mercredi 19 octobre 2011

LUFF 2011 : Séances du mardi




Alors que le LUFF avait déjà ouvert les festivités depuis samedi passé 15 octobre avec le concert exceptionnel de Diamanda Galas aux Docks, on peut aujourd’hui dire clairement que le festival a véritablement débuté aujourd’hui, mardi 18 octobre 2011. Car le LUFF, avant d’être une riche programmation musicale alternative, c’est avant tout une large sélection de films, courts-métrages et documentaires comme on en voit rarement dans les salles de cinémas. Et même si la Cérémonie d’Ouverture n’est prévue qu’en début de soirée, il y a déjà de quoi se mettre sous la dent depuis ce début d’après-midi dans les petites caves cinématographiques du Zinéma. Le LUFF s’étend à travers Lausanne dans diverses institutions à travers la ville pour les nombreuses projections qui ponctuent cette semaine de festival jusqu’à dimanche soir prochain.

Tout commencera aujourd’hui à 14h30, mais avant cela il y a encore la tâche pas forcément aisée de se procurer son « Pass » personnel; précieux sésame qui vous donne accès au paradis « underground ».

L’organisation étant toujours en place, on scotche et installe encore les derniers accessoires pour cette énorme célébration de l’alternatif dans toute sa splendeur. Et quoi de mieux que la respectable institution de la Cinémathèque Suisse pour accueillir films, concerts, personnalités du monde entier et son public hétéroclite en ces saints lieux pour cinéphiles avertis… Après avoir déboursé CHF 130.- auprès d’une charmante jeune femme enfermée dans un aquarium de verre, me voici muni d’un petit bracelet en tissu noir qui ne quittera plus mon poignet pour les six jours à venir…

Quittant pour un temps la place de Montbenon où se situera l'essentiel des événements, il arrive bientôt l’heure de se rendre à la première projection de la journée. Le Zinéma se trouve coincé dans une étroite ruelle, un peu cachée des grands axes comme un secret honteux. Ici, dans ce local bétonné aux lampes de plafond accrochées à l’envers, il y a 2 petites salles de projections qui ressemblent davantage à de sombres petites caves qu’à un endroit pour la diffusion de films. Néamoins, c’est le décor parfait pour s’envoyer des bobines bien underground dans les rétines. L’accueil est détendu, le bar est bien fourni en alcools exotiques et il y a même des petites gamines qui traînent dans les parages pour distribuer des tracs aux éventuels spectateurs présents…

Dans la salle 1 on peut découvrir un joyau de l’interminable filmographie de Jess Franco : UNE VIERGE CHEZ LES MORTS-VIVANTS. Un titre alléchant pour une pellicule bien barrée comme sait nous en offrir ce réalisateur si cher à mes yeux. Pourtant, ce n’est pas encore maintenant que je vais m’assoir à nouveau devant ce film-là, me réservant la prochaine diffusion du long-métrage dans une autre salle; bien plus grande et prestigieuse pour savourer cet étrange long-métrage. Pour le moment, c’est dans la salle 2 (env. 20 sièges!) que le LUFF démarrera pour moi avec une œuvre tirée de la sélection « Music In Films » : NOISE AND RESISTANCE : VOICES FROM THE DIY UNDERGROUND de Francesca Araiza Andrade & Julia Ostertag (2011).



Ce long documentaire a permis à ses investigateurs de s’immiscer à l’intérieur du mouvement punk actuel et de rencontrer ses participants pour nous en donner un aperçu très intéressant de cette scène artistique qui prône un discours et un mode de vie alternatif aux besoins irrévocables du monde d’aujourd’hui. On y parle forcément politique, car ces chanteurs et musiciens ont des choses à dire à travers leurs « nuisances sonores », notamment sur la société actuelle qui ne leur convient pas. A travers l’Europe, cette sous-culture est présentée à travers des pays comme l’Espagne, la Russie, l’Angleterre, l’Allemagne…

