jeudi 30 septembre 2010

DECOMPTE DU MOIS : SEPTEMBRE


Ce mois-ci, quelques belles surprises à rajouter à ma collection, spécialement en ce qui concernant les séries B bien violentes et les films érotiques déviants. Des curiosités que tout cinéphile aventureux se doit de découvrir. Parmi les bonnes nouvelles, l'éditeur Shout Factory s'est mis depuis quelques temps à sortir des productions estampillées "Roger Corman" en Blu-Ray. L'occasion de voir ces oeuvres de bas budget en Haute Définition... En plus, ces disques possèdent de nombreux suppléments très alléchants. Niveau bandes originales de films, je possède enfin en version intégrale la B.O. de l'excellent film LES GRANDS FONDS et aussi la musique d'un des premiers films érotiques avec la belle Laura Gemser. Pour la beauté de l'objet, je me suis également procuré un vinyl tiré d'un film érotique réalisé par Michel Gentil (sous le pseudonyme se cache le cinéaste Jean Rollin). La grande rareté acquise, c'est surtout la réédition de la musique de MEURTRES AU SOLEIL : l'album japonais remastérisé avec 13 "bonus tracks" additionnels. Un vrai bonheur! Pour continuer dans les éditions limitées, j'ai réussi à me dénicher une petite brochure qui décortique la production du chef-d'oeuvre de Russ Meyer, avec des textes très intéressants et une belle iconographie. Le reste se divise entre de la bande dessinée horrifique et pornographique ainsi qu'un petit manga pour compléter le tout. Et puis, ce mois-ci, un petit détour via une brocante où j'ai trouvé par hasard quelques vieilles bandes dessinées et magazines pour une poignée de francs. Un investissement léger pour retrouver certaines sensations qui ressurgissent depuis le fin fond de mon enfance : STRANGE, LA BATAILLE DES PLANETES, L'HOMME DE L'ATLANTIDE, KING KONG... Comme tout ceci fait bien envie, n'est-ce pas?

Films en DVD : THE SEXY KILLER (Du Hou Mi Shi) de Chung Sun (1976) - LA BÊTE D'AMOUR (Tanya's Island) de Alfred Sole (1980)

Films en Blu-Ray : LA GALAXIE DE LA TERREUR (Galaxy Of Terror) de Bruce D. Clark (1981) - MUTANT (Forbidden World) de Allan Holzman (1982)

Musique : THE DEEP by John Barry - SUMMERTIME KILLER by Luis Bacalov - FREE LOVE/AMORE LIBERO by Fabio Frizzi - JEUNES FILLES IMPUDIQUES de Pierre Raph - PRINCE VALIANT by Franz Waxman

Livres, Romans, BD & Mangas : CASINO, Volume 2 : MEULES D'OR; SEIZE TROUS POUR UN MÂLE; LE ROI DES BAISEURS de Leone Frollo - KILLING MACHINES: RUSS MEYER'S FASTER, PUSSYCAT! KILL! KILL! de Jack Hunter - WALKING DEAD, Tome 12 : UN MONDE PARFAIT de Robert Kirkman & Charlie Adlard - HOMUNCULUS, Tome 12 de Hidéo Yamamoto

Brocante : SPECIAL STRANGE n°9 (1977) - LES DOSSIERS TELE 7 JOURS : LA FABULEUSE HISTOIRE DE KING KONG - TILT : MARLENE DIETRICH - LA BATAILLE DES PLANETES : LES MONSTRES DE ZOLTAR - L'HOMME QUI VENAIT DE L'ATLANTIDE (1978)


samedi 25 septembre 2010

L'HOMME AUX NERFS D'ACIER

L'HOMME AUX NERFS D'ACIER (Dio, Sei Proprio Un Padreterno!) de Michele Lupo (1973)

Après vingt-cinq ans d'absence, Frankie Diomede, un ancien caïd de la pègre de Gênes rentre en Italie pour régler quelques affaires. Il se débarrasse d'un lieutenant qui l'a trahi, ce qui lui vaut d'être incarcéré. Il s'évadera grâce à un jeune admirateur, Tony, et ensemble ils tenteront de mettre fin aux agissements de son pire ennemi : Annunziata, qui trucide tous les amis de Frankie...


