jeudi 7 juillet 2011

NIFFF 2011 / Day 7

NIFFF 2011 / Day 7 : 7 juillet 2011

Le soleil vient de se lever, ces foutus volets en bois laissant déjà filtrer la lumière dans le salon... Ca serait déjà l'heure de se réveiller? Mais non, bon sang... Il est à peine 6 heures du matin et cela fait à peine deux heures que je suis couché. Néanmoins, j'ai déjà les yeux ouverts, partiellement collés par une fatigue de plus en plus persistante... Je me rendors tant bien que mal, essayant d'engranger un maximum de repos avant de se lever pour un retour quotidien dans les salles obscures. Qui sait, c'est peut-être bien là que je trouve mon plus grand (ré)confort et que je pourrais davantage emmagasiner du sommeil. Hélas, les films diffusés sont toujours aussi passionnants à suivre, pourquoi faudrait-il que je m'endorme? Même si la fatigue et les courbatures aidant bien, je ne peux décemment pas fermer les yeux devant tant de chefs-d'oeuvre à voir et à revoir.... Et plus particulièrement aujourd'hui, la sélection étant encore une fois largement plus excitante que toute autre chose sur cette planète!

A chaque nouvelle édition du NIFFF, les programmateurs du festival s'échinent à nous servir en plus d'une sélection de films toujours très diversifiés une belle palette des représentants du cinéma fantastique. Certains ne sont juste là que pour présenter une oeuvre ou défendre leur propre long-métrage; d'autres sont des pointures, véritables institutions et piliers du genre. En plus de la présence d'Herschell Gordon Lewis et du jeune Eli Roth, la grande star de cette 11ème manifestation est bien entendu William Lustig. Le réalisateur est désormais à la tête de la société de DVD Blue Underground, toujours très actif dans le milieu du cinéma d'horreur. Et ce jour-là, en plus de son rôle de Président de la "Compétition Internationale" , il est présent au Temple du Bas pour venir nous offrir dans une copie restaurée et belle comme les nuits new-yorkaise des années 80 son propre monument : MANIAC! "I warned you not to go out tonight". Une phrase murmurée par le tueur du film, véritable masse psychopathe au souffle pesant qui, une fois la nuit tombée, arpente les ruelles sombres de la Grande Pomme à la recherche d'une nouvelle victime. Etrange de se voir offrir une occasion unique de (re)découvrir le film sur la grande toile en plein après-midi. Mais aussi la chance de (re)voir le film sur un écran aussi géant, opportunité qui étonne également son réalisateur; celui-ci n'ayant jamais imaginé voir un jour son long-métrage le plus célèbre diffusé dans un "Temple".

William Lustig est un bonhomme impressionnant. 56 ans, homme de taille moyenne, il possède un estomac d'éléphant - un gros bide, quoi! - qui a bien l'air de l'indisposer lorsqu'il doit se déplacer ou simplement rester debout. De ce fait, on sent qu'il y a un gros effort de sa part pour effectuer lui-même la présentation de MANIAC à son public, s'appuyant fortement sur le dos d'une chaise pour pouvoir se maintenir à la verticale sans tomber. Le réalisateur est sympathique et d'une très grande gentillesse. Bien à l'opposé de l'univers noir qu'il a composé dans son oeuvre en compagnie de son ami Joe Spinnell, le visage de l'assassin aux mannequins sanglants.

Lustig ne s'attarde pas trop sur sa présentation, l'histoire étant certainement connue par la plupart des spectateurs dans la salle. Un grand plaisir de cinémaniaque, et il s'agit d'une grande première pour tous les films présentés dans le cadre d'une rétrospective, le fait d'avoir le metteur en scène nous parlant technique via le tirage d'une copie 35mm neuve à partir des éléments originaux. Une belle opportunité de voir le film en version intégrale, "uncut" comme aiment le disent les cinéphiles américains.