Au-delà de l’image persistante d’être des d’artistes « violents », NOISE AND RESISTANCE décrit l’évolution du mouvement punk passé et présent. Les activistes du collectif anglais Crass, des squatteurs à Barcelone, des anti-fachos à Moscou, des syndicalistes néérlandais, des locataires queer d’un trailer park berlinois… Et puis aussi faire sortir de l’ombre toute la frange féminine de cette musique particulière avec notamment un groupe de suédoises. Le documentaire dévoile toute la richesse de ce monde musical qui rappelle par certains aspects les « hippies » de la grande époque qui vivaient en marge du monde moderne… Le film est toujours percutant dans sa représentation très variée d’un univers largement méconnu et souvent considéré à tort comme nuisible. Parfois un peu redondant dans ses divers discours qui se répètent sur la longueur, il reste surtout une figure cinématographique importante pour le genre et définitivement un « must » pour tout adeptes de cette sous-culture, levant ainsi le voile face à de nombreux préjugés.



Après s’être envoyé un sujet aussi lourd et bruyant, rien de tel que de se réjouir de plonger à corps perdu dans l’univers fétichiste de Maria Beatty. Aujourd’hui, c’est l’occasion rêvé de faire le plein de courts et moyens métrages au Zinema qui projetera durant tout cette journée pas moins de 8 films à travers diverses thématiques érotiques.

Toutefois, il m’est regrettable d’apprendre que la venue de la réalisatrice à Lausanne n’est prévue qu’à partir de demain. Il aurait été intéressant de pouvoir l’écouter parler de son travail lors de la présentation de ses propres films et surtout d’explorer son univers et de converser un peu avec elle. Pour aujourd’hui, on se contentera du discours visuel à travers son genre à lui tout seul : « Erotic Noir Cinema » et d’aligner pas moins de 4 courts métrages dans les deux heures à venir… Alors que la sensualité affichée à travers ses images se réclament d’une certaine féminité, il est curieux d’y voir un public quasiment masculin à ces projections. La petitesse de la salle renforce l’intimité de ces projections où l’on s’immisce instantanément dans un monde fait de délices et de supplices…

La première thématique intitulée « Definition Of Sapphism & Erotic Noir » se présente en deux temps. Pour commencer, nous avons tout d’abord droit à THE BLACK GLOVE (1996) où une séance de domination féminine est offerte sans détour. Dans un très beau noir/blanc ponctué d’une musique minimaliste de John Zorn, une blonde soumet son corps à sa maîtresse qui débute le "traitement" en lui tirant les tétons pour son plus grand (dé)plaisir. Dans une subtile escalade de sensations, Maria Beatty filme au plus près les sévices accomplit par la dominatrice : gifles, balade d’éperons sur tout le corps, pinces sur les lèvres du vagin, cire chaude de bougie sur le sexe offert … L’œuvre est une splendeur visuelle d’un masochisme absolument délectable.

Après ceci, on reste dans l’érotisme mais dans un tout autre style avec un moyen-métrage beaucoup plus récent : STRAP ON MOTEL (2008). Ici, l’approche est plus contemporaine qu’à l’accoutumée. On y voit les nuits fiévreuses de deux femmes - supposées danseuses érotiques d’un strip club - dans une chambre d’hôtel à Las Vegas.

Les personnages, deux lesbiennes aux tatouages dégueulasses et aux looks guère aguichants évoquent celui de fumeuses de crack qui est quand même bien loin de l’esthétique si soigné de Maria Beatty. Cette interminable bluette pornographique n’a plus le goût suave de son érotisme noir si chic au regard. Ici, on sombre dans le X le plus grossier avec gode-ceinture, bite en plastique apposée sur la bouche pour venir s’y empaler; banale séquence dans une baignoire ou encore sur la cuvette de toilettes où la caméra s’attarde en gros plan sur le fion bien agité d’une demoiselle qui n’a rien de charmante. Ces 50 minutes de métrage sont bien pénibles pour ne pas dire sans intérêt si ce n’est d’être nauséeuses et lugubres. Probablement le travail le moins intéressant de l’artiste à voir au Zinéma durant le LUFF. A éviter!


Bon, ce n’est pas tout ça mais voir des films cela donne faim. Et la vision d’un anus sur écran large me donne envie de dévorer des tapas. Avec l’ami Lukas on prend donc une petite demie heure pour se réfugier dans un restaurant de proximité pour manger espagnol... La surprenante rapidité du service nous permettra même d’être presque à l’heure pour la prochaine séance, n’étant pourtant guère tenté par la suite du programme au vu de ce qui précèdait qui fut relativement pénible à endurer dans sa deuxième moitié.

