mardi 31 août 2010

Court-Métrage : KRAKATAU

KRAKATAU de Mariusz Grzegorzek (1986)

Court-métrage polonais en noir/blanc de 10 minutes qui mixe différentes sortes d'images, allant d'inconnu(e)s sorti(e)s du quotidien, d'images médicales jusqu'à un spectaculaire accident d'avion... avant que la musique empruntée au groupe de Lisa Gerrad DEAD CAN DANCE ne s'infiltre dans notre esprit en se juxtaposant avec des séquences illustrant la folie d'une femme à l'intérieur d'un asile psychiatrique. Style expressionniste remarquable, KRAKATAU est une oeuvre particulièrement envoûtante.

DECOMPTE DU MOIS : AOÛT


Dernier jour du mois = Décompte du mois! Tout plein de bonnes choses, que ce soit en films, musique ou livres. Pour ces derniers, la récolte a été plutôt maigrichonne mais agréable avec notamment la sortie du tome 3 de POINT DE RUPTURE, superbe récit cyberpunk dans un style visuel qui rappelle SIN CITY de Frank Miller. Il y a aussi une "nouvelle" (celle-ci datant quand même de 2003) BD par le créateur de BUFFY CONTRE LES VAMPIRES, ce qui ne pouvait que me ravir! Niveau musique, quelques belles bandes originales de films viennent complèter ma collection (dont une remarquable édition 2 CD pour BATMAN!) et j'ai aussi découvert la voix sublime de Karen Elson avec son premier album intitulé "The Ghost Who Walks". Un sacré coup de coeur!

Pour ce qui est des films, c'est toujours aussi éclectique : du gros blockbuster, du X américain, des "romans pornos", un film de viking contemplatif, du Bollywood, quelques séries B (voire Z) des années 50/60 et même des films de cape et d'épée. Il y a aussi un court-métrage français avec des morts-vivants et une très belle édition DVD d'un film coréen qu'il me tarde de découvrir... Parmi mes dernières acquisitions en Blu-Ray, je suis également très content de posséder enfin le "Director's Cut" de JOHN RAMBO et d'avoir la version longue de THIRST, CECI EST MON SANG. Et, coup de bol, d'être tombé un peu par hasard sur l'incroyable film de Philip Ridley dans une édition HD allemande... mais qui possède au moins une piste audio anglaise, contrairement à son DVD.



Films en DVD : RAB NE BANA DI JODI de Aditya Chopra (2008) - PRINCE VAILLANT (Prince Valiant) de Henry Hathaway (1954) - CAPITAINE DE CASTILLE (Captain From Castile) de Henry King (1947) - INSIDE DESIREE COUSTEAU de Leonard Kirtman (1979) - INSATIABLE de Godfrey Daniels (1980) - LE DOUX PARFUM D'EROS (Erosu Wa Amaki Kaori) de Toshiya Fujita (1973) - GRAINE DE PROSTITUEE (Showa Onnamichi: Rashomon) de Chûsei Sone (1972) - JOURNAL EROTIQUE D'UNE INFIRMIERE (Watashi No Sex-Hakusho) de Chûsei Sone (1976) - LES DIMANCHES DE VILLE D'AVRAY de Serge Bourguignon (1962) - COMMANDO PHANTOM (Phantom Soldiers) de Teddy Page (1987) - LA FIANCEE DE LA JUNGLE (The Bride And The Beast) de Adrian Weiss (1958) - DES FILLES POUR UN VAMPIRE (L'ultima Preda Del Vampiro) de Piero Regnoli (1960) - LA SERVANTE (Hanyo) de Kim Ki-Young (1960) - PARIS BY NIGHT OF THE LIVING DEAD de Grégory Morin (2009)

Films en Blu-Ray : THE LAST DAY (Haeundae) de Je-gyun Yun (2009) - THIRST, CECI EST MON SANG (Bakjwi) de Chan-wook Park (2009) - LE GUERRIER SILENCIEUX (Valhalla Rising) de Nicolas Winding Refn(2009) - JOHN RAMBO "Director's Cut" de Sylvester Stallone (2008) - FANTASTIC MR. FOX de Wes Anderson (2009) - L'ENFANT MIROIR (The Reflecting Skin) de Philip Ridley (1990) - BAD LIEUTENANT : ESCALE A LA NOUVELLE-ORLEANS (Bad Lieutenant: Port of Call - New Orleans) de Werner Herzog (2009)

