samedi 22 janvier 2011

SATANIK

SATANIK de Piero Vivarelli (1968)

Le Docteur Marnie Bannister est une femme vieillissante et repoussante en raison d’un visage défiguré. Apprenant qu'un scientifique vivant à Madrid a mis au point une formule capable de régénérer les cellules, elle se rend sur place. Suite au refus du médecin de la soigner à cause de la dangerosité du produit, elle tue celui-ci et absorbe la liqueur miracle. A son réveil, le docteur Bannister est une superbe jeune femme assoiffée de revanche sur le monde et qui compte bien désormais en profiter. Elle est désormais Satanik…

Après DANGER : DIABOLIK! de Mario Bava avec John Philip Law, le cinéma verra apparaître en cette année 1968 une autre "créature" tirée des "fumetti", ces fameuses bandes dessinées italiennes qui envahissaient les petits kiosques de l'époque. SATANIK est d'une même inspiration que le machiavélique voleur, mais cette fois-ci avec une silhouette nettement plus avantageuse. C'est le mannequin polonais prénommé Magda Konopka, qui sera le "Penthouse Pet" du magazine en 1970, qui interpréta l'énigmatique femme au regard de chat. Un choix plutôt judicieux de la part du réalisateur car sa belle comédienne occupe pratiquement chaque séquence de son film, vampirisant sans problème le spectateur de son charme irradiant. Il s'agit même de la raison d'être du long-métrage et pourquoi le réalisateur s'attarde sans arrêt sur les courbes parfaites de son héroïne, également bien mises en valeur par une gigantesque garde-robe où l'on a l'impression que le personnage change ses élégantes toilettes à chacune de ses nouvelles scènes. Car si SATANIK retient notre attention par l'image, ce n'est pas vraiment le cas de son scénario plutôt laborieux et guère intéressant.




Passé un préambule très prometteur où l'historique du personnage féminin est faite - et dont on pourra apprécier le maquillage très bon marché qui est cessé vieillir Marnie, une mixture en forme de croûtes assez moche et terriblement amateur ! - le film passe son temps à nous balader comme des touristes en nous faisant voyager entre l'Espagne et la Suisse. Car il ne se passe finalement pas grand chose dans cette simili-intrigue policière. Satanik se balade et rencontre diverses personnes avant de les assassiner. Et rajoute une pincée de suspense car la formule chimique qui la transforme en reine de beauté ne dure jamais bien longtemps...

Moins amusant, le réalisateur filme aussi d'incessantes discussions entre policiers au détriment de l'action pure et dure. Souvent faiblardes et kitsch, les quelques séquences mouvementées sont quand même assez réjouissantes, entre de timides scènes de combats, un peu de sang, quelques morts et une tragique poursuite en voiture... C'est d'abord une histoire pleine de naïveté et au(x) charme(s) rétro plutôt plaisante à suivre en compagnie d'une femme aux moeurs assez libérées. Malheureusement, le metteur en scène ne met pas suffisamment en avant son personnage féminin dont le surnom Satanik ne sera jamais prononcé durant toute la durée du long-métrage. On est quand même loin du mythique héros Diabolik. D'ailleurs l'actrice principale ne portera qu'une seule fois sa combinaison noire moulante (à l'image de son affiche promotionnelle!), à l'occasion d'un superbe striptease dans un casino. Il s'agit-là forcément du meilleur moment du film. Il y a aussi à retenir quelques autres instants teintés d'érotisme où la belle dévoile sa poitrine à ses riches amants.

SATANIK est donc avant tout destiné aux amateurs d'ambiances pop psychédéliques et à tout ceux qui apprécient la patine visuelle des années 60, autant au niveau des décors que des costumes. Et puis il faut aussi signaler le superbe générique d'ouverture et surtout la bande originale très "groovy" qui ponctue avec un certain panache les molles aventures de cet avatar du Dr. Jekyll/Mister Hyde... Voilà, en plus de la prestation de son interprète principal, les arguments de poids d'un long-métrage finalement guère réussi et plus proche d'une forme de parodie alors que l'on aurait sans doute pu mélanger le cocktail espionnage/fantastique avec davantage de conviction. Ici, le ridicule n'est jamais loin, tout comme une certaine forme d'ennui pour qui ne s'intéresse pas à la plastique avantageuse de son héroïne.





4 commentaires:

  1. C'est quel DVD la review?
    J'ai un dvd us, full screen, image affreuse, doublé par des mongoles. J'aimerais un récupérer un autre.

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  2. Il s'agit du DVD en provenance d'Italie sur lequel se trouve aussi un documentaire sur le film intitulé THE DIABOLIKAL SUPER-CRIMINAL. Très bonne qualité et le format original est respecté.

    Mais attention, ces deux films ne sont présentés qu'en version originale italienne. Il n'y a pas de sous-titres disponibles ni en anglais ni en français. Juste un sous-titre pour "sourds et malentendants" en italien. Voici un lien où tu peux te procurer ce disque : http://www.amazon.com/satanik-diabolikal-super-kriminal-Italian/dp/B0041KXLYW

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  3. Waow magnifique en particulier les screens du générique !

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Au revoir...

Au revoir...
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