Une fois la projection lancée, c'est de plein pied que l'on se retrouve plongé dans l'univers glauque de Frank Zito. Le tueur en série le plus terrifiant de l'Histoire du Cinéma. Encore plus que la surenchère graphique dans la violence qui accompagne les meurtres présentés à l'écran, c'est surtout cette atmosphère bien lourde dans laquelle baigne cette histoire qui fait toute la force de MANIAC. Et puis également le fait que le point de vue de la caméra du réalisateur est uniquement placé du côté de l'assassin, nous permettant de vivre son quotidien et de passer de l'autre côté du miroir, d'entendre ses pensées et vivre ses actions... Il s'en dégage un malaise persistant, une insécurité totale comme on en a rarement ressenti devant un film d'horreur. Il n'y a peut être que le chef d'oeuvre de Tobe Hooper, MASSACRE A LA TRONCONNEUSE, qui arrive à la même intensité dans la description d'un univers aussi sombre. Sans humour et avec une certaine tendresse pour son personnage, William Lustig nous décrit la vie d'un maniaque comme on ne l'a jamais vu. Ce chef-d'oeuvre est la matière cauchemardesque pour pourrir nos nuits, n'ayant rien perdu de son pouvoir inquiétant et fascinant, et quelle fin! Inoubliable!



Assis sur une chaise face à ses spectateurs, Lustig est à nouveau présent pour un questions/réponses avec les différents fans de MANIAC. Il revient, à travers plusieurs interrogations: sur la genèse du projet, sa collaboration avec Joe Spinnel, Caroline Munro, la curieuse absence de la police dans cette histoire; et puis aussi le fait qu'il y avait deux stars du cinéma pornographique dans son casting, à savoir la toujours très androgyne Sharon Mitchell dans le rôle d'une infirmière pour le temps d'une apparition et aussi Abigail Clayton qui interprète un top-model qui se fera posséder par le gros Frank au sortir de son bain mousseux. Il aborde également le fait désormais officiel du remake de MANIAC par Alexandre Aja. Un "scoop" qui n'emballe pas grand monde tant le film de William Lustig n'a vraiment pas besoin d'une mise à jour contemporaine; si ce n'est verser dans une surenchère dans la violence qui semble déjà bien vaine. Ce choc cinématographique qui fut, à l'époque de sa sortie en VHS chez René Château, l'un des "films que vous ne verrez jamais à la télévision" reste encore aujourd'hui l'une des oeuvres les plus puissantes et nauséabondes que l'on puisse trouver. Insurpassable! On termine bien entendu par une séance de dédicaces pour les plus accros venus faire signer leurs diverses éditions DVD. Et voilà que Bill quitte le Temple pour se faufiler dans la limousine officielle du NIFFF. Un maître de l'horreur vient de s'en aller...

A la sortie, alors que la foule se disperse, je rejoins un Sébastien tout content d'avoir la griffe du réalisateur sur sa belle édition "Collector" zone 2 de MANIAC. Pour ma part, cela fait bien longtemps que j'en ai terminé avec cette manie de courir après les célébrités du NIFFF pour leur arracher une signature sur un DVD, un laserdisc ou mieux encore, une VHS! Mon côté midinette est passée et je préfère largement les côtoyer durant la manifestation et pourquoi pas discuter quelques mots en leur compagnie. Mais avoir un horrible "graffiti" informe et souvent illisible sur les boîtiers de mes films, non merci!

Alors que la journée touche gentiment à sa fin, on se dirige tranquillement vers le centre du NIFFF, à savoir le Théâtre du Passage. C'est ici que se déroulera la suite du programme avec la diffusion d'un film mexicain avec des bonnes sœurs qui prennent feu! Comment ne pas être excité par un « pitch » pareil? Il s'agit de ALUCARDA, DAUGHTER OF DARKNESS (Alucarda, La Hija De Las Tinieblas) de Juan Lopez Moctezuma (1978). Un long-métrage complètement fou dont j'apprécie déjà les nombreuses qualités, tout simplement parce que je le possède déjà dans ma dvdthèque et que j'ai déjà pu savourer plusieurs fois ce moment de cinéma bien déchaîné dans la tranquillité de mon salon.

