lundi 31 janvier 2011

CARNET NOIR : John Barry

CARNET NOIR : John Barry (3 novembre 1933 – 31 janvier 2011)

John Barry est mort. Il avait 77 ans et a succombé à une crise cardiaque. C’était l'un des plus grands compositeurs de musiques de films. Depuis l'annonce de cette perte terrible, je me plonge à nouveau dans son œuvre, piochant par-ci par-là des morceaux de son immense discographie... Pour l'émotion, pour le souvenir... Pour aussi se rendre compte que sa contribution au 7ème Art est tout simplement gigantesque. John le romantique pour qui chaque sujet de films était l'occasion d'offrir un "score" souvent d'un lyrisme bouleversant. Je crois bien que je n'ai jamais autant versé de larmes qu'en écoutant les musiques de films composés par John Barry. Et là, apprenant la nouvelle de sa mort, je pleure encore plus en me disant qu'un grand artiste vient de disparaître...

Rendons donc hommage à l’exceptionnel compositeur et aussi à ses grandes qualités d’orchestrateurs, dont le style est immédiatement identifiable. Au-delà de ses grands classiques comme ce qu’il écrivit pour la saga de l’agent 007, mais aussi OUT OF AFRICA ou encore UN LION EN HIVER (pour lesquels il décrocha 2 de ses cinq oscars!), voici une petite sélection musicale parmi mes œuvres fétiches de cet auteur. Et toujours cette émotion qui titille les sens... John Barry, c'est aussi de la poésie d‘écriture! Superbe! Goodbye, Mr. Barry…









vendredi 28 janvier 2011

mercredi 26 janvier 2011

mardi 25 janvier 2011

MOVIE MOMENTS : LA POSSEDEE

LA POSSEDEE (L'Ossessa) de Mario Gariazzo (1974)

Une variation, parmi tant d'autres de L'EXORCISTE de William Friedkin (1973) dans le paysage cinématographique italien. LA POSSEDEE étant bien entendu davantage axée vers un produit de série B le plus souvent bâclé et souvent sans intérêt. Toutefois, il recèle parfois quelques séquences d'ambiances assez réussies comme celle où Satan se substitue au Christ sur la croix et reprend vie pour violer une jeune étudiante en histoire de l'art. Le début d'un cas de possession démoniaque... Plutôt sympathique, spécialement en regard du duo à l'écran : la superbe Stella Carnacina et le guère rassurant Ivan Rassimov. L'acteur ayant une gueule parfaite pour l'emploi, entre deux reportages avec la "BLack Emanuelle" Laura Gemser ou encore de fabuleux gialli psychédéliques sans oublier une production bon marché qui surfe sur la vague des films cannibales de l'époque, le voilà à nouveau parfait dans le rôle du démon suprême. Enjoy!

lundi 24 janvier 2011

THE ECSTASY GIRLS

THE ECSTASY GIRLS de Gary Graver (1979)

A la veille de la mort d'Edgar Church, milliardaire très puritain, son frère décide de lui révéler à quel point ses quatre jeunes nièces, censées hériter de sa fortune, ont les moeurs légères. Il loue les services d'un acteur au chômage, Jerry Stoner, qui devra en rapporter la preuve filmée, épaulé par deux comparses techniciens.



La grande force de ce long-métrage réside surtout dans son scénario satirique plutôt bien construit où l'on suit une véritable progression dramatique en compagnie de sympathiques personnages issus du monde du 7ème Art. Notre héros, personnifié ici par l'excellent Jamie Gillis est en fait un acteur de cinéma momentanément sans job. Ses comparses, John Leslie et Paul Thomas, interprètent ici les rôles de producteur et réalisateur également sans travail, deux as du métier qui - pour les plus connaisseurs - présentent une forme de miroir de leur propre réalité. En plus de ces choix judicieux dans la distribution masculine, on y retrouve les plus grandes figures féminines du X américain de l'époque comme la délicieuse Serena et surtout Georgina Spelvin (6 ans après la révélation que fut L'ENFER POUR MISS JONES) ou encore la mignonne Desiree Cousteau (INSIDE DESIREE COUSTEAU).

