faire payer le viol qu’il avait fait subir il y a quelques temps déjà à la gamine de 15 ans. L’étrange physique de Marion Eaton, la vengeresse de 45 ans, accentue encore plus le malaise de ce qui va suivre. La mère ne va pas simplement coucher avec le « tortionnaire » de sa fille… Elle l’enrobe complètement dans du cellophane, ne lui laissant aucune possibilité de mouvement; un petit trou d’air pour le laisser à peine respirer par la bouche et la voilà déjà en train de prodiguer une profonde fellation à l’homme haletant pour sa survie. Un moment de cinéma porno qui ne ressemble à aucun autre, entre totale absurdité et ambiance glauque où la femme sort un gigantesque couteau de boucher pour lui sectionner le sexe. Afin d’accentuer le côté surréaliste de la situation, la vengeance est entrecoupée par un autre moment de sexe autrement plus jovial : celui de Baby Face en train de se faire prendre en sandwich par deux pensionnaires bien désireux de profiter au maximum de la jeunesse corporel de leur partenaire…

Le film d’Alex De Renzy possède de grandes qualités pour un film pornographique, outre sa myriade d’instants sexuels diversifiés. Le scénario est plutôt riche et étonnant, comportant son lot de surprises à la fois excitantes et dérangeantes. De plus, les dialogues sont souvent drôlement savoureux, apportant une petite touche supplémentaire à l’ensemble. Et puis il faut aussi saluer une distribution des plus réussies, notamment avec l’excellent Dan Robert qui, grâce à son imposante stature, ressemble à un géant face à ses « petites » partenaires féminines. BABY FESSE représente un peu la quintessence du film libertaire américain, où la réussite cinématographique se combine d’un judicieux mélange d’intensité sexuelle adjoint à la recherche d’un scénario davantage élaboré que la moyenne. Plus de 30 ans après sa sortie, il reste toujours l’un des incontournables du cinéma X, tout pays confondus!


Sorti en DVD zone 2 chez l’éditeur Blue One, BABY FESSE est présenté dans une version altérée de plusieurs dizaines de minutes. En effet, sur cette édition qui comporte également 3 autres films du même réalisateur, le chef d’œuvre d’Alex Renzy est ici réduit à une durée de 72 minutes. Sur le DVD américain édité par Alpha Blue Archives, la copie présente une version apparemment « uncut » de 106 minutes. Ce qui revient à plus de 30 minutes de « censure » sur le disque français. Il serait donc intéressant de pouvoir découvrir ce qu’on cache sur une telle durée aux amateurs X francophones. En l’état, même sévèrement réduit dans sa durée initiale, BABY FESSE reste une perle dans son genre. Néanmoins, il me tarde d’en découvrir l’intégralité un jour ou l’autre…

mercredi 15 juin 2011

NIFFF 2011 : Le programme de la semaine!

La 11ème édition du NEUCHÂTEL INTERNATIONAL FANTASTIC FILM FESTIVAL est bientôt sur le point de débuter. Cette année, c'est un peu spécial car le marathon des enragés cinéphiles va commencer le vendredi 1er juillet pour se terminer le samedi 9 juillet. En tout, 9 jours de films jour et nuit. De quoi bien s'éclater les rétines devant un florilège de films excitants, violents et dégoûtants. Toujours plus de choix et toujours une sélection très éclectique. Compétition internationale, cinéma asiatique, rétrospective... Il y en aura pour tous les goûts.

Et, cette année, une joyeuse catégorie de longs-métrage nous emmènera aux sources mêmes du gore avec la présence du "Pape" du genre : M. Herschell Gordon Lewis lui-même. Une belle opportunité de découvrir BLOOD FEAST sur grand écran. Un vrai bonheur! Et comme celui-ci ne vient jamais seul, on retrouvera entre les séances de cinoche des personnalités aussi incroyables que Barbara Steele, Eli Roth ou encore William Lustig qui officiera en tant que Président du Jury pour cette nouvelle édition. Le programme a été dévoilé ce 15 juin. L'abonnement est en poche et mes 25 premiers tickets sont sur le point d'être réservés... Il ne reste plus qu'à attendre encore un peu avant de se manger plus de quarante films à la suite durant 9 jours où le fantastique et l'horreur règnera en maître. Et je me ferai un plaisir d'offrir à nouveau cette année des chroniques quotidiennes de ces belles journées cinéphiles avec force détails explicites! L'excitation est déjà à son comble. vivement le 1er juillet!