Du coup, j'aurais très bien pu l'évincer au profit d'une autre projection, TODOS TUS MUERTOS Carlos Moreno qui était initialement prévue dans la première version de mon programme. Toutefois, la thématique très politisée du long-métrage ne m'enchante guère et à ce moment-là, j'étais plus d'humeur à une bonne diffusion d'un nunsploitation bien délirant qu'à autre chose, nettement plus sérieux. Et puis c'est tout de même nettement plus sympathique de se regrouper entre cinéphiles avertis pour savourer ce film que de me retrouver bien seul durant l'autre projection en parallèle... Et de voir Sébastien et Lukas se réjouir tandis que Sibylle craint de bien s'ennuyer devant "ce films pour mecs" est un sentiment précieux.

Malheureusement, voir un film dans la petite salle du Passage 2 est un vrai calvaire pour qui souhaite un strict minimum de confort. Ici, ce n'est même pas un Temple, mais une estrade bricolée avec des chaises en plastique dure. Pas de places pour les jambes des géants. Ou comment regarder ALUCARDA deviendrait presque un supplice aussi insupportable que le sort subit par certaines nonnes dans le long-métrage de Moctezuma. Ah, la vie de cinéphiles est aussi faite de souffrances! Mais le moment n'est pas aux plaintes car voilà que débute la présentation de Pete Tombs, tête pensante de chez l'éditeur Mondo Macabro.



Avant ALUCARDA, son réalisateur mettra en scène deux ans auparavant une histoire bien bizarre portant le titre très équivoque de THE MANSION OF MADNESS. Imaginez un film d'horreur mélangeant des influences allant des Monty Python à un Fellini sous acide et vous aurez peut-être une idée du résultat.

Ce premier essai cinématographique se solda par une belle réussite artistique qui se vit consacré, à l'époque, durant le Festival du film à Locarno en Suisse. Mais ce ne fut pas pour autant que l'auteur fut accueilli les bras ouverts à son retour au pays, tout fier de son prix. Bien au contraire, les critiques mexicains se déchainèrent sur l'œuvre la qualifiant comme étant l'une des pires jamais vues. Mais cela ne démonta pas le moral de son auteur et il mettra un plaisir quasi-sadique à réaliser par la suite ce fameux film de manière tellement excessive qu'il voulait donner volontairement aux journalistes une raison valable de hair ce film-là.

Et le résultat est devant nos yeux : ALUCARDA est un somptueux spectacle, visuellement très soigné de par ses décors et costumes aux influences marqués par le cinéma de Alejandro Jodorowsky dont on retrouve ici le goût pour les situations grotesques et extrêmes. Beaucoup de nudité et de violence; et un final qui rappelle étrangement celui que nous offrira un virtuose Brian De Palma avec son CARRIE AU BAL DU DIABLE réalisé en 1976, deux ans avant la sortie du film mexicain.




Si le sérieux et l’âge relatif de cette production suscite quelques rires et moqueries dans la salle, ALUCARDA reste un film qui vieillit plutôt bien et impressionne encore pour ses débauches pyrotechniques qui enflammeront (!) l’intérêt des amateurs de bizarreries exotiques. Une fois la projection terminée, je rejoins Roland, une connaissance avisée en matière de cinéma en tous genres qui vient de faire dédicacer son livre « Mondo Macabro : Weird & Wonderful Cinema Around the World », ouvrage référentiel écrit justement par Pete Tombs qui vient de nous offrir la présentation du film précédent. L’occasion de feuilleter ce bouquin richement illustré qui nous montre que l’on a encore tellement de choses à découvrir au royaume du fantastique 7ème Art.

Et là, c’est le moment de rejoindre encore une fois l’immense salle du Temple du Bas pour la diffusion de la dernière pellicule bien barrée « made in » Tsui Hark : DETECTIVE DEE ET LE MYSTERE DE LA FLAMME FANTÔME (Di Renjie Zhi Tongtian Diguo), grande fresque aux décors impressionnants se déroulant en Chine en l’an 690, durant la période trouble correspondant à l’ascension de l’impératrice Wu Ze Tian. Tout est prêt pour la cérémonie du couronnement et la petite ville de Chang-An est dans ses habits de fête. Mais une série de morts mystérieuses menace l’intronisation de Wu Ze Tian. L’impératrice décide alors de faire appel au seul homme capable de percer ce mystère : Le juge Ti, de retour après huit ans de prison pour insolence et insubordination…

Grand retour sur le devant de la scène pour le turbulent réalisateur hong-kongais qui n’a rien perdu de son talent, toujours aussi foisonnant pour nous concocter une histoire fascinante et pleine de rebondissements, inspiré des récits d’un authentique détective de la Chine des Tang.

