mercredi 30 juin 2010

Soundtrack of My Life

Etant un grand amoureux de musiques de films, "Soundtrack of My Life" recensera petit à petit tout mes chefs d'oeuvres et coups de coeur, mes bijoux musicaux... Ceux dont je ne peux me passer et qui ne sortent jamais de ma tête, telle une mélodie entêtante. Bien entendu, il y a d'abord mon passion pour la musique symphonique, les bandes sons expérimentales, le jazz et tant d'autres choses... Et puis aussi ces chansons qui ornent les "soundtracks", compilations de titres à la mode sortis pour promouvoir un blockbuster pété de thunes! Souvent sans intérêt, ces disques sont guère intéressant à écouter... et pourtant il arrive qu'une merveille soit découverte. C'est donc à mon tour de proposer ma compilation qui sera uniquement constitué de titres écrits pour des oeuvres cinématographiques. A commencer par cette fabuleuse chanson de Siouxsie and the Banshees,"Face To Face", qui clôture brillamment le générique de fin de BATMAN LE DEFI (Batman Returns) de Tim Burton (1992). Une belle chanson mélancolique comme je les aime... Enjoy!


NIFFF 2010 : Le programme de la semaine!

La 10ième édition du NEUCHÂTEL INTERNATIONAL FANTASTIC FILM FESTIVAL est bientôt sur le point de débuter. Du 4 au 11 juillet 2010, c'est durant 8 jours marathon que l'on va pouvoir déguster du fantastique à toutes les sauces! En compétition internationale, Open Air et rétrospectives... Cinéma asiatique, américain, français, suisse, le genre déborde de partout et cela va être à nouveau un pur bonheur! Encore plus que l'an passé, mon programme cinématographique de la semaine est davantage chargé grâce aux deux jours supplémentaires de cette édition un peu particulière qui fêtera sa toute première décennie d'existence. Pour célèbrer cet anniversaire, la joyeuse équipe du NIFFF a mis au concours la création d'une micro bande-annonce afin de donner le ton. Les spectateurs ne savent pas encore celle qui, parmi des dizaines de propositions, a été choisie pour ouvrir chaque séance du festival. Pour ma part, ci-dessous, voici sans doute celle que je préfére. L'auteur de ce petit film l'intitule VENUSIA!



Alors vivement le 4 juillet prochain! On commencera en douceur ce dimanche soir avec ONDINE de Neil Jordan avec Colin Farrell, une histoire un peu particulière qui parle d'une sirène... pour finir le dimanche suivant avec LA MEUTE et Yolande Moreau. Une première oeuvre de Franck Richard qui à l'air d'être une sorte de DELIVERANCE bien barré! Voilà qui promet de clôturer cette dixième édition en beauté! Mon programme de la semaine, ci-dessous! Sans doute sujet à des modifications en cours de semaine mais cela donne déjà une bonne idée de cette future semaine de cinéma : 37 films en 8 jours! Et probablement de belles rencontres de festival, dont les présences confirmées de Nancy Allen et Douglas Trumbull! Un rêve éveillé! Vivement! Oh, vivement!!!

Di 04.07.2010 19:00 ONDINE
Di 04.07.2010 22:15 THE DOOR

Lu 05.07.2010 14:45 DIE EWIGE MASKE
Lu 05.07.2010 18:00 STRASEK - DER VAMPIR
Lu 05.07.2010 19:45 THE KILLER INSIDE ME
Lu 05.07.2010 22:30 STRIGOI

Ma 06.07.2010 15:30 LES CHIMERES DE HEIDI
Ma 06.07.2010 18:00 BLACK OUT
Ma 06.07.2010 20:00 BEDEVILLED
Ma 06.07.2010 22:15 METROPIA

Me 07.07.2010 14:00 STEFANIES GESCHENK
Me 07.07.2010 15:45 SOGO ISHII SHORTS
Me 07.07.2010 17:45 CRAZY THUNDER
Me 07.07.2010 20:00 LA PALOMA
Me 07.07.2010 22:15 SUMMER WARS

Je 08.07.2010 00:15 THE REEDS
Je 08.07.2010 13:15 SI LE SOLEIL NE REVENAIT PAS
Je 08.07.2010 16:00 DER DÄMON DES HIMALAYA
Je 08.07.2010 18:00 DEAD END RUN
Je 08.07.2010 19:30 BLACK DEATH
Je 08.07.2010 22:15 TANNÖD

Ve 09.07.2010 00:45 REKJAVIK WATCHIN WHALE MASSACRE
Ve 09.07.2010 14:00 TRUFFE
Ve 09.07.2010 16:30 ENTER THE VOID
Ve 09.07.2010 20:00 VALHALLA RISING
Ve 09.07.2010 22:15 THE DISAPPEARANCE OF ALICE CREED

Sa 10.07.2010 01:15 DER TEUFEL IN MISS JONAS
Sa 10.07.2010 12:30 JENATSCH
Sa 10.07.2010 14:30 THE INHABITED ISLAND : STRANGER
Sa 10.07.2010 17:15 THE INHABITED ISLAND : REBELLION
Sa 10.07.2010 20:00 TETSUO - THE BULLET MAN
Sa 10.07.2010 22:30 L'INCONNU DE SHANDIGOR

