mercredi 23 mars 2011

Concert : HELEN MONEY (USA)

Mercredi soir. Retour au Café-Théâtre du Bourg. Petite salle intimiste où les découvertes à faire sont souvent très grandes au détour de la pénombre ambiante. Comme ce soir-là. A l’affiche à partir de 21h30, une femme identifiée comme Alison Chesley sous le pseudonyme de HELEN MONEY s’apprête à prendre sa place sur la petite scène de la salle. C’est une violoncelliste en provenance de Chicago, immigrée à Los Angeles depuis 3 mois qui nous fait l’honneur de sa présence une fois la nuit tombée… Le choc auquel se prépare nos oreilles est à la mesure de son univers sonore : intense et assez unique.

Un voyage mystérieux aux détours de paysages musicaux sombres, une plongée dans les ténèbres qui n’a rien de glauque, bien au contraire. Il s’y dégage une lumière rayonnante faite de rythmes saccadés et de vagues symphoniques atypiques alors que l’instrument très classique qu’est le violoncelle est parfois assimilé à des accords pour guitare électrique. Un style très particulier où l’artiste « maltraite » son instrument pour s’offrir des sonorités assez hallucinantes. Elle passe par une amplification technique où elle enregistre en direct des notes envoûtantes qui se répètent dans une batterie d’effets très surprenants. L’accroche est immédiatement séduisante… On passe d’une atmosphère mélancolique instantanément au rock‘n’roll le plus agressif. Les ruptures de tons sont inattendues. Un son métallique, une rythmique accrocheuse qui rappelle curieusement quelquefois le Neil Young de DEAD MAN, les figures stylistiques d’un Damon Albarn sur RAVENOUS; la musique qui vire aussi à la performance « bruitiste », développant ainsi la force peu commune d’un instrument de musique à partir duquel on pensait avoir tout entendu. Surprise! Classique. Alternatif. Industriel. C’est incroyable de se dire qu’il s’agit-là uniquement de « cordes »…

Seule sur scène, entourée de noir et de machines électroniques réduites au strict minimum, Alison Chesley… Blonde d’un âge certain au look grunge, le visage perdu dans sa chevelure mi-longue, l’artiste est tout le temps debout avec son instrument en main. Gracile mais forte. Avec ou sans archet et durant 3/4 d’heure, elle expérimente et crée une série des sons, joue des mélodies; c’est beau et sauvage, un trou de lumière dans l'obscurité... A mi-chemin entre plusieurs styles pour finalement arriver à quelque chose qui n’appartient qu’à elle. HELEN MONEY est exceptionnelle et présente assurément une différence. Un genre à elle seule! Le spectacle de son solo d’émotions sonores, parfois en mode minimal et qui aussi parfois semblent plus grand que nature, est absolument irrésistible. Un écho musical sans précédent, étrangement plaintif et joyeux en même temps… Puissant, dynamique! On en ressort avec un enthousiasme de spectateur comblé! Superbe! Grandiose! Une immense découverte!! « In Tune », le disque d’HELEN MONEY est bien entendu déjà en poche…


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