jeudi 2 juin 2011

BD ELVIFRANCE - CONTAGION SPATIALE

CONTAGION SPATIALE - Bande dessinée Adulte No 115

Comme d’habitude, impossible de savoir quel est l’auteur de cette BD interdite aux moins de 18 ans car il n’y figure jamais la moindre information sur l’auteur du scénario ou du dessin. Néanmoins, il s’agit d’une œuvre datant de 1984.Ce qui nous permet au moins de la situer dans le temps…

Nous sommes au large des îles Hawaï sur l’océan pacifique. L’intrigue nous situe sur un bateau où se trouve un homme et deux femmes. Kervin est un « requin d’affaires » convoité par deux belles qui ne l’aiment que pour son fric.

Et ça démarre très fort puisque la noiraude Mandy tente rapidement un sale coup sur sa blondasse de copine nommée Gwen. Avec une bouteille d’alcool, elle l’assomme lâchement par derrière avant d’essayer de se débarrasser de son corps en la noyant attachée… Une fois morte, la jeune femme s’enfonce dans les ténèbres marines pour disparaître dans une fissure ouverte dans les fonds sablonneux. Mais où va-t’elle alors que Mandy s’époumone à crier sur Kervin pour qu’il plonge sauver la blonde en détresse? C’est là qu’une classique histoire de rivalité amoureuse prend une tournure plutôt étonnante…


Dans des locaux high-tech, Gwen est rapidement ramené à la vie par un groupe d’extra-terrestres connus sous le nom d’Ulsimans. Des êtres d’un autre monde faisant partie d’un institut de recherches comparatives qui, lors d’une mission au fond des mers terriennes découvrent une affreuse réalité sur leur condition physique et se retrouvent dès lors bloqués dans leur base sous-marine. A cause d’une épidémie qui attaque les organes vitaux, les voilà condamnés à disparaître… Si ce n’est la technologie de pointe que leur permettra de sauver à temps le stricte nécessaire : leur tête. En se « consolant à la pensée que l’essence de tout individu réside dans sa personnalité… C’est-à-dire dans son cerveau »! Du coup, Gwen la ressuscitée, se retrouve face à une équipe de scientifiques réduits à l’état de.. têtes sur socles d'exposition qui lui demandent à son tour de les aider… Une faveur bien particulière!

On a beau être scientifique et/ou extra-terrestre, on n’en demeure pas moins un homme! C’est ainsi que débute de délirantes séquences sexuelles où la blondasse accomplit « une œuvre de charité ». Quelle femme! Alors qu’elle cède à leurs caprices pour les apaiser, voilà qu’elle ne fait que les exciter davantage. Dans ce genre de cas délicats, la situation ne peut qu’empirer… Et voilà qu’elle ne met pas longtemps avant d’être aux prises d’instruments qui s’enfilent dans son sexe. « Tous! L’un après l’autre ». A cette débauche technologique à sensations « J’ai été gentille avec vous! Vous n’pouvez pas… » voilà qu’on passe à quelque chose d’autrement plus sérieux. Les extraterrestres vont vouloir se servir du corps de leur victime pour une greffe plutôt spéciale afin de pouvoir enfin s‘échapper de cette foutue base aquatique…

D'un huis clos humide et bien cochon, CONTAGION SPATIALE passe enfin en surface où nos scientifiques vont enfin rencontrer le reste de l'équipage partie à la recherche de la noyée. Car oui, pendant que la blonde se faisait lustrer l'appareil génital de bien belles façons, on n'a pas perdu de temps pour essayer de retrouver son cadavre...

Sur un ton tout à fait sérieux et avec une bonne dose de perversité, cette histoire incroyable n'en finit plus d'étonner. Il faut voir de quelle manière le commandant en chef cherche à attirer le valeureux Kervin dans ses filets. Après cette lecture, vous ne regarderez plus d'un même oeil une huître dans votre assiette. Le délire ambiant ne cesse jamais, accumulant à un rythme bien soutenu des péripéties scientifiquement invraisemblables pour notre plus grand plaisir. "On vous a coupé la tête... et... et vous êtes vivants?!". Mais oui, ma belle Mandy. Et tu n'es pas au bout de tes surprises. L'intrigue se noue dans un suspense insoutenable au moment où l'on décide de rejoindre la terre ferme en bateau afin d'aller faire une razzia de corps humains sur la Côte du Pacifique. C'est ainsi que CONTAGION SPATIALE se conclut par un "A suivre" particulièrement frustrant.

Maintenant, il reste à savoir quel est le numéro Elvifrance suivant pour avoir droit à la suite (et à la fin?) de cette épouvantable histoire. Cette première partie est passablement enthousiasmante et très divertissante. Une bonne combinaison entre un scénario qui aligne des rebondissements incroyables sur un dessin plutôt correct à défaut d'être réellement soigné. Ce n'est définitivement pas un incontournable de la collection Elvifrance mais une lecture déviante très agréable dont je me réjouis de trouver, un jour ou l'autre, sa très certainement improbable conclusion.

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