jeudi 31 mars 2011

SUCKER PUNCH

SUCKER PUNCH de Zack Snyder (2011)

Dans les années 50, une jeune fille est enfermée dans un asile psychiatrique par son beau-père tyrannique. Elle décide alors de s’évader en s’inventant un monde extraordinaire.

Synopsis basique mais l'alléchante bande annonce faisait bien envie, à base de jolies petites poupées en uniformes d'écolières qui dégomment tout ce qui bouge avec des grosses pétoires... J'étais bien motivé, il faut dire... Si, si!Au final, le résultat est complètement naze. Le style, s'il faut l'appeler comme ça, de son metteur en scène n'est ici curieusement pas son défaut principal. Car, après 300 et surtout son adaptation ratée de WATCHMEN, on sait à quoi s'attendre lorsque pose ses fesses devant l'un des ses films! Et l'abus de ralentis et d'effets gratuits qui ne servent à rien est une chose mais ce qui plombe SUCKER PUNCH c'est avant tout l'absence totale d'implication de la part du spectateur dans cette histoire. On a beau être bon public, il ne faut pas nier qu'on se contrefiche totalement de ce qui se passe à l'écran. Au-delà d'une palette (info)graphique surusée, il n'y rien de bien intéressant à suivre, les personnages et les enjeux sont absolument creux, cela en est même abyssal. Du coup, comment vraiment apprécier les quelques "morceaux de bravoure" qui parsèment le long-métrage?

SUCKER PUNCH est à prendre comme une sorte de vidéoclip géant, agrémenté d'une bande sonore envahissante qui appuie avec lourdeur leurs contextes! Ces moments pourraient être sympathiques s'ils n'étaientt pas aussi peu spectaculaires et imaginatifs. Ok, on mélange divers univers et des éléments anachroniques. On est dans les années 50. Vous y croyez, vous?... Y'a des robots et des samouraïs géants, un dragon cracheur de feu et des avions de la Seconde Guerre Mondiale. So? Rien de bien novateur là-dedans... Sous influences mais sans véritable énergie galvanisante et aussi plombé par un sens du montage catastrophique, Snyder reste très conventionnel dans ses scènes d'actions qui sont, Ô Grand Comble! très rapidement bâclées, n'arrivant jamais à leur insuffler un soupçon d'originalité ni ne sachant comment les rendre excitantes... Une fois encore, on se complait dans l'usage de ralentis pour combler les manquements d'un film qui donne surtout envie de baîller. Les images léchées et les effets spéciaux peinent à réellement convaincre par leur vacuité tandis que la distribution n'est rien d'autre qu'abominable et ridicule avec des comédiens surmaquillés qui se prennent bien trop au sérieux alors que son histoire se prête davantage à la mauvaise blague qu'aux louages d'une finesse dramatique incontestable.

Bien dommage, SUCKER PUNCH aurait pu être fun à voir. En l'état, on reste avec quelques idées amusantes pour les plus téméraires qui cherchent à lui trouver de faibles qualités; bien rapidement balayé par une non mise en scène qui stagne affreusement au milieu de belles nanas qui seraient bien plus jolies à voir sans la tonne de rimmel qu'elles ont sur la tronche ainsi que leur look de pouffes factices, au-delà du fantasme sur pattes pour gamins de 15 ans (et encore!) pas de quoi baver...


Rigolo, lors de la séance ciné, j'étais assis aux côtés d'une bande de geeks (dont je connais légèrement quelques personnages) qui étaient absolument surexcités à l'idée de prendre un pied monumental devant ce film. Froncements de sourcils dès le générique de fin, mauvaises tronches et commentaires incendiaires, qu'est-ce qu'ils étaient déçus."Quelle purge! Grosse merde! Qu'est-ce que c'était chiant! Mieux vaut se contenter de la bande annonce! "... Les pseudo-fans ont parlé... Moi, j'ai dit "C'était nul!!"

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