Cette co-production franco-italienne regroupe un sacré florilège de talents, que ce soit devant ou derrière la caméra. La distribution est très hétéroclite, regroupant à l'écran Lee Van Cleef, Tony Lo Bianco, Edwige Fenech ou encore Jean Rochefort. L'acteur français se retrouvant dans un rôle assez surprenant car ce n'est pas tous les jours que l'on peut le voir dans la peau d'un méchant moustachu armé d'une mitraillette. Si l'histoire a des allures de polar nerveux sur fond de guerre des gangs, L'HOMME AUX NERFS D'ACIER offre un riche spectacle fait d'humour, de violence gratuite et de cascades, sans oublier la petite touche sexy avec la présence de la toujours très aguichante Edwige Fenech. Bien que son rôle soit réduit à une peau de chagrin, la comédienne irradie chacune de ses courtes apparitions, dévoilant sans aucune pudeur ses formes généreuses.


Michele Lupo développe un tandem assez inhabituel avec ses deux personnages principaux, la vieille légende et le jeune chien fou un peu crétin. Si Van Cleef dégage toujours une présence assez impressionnante, son jeune acolyte y rajoute son esprit décontracté pour un duo assez improbable. Curieusement, l'ensemble fonctionne relativement bien et se révèle finalement très sympathique malgré des touches d'humour pas très subtiles. La réalisation est sans temps mort, alignant de nombreuses péripéties qui va de sanglants meurtres à la perceuse jusqu'à une spectaculaire course poursuite entre un gros camion de transport et des voitures de police. Supervisé par Rémy Julienne, cette séquence est le véritable morceau de bravoure du film, qui reste encore très impressionnant selon les standards d'aujourd'hui. On notera également que la photographie du film est assurée par le fameux Joe D'Amato (EMANUELLE ET LES DERNIERS CANNIBALES) tandis qu'un thème musical très accrocheur est dû au compositeur Riz Ortolani (CANNIBAL HOLOCAUST). Une somme de talents qui aboutit à une histoire de vengeance assez efficace qui se suit sans déplaisir, pour autant que l'on n'y cherche aucune sorte de crédibilité. Le scénario étant quand même bien farfelu, le mélange action/humour prêtant parfois à sourire devant le ridicule de certaines séquences. Mais l'ensemble est emballé avec suffisamment d'entrain que l'on n'a pas le temps de s'y ennuyer et garantit un spectacle assez savoureux. Une série B très fun à déguster!



Pour les amateurs d'Edwige Fenech, quelques belles images tirées de la scène de la douche :

vendredi 24 septembre 2010

MUSICAL MOMENTS : THE HOLE

Comédie taïwanaise assez particulière située à quelques jours de l'an 2000, THE HOLE (Dong) de Tsai Ming Liang (1998) propose de beaux moments musicaux avec les adorables chansons de Grace Chang. Coloré et amusant... par le réalisateur de l'excellent LA SAVEUR DE LA PASTEQUE. Enjoy!





jeudi 23 septembre 2010

JX WILLIAMS' PSYCH BURN

Cinéaste énigmatique, JX Williams est un auteur à l'univers absolument fascinant. Voici l'un de ses courts-métrages, intitulé PSYCH BURN (1968), qui renvoie aux expérimentations visuelles façon "Trip LSD" psychédélique avec un mélange de couleurs, de distorsions, de surimpressions et de textures absolument incroyable. Le réalisateur présente un univers fabuleux, plein de poésie, d'érotisme et de macabre. C'est tout simplement hypnotisant, excitant et terrifiant. Tout cela à la fois! Savourer le génie de JX Williams! Enjoy!

SOUNDTRACK : SUMMERTIME KILLER







Quartet Records vient d'éditer dans sa collection intitulée "The Coolest Series" la bande originale du film MEURTRES AU SOLEIL (Un Verano Para Matar) de Antonio Isasi-Isasmendi (1972). Composé par Luis Bacalov, cette B.O. n'était apparemment uniquement sortie sous la forme d'un album de 8 "tracks" au Japon. Aujourd'hui, l'intégralité de cette composition se retrouve sur ce très beau CD qui a été réédité en "full stereo". Et c'est un véritable bonheur d'écoute car cette oeuvre de Bacalov possède plusieurs thèmes mélancoliques très entêtants... Ne serait-ce que la magnifique chanson "Run And Run" par Country Lovers qui nous met tout de suite dans l'ambiance du long-métrage. Souvent très douces, les belles mélodies s'enchaînent comme une suite quasi-ininterrompue de petits chefs-d'oeuvres musicaux comme "Like A Play", "The House On The Lake" sans manquer l'inoubliable "The Summertime Killer" qui aura aussi été utilisé par Quentin Tarantino pour son film KILL BILL.

