mercredi 6 juillet 2011

NIFFF 2011 / Day 6

NIFFF 2011 Day 6 : 6 juillet 2011

Quelle étrange sensation de vivre sur une autre planète. En rentrant chaque soir de plus en plus tardivement, une fois que j'ai décidé de me mettre sous la couette, un rapide coup d'oeil à travers les interstices des volets et on se rend compte que le soleil est déjà sur le point de se lever. Alors que le jour commence à percer un peu partout dans le salon, c'est à ce moment-là que je ferme les yeux. En m'endormant à ces heures si matinales, ce n'est définitivement pas le plus réparateur des sommeils que je m'inflige... D'autant plus que je ne somnole vraiment qu'une maigre poignée d'heures avant d'être à nouveau plus ou moins en forme pour une nouvelle journée à arpenter les rues de Neuchâtel pour s'enfermer dans diverses salles de cinéma. Mais bien avant cela, c'est l'estomac qui crie famine... Un petit détour au "Bleu" est de rigueur pour pouvoir faire un plat de midi plutôt équilibré. Et leurs sandwichs/salades sont de succulentes petites merveilles pour un cinéphile déjà bien affamé. En pénétrant dans le restaurant, je suis agréablement surpris de retrouver déjà attablé depuis un bon moment l'ami Lukas accompagné de sa chérie et rejoint par Maryke et son copain débarquant par ici pour se faire une petite journée au cinéma. Mais quelle bonne idée!

Alors que l'on s'échange notre planning du mercredi, histoire de voir quel(s) film(s) l'on a en commun, Lukas se décide d'abréger sa pause et d'abandonner les filles à leurs conversations privées pour finalement se joindre à moi pour les festivités du jour. Et l'on commence avec une nouvelle conférence par l'un des invités prestigieux de cette édition du NIFFF : Eli Roth, débarquant en Suisse pour venir présenter la sélection "Carte Blanche" de cette année. Après THE WICKER MAN de Robin Hardy (1973) et ZOMBIE (Dawn of The Dead) de George A. Romero (1978), ce sera au tour de LE SADIQUE A LA TRONCONNEUSE (Mil gritos tiene la noche) de Juan Piquer Simón (1982), véritable fiesta gore en provenance d'Espagne que viendra nous offrir ce soir le jeune prodige américain.

Mais avant cela, c'est en compagnie d'un public bien attentif que l'on savoure la rencontre avec Eli Roth venu nous parler de son parcours au sein de la production horrifique mondiale. Très à l'aise face à la foule venue l'écouter, Eli nous apprend qu'en fait il parle français depuis de nombreuses années, étant justement déjà venu auparavant en Suisse. Son langage est toutefois plutôt inhabituel et parfois difficile à suivre du fait de son accent; mais aussi parce qu'il s'agit avant tout de franglais. Un peu comme si le réalisateur d'HOSTEL se prenait pour Jean-Claude Vandamme, mais tenant quand même des propos nettement plus cohérent que le karatéka belge dans l’usage de son français anglicisé.

Il nous parle tout d'abord de son intérêt pour le cinéma de genre qu'il découvre dès son plus jeune âge; et de son désir de devenir tout d'abord producteur de films avant de se rabattre sur l'idée davantage passionnante de passer à la réalisation. Et l'artiste de s'intéresser à tout le processus créatif d'une œuvre de cinéma; produisant lui-même très rapidement des dizaines de courts-métrages amateurs. Filmant des histoires avec une "chainsaw" ou des petites choses relevant du domaine de l'animation... Il devient rapidement clair que le bonhomme possède un réel talent qu'il exploitera avec succès lors de la mise en route de ces belles réussites que constituent ses propres longs-métrages.