Le film regorge de moments sexuellement explicites pratiquement toujours présentés selon un schéma identique. L'acte en lui-même se révèle presque banal où l'imagerie des préliminaires, de la pénétration jusqu'à l'éjaculation (à chaque fois sur le ventre de la jeune femme) se répète à chaque nouvelle séquence. Rien de bien nouveau, si ce n'est les mises en situations qui se montrent souvent plutôt originales et drôles. On retiendra surtout la participation de Laurien Dominique qui interprète ici une jeune sportive infatigable qui va épuiser nos séducteurs à grands renforts de séances de tennis, natation, course à pied ou encore de tir à l'arc avant de se faire prendre comme il faut sur les marches d'un escalier ou encore entre les mailles d'un filet de hamac! Une pièce envahi par des objets d'art africains sert de décor pour la chaude relation entre Gillis et Spelvin où le jeune barbu redore la libido d'une femme frustrée depuis bien trop longtemps. Les séquences X sont plutôt courtes et très bien cadrées, évitant de s'attarder trop longuement sur des détails anatomiques, privilégiant quelques plaisantes positions acrobatiques (notamment avec Desiree Cousteau) ou encore de savourer une jouissance très amusante où l'une des filles prend son pied en regardant une photo de l'acteur principal, torse nu et portant une carabine dans ses mains avant que ce dernier n'éjacule sur le combiné téléphonique avant de prendre son appel !

Le grand moment de THE ECSTASY GIRLS est surtout la participation de Serena, Mme Jamie Gillis à la ville. A eux deux, ils livrent des performances de toute beauté. La comédienne interprète les jumelles Diane et Nancy, diamétralement opposées sur le plan sexuel. Par ce biais, on obtiendra les deux meilleures séquences du long-métrage. Tout d'abord une séquence SM où l'actrice soumet son partenaire à ses désirs en l'enfermant dans une cage; tandis que l'autre soeur, nettement plus fleur bleue, s'offrira à son homme lors d'un pique-nique sous une pluie rafraîchissante. Bucolique. En plus de ces ravissements pornographiques, le film de Gary Graver se moque du puritanisme ambiant à travers son histoire d'héritage détourné et offre quelques délicieux moments de comédie qui se révèlent souvent très amusant à suivre...

Malheureusement, l'édition DVD (zone 2) de Wild Side présente une copie de l'oeuvre passablement charcutée. L'image y est certes magnifiquement restaurée mais il y manque tout de même 18 minutes de film par rapport à la version intégrale! Une mauvaise surprise qui est surtout incompréhensible - l'éditeur ne s'en explique pas! - qui est tout à fait perceptible lorsqu'on visionne le film, même en ne sachant pas où se trouvent les coupes. Du coup, le montage s'avère souvent abrupte, elliptique, et quelques scènes et dialogues perdent de leur sens... C'est particulièrement significatif lors de la séquence sado-masochiste qui nous prive de l'inversion des rôles entre les partenaires où Gillis humilie Serena en l'attachant à un engin de torture et s'amuse avec une bougie qu'il lui enfile dans le vagin. Mais même privé de ce minutage tout de même considérable, THE ECSTASY GIRLS est un petit classique du genre avec de chouettes scènes sexuelles conjointes à un scénario plus élaboré que la moyenne - sans oublier cet humour qui est souvent irrésistible. Un bon moment de cinéma X.

samedi 22 janvier 2011

Freeze Me : INJU, LA BÊTE DANS L'OMBRE

INJU, LA BÊTE DANS L'OMBRE de Barbet Schroeder (2008) est un petit thriller sexuel se déroulant au Japon. Le comédien Benoît Magimel incarne un écrivain français qui prend part à une intrigue tortueuse et malsaine et qui va se lier avec une geisha interprété par Lika Minamoto, une énigmatique japonaise qui va lui faire découvrir les plaisirs déviants de sa propre culture... Comme ce rapport à la limite de la soumission où la belle fait une simili-fellation à son homme en lui suçant les orteils des pieds. Une séquence plutôt étrange de moeurs sexuelles, comme on en trouve rarement dans le cinéma hors des productions asiatiques. Un beau moment d'intimité, magnifié par une très belle photographie...