Personnifié par l’excellent Andi Lau dans le rôle du fameux détective, Tsui Hark met en images des péripéties époustouflantes, alliant l’action et le fantastique avec une bonne dose de combats de kung-fu chorégraphiés par Sammo Hung. Si ces aventures digne d’un Indiana Jones asiatique n’atteignent pas les sommets de créativité qu’avaient pu nous offrir le duo hong-kongais de par le passé, DETECTIVE DEE ET LE MYSTERE DE LA FLAMME FANTÔME reste tout de même un divertissement de haute volée avec son intrigue passionnante et de beaux rôles pour ses acteurs, je pense notamment à l’excellent personnage féminin incarné par Bingbing Li, co-équipière de notre héros, dont on tombe très rapidement amoureux.

Le dénouement final du long-métrage est une gigantesque suite de morceaux de bravoure ultra-spectaculaire, malheureusement gâchées par des effets spéciaux numériques un peu limites mais qui n’entache pas vraiment ce pur plaisir de cinéma qui retrouve là les grandes heures des enquêtes à la Sherlock Holmes avec des révélations fracassantes et une formidable conclusion qui nous laisse béat d’admiration. DETECTIVE DEE ET LE MYSTERE DE LA FLAMME FANTÔME où l’esprit « serial » à la sauce Hong-Kong, grandes sources de plaisirs cinématographiques qui frappe autant à la tête qu’au cœur. J’en suis ressortis totalement conquis. Grand film!



Quelle journée! Enchaîner à la suite autant de véritables plaisirs cinématographiques, ce n’est pas loin d’être la journée orgasmique par excellence. Et la suite, pour la soirée, s’annonce tout aussi mémorable. Il faut dire qu’à 22h15 aura lieu la seconde projection de cette onzième édition du NIFFF dans la salle du Rex. Petite salle mais aménagée avec de « vrais » sièges de cinéma, du genre à avoir des accoudoirs et aussi la possibilité de pouvoir enfin appuyer sa nuque sur un dossier suffisamment haut sans pour autant s’infliger un désagréable torticolis. Conditions de projection idéal si ce n’est le souci de la climatisation. Voilà qui s’annonce plutôt chaud en raison de la prochaine projection à venir…

Et pas n’importe quel film. Non, car les petits chanceux du NIFFF nous ont dégoté une copie du premier long-métrage de Sam Raimi : EVIL DEAD! Quoi? Voir EVIL DEAD au cinéma? Mais oui, quelle chance n’est-ce pas? Alors qu’on pensait qu’une « vieillerie » pareille ne ferait pas le poids face au reste de l’excellente programmation du festival, c’est devant un parterre quasiment complet qu’on se retrouve pour cette projection! Cela fait plaisir de voir que les classiques de l’horreur trouvent toujours autant de fanatiques pour un film qui ne cesse d’être vu et revu. Mais, bon sang, en salle et sur grand écran, c’est une toute autre expérience et l’on ressent bien l’hystérie collective des spectateurs venus assister à l’un de leurs films fétiches diffusés dans des conditions de rêves malgré une température un peu plus élevée que la moyenne…