Eli Roth est un passionné qui s'intéresse à beaucoup de choses; et maintenant qu'il en a les moyens il n'hésite pas à aider les jeunes réalisateurs à accomplir leur propre vision d'une histoire fantastique. Il s'amuse aussi à faire l'acteur chez Tarantino, développe de futurs projets bien alléchants comme un film de SF titré ENDANGERED SPECIES... Mais c’est surtout un plaisir de savoir qu’il a prévu dans son planning surchargé l’adaptation en long-métrage de la bande annonce THANKSGIVING qu’il avait réalisé pour le dytique GRINDHOUSE. Pour terminer cet entretien, Eli Roth répond à quelques questions posés par le public dont notamment une interrogation pertinente qui lui suggère si cela serait possible de tourner un long-métrage d’horreur en Suisse, plus précisément à Neuchâtel? La réponse se fait amusante. Ici tout est si joli, si paisible… Les gens sont si gentils, contrairement aux Etats-Unis qui regorgent de psychopathes en tout genre… On ne tarde pas à lui rétorquer que dans les derniers faits divers relatés par la presse locale, un violent tueur/violeur était dernièrement en liberté dans la région suite à une bévue policière. « Is it you? » rétorque l’interviewé… Une ambiance franche et décontractée qui se clôture bien entendu par une grosse session de dédicaces et photos en compagnie de la star, toujours disponible et très agréable à côtoyer. Un vrai plaisir à communiquer, sans barrières ni restrictions. Un grand moment!




Après ce délicieux moment passé en compagnie de Eli Roth, il est temps de reprendre le chemin des salles de cinéma. Et aujourd’hui on en découvre une nouvelle avec l’ouverture du Rex pour les projections du NIFFF. Une belle salle avec de bons sièges bien confortables (ça change!) qui se divise en deux rangées compactes laissant un passage en son plein milieu pour atteindre ainsi le devant de la scène. Le léger souci c’est que cette salle n’est pas climatisée. Un problème mineure mais qui risque de devenir un brin pénible dès que l’on fera des projections à guichets fermés... Ce qui ne sera pas vraiment le cas pour cette première projection du mercredi avec la diffusion d’une belle rareté en provenance du Brésil, à savoir le premier volet de la saga de Zé do Caixão largement plus connu des amateurs sous le nom de Coffin Joe. Le titre de l’œuvre est bien évocateur : AT MIDNIGHT I’LL TAKE YOUR SOUL (À Meia-Noite Levarei Sua Alma) de José Mojica Marins (1963).

Un curieux long-métrage avec l’une des figures les plus étranges et fascinantes du cinéma fantastique international. Un croquemort se sert des superstitions religieuses d’une petite ville du fin fond du Brésil pour terroriser les bigots et accessoirement trouver une maîtresse qui sera capable de lui donner un fils, perpétuant ainsi la lignée de son sang. Filmé sans réels moyens mais avec un vrai sens de l’atmosphère oppressante, Coffin Joe fait ainsi ses premiers pas au cinéma. Rôle interprété par le réalisateur lui-même qui donne totalement de sa personne à travers ce curieux personnage à l’étrange garde robe - une cape noire, un chapeau haut-de-forme et, comment ne pas le notifier, ses incroyablement longs ongles bien dégoûtants! - une figure dominante dont la puissante folie est palpable à même l’écran. Lorsqu’il déclame sur un ton sentencieux ses diatribes en s’en prenant à la religion, il se révèle terrifiant. Comme le dira Pete Tombs, tête pensante des éditions DVD chez Mondo Macabro lors de sa présentation du film, il faut se remettre dans le contexte de l’époque pour comprendre à quel point AT MIDNIGHT I’LL TAKE YOUR SOUL est une histoire assez unique, incomparable face à tous ce qui sortait comme œuvres fantastiques à ce moment-là. Et d’avoir un personnage aussi fort dans son discours enragé envers l’église catholique que dans ses actes physiques forcément répréhensibles, Coffin Joe est un véritable choc pour ses spectateurs. Et aujourd’hui encore, il en garde un pouvoir de fascination assez exceptionnel. De le (re)voir sur grand écran, on se rend compte que l’on tient là un vilain du 7ème Art hors du commun, parmi les plus réussis de l’Histoire du Cinéma. Chef-d’œuvre!





Et on continue sur la même vague du cinéma horrifique en noir/blanc avec la chance, l’immense privilège, de pouvoir savourer une projection du fabuleux LE MASQUE DU DEMON (La Maschera Del Demonio) du grand Mario Bava (1960) sur l’écran géant du Théâtre du Passage. Un grand moment de cinéma gothique où la recherche constante d’une ambiance putride, et ce jusque dans ses moindres détails, en fait un véritable chef-d’œuvre d’esthétisme dont la grande prêtresse est interprétée par la Reine de l’épouvante à l’italienne : l’inoubliable Barbara Steele.