Et pourtant, on se dirigera à nouveau tranquillement vers la petite salle alternative pour une seconde session de courts-métrages interdit aux moins de dix-huit ans. A la caisse du Zinéma, une des jeunes distribueuses de flyers demande quels sont les films diffusées en ce moment. On lui répond « un film érotique en salle 1 et un film gore en salle 2! ». La réaction de la fille, résignée à ne point y jeter un coup d’œil « Bon, ben je crois que je vais aller faire un tour ailleurs… » alors que nous franchissons les ténèbres de la salle pour s’assoir directement sur les sièges du premier rang, la séance étant quasi-complète pour ce deuxième tour à la thématique qui semble cette fois-ci plus exquise : « Vintage Fetish »!



THE ELEGANT SPANKING (1995), premier court-métrage de la sélection présente en 45 minutes une séance de soumission en noir/blanc dans un style qui le rapproche du cinéma muet avec ses encarts noirs de petits textes bien inutiles dans ce genre de situation... Car ici la punition du chaton se passe de paroles et même la musique se rapproche davantage d’une bande son mouillée que de l’horrible musique jazzy du précédent film que j’essaie déjà d’oublier…

THE ELEGANT SPANKING porte un soin particulier à la lingerie et aux hauts talons de ses femmes, les petits détails sont soignés et les séquences de fessées, d’adoration des pieds et de pipi (dans la bouche) en font un objet d’une fétichiste absolue en totale maîtrise de son art. On tient là un petit classique de cinéma lesbien où même les gros plans de sexe parfaitement rasées n’ont rien de pornographiques et se rapproche davantage d’une peinture que d’un vulgaire produit érotique. Tout simplement superbe!

On continue dans le domaine du rêve sensuel avec ECSTASY IN BERLIN, 1926 (2004) qui clôture cette deuxième session labellisée « Maria Beatty ». Une beauté glisse une aiguille dans sa cuisse à la peau crémeuse. C’est parti pour une nouvelle euphorie de 45 minutes où la réalisatrice sublime ses magnifiques femmes dans un kaléidoscope d’images envoûtantes où l’univers fétichiste délivre une extase totalement enivrante. Un rêve sur pellicule qui dérive à travers une variété d’expériences exotiques aux éblouissantes soumissions. Les images savamment composées assure un spectacle obsédant et sexuellement intense. Une éclatante démonstration du cinéma hypnotique de Maria Beatty, entre douleur et plaisirs!


Il est bientôt 20 heures et la nuit est déjà tombée lorsque les spectateurs sortent des salles du Zinéma. Ca y est, on arrive enfin au grand événement de la soirée : la Cérémonie d’Ouverture de cette 10ème édition du LUFF. Les fans et curieux de l’underground se rejoignent tranquillement à Montbenon, envahissant l’antre de la Cinémathèque suisse. Ce soir, il y a beaucoup de monde. Et les gens auront raison car la séance à venir promet d’être dantesque.

Pour marquer le coup de ce 10ème anniversaire de célébration de l’underground sous toutes ses formes, les organisateurs du festival nous propose en guise d’apéritif un spectacle exclusif préparé par Peaches Christ alias Joshua Grannell. Drag Queen vedette des messes de minuit dédiées au cinéma bis à San Francisco, elle revient au LUFF (après un premier passage il y a déjà 5 ans!) pour présenter son tout premier long-métrage ALL ABOUT EVIL.

Mais avant cela c’est tout d’abord le tour de Julien Bodivit, maître d’œuvre de la manifestation, d’accueillir une salle Paderewski pleine à craquer d’un public de plus en plus avides de savourer des curiosités cinématographiques et de découvrir des personnalités hors-normes. Et ce soir, il va y avoir la dose! Alors que différents discours se suivent pour soutenir le LUFF et parler de leur admiration pour une manifestation probablement assez unique en Europe; de son côté Julien met en avant les gens de l’ombre qui s’occupent depuis les débuts de sa création à l’excellence de la programmation tant musicale que cinématographique du Lausanne Underground Film & Music Festival. Ainsi sur scène s’affiche quantité de monde que la foule présente ce soir salue de vivaces applaudissements pour tant d’années de plaisirs partagés. La décennie enfin atteinte, le LUFF a parcouru déjà tant de chemins et fait ressurgir une image iconoclaste du 7ème art à travers quantité d’œuvres diverses, étonnantes, subversives, malades… en un mot : c’est sensationnel. Et ce soir-là, derrière le créateur du festival une gigantesque bande vidéo promotionnelle nous fait parcourir le vaste programme de la semaine à venir à base d’extraits méga-alléchants sur une bande son tonitruante qui nous ferait presque jouir de plaisir devant tout ce qui nous est offert à nos rétines pour les prochains jours. Mmmmmh…

