lundi 28 mars 2011

LE DEMON DES PROFONDEURS

LE DEMON DES PROFONDEURS (Demon Of Paradise) de Cirio H. Santiago (1987)

Les magnifiques eaux bleues d’Hawaï recèlent bien des mystères… et des pêcheurs avides de remplir leurs filets vont l’apprendre à leurs dépens. Venus se livrer à leur activité favorite dans une baie tranquille, ces derniers n’hésitent pas à utiliser des bâtons de dynamite pour accélérer la pêche, ce qui ne va pas manquer de réveiller une terrifiante créature qui dormait depuis des siècles…

Mis en scène par le réalisateur de THE BIG DOLL HOUSE, un classique du « Women In Prison » perdu dans la jungle des Philippines, ce DEMON DES PROFONDEURS est une jolie réussite tout droit sortie du studio New World de Roger Corman. Une aventure riche en péripéties diverses qui font tout le sel ce genre de films. De l’action, beaucoup d’explosions, un peu de nudité, beaucoup de morts et surtout un monstre caoutchouteux qui ne se dissimule pas dans les recoins de séquences sous-exposées. Des images comme celles d’un lac recouverte d’une fine couche de brume dégage de belles ambiances très évocatrices…

« Demon Of Paradise » n’est pas une bête resucée de divers succès horrifiques qui cherchaient à comptabiliser sur la terreur suscitée par les fonds marins. Ici, on baigne plutôt dans des légendes ancestrales avec une créature mythique qui ressurgit après un long sommeil… Ce n’est pas un bête poisson amateur de chair humaine. LE DEMON DES PROFONDEURS est plus proche d’un film comme le superbe L’ETRANGE CREATURE DE LAC NOIR; avec toutefois moins de succès au niveau du look de son monstre qui aurait davantage sa place dans une série Z de science-fiction italienne que d’avoir le privilège de se baigner dans les eaux hawaïennes. Heureusement, la propriétaire de la plage exotique où se situe l’intrigue se sert des disparitions sordides pour construire, avec un journaliste intéressé, une pseudo légende locale à propos d’une créature monstrueuse qui peuple les lieux afin de rameuter davantage de touristes. Et le pire c’est que ça marche, fournissant un copieux garde-manger pour notre ami le démon…

Bien que bourrée de petites idées plutôt sympas, l’intrigue du film reste aussi mince qu‘anecdotique, ne développant guère la mythologie de la créature qui se contente juste d’assassiner à tour de bras bien que la gentille herpétologiste nous signale qu’elle agit ainsi pour se protéger. Il faut dire qu’avec les pêcheurs de dynamite, y’a de quoi en perdre son sommeil et avoir envie de se foutre en rogne! Au-delà de son scénario minimaliste, le réalisateur mise davantage le spectacle sur un bon quota d‘actions diverses : après quelques destructions de bateaux, une brève chasse aux trafiquants de drogue locaux et d’échanges de coups de feux; sans oublier la venue d’une belle se faisant photographier les nichons sous le soleil exotique; le film abouti finalement sur une grande chasse au monstre qui sortira de son bain pour se faire poursuivre dans la jungle pour une belle partie de cache-cache…

Et les « gros » moyens sont mis en avant pour venir à bout de l’emmerdeur : des caisses de gros bâtons de dynamites et quelques militaires armés jusqu’aux dents. Le spectacle est réjouissant, notamment avec un hélicoptère mis à mal par la créature dans une séquence assez hallucinante... Dans son dernier acte, LE DEMON DES PROFONDEURS gagne ses galons de série Z plutôt efficace et se conclue dans une belle apothéose musclée. Chouette!

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