Mon programme de la semaine :

VENDREDI 01 JUILLET
16:15-18:45 : RED EAGLE de Wisit Sasanatieng
19:30-22:00 : HIDEAWAYS de Agnès Merlet
22:45-00:45 : JANE EYRE de Cary Fukunaga
00:45-02:30 : LES NUITS ROUGES DU BOURREAU DE JADE de Julien Carbon & Laurent Courtiaud


SAMEDI 02 JUILLET
13:15-15:00 : BASKET CASE de Frank Henenlotter
15:30-18:15 : THE MURDERER (THE YELLOW SEA) de Hong-jin Na
18:45-21:30 : TARGET de Alexander Zeldovich
21:45-23:30 : BUIO OMEGA de Joe D'Amato
00:15-01:45 : UNDERWATER LOVE de Shinji Imaoka


DIMANCHE 03 JUILLET
14:45-16:15 : DRILLER KILLER de Abel Ferrara
17:30-18:45 : BLOOD FEAST de Herschell Gordon Lewis
20:15-21:00 : NIGHT FISHING de Chan-kyong Park & Chan-wook Park
21:45-23:30 : SUPER de James Gunn
00:15-01:45 : GRAVE ENCOUNTERS de The Vicious Brothers


LUNDI 04 JUILLET
17:00-18:45 : MONDO CANE de Paolo Cavara & Gualtiero Jacopetti & Franco Prosperi
19:45-21:15 : THE WIZARD OF GORE de Herschell Gordon Lewis
22:00-23:45 : THE BOXER'S OMEN de Chih-Hung Kuei
00:00-01:30 : LA TRAQUE de Antoine Blossier


MARDI 05 JUILLET
14:00-15:45 : HERSCHELL GORDON LEWIS, THE GODFATHER OF GORE de Jimmy Maslon & Frank Henenlotter
16:00-17:00 : CONFERENCE HERSCHELL GORDON LEWIS
17:15-18:45 : THE GORE GORE GIRLS de Herschell Gordon Lewis
19:30-21:00 : TROLLHUNTER de André Øvredal
22:00-23:30 : OFFSPRING de Andrew van den Houten
00:15-01:45 : SECUESTRADOS de Miguel Vivas


MERCREDI 06 JUILLET
15:00-16:00 : CONFERENCE ELI ROTH
16:15-17:30 : AT MIDNIGHT I'LL TAKE YOUR SOUL de José Mojica Marins
18:00-19:30 : LA MASCHERA DEL DEMONIO de Mario Bava
20:30-22:15 : WASTED ON THE YOUNG de Ben Lucas
23:00-00:30 : THE VIOLENT KIND de Butcher Brothers
01:00-02:45 : KARATE-ROBO ZABORGAR de Noboru Iguchi


JEUDI 07 JUILLET
14:45-16:15 : MANIAC de William Lustig
17:15-18:45 : TODOS TUS MUERTOS de Carlos Moreno
19:15-21:15 : DETECTIVE DEE AND THE MYSTERY OF THE PHANTOM FLAME de Hark Tsui
22:15-23:45 : THE EVIL DEAD de Sam Raimi
00:30-02:15 : THE GIRL NEXT DOOR de Gregory Wilson


VENDREDI 08 JUILLET
12:15-14:15 : GUILTY OF ROMANCE de Sion Sono
15:00-17:15 : IRONCLAD de Jonathan English
17:30-19:30 : THE UNJUST de Seung-wan Ryoo
20:15-22:00 : HOUSE de Nobuhiko Obayashi
22:30-00:00 : HOBO WITH A SHOTGUN de Jason Eisener
00:45-02:15 : THE TOXIC AVENGER de Lloyd Kaufman


SAMEDI 09 JUILLET
12:15-14:30 : TOWER de Denis Neimand
15:00-16:45 : WE NEED TO TALK ABOUT KEVIN de Lynne Ramsay
18:00-19:30 : THE FLESH EATERS de Jack Curtis
20:00-23:00 : MELANCHOLIA de Lars von Trier
00:15-01:45 : NORWEGIAN NINJA de Thomas Cappelen Malling

dimanche 12 juin 2011

TERRITOIRES

Depuis le 12 juin et ce jusqu'au 25 septembre prochain, promeneurs, curieux et visiteurs d'expositions d'art contemporain pourront se régaler d'une balade en plein air pour admirer une ribambelle d'oeuvres étonnantes qui se fondent dans le décor forcément somptueux qu'est la nature. Ca s'appelle TERRITOIRES et cela se trouve surles hauteurs de la petite ville de Bex en Suisse. Un concept dont les délimitations sont celles du parc de Szilassy, un jardin paysager à l'anglaise construit au XIXème siècle. Un beau lieu empreint d'un esprit romantique dans lequel s'immisce différents objets et sculptures, posés à terre ou encore accrochés aux arbres comme ces petites pancartes en bois. Une façon atypique d'exposer des ensembles complexes, comme autant de performances visuelles et même sonores. Des "tableaux" parfois drôles, incompréhensibles, envoûtants; où la promenade se transforme en théâtre naturel où il fait bon de flâner tranquillement...