SATANIK

SATANIK de Piero Vivarelli (1968)

Le Docteur Marnie Bannister est une femme vieillissante et repoussante en raison d’un visage défiguré. Apprenant qu'un scientifique vivant à Madrid a mis au point une formule capable de régénérer les cellules, elle se rend sur place. Suite au refus du médecin de la soigner à cause de la dangerosité du produit, elle tue celui-ci et absorbe la liqueur miracle. A son réveil, le docteur Bannister est une superbe jeune femme assoiffée de revanche sur le monde et qui compte bien désormais en profiter. Elle est désormais Satanik…

Après DANGER : DIABOLIK! de Mario Bava avec John Philip Law, le cinéma verra apparaître en cette année 1968 une autre "créature" tirée des "fumetti", ces fameuses bandes dessinées italiennes qui envahissaient les petits kiosques de l'époque. SATANIK est d'une même inspiration que le machiavélique voleur, mais cette fois-ci avec une silhouette nettement plus avantageuse. C'est le mannequin polonais prénommé Magda Konopka, qui sera le "Penthouse Pet" du magazine en 1970, qui interpréta l'énigmatique femme au regard de chat. Un choix plutôt judicieux de la part du réalisateur car sa belle comédienne occupe pratiquement chaque séquence de son film, vampirisant sans problème le spectateur de son charme irradiant. Il s'agit même de la raison d'être du long-métrage et pourquoi le réalisateur s'attarde sans arrêt sur les courbes parfaites de son héroïne, également bien mises en valeur par une gigantesque garde-robe où l'on a l'impression que le personnage change ses élégantes toilettes à chacune de ses nouvelles scènes. Car si SATANIK retient notre attention par l'image, ce n'est pas vraiment le cas de son scénario plutôt laborieux et guère intéressant.




Passé un préambule très prometteur où l'historique du personnage féminin est faite - et dont on pourra apprécier le maquillage très bon marché qui est cessé vieillir Marnie, une mixture en forme de croûtes assez moche et terriblement amateur ! - le film passe son temps à nous balader comme des touristes en nous faisant voyager entre l'Espagne et la Suisse. Car il ne se passe finalement pas grand chose dans cette simili-intrigue policière. Satanik se balade et rencontre diverses personnes avant de les assassiner. Et rajoute une pincée de suspense car la formule chimique qui la transforme en reine de beauté ne dure jamais bien longtemps...

Moins amusant, le réalisateur filme aussi d'incessantes discussions entre policiers au détriment de l'action pure et dure. Souvent faiblardes et kitsch, les quelques séquences mouvementées sont quand même assez réjouissantes, entre de timides scènes de combats, un peu de sang, quelques morts et une tragique poursuite en voiture... C'est d'abord une histoire pleine de naïveté et au(x) charme(s) rétro plutôt plaisante à suivre en compagnie d'une femme aux moeurs assez libérées. Malheureusement, le metteur en scène ne met pas suffisamment en avant son personnage féminin dont le surnom Satanik ne sera jamais prononcé durant toute la durée du long-métrage. On est quand même loin du mythique héros Diabolik. D'ailleurs l'actrice principale ne portera qu'une seule fois sa combinaison noire moulante (à l'image de son affiche promotionnelle!), à l'occasion d'un superbe striptease dans un casino. Il s'agit-là forcément du meilleur moment du film. Il y a aussi à retenir quelques autres instants teintés d'érotisme où la belle dévoile sa poitrine à ses riches amants.

SATANIK est donc avant tout destiné aux amateurs d'ambiances pop psychédéliques et à tout ceux qui apprécient la patine visuelle des années 60, autant au niveau des décors que des costumes. Et puis il faut aussi signaler le superbe générique d'ouverture et surtout la bande originale très "groovy" qui ponctue avec un certain panache les molles aventures de cet avatar du Dr. Jekyll/Mister Hyde... Voilà, en plus de la prestation de son interprète principal, les arguments de poids d'un long-métrage finalement guère réussi et plus proche d'une forme de parodie alors que l'on aurait sans doute pu mélanger le cocktail espionnage/fantastique avec davantage de conviction. Ici, le ridicule n'est jamais loin, tout comme une certaine forme d'ennui pour qui ne s'intéresse pas à la plastique avantageuse de son héroïne.





Au revoir...

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