Alors qu’on pourrait imaginer une salle remplit d’un public avide de découvrir son film culte sur grand écran, la séance d’EVIL DEAD se déroula dans une ambiance relativement calme, presque religieuse face aux tourments sadiques que subit le gentil Ash face à une bande de démons forestiers. Le délire ambiant est toujours davantage sur l’écran que parmi le public qui se permet néanmoins quelques petites percées d’enthousiasmes et d’applaudissement salvateurs. Il faut dire que l’œuvre de Sam Raimi, malgré son grand âge - déjà 30 ans! - et ses effets spéciaux de maquillage en pâte à modeler reste un long-métrage qui n’a rien perdu de son efficacité et son traitement énergique et plein d’imagination doit encore faire de nouveaux adeptes à chaque nouvelle présentation. D’ailleurs, j’ai bien failli faire rentrer une jeune fille qui ne connaissait le film que de nom dans la salle juste avant que le film ne débute mais celle-ci s’est finalement enfuie en courant sous une pluie orageuse qui venait de nous tomber dessus de crainte d’avoir trop peur face aux créatures maléfiques d’EVIL DEAD. Comme quoi, ce film-là n’a rien perdu de son aura angoissante pour les plus craintifs et se savoure avec toujours autant de délicieux frissons d’épouvante pour les fans de la première heure. Un tonnerre d’applaudissements conclut la séance, et la mine réjouit des spectateurs montre que l’efficace petit film fait avec des bouts de ficelles par des amateurs passionnés se révèle toujours aussi convaincant malgré le passage des années. « Il est monstre cool, ce film! »…



Est-ce des pas de trolls que l’on entend au loin? Dehors il fait nuit noire. Non pas que ce soit déjà si tard mais l’orage qui tonne dehors et les trombes d’eau qui assaillent les festivaliers courant d’une salle de cinéma à un autre Temple est purement spectaculaire... Première soirée humide pour le NIFFF, la douche est impressionnante. Le tonnerre et les éclairs qui cinglent le ciel sont incessants. Si bien que l’on craint des problèmes techniques à venir pour l’ultime film de ce soir. Et pourtant, malgré la nature qui se déchaîne à l’extérieur, la projection de THE GIRL NEXT DOOR se déroulera sans aucun soucis et autres éventuels coupures de courant.




Ce film datant de 2007 et réalisé par Gregory Wilson est l’une des adaptations cinématographiques d’un roman écrit par Jack Ketchum, un auteur à sensations encensé par Stephen King. L’homme est parmi nous pour nous introduire ce long-métrage plutôt corsé qui parle d’abus sur les enfants. Un sujet fort pour un résultat au-delà de toute forme de cinéma d’exploitation racoleur.

Ici, c’est un drame intense et douloureux à suivre, où les mots blessants d’une tante à l’égard d’une gamine ligotée nue dans un sous-sol sont autant éprouvants qu’une séance de torture. THE GIRL NEXT DOOR ne prête donc pas à la rigolade et sait se montrer très percutant voire même dérangeant. Humiliations, coups et viol sont le lot récolté par la victime; personnage dont on subit autant le calvaire physique que les tortures psychologiques. Basé sur une histoire vraie, le film choque par son approche très crû sans pour autant versé dans les travers de ce genre de scénario. Brillamment interprété et réalisé avec une caméra toujours en retrait comme pour nous inciter à nous complaire dans notre rôle de spectateur/voyeur, THE GIRL NEXT DOOR n’est pas un long-métrage agréable à regarder… Et pourtant c’est un film impressionnant à voir par sa puissance d’évocation d’un tragique moment de vie adolescente. Très fort. Beaucoup de spectateurs en ressortiront passablement troublés, une manière assez unique de terminer une soirée de festival par une œuvre choc qui suscite bien des questionnements…




Dehors, le temps s’est bien rafraîchi. Il pleut toujours. Il est tard et on a pas trop envie de s’attarder, d’autant plus que votre serviteur a oublié de prendre son parapluie dans ses affaires. C’est donc en courant d’un pas rapide entre les gouttes de pluie que je me lance sur le chemin du retour laissant les quelques rares spectateurs venus voir ce dernier film sur le devant des portes de la salle du Rex, fumant une dernière cigarette avant de rejoindre la nuit dans leur lit. Le froid ambiant donne des frissons, un temps parfait pour clôturer une parfaite journée de cinéma qui, entre découvertes et classiques du 7ème art, nous aura offert d’inoubliables moments d’émotions. Avec ce 7ème jour de festival, le NIFFF confirme encore une fois la grande qualité de cette édition hautement recommandable. Dormir un peu… Mais surtout, une fois n’est pas coutume, vivement demain!

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