Di 11.07.2010 00:45 THE HOUSE OF THE DEVIL
Di 11.07.2010 11:00 DER TEUFEL HAT GUT LACHEN
Di 11.07.2010 13:30 REQUIEM
Di 11.07.2010 16:00 ZIMMER 36
Di 11.07.2010 18:00 LA MEUTE

DECOMPTE DU MOIS : JUIN

Un bon mois est un mois où j'arrive à dénicher de nombreuses merveilles en tout genres... Que ce soit des films, des disques ou des livres. Et ce mois de juin m'a permis de rassembler une belle pléthore de pépites. Du western avec Racquel Welch ou Oliver Reed; un mélo avec Dalida et mis en scène par Antonio Margheriti; une rareté hong-kongaise avec la star suédoise Birte Tove (et des asiatiques en mini-jupes) ; un giallo turque qui figure parmi les précurseurs du genre ou encore un documentaire hyper-intéressant sur le cinéma d'exploitation australien. Miam! Mais ce n'est pas tout, il y a encore des tentatives cinématographiques post-EXORCISTE qui exploite le filon du "film de possession"; de l'horreur "insectoïde" made in Asia; des vieux serials de Louis Feuillade sans oublier quelques oeuvres perdues de l'incroyable J.X. Williams! Et puis encore du Wang Yu; une nouvelle entrée dans la collection Blu-Ray de Criterion, la seconde saison complète de TRUE BLOOD (Joie!) et puis plein d'autres trucs. La liste est ci-dessous.

Content aussi d'avoir enfin acquis une version complète de la bande originale de STAR TREK III et de mettre procuré un disque venant tout droit de Corée, la belle musique du film AIR DOLL. Pour mon anniversaire, le 6 juin passé, j'ai reçu un bouquin sur David Lynch (Merci, Laurent!) et même un petit ordinateur portable tout chou (Merci, ma chérie!). De mon côté, pour célébrer cela (quelle excuse!), je me suis offert le dernier BIG BOOK sorti chez Taschen qui se consacre entièrement aux beaux fessiers de charmantes demoiselles. Un livre pour les yeux. Un mois plein les yeux, plein les oreilles! Toujours délectable!


Films en DVD : LES CHAROGNARDS (The Hunting Party) de Don Medford (1971) - MOTHER (Madeo) de Joon-ho Bong (2009) - LES 100 FUSILS (100 Rifles) de Tom Gries (1969) - THE MINI-SKIRT GANG (Feng Kuang Da Ben Zei) de Chi Lu (1974) - IO TI AMO de Antonio Margheriti (1968) - PALINDROMES de Todd Solondz (2004) - WOMAN DESPISER (Kadin Dusmani) de Ilhan Engin (1967) - NOT QUITE HOLLYWOOD (Not Quite Hollywood: The Wild, Untold Story Of Ozploitation!) de Mark Hartley (2008) - ABBY de William Girdler (1974) + MAGDALENA LA SEXORCISEE aka LE CADEAU DU DIABLE (Magdalena, Vom Teufel Besessen) de Walter Boos (1974) - CENTIPEDE HORROR (Wu Gong Zhou) de Keith Li (1984) - JUDEX de Louis Feuillade (1916) - PEEP SHOW de J.X. Williams (1965) + THE 400 BLOW JOBS de J.X. Williams (196?) + PSYCH-BURN de J.X. Williams (1968) + FRAGMENT 306 de J.X. Williams (196?) - LE BRAS ARME DE WANG YU CONTRE LA GUILLOTINE VOLANTE (Du Bi Quan Wang Da Po Xue Di Zi) de Yu Wang (1975) - BLACK MAGIC 2 (Gou Hun Jiang Tou) de Meng Hua Ho (1976)

Films en Blu-Ray : LA RANDONNEE (Walkabout) de Nicolas Roeg (1971) - TRUE BLOOD, The Complete Second Season de Alan Ball (2009) - VAMPYRES de José Ramón Larraz (1974) - GANDHI de Richard Attenborough (1982) - THE EDGE OF LOVE de John Maybury (2008) - ESCAPADE FATALE (A Perfect Getaway) - Director's Cut - de David Twohy (2009) - SHERLOCK HOLMES de Guy Ritchie (2009) - IN THE AIR (Up In The Air) de Jason Reitman (2009) - LES AVENTURES DU BARON DE MÜNCHAUSEN (The Adventures Of Baron Munchausen) de Terry Gilliam (1988) - AGORA de Alejandro Amenábar (2009) - SHUTTER ISLAND de Martin Scorsese (2010)

Musique : STAR TREK III : THE SEARCH FOR SPOCK by James Horner - WHITE LIGHTNING by Charles Bernstein - ROCKY IV by Vince DiCola - AIR DOLL by World's End Girlfriend

