samedi 19 mars 2011

BD ELVIFRANCE - LA VIEILLE DAME ET LE CHAT

LA VIEILLE DAME ET LE CHAT – Bande Dessinée Adulte

Une amourette romantique entre deux amants en Nouvelle Ecosse (Canada Oriental) au début du 20ème siècle. La jeune femme bourgeoise vit seule dans un beau château avec sa chère vieille tante. Par un bref subterfuge, elle arrive à intégrer son petit ami au sein de la vieille demeure en tant que majordome…

Comme dans toute bonne histoire publiée chez Elvifrance, on aura droit à son quota de perversités. Ici, pour LA VIEILLE DAME ET LE CHAT, c’est plutôt le scénario qui se révèle machiavélique à défaut d’illustrations gores ou salaces. A défaut de ne pas être trop regardant sur les raccourcis narratifs et autres trous scénaristiques, c’est une lecture plutôt sympathique qui a des relents de tragédie gothique à la Edgar Allan Poe avec une revenante réincarnée dans le cadavre d’un chat. On imagine très bien cela adapté pour le cinéma, dans le style d’une pure petite série B à la Roger Corman, période baroque ! Manipulations tordues et malédiction fantastique pour un conte certes anecdotique mais aussi cruel et sadique, notamment dans son acte final plutôt assez réussi qui conjuge l’innocence et la mort.


En bonus, une deuxième histoire intitulée L’EMERAUDE MAUDITE avec meurtres et d’amours contrariés dans une atmosphère à la Jack L’Eventreur… Bien entendu, on est loin d’un chef-d’œuvre de la bande dessinée mais l’intrigue se laisse suivre de manière assez plaisante. On y suit les rencontres féminines d’Oswald Crowford, un jeune naïf à la recherche d’une femme à épouser. Gros et repoussant, il se voit éconduire à chaque fois et ne supportant pas cela, n’hésite jamais à tuer ses propres amourettes de passage en leur enfonçant un cactus bien gras dans leur vagin… Dégueulasse, non? Mais ce n’est pas tout ! Rajoutons une mère acariatre et possessive qui va faire basculer le destin du jeune homme ; sans oublier un tueur pervers, portant les mêmes initiales que notre « héros », qui rejoint Londres après une catastrophe ferroviaire qui le libèrera par la même occasion de ses accompagnateurs-geôliers…

Un scénario un peu plus malin que la moyenne des BD érotiques, avec toujours une petite dose d’imagerie violente et sexuelle...Mais pas trop! On y ajoute quelques retournements de situations, forcément faciles mais qui sont toujours jouissifs à découvrir et une dernière partie où la destinée se montre bien cynique pour notre monstre romantique. Bien fait pour sa gueule ! Le dessin n’est pas très soigné et plutôt bâclé mais ce n’est pas bien grave pour une BD « cheap » pour une fois davantage portée par ses intrigues que par un étalage graphique de situations scabreuses et macabres, forcément sorties des esprits les plus déviants. Les amateurs apprécieront…

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