Musique : BATMAN "Expanded Archival Collection" by Danny Elfman - INCEPTION by Hans Zimmer - THE TWILIGHT SAGA : ECLIPSE by Howard Shore - THE EXPENDABLES by Brian Tyler - STREETDANCE "Original Motion Picture Soundtrack" - STEP UP 3D "Original Motion Picture Soundtrack" - KAREN ELSON "The Ghost Who Walks" - JEAN MICHEL JARRE "Oxygene" - EMMYLOU HARRIS "Luxury Liner"

Livres, Romans, BD & Mangas : LES BEBES DE LA CONSIGNE AUTOMATIQUE de Murakami Ryû - POINT DE RUPTURE, Volume 3 - Carlos Trillo & Eduardo Risso - FRAY de Joss Whedon, Karl Moline & Andy Owens - STEP UP LOVE STORY, Tome 35 de Katsu Aki - HAPPY!, Tome 3 de Naoki Urasawa

lundi 30 août 2010

Eye Candy : MATHILDA MAY



LIFEFORCE : L'ETOILE DU MAL (Lifeforce) est un film de science-fiction avec des extra-terrestres qui "vampirisent" les êtres humains pour, non pas sucer leur sang, mais se nourrir de leur force vitale. Dans cette sympathique série B datant de 1985 et mise en scène par le réalisateur de MASSACRE A LA TRONCONNEUSE, on y découvre avec grand plaisir les charmes de Mathilda May, jeune comédienne de 20 ans qui se dénudait déjà complètement à l'écran. Tobe Hooper, s'amusera même du physique avantageux de son interprète en filmant en ombre chinoise le profil de la jeune femme, mettant ainsi bien en évidence sa délicieuse poitrine face à un agent de la sécurité qui ne réalise pas bien vite ce qu'il a sous les yeux! Enjoy!

vendredi 27 août 2010

SEXY DANCE 3D

SEXY DANCE 3D (Step Up 3-D) de Jon M. Chu (2010)

Moose et Camille commencent tout juste leur première année d'université. Pour rassurer ses parents, Moose a abandonné la danse pour se concentrer sur l'ingénierie en électricité. Sa passion va forcément le rattraper, il fera ainsi la rencontre de Luke, un réalisateur/danseur leader d'une bande de breakdancers. Ces derniers sont d'ailleurs en plein tournoi de "battles" qu'ils veulent à tout prix gagner afin de garder leur local de danse...

Après STREETDANCE 3D de Max Giwa & Dania Pasquini, également sorti cette année, voici un autre film de danse qui est en fait la troisième partie de la saga SEXY DANCE. Déjà auteur de l'opus précédent, Jon M. Chu revient derrière la caméra pour cette nouvelle aventure qui se révèle être la meilleure de toutes.


Bien entendu, ce n'est pas le scénario qui constitue l'intérêt principal de ce genre de film, celui-ci se révélant guère intéressant et totalement convenu. On nous présente une sorte de fraternité de danseurs de tout styles qui ne vivent que pour cet art, des rivalités entre gangs, le tout parsemé de pointes d'humour; on assiste aussi à une amitié mise à rude épreuve et à une pseudo histoire d'amour... SEXY DANCE 3D essaie d'être un vrai film avec des péripéties sentimentales à la pelle, de susciter l'émotion et... échoue lamentablement sur tout ces points. On en rajoute encore une couche avec l'aspirant cinéaste, leader du groupe, qui se refuse de suivre une école de cinéma malgré l'évidence d'un talent naissant.

Il faut dire que l'ensemble ne fait pas du tout dans la dentelle et même si le film possède une somptueuse distribution de danseurs talentueux, dès que ceux-ci se mettent à parler, ils se révèlent de bien piètres comédiens. L'excellence de la médiocrité revenant au "méchant" de service avec ses gros sourcils qui annoncent d'entrée de jeu qu'il s'agit d'un mauvais garçon. Bref, ce genre d'histoire ne se renouvelle absolument pas et présente des situations archivues dans quantité d'autres films du même acabit. Toutefois, cet univers ultracodifié nous épargne cette fois-ci le contexte social douloureux qui aurait pu virer au drame et s'épanche davantage à une exhibition "Deluxe" de performances spectaculaires.

Car SEXY DANCE 3D est avant tout un véritable festival de séquences assez jubilatoires qui proposent quantité de démonstrations de styles. Des figures de breakdance et de hip hop entre autres spécificités; il y a aussi du tango et même un très chouette hommage aux comédies musicales de Gene Kelly/Fred Astaire avec un formidable plan séquence filmé en pleine rue de New York où un duo de danseurs improvisent une chorégraphie en se servant des éléments les entourant! Tout ces moments constituent bien évidemment le meilleur du long-métrage qui sait toujours se montrer très énergique. C'est un réel plaisir de suivre les formations lors de leurs entraînements et durant les nombreuses "battles" qui opposent la "House of Pirate" à la "House of Samuraï", deux clans qui s'affrontent pour obtenir le Grand Prix de 100'000 US dollars lors de la compétition annuelle de "World Jam" qui regroupent les meilleurs des meilleurs! Classique!