La célébration du LUFF est à la fête pour ses 10 ans car maintenant le show promis par Peaches Christ et ses copines drag en provenance de Londres et San Francisco va débuter... en investissant insidieusement la scène. D’abord deux jumelles magnifiquement maléfiques emmènent au loin l’organisateur du festival en lui brandissant un couteau sous la gorge tandis que l’artiste Natasha Lyonne entonne un « Shut The Fuck Up, Bitch! » face au public alors que les poupées androgynes de la troupe se déhanchent aux rythmes d’une musique enivrante pour laisser enfin la place à la reine de la soirée. La fabuleuse drag queen a sorti le grand jeu à l’image de sa tenue reflétant mille paillettes argentées alors qu’une monstrueuse perruque noire orne sa tête maquillée à outrance. On pense immanquablement à Divine, la muse tragique de John Waters; autant que le souvenir d’une autre personnalité marquante des nuits bis, à savoir la gothique Elvira et son fameux décolleté mythique.

Pleine de couleurs et de bonne humeur sarcastique, Peaches Christ domine son public avec qui elle joue d’une complicité tout simplement réjouissante. Avec force d’anecdotes diverses, elle raconte la genèse de sa troupe avec de bons mots piquants, ponctuant son show dans un esprit très cabaret d’un autre monde. Sexy et amusante, elle est étourdissante et transmet sans problème son amour pour le cinéma de genre avec la présentation de son premier long-métrage, ALL ABOUT EVIL, dont les débuts créatifs remontent quasiment à sa venue au LUFF il y a déjà de nombreuses années. Pas facile de monter un projet pareil, mais y a investit tout son cœur et sa passion.

A mesure que la soirée avance et que la projection n’a toujours pas débutée, ce n’est pas pour autant que l’on s’ennuie en compagnie de Peaches Christ et de ses créatures. Cette introduction démente fait ressurgir toute la folie qu’on est en droit d’attendre d’un festival underground; on s’y amuse terriblement. Et comme il fut annoncé sur le site du festival que toute personne se pliant à un « dress code » particulier aurait accès au show d’ouverture pour pas un rond, toute une série de spectateurs/trices sont cordialement invités à monter sur scène pour se présenter face au public dans leurs déguisement drag! Les espionnes de Peaches Christ ayant déjà bien repérés les belles ayant eu le courage de se travestir pour la soirée. Et le résultat fut assez hallucinant, autant au niveau de diversité que et de taille des participant/es; allant de la petite Kim déguisé en homme - « You’re gonna get lucky tonight! » à un pathétique travelo jusqu’au gigantesque androgyne à la tenue si délicieusement courte! Peaches est surprise et dans tous ses états, remettant un prix au déguisement le plus réussi; à savoir à la géante de la soirée…

Encore une chanson et une délicieuse chorégraphie pour terminer le show avant que Natasha Lyonne s’engueule - pour de faux - avec la maîtresse de cérémonie pour finir par tuer - hors champ mais sur écran géant - sa petite protégé Martiny toute de rose vêtue… Filmée bien entendu, car tout ceci rejoint la thématique du long-métrage maintenant projeté : « People Are Dying To Get Into This Movie »… Lumières éteintes sous les pleurs de Peaches Christ, le son poussé à fond; il est temps de savourer le film du soir : ALL ABOUT EVIL!!!


La jeune libraire Deborah Tennis hérite du Victoria, le vieux cinéma de quartier de son père dont les finances s’avèrent désastreuses. Alors qu’elle fait le nécessaire pour sauver l’établissement, elle se découvre un talent tout particulier pour le meurtre. Et les meurtres, elle va en commettre beaucoup, tous mis en scène et tournés pour les besoins de courts métrages horrifiques qui vont élever la cinéaste providentielle au rang de star locale!