Livres, Romans, BD & Mangas : DAVID LYNCH : Entretiens de Chris Rodley - THE BIG BUTT BOOK de Dian Hanson - LES DERNIERS JOURS D'ELLIS CUTTING de Thomas Vieille - SCOTT PILGRIM, Vol. 2 de Brian Lee O'malley - HAPPY!, Vol. 2 de Naoki Urasawa - AU BORD DE L'EAU, Tome 8 de Mitsuteru Yokoyama


mardi 29 juin 2010

Prevues of Coming Attractions



Une nouvelle rubrique que j'inaugure sur le blog. Je l'ai appelé "Prevues of Coming Attractions". Une manière amusante de présenter mes futures prochains spectacles en DVD. Une sélection de quelques bandes annonces d'oeuvres que je viens récemment d'acquérir... Et forcément, la plupart sont des films à l'esprit très "grindhouse", comme la série de longs-métrages ci-dessous. Tout d'abord deux films hong-kongais: une bande horrifique complètement barge nommée BLACK MAGIC 2 (en attendant de recevoir le premier opus!) du fameux réalisateur Meng Hua Ho, auteur de l'incroyable COLOSSE DE HONG KONG, un King Kong asiatique complètement foufout avec une belle blonde venue de Suisse qui s'appelle Evelyne Kraft! Mais je m'égare... Ensuite, parmi les autres films, mon attention se porte sur Jimmy Wang Yu et sa guillotine volante dans une oeuvre au titre sans équivoque : LE BRAS ARME DE WANG YU CONTRE LA GUILLOTINE VOLANTE! Tout un programme.

Pour la suite, deux variations sur le thème de l'exorcisme avec une sorte de "Black Exorcist" qui va devoir se battre contre une créature du mal prénommée ABBY; et MAGDALENA LA SEXORCISEE, une curieuse production allemande qui ne devrait pas me laisser indifférent! Et puis il y a également le curieux WOMAN DESPISER, une rareté datant de 1967 et tout droit sortie de Turquie qui nous rappelle furieusement les codes du giallo avant l'heure. En plus, ce DVD est une édition limitée à 500 exemplaires!! Miam! Miam! De quoi passer de bien belles soirées riches en découvertes! Enjoy the "Prevues of Coming Attractions"!








dimanche 27 juin 2010

SEYTAN

SEYTAN de Metin Erksan (1974)

Une année après la sortie de L'EXORCISTE de William Friedkin, voilà que la Turquie nous offre sa propre version d'une possession démoniaque. SEYTAN est même plus qu'une simple revisitation, c'est carrément du plagiat! Le film de Metin Erksan reprenant des passages entiers de l'oeuvre originale, rejouant quasiment le même film! Bien entendu, on est loin du choc provoqué par L'EXORCISTE mais ce remake non avoué est un exemple assez troublant à découvrir, avec ses effets spéciaux bon marché et ses comédiens qui pastichent les rôles de Linda Blair et Max Von Sydow. Le réalisateur allant même jusqu'à utiliser la célèbre musique de Mike Olfied dès le générique d'ouverture. Une curiosité exotique que tous les amateurs d'étrangetés filmiques se doit de découvrir! Enjoy!






























Sesame Street : Programme éducatif par "Les Muppets"

SESAME STREET est un programme éducatif américain pour les enfants mise en place par Jim Henson et présenté par ses créatures, "Les Muppets". Cette émission, toujours actuelle, à débuté en 1969 et est présenté par un adorable petit monstre rouge du nom de Elmo. Ce présentateur inhabituel est toujours accompagné d'une célèbre "guest star" issu du monde du cinéma, du sport, de la musique et même de personnalités politiques : Hugh Jackman, Jack Black, Natalie Portman, Julia Roberts, Michelle Obama, Alicia Keys, etc... La liste de noms est impressionnante.

Toujours avec humour, on y apprend tout plein de choses comme des mots, des chansons ou encore de saines activités comme le jardinage. Toujours effectué avec un esprit un brin délirant, c'est un régal de regarder les Muppets en compagnie de célébrités, et pas seulement pour les enfants... Enjoy!







Cinéma philippin : les films d'Eddie Romero



Voici quelques bandes annonces de films en provenance des Philippines. Mis en scène par Eddie Romero, réalisateur de série B qui officia également dans le domaine de la Blaxploitation en faisant tourner l'ex-James Bond girl Gloria Hendry dans SAVAGE SISTERS; sans oublier la fabuleuse Pam Grier que le réalisateur utilisa pour son BLACK MAMA/WHITE MAMA. Des petits films réalisés avec des moyens misérables dont les résultats filmiques sont assez souvent très réjouissants, comme ces très belles affiches qui dégagent le doux parfum du cinoche d'exploitation. Enjoy!












Bollywood : Musical Moment


Un extrait tiré du film CARAVAN de Nasser Hussain (1971) avec une légende bollywoodienne nommée Helen. Fabuleux numéro de danse dans un cabaret, sous l'emprise de l'alcool et devant un public médusé! Fabuleux! La chanson intitulée "Piya Tu Ab To Aaja", interprété en playback par Asha Bhosle, fut à l'époque récompensé par un "FilmFare Award" en 1972. Enjoy!

lundi 21 juin 2010

NEVER SLEEP AGAIN

Bien que le remake du film de Wes Craven LES GRIFFES DE LA NUIT n'est pas une réussite, ce rengain d'intérêt pour la saga du grand brûlé nommé Freddy Krueger aura au moins engendré un beau cadeau pour les fans : Sous cette belle jaquette DVD ci-dessous se trouve un énorme documentaire sur la série des "Cauchemars sur Elm Street" d'une durée conséquente de 4 heures. Un tour d'horizon qui s'annonce assez complet, un décorticage dans les règles de tous les films avec des interventions de quasiment toutes les personnes impliquées devant et derrière la caméra... A commencer par le créateur et sa "créature", Wes Craven et Robert Englund. NEVER SLEEP AGAIN est présenté par l'héroïne du premier opus, Heather Langenkamp. C'est également elle qui présent la bande annonce de ce gigantesque hommage à l'une des figures emblématiques de nos cauchemars cinéphiliques. Disponible en import américain. Indispensable!