Le long-métrage essaie aussi de nous transmettre l'amour de la danse à travers la communion du corps et de l'esprit. Les personnages ne sont pas d'ex-petits truands ou de malheureux de l'enfance qui cherchent à se sauver eux-même à travers cet art. Non, il s'agit simplement des garçons et des filles de tout horizons qui cherchent à partager leur passion pour des mouvements qui en disent beaucoup plus que tout les dialogues du monde... C'est pour cela que SEXY DANCE fonctionne bien plus efficacement quand celui-ci se montre plus démonstratif qu'explicatif. Ce qui fait la réussite du film au détriment des opus 1 et 2 c'est qu'il privilégie l'action en musique à toutes autres formes de dramaturgie qui, de toute manière, tomberait complètement à plat.


Ici, pas de préambule vis-à-vis de cet univers et des codes qui régissent cette communauté très particulière. On plonge directement dans leurs mondes et assistons à un spectacle purement et simplement démentiel. L'apport tridimensionnel donne encore un réel plus à cette aventure. La profondeur de champ y est exceptionnelle et il en ressort des effets plein d'esbrouffe certes parfois très exagérés mais d'une efficacité prodigieuse! On hésite pas une seconde pour en rajouter un maximum, offrant pratiquement jusqu'à l'excès des sensations folles à travers l'image. Souvent, les personnages se dégagent complètement de l'écran pour vraiment bouger devant les yeux du spectateur. Il faut dire que le réalisateur place sa caméra bien en face de ses danseurs qui se jettent parfois directement droit dessus, ce qui renforce notre immersion devant leurs incroyables mouvements corporels. Et puis il y a des éléments qui en rajoutent dans le spectaculaire : jeux de lumière, nuages de poussière, scène inondée... Le réalisateur allant même jusqu'à nous offrir une excellente séquence 3D où le couple vedette vient se poser sur une grande bouche de ventilation tout en s'amusant à jouer avec du "Slurp", une sorte de cocktail très coloré.



Malgré un petit passage à vide après la première heure du long-métrage, SEXY DANCE 3D est un réjouissant divertissement sans temps mort. Il n'y a guère que les moments de questionnements existentiels ou celui de la "trahison" qui viennent entacher la bonne humeur communicative du film. On se régale devant les différentes chorégraphies et mouvements de folie qui ponctue un film qui se présente surtout comme une immense démonstration visuelle d'un art qui n'a pas finit de surprendre. Sans doute moins réussi que STREETDANCE 3D - confrontation entre l'univers de la danse de rue et la danse classique - qui se révélait efficace de tout son long, cette oeuvre reste une belle réussite de la part de Jon M. Chu, comme une belle vitrine d'exposition pour la danse où la 3ème dimension offre un spectacle qu'on aurait grandement tort de se priver. Savourez également le générique de fin en intégralité pour profiter de l'hallucinante démonstration artistique d'un danseur assis sur une chaise qui offre un mini show uniquement à l'aide de ses mains. Tout bonnement incroyable!



jeudi 26 août 2010

ROGER CORMAN'S CULT CLASSICS en Blu-Ray

ROGER CORMAN'S CULT CLASSICS en Blu-Ray



Voilà une excellente nouvelle qui va réjouir les amateurs de cinéma bis : une belle salve de productions labellisées "Roger Corman" est disponible en Blu-Ray aux Etats-Unis. Allant de l'indispensable PIRANHAS, chef-d'oeuvre réalisé par Joe Dante en passant par une variation très "série Z" d'ALIEN avec ce curieux MUTANT (Forbidden World); sans oublier sa propre version de LA GUERRE DES ETOILES avec le clinquant STARCRASH : LE CHOC DES ETOILES (Starcrash) qui comporte quelques inoubliables moments de cinéma, notamment Caroline Munro et sa tenue si moulante, si sexy... Il y a aussi LA GALAXIE DE LA TERREUR (Galaxy Of Terror), LES MONSTRES DE LA MER (Humanoids From The Deep) et ses superbes affiches; d'ailleurs cette dernière a servit comme couverture du fameux livre "Ze Craignos Monsters" écrit par Jean-Pierre Putters, le créateur de la revue Mad Movies. Un programme ultra-alléchant qui bénéficie d'un traitement royal avec de fabuleuses éditions proposant une Haute Définition de qualité et des disques bourrées de suppléments jusqu'à la gueule. Une idée du bonheur!









Au revoir...

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