jeudi 17 février 2011

RIEN A DECLARER

RIEN A DECLARER de Dany Boon (2010)

1er janvier 1993 : passage à l'Europe. Deux douaniers, l'un Belge, l'autre Français, apprennent la disparition prochaine de leur petit poste de douane fixe situé dans la commune de Courquain France et Koorkin Belgique. Francophobe de père en fils et douanier belge trop zélé, Ruben Vandervoorde se voit contraint et forcé d'inaugurer la première brigade volante mixte franco-belge. Son partenaire français sera Mathias Ducatel, voisin de douane et ennemi de toujours, qui surprend tout le monde en acceptant de devenir le co-équipier de Vandervoorde et sillonner avec lui les routes de campagnes frontalières à bord d'une 4L d'interception des douanes internationales.

Je n'attendais rien de particulier de ce film. Eh bien, je n'ai rien eu... C'était même pire car assez pénible à suivre... Je pense qu'il n'y a rien de plus horrible que de regarder un film supposé comique et que cela ne nous fait pas rire. Certes, il y a quelques moments amusants, mais ceux-ci se trouvaient justement dans la bande annonce. Du coup, les revoir dans le film ne provoqua qu'un maigre sourire, ayant déjà "savouré" ces instants à de très nombreuses reprises via le matraquage de la bande annonce au cinéma depuis des mois.

Je crois bien que RIEN A DECLARER est plus mauvais encore que le précédent travail de Boon en tant que réalisateur. Si son BIENVENUE CHEZ LES CH'TITS était quand même un brin sympathique à suivre, son nouveau film n'a clairement pas grand chose à offrir à son audience si ce n'est une comédie routinière aux ressorts comiques archi-rabattus et bien lourdaux. La finesse, le réalisateur ne semble pas connaître ce mot et son long-métrage est plutôt gavant que marrant. On joue sur deux tableaux : l'agressivité avec le personnage de Poelvoorde et le registre de l'émotion avec Boon qui se donne des airs de gentil au grand coeur. L'intrigue schématise leurs relations à grands renforts de séquences attendus (la collaboration entre les deux hommes, la relation amoureuse qui ne fonctionne pas, le repas chez les parents) et fait du remplissage avec son intrigue secondaire de trafiquants qui ne sert finalement pas à grand chose si ce n'est à faire n'importe quoi pour faire rire. C'est même hallucinant à quel point c'est mauvais : le tuning de la voiture, le gag des paquets de drogue dans le cul... Ca se veut drôle, ça en fait des tonnes. J'ai trouvé cela absolument consternant, d'autant plus quand on en rajoute une couche en surlignant ses effets par des ralentis en faisant passer la chanson "I believe I can fly" par dessus le tout! AU SECOURS!!! Qui sait, peux-être que ça marche sur les camionneurs?...

De plus, avec l'intrigue principale et son conflit France/Belgique, l'ensemble est plutôt vain et répétitif à suivre car il joue toujours sur le même mode et n'évolue quasiment pas...C'est un peu comme une série de sketchs qui se suivent et se ressemblent. Si, au début, on sourit un peu, sur la longueur cela n'apporte pas grand chose si ce n'est une moralité pleine de naïveté où il réduit considérablement le problème du racisme entre les hommes. Sur la fin, Boon essaie même de faire dans la légèreté de propos, fuit les questions que pourrait poser son histoire car on est tout de même dans une comédie rigolote et pas en train de regarder quelque chose de complètement sérieux. Il se plante complètement. RIEN A DECLARER, quoi!...

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Au revoir...

Au revoir...
Related Posts with Thumbnails page counter
Web Counter