TOP SENSATION / THE SEDUCERS

TOP SENSATION de Ottavio Alessi est également connu sous le titre THE SEDUCERS. Ce petit film érotique de 1969 a le grand avantage de réunir deux comédiennes parmi les plus sensuelles du cinéma italien des années 70 : Rosalba Neri et Edwige Fenech. Un beau duo féminin pour un film intriguant qui est malheureusement très difficile à se procurer aujourd'hui, l'oeuvre n'étant bien entendu (toujours) pas distribué sur support DVD. Pour les amateurs, on se régalera de ces deux extraits ci-dessous, particulièrement alléchants... En plus de l'affiche du film, très troublante, qui est également très réussie! En attendant un jour de pouvoir déguster cette oeuvre dans son intégralité... Enjoy!




lundi 14 juin 2010

The Mistreated

Sous la forme d'une fausse bande annonce, voici une publicité scandinave pour la récupération de piles. Joli hommage aux vieux films d'horreur et/ou de science-fiction avec un gros monstre caoutchouteux, cette pub est particulièrement réussie et amusante. Tout cela au nom de l'environnement. Le cinéphile nostalgique de ces vieilles séries B et Z appréciera. Enjoy!

vendredi 11 juin 2010

Lorsque Ken s'en prend à Barbie...


Lorsque Ken s'en prend à Barbie...

Tiré d'un thriller mexicain sorti en 2008 intitulé BAJO LA SAL de Mario Muñoz, voici un petit extrait très intéressant où l'on peut voir une séquence d'animation assez inhabituelle où les fameuses poupées "Mattel" sont les personnages d'un film d'horreur bien glauque. Un instant curieux de cinéma, à la fois surréaliste et poétique. Quand les jouets de notre enfance dévoilent leur part d'ombre.... Enjoy!


MACHINE GIRL

MACHINE GIRL (Kataude Mashin Gâru) de Noboru Iguchi (2008)

La vie d'une jeune fille bascule le jour où un groupe de yakuzas massacre sa famille et la torture en lui coupant le bras gauche. Décidée à se venger, elle se construit alors une mitraillette en guise de prothèse.



Au niveau conceptuel, ce long-métrage de Noboru Iguchi est pareil que TOKYO GORE POLICE. On a ici de nouveau droit à du "méga gore" qui éclabousse sans cesse l'écran. Avec son héroïne sexy, arme fatale par excellence, elle dézingue à toute allure, son énorme mitraillette se chargeant de faire exploser les corps de ses ennemis et de les transformer en hachis parmentier. Contrairement au film de Yoshihiro Nishimura, MACHINE GIRL n'est heureusement pas qu'un étalage d'effets spéciaux bon marché. Iguchi essaie au moins de développer une histoire, aussi infime soit-elle. Il combine le drame social et le film de vengeance avec une approche décomplexée bien cartoonesque. Le personnage principal est assez charismatique, fort et attachant à suivre. Il est interprété par Minase Yashiro, une mignonne "idol" japonaise spécialisée dans les photos et vidéos "sexy"; qui fait ici ses débuts au cinéma. C'est l'atout de charme de cette histoire qui débute avec des adolescents qui se font racketter et humilier par des bandes de jeunes yakuzas avant que tout ne dégénère très vite... Ici, rien n'est bien sérieux même si les événements auxquels on assiste sont très tragiques. Le réalisateur injecte à ces situations un second degré plutôt réjouissant qui en désamorce complètement la dramatisation. On est proche de l'univers d'une bande dessinée à la violence bien marquée où tous les problèmes se règle dans un bain de sang.

Soutenu par des séquences d'action qui mixe allègrement humour et efficacité, MACHINE GIRL à tout du manga "live" complètement barge avec des personnages hauts en couleurs, notamment du côté des "vilains" qui redoublent de perversité dans la torture et les mises à mort. Mais tout ceci est fait dans un esprit plutôt assez léger qui déclenche davantage l'hilarité que de nous foutre la nausée. Du coup, le long-métrage est plutôt agréable à suivre car très amusant et assez bien rythmé, on ne s'y ennuie pas. L'héroïne avec son arme à feu en bout de bras rappelle d'ailleurs à notre souvenir une autre figure de cinéma bien déjantée, à savoir Ash et son bras-tronçonneuse dans EVIL DEAD 2 de Sam Raimi.

