mercredi 11 mai 2011

Concert : ALELA DIANE (USA)

Samedi 7 mai 2011. Dans un quartier obscurci par la fraîche nuit, je me dirige vers le bâtiment des Docks pour assister au concert de la jeune Alela Diane. Ce soir, en préambule de l’artiste, un autre musicien du nom de Dylan Leblanc vient de faire son entrée pour nous offrir quelque douces balades folk, agréables mais guère transcendantes. Il ne faudra que la présence de la native de Californie pour enfin réveiller son public. Alela entre discrètement en scène pour accompagner le jeune musicien le temps d’un morceau qui conclura cet avant-programme. Et c’est là, d’un seul coup, que tout décolle. La mélodie, l’émotion qui s’emballe. Le charisme de la chanteuse est bien là et sa présence ensorcelante fait le reste…

La voix est accompagné d’un batteur, d’un bassiste, de deux guitaristes ainsi que d’une pianiste… Au gré de sa tournée, qui ne s’arrête que pour cette date unique en Suisse, on voyage avec de proches partenaires car dans sa valise la belle amène avec elle son père et aussi son mari en tant que co-équipiers musiciens. Le spectacle fait donc figure de concert familiale où Alela Diane est bien entourée et protégée…

Le texte est mélancolique, bercé par des mélodies évocatrices de belles images de contrées américaines désertiques, aux terrains arides et à la brise chaude. Entre country et soul, l’ambiance semble intimiste dans la grande salle et l’éclairage tamisé nous rapproche au plus près du beau visage de sa chanteuse. Mais ce qui captive principalement l’attention sur scène est davantage son guitariste de mari que Alela elle-même. Le musicien dégageant une présence beaucoup plus prenante que la frêle jeune fille. A y regarder de plus près, on sent de la part de l’artiste un fort sentiment de jalousie vis-à-vis de toutes ces demoiselles dans la salle qui ont les yeux rivés sur son grand barbu d’époux, dont les déhanchements sexy ne semble pas laisser insensible la gente féminine…



A mesure que le concert avance, sympathique et agréable d‘écoute, la troupe semble avoir un peu de mal à partager ses émois et sensations de voyages autrement qu’à travers leur groupuscule interne, faisant un peu abstraction d’un public qu’il n’arrive pas à intégrer lors de petites blagues qui ne font rire qu’eux. Du coup, leur show a des saveurs un brin désagréables, comme si on ne faisait pas partie de leur monde. La communication avec l’audience se révèle tiède face à un discours musical parfois morne et qui ne varie pas trop vraiment dans ses ambiances, jouant toujours un peu trop sur le même tempo. Son œuvre, empreinte d’une certaine langueur, à ici de la peine à convaincre durant son concert…

Alela Diane, émouvante à l’oreille se montre hélas largement moins touchante en « live » où elle n’arrive pas à offrir autre chose qu’une participation mécanique qui manque d’intensité et d’émotions. Est-ce peut-être dû à une forme de timidité, d‘humilité? Quoi qu’il en soit, au terme d’une petite heure de chansons tranquilles et de son contact un peu froid avec son public, la chanteuse et ses accompagnants finiront par une conclusion qui ne fera pas plus de ravages qu’un petit vent sur de la terre sèche. Rien d’inoubliable, loin de là…

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