http://www.bexarts.ch

mardi 7 juin 2011

MOVIE MOMENTS : MORBO

MORBO de Gonzalo Suárez (1972) est une petite perle du cinéma espagnol. Méconnu et pourtant Ô combien superbe à travers une mise en scène minimaliste qui se consacre à décrire une lune de miel dans une caravane qui va gentiment tourner au cauchemar. Economie de moyens mais avec un réel talent poétique, MORBO possède cette petite touche surréaliste qui donne une ambiance particulière à ses images envoûtantes. Et puis il y a Ana Belén... Comment ne pas craquer? Enjoy!

lundi 6 juin 2011

BON ANNIVERSAIRE! HAPPY BIRTHDAY!

Comme chaque année, toujours à la même date, un lourd et mystérieux colis est déposé devant ma porte. A l'intérieur, une joyeuse surprise : une asiatique sexy et bien ficelée n'attendant que moi pour la délivrer... Oh! Mais c'est mon anniversaire! Happy Birthday, Johell!

dimanche 5 juin 2011

BD ELVIFRANCE - ALLO? ICI LA MORT...

ALLO? ICI LA MORT... - Bande dessinée Adulte N°47 (1986)

Avec un titre pareil que peut-il se passer? Bien des choses, en fait! Tout débute avec une jolie blonde nommée Ophélie que l'on retrouve chez elle sans une livre en poche... On a beau être en Angleterre, elle s'ennuie ferme; ainsi elle se décide à consulter les petites annonces pour dénicher un job. Pas trop fatiguant, hein? "Femme de chambre dans une maison de maître"? Ben oui, pourquoi pas? On n'exige pas de références, alors c'est parfait. "De toute façon, c'est ça ou l'tapin... Et ça n'me tente pas du tout de faire le trottoir"... Voilà, c'est ainsi que débute cette histoire... Mais comme le dévoile la belle couverture de cette bande dessinée pour adultes, va y avoir du cul et de l'affreux!

Après un voyage de 2 heures en calèche, la bonne femme se retrouve enfin sur son lieu de travail. A savoir un bon vieux château poussiéreux digne des meilleurs films gothiques. Notre héroïne se retrouve très vite seule et uniquement confronté à un serviteur qui la traite davantage comme une invitée et non une domestique. Serais-ce une histoire de vampires? La nuit, on entend d'horribles cris de femme alors que le maître des lieux semble désespérément absent. C'est en beau déshabillé transparent qu'Ophélie arpente les couloirs pour satisfaire sa curiosité. Elle finira pas découvrir l'horrible vérité derrière un passage secret où l'on nous détaillera d'horribles sévices corporels. Vierge de Nuremberg? Horrible! C'est trop tard, la belle est prisonnière. A son tour de subir les supplices d'un bourreau impuissant. Va-t'elle s'en sortir? Et si elle utilisait ses talents pour faire une fellation à son tortionnaire, la laisserait-il s'enfuir?


Cette bande dessinée Elvifrance est une petite réussite qui combine avec un égal bonheur horreur et pornographie dans un décor digne d'un film d'épouvante des années 70. Le dessin est plutôt bien soigné et le scénario réserve son lot de surprises déviantes tandis que l'histoire prend toujours des raccourcis souvent assez étonnants, alignant les péripéties en dépit du bon sens (à prendre comme une qualité dans ce genre de BD!) et ne s'embarrasse surtout pas d'une psychologie de caractère très étudié, les personnages étant souvent cons comme la lune! Qu'importe, le plaisir de lecture est assuré avec une grande efficacité. D'autant plus qu'après avoir quitté son job, la voici de retour chez elle où elle aura affaire à un mort qui vient lui lancer un coup de fil afin de la supplier de l'aider... Mais où se cache-t'il, ce pauvre malheureux? Au cimetière, pardi! Nous voici donc parti à nouveau pour une ballade bien atmosphérique chez les cadavres. A ce moment-là, ALLO? ICI LA MORT... prend tout le sens de son titre pour un récit surréaliste et agréable; sans oublier un petit détour coquin où Ophélie prendra le temps de s'envoyer en l'air avec un livreur qui passait par là. "Bigre! La belle bête!". Le quota du cahier des charges est donc bien assuré... La BD semble débuter de nulle part pour finir en point d'interrogation, comme un épisode de "serial" gorgé d'intrigues anecdotiques sexualo-glauques. Pas besoin d'avoir lu ce qui précède pour en savourer les effets. Cela reste une lecture des plus plaisantes.

Au revoir...

Au revoir...
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