mardi 20 décembre 2011

BD ELVIFRANCE - A UN POIL PRES...

A UN POIL PRES… - Bande dessinée Adulte

Mais quel titre!! Mais quelle belle couverture!!! A la fois très sexuelle et inquiétante, cette image brillamment composée ferait presque penser à un giallo mis en scène par Andrea Bianchi. A NUE POUR L’ASSASSIN avec Edwige Fenech! Si l’intrigue de cette bande dessinée pour adultes possède un fort quota de séquences très explicites, on est pourtant loin d’avoir affaire à une intrigue policière alambiquée… Cette BD "EF" nous propose une histoire qui ressemble davantage à une poilade bien coquine qu’autre chose. Et c'est tout à fait appréciable...

Gaston et Martine sont un couple de français moyens à la sexualité défaillante. Invalide suite à un malheureux accident de travail et face à la forte pilosité de sa femme, Gaston a perdu tout intérêt dans sa relation physique avec Martine. Il faut dire que notre homme à un fantasme inavouable : il préfère dorénavant les petites chattes bien lisses de jeunes gamines à la foufoune bien fournie de sa chère et tendre… Même si l’épouse essaie de chauffer autant qu’elle peut son mâle au lit, rien n’y fait! En simulant la recherche d’un hypothétique furoncle sur son cul tout en écartant bien les fesses et exposant sans honte son anus poilu à la vue de son mec, cela ne suffit plus! Du coup, le mâle frustré reporte ses envies refoulées en se branlant en douce sur des vieux magazines d’écolières qui l’excite comme un fou! Triste sort que de voir le pauvre bougre déverser sa semence sur du papier glacé… Mais c’est sans compter sur Martine qui est loin d’être une conne et qui, discrètement, découvre le secret de son mari. « J’ai un mari qui refuse de m’sauter pour se branler comme un gamin, c’est une histoire de fou.» Alors que faire dans pareil cas, me direz-vous?

Préambule parfait pour une histoire digne d’un vieux porno gaulois 70’s, A UN POIL PRES prend très à cœur le destin de cette femme qui se décide à faire le maximum pour raviver sa sexualité à l’abandon. Plutôt que de raser son large duvet - prouvant par là même qu’elle aurait découvert le petit manège intime de son homme en l‘espionnant - Martine, en toute bonne épouse bien dévouée, se décide à lui trouver « une jeune salope imberbe du minou »! Et là, quoi de mieux que de débaucher la blondinette nommée Lucy Fair, étudiante anglaise albinos - forcément sans poils - au français vacillant fréquentant ses cours de langues?

Une fois le stratagème/prétexte mis en place par les deux femmes, Lucy débarque pour une semaine de travail au domicile de sa chère institutrice… Il ne faudra pas longtemps pour que Gaston succombe aux avances « innocentes » de la minette guère effarouchée. Une situation diablement coquine où la jeune anglophone découvrira en pratique la traduction française de mots tels que « cock » et « pussy ». La parfaite lolita perverse en action!

Dans son deuxième acte, A UN POIL PRES attaque de front sa thématique en s’offrant un rasage intégrale pour l’épouse avant que celle-ci ne s’adonne au lesbianisme avec son élève. Les cours de langues ont au moins ça de bon!… Mais il est désormais le moment de manigancer cette partie de jambes en l’air tant attendue avec son mari. Mais est-ce que Gaston qui vient d’assouvir son fantasme de toujours aura-t’il vraiment envie du sexe nouvellement lisse de sa femme? C’est là que cette histoire gagne définitivement tout son sel avec une conclusion qui va en surprendre plus d’un! A un poil près, c’était bon… mais tel est pris qui croyait prendre! Sous ses apparats ouvertement pornographiques, cette BD de cul est finalement très morale! Si, si! …

Ce volume « made in Elvifrance » ne s’en tient pas là et offre encore deux petites histoires anecdotiques. Si MENAGE A TROIS, qui clôture cette opus très cul ne présente que très peu d’intérêt en quelques pages, LE LANGAGE DES FLEURS reste finalement sympathique. On y croise Léopold, célibataire dans la force de l’âge qui passe ses journées à espionner sa jeune fleuriste de voisine dont il s’est amouracher.

Mais la belle Rose de son prénom possède de bien piquantes épines et le cinquantenaire va malheureusement l’apprendre à ses dépens. Si la finalité tragique de cette histoire est très banale, elle comporte de savoureux petits moments… Comme celui où Léopold se livre à une branlette fleurie, ou encore ces instants de séduction d’un autre temps donnant ainsi au LANGAGE DES FLEURS une poésie littéraire souvent cruellement absente de ce genre de lecture. Quoi de mieux qu’une soudaine envie d’une turlute au milieu des bouquets et autres pots de campagnes? Savoure ton plaisir, Léopold… Tu vas largement en payer le prix par la suite! La moralité, encore une fois!


Si, au final, ce volume Elvifrance A UN POIL PRES n’est pas aussi superbe que sa remarquable couverture, il reste un très agréable moment de lecture pour tout ceux qui savent apprécier une bonne tranche de situations pornos bien graphiques, avec de l’humour, de la moule de l'amour et du foutre à foison. De la vulgarité avec une pointe de bon goût!

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