Les organisateurs du NIFFF l’ont d’ailleurs invité au festival, honorant la salle de cinéma de sa présence magnétisante. Tellement "autre" que son apparition sur scène juste avant le début du film fut un grand moment de surréalisme embarrassant. Dans son propre monde, évoquant probablement les souvenirs d’un passé lointain qui la transforma à tout jamais en muse du cinéma d’horreur, Barbara s’emballe dans ses propos rendus confus de par son utilisation peu commune d’un microphone. Plus proche d’une grande dame en pleine transe opératique que d’une starl venue à la rencontre de son public, Barbara Steele déclame son « aria » fantastique avant de prendre congé de la scène pour partir en coulisses, décontenançant à la fois les spectateurs ainsi que les deux présentateurs chargés de l’introduire en préambule de ce grand film de Mario Bava. Qu’importe le flacon, l’ivresse provoqué par LE MASQUE DU DEMON se suffit à elle-même et c’est toujours un plaisir de pouvoir découvrir un long-métrage de cette qualité au cinéma. Ce fut une véritable joie de célébrer ce grand classique comme il se doit…

Une fois le générique de fin terminé, on assiste tout de même à une mini-conférence en présence de Barbara Steele, visiblement plus sereine que tout à l’heure… Désormais assise sur le parterre de la scène du Théâtre, un bras métallique muni d’un micro en face de sa bouche, l’actrice va pouvoir finalement s’exprimer correctement et se faire comprendre par un public désormais épars qui est sans doute davantage fasciné par la personne que par ce qu’elle aura à dire. Et, effectivement, Barbara Steele est un peu mal à l’aise de se retrouver à parler d’une époque bénie où elle ne se rendait sans doute pas très compte de ce qui lui arrivait… Laissant les choses se faire et se défaire librement, dans un contexte européen cinématographiquement très « Nouvelle Vague», à mille lieux des détestables auditions auxquelles les soumettait des producteurs et réalisateurs hollywoodiens. Très évasive dans ces déclarations, la comédienne fait surtout le constat d’un état d’esprit très créatif dans le milieu du cinéma à Rome, que ce soit en compagnie de Mario Bava ou encore Federico Fellini avec qui elle a également tourné... La rencontre avec l’actrice est malgré tout plus intéressante qu’embarrassante - la voilà en train de ronger son collier de perles - mais on se rend bien compte que l’on se retrouve en présence d’une désormais vieille femme qui ne doit plus vraiment se rendre compte de ce qu’elle fait ou encore de ce qu’elle était dans les productions horrifiques italiennes des années 60/70... Un moment vraiment particulier…



20h30. Retour au cinéma contemporain au Temple du Bas (encore!). L’occasion de réformer la bande de joyeux cinéphiles et se retrouver avec le sourire bien assis sur des chaises toutes pourries qui vous pètent le dos et qui ne prend pas du tout soin de votre nuque bien mis à mal durant les projections qui s’ensuivront dans ce lieu sympathique; à qui il manque cruellement le confort d’un véritable antre du 7ème art. La torture n’en sera que moins grave si l’on savourait une énième petite perle fantastique. Mais ce ne fut largement pas le cas avec cette nouvelle sélection issue de la catégorie « Films Of The Third Kind ».

WASTED ON THE YOUNG de Ben C. Lucas est un film australien au visuel bien léché qui raconte l’histoire d’une bande d’étudiants représentant une certaine jeunesse dorée cynique et arrogante lors d’une soirée branchée qui dérape… Sans surprise, on y parle d’abus, de drogue et d’un supposé viol sur une mignonne petite blondinette au sourire enjôleur. Monté comme un gigantesque vidéoclip à l’imagerie lisse et aux couleurs glacées des magazines de mode, on y suit les divagations de jeunes privilégiés qui s’autorisent tout et n’importe quoi… Un peu comme la construction dramatique de ce scénario sans réelles surprises si ce n’est son aspect technique totalement maîtrisé mais qui débouche davantage à un livret d’images soignées mis en avant par un design sonore très sophistiqué. C’est la fête aux sens, comme une gigantesque « party » estudiantine que le réalisateur s’échine à détailler alors qu’il devrait davantage prendre son temps à raconter une histoire qui peine à avancer dans ses révélations. On les jugerait largement plus efficaces si elles n’étaient pas mise en scène de manière si alambiquée. La simplicité d’un script guère malin qui aurait mieux fait d’être traité de manière plus directe pour un impact maximum. Le résultat final manque tellement de finesse et d’efficacité qu’il en deviendrait totalement ronflant… si on n'était pas tenu éveillé par la bande sonore incessante du long-métrage qui vous martèle les oreilles de ses rythmes technos tellement tendances. J’en ressort complètement hilare devant le sérieux sinistre de cette histoire qui prête davantage à la moquerie qu’autre chose…