En plus de reproduire l'album d'origine, l'éditeur rajoute 13 "bonus tracks" qui sont des variations diverses des thèmes connus de l'album en plus de quelques inédits. Souvent assez courts, ils ne dépassent que très rarement la minute d'écoute si ce n'est une excellente variation "lounge" de son morceau le plus (re)connu, à savoir le fameux "The Summertime Killer" qui est aussi le titre international du film d'Isasi-Isasmendi.

Limitée à 500 exemplaires, cette édition CD est un véritable cadeau pour les amateurs du film ainsi qu'à tout ceux qui apprécient une bande originale de film hypnotique et pleine d'émotions. Je reproduis également ci-dessous l'intégralité du livret qui comporte quelques notes très intéressantes écrites par Roberto Cueto (à lire, en cliquant sur les images pour les agrandir!) qui parle autant de la genèse du long-métrage que de la composition elle-même. A savourer!



mercredi 22 septembre 2010

NIKKATSU ROMAN PORNO


Voilà une excellente nouvelle. L'éditeur américain "Impulse Pictures" nous annonce une réjouissante sortie DVD pour le mois de novembre 2010 : Une belle brochette de plusieurs dizaines de bandes annonces de ces fameux "roman porno" du studio Nikkatsu. Ces films japonais érotico-subversifs regroupent de nombreuses perles du genre dont l'éditeur français Wild Side est en train d'exhumer, depuis déjà plusieurs mois, une belle quantité de titres de "L'Âge d'Or du Roman Porno". Vous retrouverez d'ailleurs plusieurs chroniques de films de ce genre sur ce blog, notamment LA FEMME AUX SEINS PERCES (Chikubi Ni Pierce Wo Shita Onna) de Shogoro Nishimura (1983), LA MAISON DES PERVERSITES (Edogawa Rampo Ryoki-Kan: Yaneura No Sanpo Sha) de Noboru Tanaka (1976), SINS OF SISTER LUCIA (Sudojo Lucia: Kegasu) de Koyu Ohara (1978), ASSAULT! JACK THE RIPPER (Bôkô Kirisaki Jakku) de Yasuharu Hasebe (1976) ou encore FEMALE PRISONER : CAGED! (Joshû ori) de Masaru Konuma (1983), sans compter de nombreux autres à venir... Que des titres absolument délicieux!En bonus sur ce disque US, un énigmatique film intitulé RYOKO'S LESBIAN FLIGHT. Tout ceci fait bien envie. Vivement novembre 2010!

lundi 20 septembre 2010

Opening Credits : THE PROFESSIONALS

Générique d'ouverture du film de Man Chan THE PROFESSIONALS (Jin Ou) datant de 1967. Une superbe entrée en matière sur une bande sonore très dynamique, entre le western et James Bond avec la très cool Josephine Siao... Suivi d'une séquence où elle met à mal une bande de petites frappes avec beaucoup de classe. Jouissif! Enjoy!

Soundtrack of My Life

C'est avec les larmes aux yeux que j'ouvre un nouveau "billet" pour la rubrique musicale "Soundtrack of My Life". La bande originale de DIAMANTS SUR CANAPE (Breakfast At Tiffany's) est particulièrement cher à mon coeur car il s'agit sans aucun doute l'une des plus belles compositions que nous aura offert Henry Mancini. En particulier le titre "Moon River", chanté par Audrey Hepburn dans le fabuleux film de Blake Edwards. Un moment en état de grâce, de la pure poésie qui bouleverse et me chavire le coeur. L'une de mes chansons préférées de tout les temps.La version chantée par la comédienne n'étant pas sur le disque, on y retrouve une très belle variation qui tout autant superbe! Un délicat et merveilleux moment d'émotion. Voici ces deux versions. Enjoy!