Bien entendu, MACHINE GIRL est une petite production aux moyens dérisoires avec des effets caoutchouteux bon marché et baignés dans des hectolitres de sang rouge vif. L'ensemble est peut-être passablement ridicule, il n'est jamais crétin et surtout exécuté avec un réel bon esprit. Et puis il y a tout plein de bonnes petites idées bien délirantes (comme le soutien gorge!) qui le transforme en spectacle très festif, remportant l'adhésion très rapidement avec son humour de seconde zone et ses séquences de combats pleines de punch. Bien rythmé et suffisamment court pour ne pas être ennuyeux, il se révèle très plaisant à suivre et nous fait passer un distrayant moment de cinéma alternatif japonais.


jeudi 10 juin 2010

LA ROUTE

LA ROUTE (The Road) de John Hillcoat (2009)

Il y a maintenant plus de dix ans que le monde a explosé. Personne ne sait ce qui s'est passé. Ceux qui ont survécu se souviennent d'un gigantesque éclair aveuglant, et puis plus rien. Plus d'énergie, plus de végétation, plus de nourriture... Les derniers survivants rôdent dans un monde dévasté et couvert de cendre qui n'est plus que l'ombre de ce qu'il fut. C'est dans ce décor d'apocalypse qu'un père et son fils errent en poussant devant eux un caddie rempli d'objets hétéroclites - le peu qu'ils ont pu sauver et qu'ils doivent protéger. Ils sont sur leurs gardes, le danger guette. L'humanité est retournée à la barbarie. Alors qu'ils suivent une ancienne autoroute menant vers l'océan, le père se souvient de sa femme et le jeune garçon découvre les restes de ce qui fut la civilisation. Durant leur périple, ils vont faire des rencontres dangereuses et fascinantes. Même si le père n'a ni but ni espoir, il s'efforce de rester debout pour celui qui est désormais son seul univers.

Voilà un sujet fort bien traité. Si cela parle de fin du monde, LA ROUTE reste un film quasiment intimiste, pratiquement entièrement focalisé sur la relation entre un père et son fils. Et c'est juste complètement bouleversant, avec son lot de séquences très poignantes, petits instants de vie dans un monde à la lisière de la folie qui donne le ton et ne vous lâche plus! L'approche est impressionnante, voire même souvent terrassante par la force de ses images aux teintes déprimantes. Ponctuellement, les rencontres à travers le monde dévasté s'avèrent toujours très captivantes et même terrifiantes, les hommes ayant recours au cannibalisme pour survivre. On est parfois proche d'un film d'horreur, entre le "survival" et pure terreur.


LA ROUTE est intense et riche en émotions, et permet à Viggo Mortensen de livrer une performance assez incroyable. Mais on retiendra spécialement celle de Charlize Theron pourtant réduites à quelques minutes, apparaissant uniquement en "flashbacks", dont l'intensité et la teneur dramatique de ses scènes sont tout simplement inoubliables et d'une puissance peu commune. On notera aussi l'apparition d'un vieillard sous les traits de Robert Duvall, absolument méconnaissable. Encore une fois, très poignant. LA ROUTE bénéficie également d'une très belle mise en scène de John Hillcoat, alternant avec doigté la "réalité" d'aujourd'hui et de brefs instants du passé de cet homme qui se rattache entièrement à son fils pour ne pas devenir fou. Et toute cette tension palpable même à travers ces décors tristes jusqu'aux brefs explosions de violence distillés à travers cette odyssée humaine... C'est donc un film qui frappe fort, qui accroche le spectateur à la gorge de la première à la dernière image. Une oeuvre fascinante, belle et terrifiante à la fois. Un film qui vous hante et que l'on oublie pas. Exceptionnel! A NE PAS MANQUER!!

mercredi 9 juin 2010

TOKYO GORE POLICE

TOKYO GORE POLICE (Tôkyô Zankoku Keisatsu) de Yoshihiro Nishimura (2008)

Une flic intégrée à un groupe de barjots traque les pires mutants qui pullulent sur Terre. Derrière ce phénomène se cache un savant fou fanatique d'expériences en tout genre...

On le savait depuis longtemps, les cinéastes japonais sont nombreux à nous proposer des pellicules fantastiques et d'horreur complètement barges. Scénario délirant, action trépidante, mise en scène au diapason sans compter des effets très spéciaux... Le pitch de départ de TOKYO GORE POLICE est alléchant pour tous les fans de cinéma gore très explicite. Et il faut dire que, sur ce point, ce long-métrage tient complètement ses promesses. On aura rarement vu autant de galons de faux sang déversé dans un film. Voilà donc un sérieux concurrent au BRAINDEAD de Peter Jackson qui est (toujours) le summum en la matière. Hélas, mis à part des effets sanguinolents à profusion, l'oeuvre de Yoshihiro Nishimura n'a pas grand chose d'autres à proposer, ses effusions de sang se révélant assez vite répétitifs. Du coup, on s'ennuie très rapidement. Il faut dire aussi que le réalisateur est nettement plus à l'aise en tant que spécialiste des effets spéciaux que derrière la caméra. Mal joué et surtout très mal monté, son film souffre principalement d'un rythme laborieux et d'un scénario inexistant.

D'entrée de jeu, TOKYO GORE POLICE s'ouvre sur cette fameuse escouade de police qui se retrouve face à des créatures dégoûtantes qu'ils finissent par découper en petits morceaux, bénis par des geysers rouge vif qui n'en finissent pas. Les séquences d'action sont très longues, mais surtout très lentes, le réalisateur prenant un plaisir très pervers à filmer ses mises à mort le plus longtemps possible... Entièrement vidées de toute force d'évocation nauséeuse, elles se montrent d'une banalité confondante. Et la subtilité de ces effets, on ne connaît pas cela ici. De trop vouloir en montrer annihile complètement le choc que l'on pourrait ressentir devant ces scènes d'ultra-violence. On en baillerait presque.