Cette soirée « discothèque » m’a donné faim. C’est l’occasion d’aller maintenant se faire un gros kebab dans un petit restaurant de quartier encore ouvert à cette heure plus ou moins tardive. Hélas, il ne faudra rien de plus qu’un petit emmerdeur pour gâcher la pause. Ce dernier, un étranger bien entendu, ne trouvera rien de mieux à faire que d’interpréter bizarrement un geste malencontreusement innocent pour initier les prémices d’une bagarre qui aurait pu mal tourner. Il n’en faut pas beaucoup plus pour que la petite bande que nous sommes se décide rapidement à prendre le large sans créer de problèmes. L’alcool aidant, certains spectateurs de la soirée au NIFFF s’imaginent tout de suite agressés par n’importe quel manifestation physique de la part de ses participants. Nous allons voir ailleurs, esquivant du regard l’importun qui finalement viendra s’excuser pour nous avoir confondu avec quelqu’un d’autres dans la foule. Pffiou…

C’est bien de réfléchir un peu aux conséquences de ses actes et surtout d’ouvrir les yeux avant d’apostropher un inconnu qui ne vous a finalement rien fait. Un petit moment d’angoisse réelle et bien involontaire en regard des fictions si horriblement violentes que l’on nous assène à grands coups de projection sur grand écran. N’empêche, l’idée du kebab ne nous quitte pas et ce sera finalement bien loin du Temple du bas, plus proche des abords du lac de Neuchâtel que l’on trouvera notre bonheur qui comblera les petites aigreurs d’estomac de la nuit… C’est aussi le moment pour Maryke et son copain de nous quitter, il est l’heure de rentrer chez soi avec le dernier train. Bon retour, les amis! De notre côté, la soirée est encore jeune, car il reste bien encore deux visions à se farcir avant que ne sonne les cloches annonçant trois heures du matin et la fin du programme de ce sixième jour de NIFFF!



A 23 heures et toujours dans ce lieu mal fichu qu’est le Temple du bas, arrive l’entrée en scène du directeur de distribution de THE VIOLENT KIND des Butcher Brothers venu nous présenter son petit bébé cinématographique. Cela fait plaisir de voir un gars du métier dont la passion prend le pas sur son devoir professionnel. Ce film-là, ce mec l’adore tellement qu’il s’est littéralement battu pour pouvoir le distribuer et le faire découvrir au plus grand nombre. Un indépendant qui aime passionnément son produit, son véhicule d’émotions fortes, en espérant qu’il en sera pareil pour les spectateurs de ce soir-là. Et la surprise fut de taille…

« We’re here to have a good time. A violent kind! ». Petit film au budget plutôt limité mais mis est boîte par un duo de cinéastes bien débrouillards, voilà qui débouche sur une étrange curiosité cinématographique, bizarre mélange de diverses influences horrifiques, allant d’EVIL DEAD à John Carpenter en saupoudrant leur histoire d’une atmosphère à la David Lynch au milieu d’un groupe de bikers. Rien que ça! Difficile à résumer sans en révéler les nombreuses et étonnantes surprises, THE VIOLENT KIND est une des plus belles surprises de ce festival. Une bobine originale et qui sera probablement déconcertante pour une grande partie du public, ne sachant souvent comment réagir face à un long-métrage imprévisible. C’est justement cette fraîcheur et cet esprit très « rock’n’roll » qui tire le long-métrage vers le haut, propose une alternative bienvenue au cinéma d’horreur contemporain, d’ordinaire si prévisible et sans prises de risques. Une tentative « autre » qui m’a bien convaincu et dont je suis ressorti enchanté. Une vraie petite perle de film!