Moon River, wider than a mile,
I'm crossing you in style some day.
Oh, dream maker, you heart breaker,
wherever you're going I'm going your way.
Two drifters off to see the world.
There's such a lot of world to see.
We're after the same rainbow's end--
waiting 'round the bend,
my huckleberry friend,
Moon River and me.






lundi 13 septembre 2010

DES FILLES POUR UN VAMPIRE

DES FILLES POUR UN VAMPIRE (L'ultima Preda Del Vampiro) de Piero Regnoli (1960)

Son bus bloqué par la tempête, une modeste compagnie de variétés trouve refuge pour la nuit dans un château isolé dans la montagne. Une sinistre atmosphère de mystère entoure la vieille demeure. Frappé par la ressemblance de Vera, la vedette de la compagnie, avec le portrait de l'une de ses aïeules, le comte Kernassy accepte finalement l'intrusion de ces étrangers. La nuit, une des jeunes danseuses, Katia, s'aventure dans les couloirs obscurs du château. Le matin, elle est retrouvée morte, vidée de son sang...

Réalisé au début de l'âge d'or du cinéma gothique italien, DES FILLES POUR UN VAMPIRE est mis en scène par Piero Regnoli qui fut assistant réalisateur sur le film LES VAMPIRES (I Vampiri) de Ricardo Freda (1956). Comptant parmi les premiers essais du film de vampires italiens, ce long-métrage est particulièrement intéressant à suivre car il mixe agréablement l'horreur et un érotisme soft issus du cinéma d'exploitation des années 60. Ainsi, on se retrouve avec une troupe de danseuses de charme qui se voient obligées de passer la nuit dans un lugubre château. Si le scénario n'est pas très élaboré, il distille une ambiance fantastique du plus bel effet. Le décor compte de nombreux couloirs, un passage vers un laboratoire secret, une crypte ancestrale, des jeux d'ombres et d'étranges serviteurs qui entourent le propriétaire des lieux.

L'imagerie du vampire est savamment utilisé, d'autant plus que le réalisateur s'amuse à entretenir un certain suspense sur la teneur des événements étranges qui se déroulent durant la nuit dans cette demeure... Que s'y passe-t'il réellement? On y parle de malédiction et de réincarnation d'un amour perdu. Les thèmes récurrents du genre sont donc déjà bien présents, avec son lot de jeunes femmes terrifiées. Ces ravissantes idiotes donnent au film une réelle dimension érotique via des petits détails troublants, comme ces déshabillés vaporeux qui laissent complètement deviner leurs dessous. On aura aussi droit à une séquence très réussie de striptease où l'une des "girls" fait une démonstration spectaculaire de son talent lors d'une répétition de danse.

Lyla Rocco, délicieuse jeune brunette aux cheveux courts, se démarque assez rapidement de l'ensemble de la distribution féminine. Dégageant un charme envoûtant, la comédienne ensorcelle assez rapidement le spectateur, au même titre que le comte Kernassy. Le réalisateur se concentre entièrement à ce personnage et à sa relation avec le maître des lieux. Basé sur des non-dits, cette histoire avance assez lentement, instaurant un climat de tension qui va crescendo jusqu'à la première apparition d'une créature de la nuit, étrange silhouette venant tout juste de profaner une tombe fraîche. Il y aussi cet instant assez troublant où une femme vampire entièrement nue vient trouver l'imprésario de la troupe dans sa chambre, les yeux bien écarquillés tout en lui montrant ses crocs proéminents. Cauchemar ou réalité? Le trouble s'installe...

A mesure que l'intrigue se noue, le long-métrage se fait plus explicite : morsure au cou, bagarre dans la crypte, meurtre avec un pieu enflammé dans le coeur, sang ruisselant le long des jambes de la victime, DES FILLES POUR UN VAMPIRE garde le meilleur de son spectacle horrifique pour un dernier acte riche en événements et autres révélations. Si cette oeuvre gothique italienne reste mineure, car on est quand même loin du chef d'oeuvre LE MASQUE DU DEMON (La Maschera Del Demonio) de Mario Bava (1960), il présente une belle variation de la thématique vampirique, entre son visuel baroque et l'imagerie du "nudie". Même sans perversion ni sadisme et tout en restant passablement soft à l'écran, il reste un honnête divertissement fantastique avec une ambiance très bien rendue par une belle photographie noir et blanc.



Au revoir...

Au revoir...
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