Techniquement parlant, le film est aussi loin d'être une réussite complète car on imagine très vite les limites d'un budget rachitique complètement englouti par les effets spéciaux qui, eux-même sont assez bon marché. On est ici bien plus proche d'un "Direct-to-DVD" bâclé que d'une grosse production saturée d'images de synthèse. TOKYO GORE POLICE pourrait alors se rattraper d'une certaine idée d'un cinéma alternatif japonais mais l'ensemble est tellement convenu et plombé par un manque d'idées qu'il en devient assomant. Heureusement, quelques maquillages sont plutôt inventifs - spécialement cette femme aux jambes en forme d'immenses mâchoires ! - mais gâchés par une mise en images catastrophique et sans aucune énergie, aucun punch! Si le long-métrage devait être jouissif à découvrir comme expérience collective durant les divers festivals de films fantastiques où il a été présenté, ce n'est plus la même chose lorsqu'on le regarde dans son salon. La lourdeur prédomine, l'ennui s'installe rapidement pour n'offrir qu'un spectacle assez chiche en frissons pour fans de gore.



Toutefois, on appréciera d'y retrouver Eihi Shiina dans le rôle principal de la jeune fliquette. Il s'agit bien de cette comédienne toute mignonne qui avait traumatisé son monde en jouant la frêle Asami dans AUDITION de Takashi Miike. Une figure bien marquante du genre qui ne retrouve malheureusement pas ici un personnage avec la même intensité même si cela fait bien plaisir de la revoir à l'écran. Dans les rares bonnes trouvailles qui parsèment le long-métrage, on retiendra spécialement ces petites publicités cyniques qui, sur le modèle initié par Paul Verhoeven avec ROBOCOP ou encore STARSHIP TROOPERS, font de la promotion très spéciale pour la brigade de police ou, par exemple, des cutters pour se lacérer les poignets. Dommage que TOKYO GORE POLICE ne joue pas plus sur cette dimension décalée qui fonctionne assez bien au lieu de se vautrer dans la tripaille débile qui ne fait même pas rire. Au final, le long-métrage est complètement con, particulièrement long à subir et sans intérêt au-delà de son pseudo aspect festif en trompe l'oeil qui en a fait une "bête" de festivals.

mardi 8 juin 2010

AIR DOLL

AIR DOLL (Kûki Ningyô) de Hirokazu Koreeda (2009)

Hideo vit avec une poupée gonflable qu'il appelle Nozomi. La poupée est sa compagne intime : il l'habille, lui parle, dîne avec elle, et a des relations sexuelles. Cependant, à l'insu de Hideo, Nozomi a été créé avec un cœur. Un matin alors qu’Hideo est au travail, Nozomi prend vie et décide d’explorer le monde extérieur avec les yeux d’un enfant...

Avec un sujet pareil on pourrait presque croire se retrouver devant un film malsain et bourré de perversions. Pourtant, il n'en est rien. Le réalisateur joue plutôt la carte de la poésie visuelle sur un ton très contemplatif. Il prend ainsi son temps à développer le parcours de son héroïne qui découvre le monde, par petites touches lyriques à la fois planantes et mélancoliques. A ce titre, Doona Bae, la comédienne qui interprète le rôle de la poupée humaine, est absolument stupéfiante de justesse. Autant en se mettant nue face à son "mari" qui la "viole" tous les soirs que durant ses escapades en ville où ses rencontres sont toujours très touchantes. On pourrait craindre une certaine naïveté dans le traitement, Koreeda arrive pourtant à maintenir une vraie tendresse sans jamais verser dans la mièvrerie.

Il est intéressant de voir que la découverte de la vie pour cette héroïne hors-du commun se passe à travers son emploi dans un vidéoclub; ses relations avec la clientèle et les collègues de travail. C'est à la fois drôle et très émouvant à suivre. Le réalisateur ne plombant pas son scénario avec des explications détaillées sur le passage du récit au fantastique, on ne saura donc jamais pourquoi les personnages ne s'interrogent pas davantage sur les faits curieux liés à l'héroïne et sa méconnaissance des sujets les plus élémentaires de l'existence. Cela donne au long-métrage une aura particulière dans laquelle il est agréable de s'y plonger.

AIR DOLL parle des relations humaines, de la société... De la peine que les gens ont de nouer des liens entre eux. De là découle l'utilisation de poupées gonflables en guise de compagnie. Même lorsque le "mari" de Nozomi découvre que celle-ci est devenue humaine, il rejette complètement cette personne réelle pour carrément souhaiter qu'elle ne soit juste qu'une poupée. D'ailleurs, il y a même un moment où l'héroïne se retrouve confronté au "père" de ces créatures synthétiques, prenant ainsi réellement compte de sa condition de substitut de femme, unique objet pour assouvir les pulsions sexuelles. Avec la découverte de son coeur, elle éprouve enfin des émotions et cela lui permet de s'ouvrir à une autre vie et connaître le sentiment amoureux avec l'un de ses collègues de travail. Ce qui est d'autant plus émouvant à voir, c'est la manière dont ce dernier va apprendre la véritable identité de Nozomi. Blessée au bras, elle va se "dégonfler" devant lui avant que l'homme se décide à la "réparer" en soufflant en elle. Peux-t'on faire plus beau et poétique pour un être si particulier qui se dévoile ainsi à l'autre?

