mardi 22 mars 2011

RAMBA, LA MERCENAIRE

RAMBA, LA MERCENAIRE de Marco Delizia & Rossano Rossi

Protégez vos abatis, voilà Ramba qui déboule! Une tueuse à gages qui bosse pour le pognon et le plaisir. Qui baise à bras raccourcis et flingue à vue d’œil. Dans RAMBA, y’a du cul, et y’en a beaucoup. Chaud devant, froid derrière!

On ne remerciera jamais assez l’éditeur Dynamite qui propose à un public adultes de la bande dessinée sexplosive! Dans ce premier volume qui regroupe trois intrigues publiées en 1988, on a affaire à une héroïne pour le moins inoubliable. Passé la maigre déception suscité par la couverture couleurs (réalisée spécialement pour la sortie de cette édition!) qui fait passer notre mercenaire pour ce qu’elle n’est pas : un avatar de notre bon vieux Rambo! Mis à part une coupe de cheveux similaire, un bandeau rouge autour de la tête et qu’elle assassine avec un gros couteau bien dentelé, il n’y a vraiment que peu de rapports entre ces deux grandes figures charismatiques. Issu peut-être du même monde, quand même… Bref!

L’auteur, Marco Delizia, décrit son récit comme « outrancier et légèrement provocateur»… Des histoires invraisemblables, toutes plus absurdes les unes que les autres et dont les dessins de Rossano Rossi les rendent encore plus excessives et désinvoltes. Autrement dit, c’est du pur bonheur pour qui apprécie la BD porno/gore où chaque page est un véritable chef-d’œuvre d’esthétisme trash. Le trait étant très classe, l’auteur soignant les détails anatomiques et autres jeux d’ombres; et jamais plus de deux grandes cases par page. Tout ceci pour décrire des situations qui mélangent la violence à un érotisme des plus explicite. Son héroïne, sorte de grande ritale qui n’a peur de rien si ce n’est de manquer sa ration de sexe à tout instant, semble issue d’une série B apocalyptique à la Enzo G. Castellari avec son arsenal de pétoires meurtrières et sa tenue vestimentaire en cuir et clous qu‘on croirait issu d‘un univers post-nuke! Niveau look et sex-appeal, la demoiselle assure déjà un max!

NOTTE VIOLENTA, UNA PERFETTA ESECUZIONE et NOTTE DI SANGUE sont les titres équivoques des premières aventures de notre tueuse à gages très spéciale. Parfois, on pense un peu à GOLGO 13, spécialement dans la manière dont s’enchaîne les contrats de travail. Mais ici, au lieu d’assister à la préparation minutieuse de missions d’assassinats, Ramba nous entraîne dans ses délires sexuels où aucune situation scabreuse ne l’arrête. Ainsi, elle s’envoie en l’air dans les toilettes d’un avion avec un bellâtre italien, entreprend une de ses clientes alors que celle-ci n’a pas la somme complète pour se payer ses services ou encore s’offre une partie à 3 pour se remplir tout les trous. On a même aussi droit à un petit peu d’urologie sur l’une de ses victimes! Insatiable! Elle est aussi impitoyable dans l’action, n’hésitant pas à tuer de sang-froid, trancher le sexe d’un de ses assaillants qui voulaient la violer avant de leur bourrer la gueule avec leur propre outil de chair; ou encore de s’improviser une séance de sexe carrément nécrophile. Un cadavre avec une bonne bite bien dure, ça serait dommage de s’en priver!

Les intrigues se situent en Italie, principalement à Rome ou à Milan. Mais la belle ne s’éloigne jamais trop longtemps de son propre appartement car elle impatiente toujours de retourner dans son nid douillet pour y retrouver Lucifer. Cet énigmatique personnage est un mignon petit chat noir qui, selon ses dires, est également son meilleur amant! Eh oui, RAMBA s’offre même de petits écarts zoophile romantiques. C’est une femme sensible malgré la dureté de son métier. Outre l’avion, il lui arrive aussi de quasiment jouir sur sa grosse moto lorsque celle-ci s’emballe lors d’une spectaculaire poursuite en guise de prélude à ses aventures… Le lecteur prendra à son tour très rapidement du plaisir à ces récits sans temps morts, sexy et sans concessions d’aucune sorte. Allant droit au but, choquant sans être vulgaire, RAMBA sait satisfaire! Sang et sperme, un mélange qui mène à une délectable jouissance littéraire! Vivement la suite!

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