Véritable lettre d’amour au cinéma d’épouvante et d’horreur ALL ABOUT EVIL est un superbe manifeste en guise d’appel de détresse face à la disparition de ces cinémas de quartier de plus en plus en voie d’extinction. Et son hommage aux genres horrifiques est loin d’être un simple pastiche car il va plus loin que les habituels clins d’œil au 7ième art qui fait les yeux doux aux films de monstres des années 1930 du studio Universal ainsi qu'aux productions horrifiques datées des années 80.

D'ailleurs, Joshua Grannell démontre immédiatement toute sa passion pour un certain genre à travers un fantastique générique d’ouverture fait de magnifiques posters de vieux films d’épouvante pour ensuite s’infiltrer dans une salle de cinéma pour ne plus nous en laisser ressortir… Difficile de résister lorsqu’on y diffuse un film d’horreur et que la distribution d’ALL ABOUT EVIL regorge de guest star iconiques comme Cassandra Peterson - alias Elvira, Maîtresse des ténèbres! - ou encore Mink Stole actrice fétiche chez John Waters.

Et puis il y a tout cette sincérité qu’injecte la réalisatrice dans son scénario qui ne sombre jamais dans une nostalgie bon marché et, au contraire, s’échine à créer de vrais personnages attachants comme son interprète principale : la monstrueuse Deborah Tennis et son travail de mort pour la survie de sa salle de cinéma. Et quel plaisir de voir à l’écran des personnages aussi mythiques que les jumelles tueuses interprétées par les troublantes Jade & Nikita Ramsey. La célébration du film de genre est ici à son sommet, porté par une écriture et une mise en scène brillante qui regorge d’idées bien underground pour un résultat final qui ne peut que réchauffer le cœur de ses fans les plus fervents.

Le délire ambiant qui émane de cette réussite éblouissante pourrait sans doute transformer - le temps nous le dira! - ce premier long-métrage en ROCKY HORROR PICTURE SHOW pour le 21ème siècle! C’est tout ce que l’on souhaite à ce brillant petit film qui parle d’amour du cinéma avec beaucoup beaucoup d’affection. Unique!





Pfffiouu… Difficile de se remetre d’une séance aussi fabuleuse que celle-ci. Il n’y a pas à dire, on s’en souviendra longtemps de cette Cérémonie d’Ouverture! Un véritable régal!

Le public se disperse dans les couloirs de la Cinémathèque, prenant des photos aux côtés de la drag queen - qui a entretemps changé de robe pour l’occasion! - en buvant des bières et en discutant passionnément de cinéma et de musique… forcément underground! Dans un petit coin, une femme vend du merchandising ALL ABOUT EVIL : des T-Shirts, des CD et bien entendu des DVD du film que l'on vient de voir... Bien entendu, le stock est rapidement épuisé et il n'y en aura pas pour tout le monde. Dommage pour moi, je me procurerai ma copie lors d'une prochaine commande internet...

Il est pratiquement 23h30 et il faut dire que l’on a déjà bien dépassé l’horaire de la dernière session de courts métrages de Maria Beatty au Zinéma. Celle-ci était prévu il y a une heure auparavant. Ce n’est donc plus la peine de se précipiter en ville pour cette ultime séance de cinéma ce soir… Mais ce n’est pas pour autant que la soirée est terminée, l’after-show était déjà assuré par Riond & les groupies aux sons d’une musique électronique qui tourneboule les sens.

J’en profite pour dépenser quelques sous en achetant des bouquins tendancieux et quelques VHS labellisées « René Château » toutes droit sorties de la cave d’un cinéphile déviant avant de décider de prendre le chemin du retour... En partant devant moi, une jeune femme en mini-short cuir et portant un masque blanc fascinant qui lui recouvre l’entier de son visage; je la regarde se déhancher aux rythmes de "beats" qui te remue toutes tes entrailles. Une sublime image à retenir d'une fête nocturne qui n'a pas encore dit son dernier mot… Décidément, le LUFF promet et offre des moments miraculeux à chaque nouvelle session. On est donc impatient d’être déjà sur les lieux dès le lendemain… Vivement!

1 commentaire:

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Au revoir...

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