A mesure que le film avance au rythme de petites mélodies entêtantes composées par le groupe Word's End Girlfriend, AIR DOLL est une balade contemplative dans une société de plus en plus déshumanisée où la complexité des rapports humains est de plus en plus difficile à déchiffrer. Le film ne propose pas de réponse, reste toujours très vague et le spectateur en retirera ce qu'il veut bien en garder. C'est un beau voyage, aux images superbes et où l'émotion est palpable à chaque instant, même dans ceux que l'on jugerait comme les plus insignifiants. Nozomi s'en retrouvera transformée, pour le meilleur et le pire. Au spectateur de se laisser porter par ce poème enchanteur totalement envoûtant devant lequel il fait bon de verser quelques grosses larmes, entre bonheur et tristesse.



lundi 7 juin 2010

ESCAPADE FATALE

ESCAPADE FATALE (A Perfect Getaway) de David Twohy (2009)

Lors de leur lune de miel à Hawaï, un couple croise le chemin de deux dangereux randonneurs...

Avant de s'atteler à une nouvelle suite aux aventures spatiales de Vin Diesel dans la saga des CHRONIQUES DE RIDDICK, David Twohy s'offre des vacances en tournant un petit thriller à Hawaï. Au vu de son scénario très classique, on pourrait penser que l'on a affaire à une histoire très standardisée, respectant les clichés les plus éculées de ce genre de films. Et pourtant c'est loin d'être le cas, car le réalisateur s'échine à vouloir les détourner à tout prix, parfois au mépris d'une certaine cohérence scénaristique. On pense un peu à SEXCRIMES de John McNaughton (1998), et ses divers retournements de situations parfois bien improbables. Mais ici l'ensemble est emballé avec une réelle efficacité qu'on lui pardonne aisément ces incohérences qui ne sont pas bien gênantes pour apprécier le résultat final.

Dans le rôle du couple de jeunes mariées, on trouve la jolie Milla Jovovich et Steve Zahn, ce qui est assez surprenant vu que l'acteur est davantage abonné aux comédies gentillettes qu'aux films plus violents. D'ailleurs, le comédien est difficilement crédible à l'écran, tant son allure ne reflète pas vraiment son personnage. Mais c'est sans doute un choix complètement conscient de la part du metteur en scène, voulant casser encore plus le moule de ce genre de rôle finalement assez classique. On appréciera davantage la performance, tout aussi physique, de Timothy Olyphant qui est absolument savoureux en ancien dur à cuir des Forces Spéciales. Sa copine, interprété par Kiele Sanchez, est elle-même déjà une habituée des îles paradisiaques vu qu'elle sortait à peine de la série LOST. Avec tout ce beau monde, en plus d'un autre couple un peu louche qui traîne dans les environs, David Twohy a de quoi ménager un bon suspens sur plus de la moitié de son intrigue. Le spectateur se demandant constamment qui semble être le véritable couple de tueurs, chacun d'eux se montrant à fréquences régulières de plus en plus bizarres... Le réalisateur arrivant ainsi à entretenir une vraie tension entre eux, avant des révélations surprenantes qui ouvre les hostilités et transforme cette aventure dans des décors chatoyants en petit "survival" sauvage et violent. Mais avant cela, on nous offre un long flash-back explicatif très esthétique; dans un noir/blanc qui vire au gris-bleu, magnifique; où durant 10 minutes les zones d'ombres de tous les personnages impliqués nous sont dévoilés. Une manière, un peu plus originale que d'habitude, de présenter les tenants et aboutissants d'une intrigue plus alambiquée qu'elle n'y paraît!

Dans sa dernière partie, la mise en scène s'emballe, le réalisateur s'offrant quelques petits délires visuels, comme cette course poursuite dans la jungle filmée dans un "split-screen" au montage de fou furieux. Twohy s'éclate bien aussi à démontrer son habileté à filmer quelques belles scènes de violence graphique qui font bien mal, avec de petites touches d'humour noir, avant de conclure son histoire dans le sang et les larmes. On est quand même assez surpris que le personnage de Milla Jovovich, souvent présente dans de nombreux films d'action, ne se démêne pas plus, physiquement parlant, à l'écran. Il faut dire que les séquences de luttes sont majoritairement entre hommes. Mais on a tout de même droit à une belle bagarre féminine au sommet d'une falaise. Assez vertigineux. Si ce long-métrage ne révolutionne pas le thriller, ESCAPADE FATALE offre une plaisante variation sur le thème des vacances qui tournent au cauchemar, également bien aidé par des paysages naturels de toute beauté.



HALLOWEEN

HALLOWEEN de Rob Zombie (2007)

S'attaquer au remake d'un film comme HALLOWEEN n'est pas chose aisée. D'autant plus que la mise en scène de John Carpenter était un sommet du genre, arrivant à faire ressentir aux spectateurs tout le malaise et la terreur qu'inspire la figure fantomatique de Michael Myers, même lorsque celui-ci est hors-champ. Il est intéressant que le remake soit effectué par quelqu'un de la trempe de Rob Zombie, car il s'agit d'une personnalité très particulière qui, en l'espace de quelques films, a déjà réussi à imprimer des images inoubliables sur les rétines des fans de cinéma d'horreur. Pourtant, et il fallait s'y attendre, cette reprise d'un classique du cinéma est loin d'être une réussite complète car il est difficile de se détacher des figures incontournables qu'a imposé l'oeuvre originale...