Gonflé à bloc au sortir de cette projection, mais véritablement cassé de l’intérieur… Que c’est dur la vie de cinéphile enragé. A cette heure-là, je dirai presque « STOP » et allons nous coucher... Ce que feront finalement Lukas et Sibylle. Et ils auront bien raison. Quand le corps demande une trêve, il faut aussi parfois lui céder au détriment de l’instinct du cinéphage qui tient absolument à tout voir, spécialement lorsque le choix se résume à un seul et unique long-métrage qui clôturera définitivement cette nuit. Je décide bien entendu de rester en compagnie de l’ami Rémy, qui a encore les yeux grands ouverts pour cette dernière production japonaise réalisée par ceux qui nous ont offert le délirant THE MACHINE GIRL.

KARATE-ROBO ZABORGAR (Denjin Zabôgâ - Gekijô-Ban) de Noboru Iguchi n’est heureusement pas un film de la même veine qu’un TOKYO GORE POLICE qui misait son spectacle sur une crétinerie gore ultra-excessive qui se vautrait dans la fainéantise la plus crasse. Pour ce nouveau long-métrage, si l’auteur est toujours dans le divertissement régressif avec une petite dose de « pipi caca » c’est avant tout un grand hommage aux séries TV japonaises avec un super-héros robotisé du même genre que Bioman! D’ailleurs, cette belle mécanique avait sa propre série destiné au jeune public dans les années 70, dénommé DENJIN ZABORGAR dont le long-métrage est une réactualisation moderne et bourrée d’effets spéciaux et de situations bien déjantées.

Cela fait plaisir de voir que Iguchi met pour une fois de côté ses hectolitres de sang frais au profit d’un étalage de séquences d’action bien dynamiques véhiculés par des idées visuellement folles qui donnent un véritable ton comique au long-métrage. En plus d’être un gros bordel organisé, maelström de divers combats robotiques totalement délirants, le scénario se permet de rajouter une intrigue familiale hyper-sentimentale entre le bon Zaborgar qui s’entiche d’une méchante cyborg voulant le détruire, débutant ainsi une romance à l’eau de rose avant de finalement coucher ensemble. En résultera la naissance d’une enfant mécanique qui virera du côté des vilains avant d’avoir bien du soucis à démêler tout ces complexes rebondissements sentimentaux. En bref, c’est le foutoir complet, KARATE-ROBO ZABORGAR n’arrêtant jamais d’accumuler les péripéties nonsensiques sur un rythme trépidant qui ne faiblit jamais. Le long-métrage est un petit miracle, une pelloche démente devant laquelle on rigole beaucoup, qui nous charme de sa douce folie, avec sa bonne humeur communicative et également par son esthétisme kitsch et rutilant à souhait. Fou, sexy, coloré, déconnant. Une merveille absolue et totale réussite de la part d’Iguchi et de son équipe qui livre ici, et de loin, son meilleur divertissement à ce jour. A découvrir impérativement!!




C’est le milieu de la nuit et pourtant on a l’esprit en fête! C’est aussi ça le plaisir d’avoir la chance de découvrir un petite bombe d’énergie communicative tel que KARATE-ROBO ZABORGAR en fin de programme de ce nouveau jour du NIFFF qui s‘achève…. Un bilan diversifié et copieux. Ca fait du bien. Je suis rassasié et épuisé. Il faudra se coltiner encore une bonne vingtaine de minutes de marche avant de pouvoir s’écrouler sur mon matelas bien moelleux qui m’appelle, je l’entends déjà... Il ne sera pas loin de 4 heures du matin lorsque je ferme mon esprit fantasque qui va certainement rêver de robots, d’extra-terrestres, de blondinettes sexy, d’un Coffin Joe halluciné et bien entendu des yeux si expressifs de Barbara Steele… Toutes ces formidables images se mélangent en moi, ne tardant pas très longtemps à me faire sombrer dans un léger sommeil alors que je sens que le soleil se prépare déjà à se lever pour une nouvelle journée bien chargée qui m’attend dans quelques heures. Quelle santé!…

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Au revoir...

Au revoir...
Related Posts with Thumbnails page counter
Web Counter