Le gros problème du HALLOWEEN refait par Rob Zombie est qu'il se rapproche beaucoup trop de son modèle. On y retrouve tout d'abord la plupart des personnages qui font le sel de l'intrigue : tout d'abord Michael Myers, enfant et ensuite adulte; le docteur Loomis et finalement Laurie Strode, la soeur du tueur qu'il cherche à retrouver à Haddonfield lors de la nuit de la Toussaint. Mais avant qu'il s'attache à rejouer la structure cinématographique de cette fameuse nuit, Rob Zombie prend un soin particulier à nous faire découvrir l'enfance de Michael. Père brutal, dénigrant et alcoolique, mère strip-teaseuse et une soeur un brin salope, le jeune garçon est un enfant aux idées noires (il s'amuse à torturer et tuer de petits animaux comme des souris ou un chat) qui baigne dans un climat familial assez malsain. A l'école ce n'est pas mieux, étant brimé par la plupart des autres gamins. Pas étonnant que Michael finisse par se débarrasser des gens qu'il méprise en les tuant d'une manière froide et cruel. Battant à mort l'un de ses camarades, égorgeant son père et poignardant à plusieurs reprises sa frangine, voici comme débute la légende de Michael Myers.

Le réalisateur affectionne particulièrement l'imagerie des "rednecks" avec leur look crasseux et cheveux longs. C'est donc un choc de voir le visage du mal sous les traits d'un petit blondinet bouffi à la coiffure hirsute et au regard digne d'un rockeur désabusé. Même remarque pour le personnage incarné par Malcolm McDowell et sa coupe de cheveux inappropriée (du moins dans la première partie du film, sans doute pour lui donné un look "jeune"!). Le traitement de Rob Zombie est de vouloir humaniser cette figure maléfique qui tue de manière instinctive. L'intention est louable mais le résultat est plus proche du ridicule qu'autre chose. D'autant plus que les comédiens sont, pour la plupart du temps, assez mauvais et n'arrive jamais à obtenir une once d'émotions si ce n'est l'ennui le plus complet. Néanmoins, cette première heure de long-métrage est largement plus intéressante à suivre que la suite qui n'est qu'une reprise de LA NUIT DES MASQUES tel que John Carpenter et Debra Hill l'ont imaginé.

Le scénario et la mise en scène de Rob Zombie sont inévitablement, pour qui à vu le film de Carpenter, constamment mis en comparaison avec les éléments originaux et n'apporte aucune fraîcheur ou originalité, même au niveau des meurtres qui restent même très légers en comparaison de ce que le réalisateur nous avait offert auparavant. Zombie arrive même à rendre insupportable le personnage de Laurie Strode qui était si touchant lorsqu'elle était incarné par une jeune Jamie Lee Curtis. Scout Taylor-Compton, qui reprend le rôle, la transforme en jeune adolescente insupportable qui ne fait pas grand chose d'autre que de hurler et de pleurer. Il faut dire que le script n'aide certainement pas à construire ce rôle déjà guère consistant. On se consolera un peu avec la présence toujours agréable de Danielle Harris qui avait déjà été confronté au croquemitaine des années auparavant dans HALLOWEEN 4 et HALLOWEEN 5. Ici, elle n'est qu'une copine de Laurie qui servira de chair à pâté (à moitié nue) face à Michael Myers.



Pour enfoncer le clou, Rob Zombie reprend même le thème musical légendaire également créé par John Carpenter pour l'illustration sonore de son "monstre" mais le travail qu'en fait Tyler Bates n'est décidément pas à la hauteur, et suffisamment original pour se démarquer quelque peu (alors qu'elle se révèle terrifiante prise hors contexte, à écouter ci-dessus!), et ne fait que renforcer la comparaison entre le film original et sa piteuse copie qui donne plus envie de pleurer que de hurler de peur. Sur ce coup-ci, la fameux réalisateur qui avait donner un sacré coup de fouet au genre avec LA MAISON AUX 1000 CORPS et DEVIL'S REJECTS rate son film dans les grandes largeurs. Si l'idée en soit d'un remake du mythe de Michael Myers était une bonne idée, le fait de trop coller à son modèle est plutôt désastreux et le résultat final est beaucoup trop hybride et ne convainc absolument pas. Probablement réalisé sous la contrainte de producteurs qui ne voulaient pas trop sortir des sentiers battus déjà bien creusés par les nombreux épisodes de la saga HALLOWEEN (Tarantino, intéressé par le projet il y a de cela des années, s'était déjà brouillé avec les financiers), il reste que la copie de Rob Zombie est une bien grosse déception, autant pour les fans de Michael Myers que pour tous ceux qui chérissent le cinéma d'horreur de qualité. Quelques années après la sortie en salles du film, revoir celui-ci aujourd'hui est nettement plus digérable et les partis pris scénaristiques de son réalisateur se révèlent plutôt intriguants, même si la plupart du temps ils ne sont guère réussis. Il faut dire que la mythologie du croquemitaine d'Haddonfield a la peau bien dure et que c'est bien difficile d'apporter un peu de sang neuf à une franchise qui n'arrive pas vraiment à se renouveler. Un constat qui sera bien complètement différent avec sa suite directe, intitulée HALLOWEEN II et toujours mis en scène par Rob Zombie. Mais cette fois-ci réalisateur arrive enfin à s'affranchir des codes établis pour apporter finalement une vision terrassante de Michael Myers!

Au revoir...

Au revoir...
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