vendredi 30 avril 2010

HISTERIA

HISTERIA de James Lee (2008)

Lors d’une soirée ennuyante dans leur pensionnat huppé, un groupe de jeunes filles gâtées décide de s’offrir des frayeurs dans la forêt. Après y avoir gloussé des chants sataniques, elles simulent une possession, s’attirant les foudres de la direction. Les petites princesses sont punies, contraintes à une corvée ménage de trois jours alors que le reste de l'école part en vacances. Mais loin de se résigner à leur châtiment, elles tuent l’ennui en organisant des rencontres avec des garçons; jusqu’au moment où l’une d’elles voit le jardinier enfouir quelque chose dans un terrain isolé de l’école… Mesdemoiselles, la curiosité est un vilain défaut !

La Malaysie semble avoir 30 ans de retard en matière de cinéma horrifique. Si bien que cet HISTERIA comporte absolument tout les clichés indécrottables du genre. Et rien n'est oublié : fenêtres qui grinchent, portes qui claquent, apparitions furtives d'un monstre caché dans la pénombre, fausses peurs avec l'intrusion d'un chat dans le champ de la caméra, légende urbaine qui trouve son répondant sur internet, pas de réseau téléphonique quand on en a besoin, voiture qui tombe en panne alors que la situation devient stressante... C'est une véritable anthologie de "déjà vu"! Si l'originalité est absente, l'efficacité l'est également. Tout ceci est d'un ennui total, sans aucune nervosité, inventivité ou efficacité. D'une banalité confondante, plombé par des dialogues d'une mièvrerie assez consternante. Bref, il n'y a vraiment rien de bon à retirer de ce film. A vouloir trop jouer sur le terrain conventionnel d'un film d'horreur pour ados à l'américaine au détriment d'une histoire horrifique plus exotique qui aurait sans aucun doute été plus fun et intéressante à suivre, HISTERIA n'est qu'une bande horrifique ratée et ennuyeuse. Sans aucun intérêt!

LA FIEVRE DU SAMEDI SOIR

LA FIEVRE DU SAMEDI SOIR (Saturday Night Fever) de John Badham (1977)

Tony est le roi du "2001", dancing où il se retrouve avec toute sa bande. Annette est amoureuse de lui mais il n'a d'yeux que pour la belle Stephanie qui danse comme elle respire. Parallèlement, Tony, d'origine italienne, est encore sous l'autorité de sa famille qui ne cesse de le comparer à son serieux grand frère devenu prêtre...

Un des films de chevet de mon adolescence. J'ai eu la chance de revoir ce film au cinéma, lors d'un voyage à San Francisco il y a quelques années et c'était assez hallucinant de voir combien les gens riaient dans la salle. Travolta avec son immense sèche-cheveux! C'est vrai que le film est très ancré dans son époque et que tout ceci semble ringard/kitsch aujourd'hui! Néanmoins, le film garde toujours sa force, notamment grâce à ses personnages particulièrement bien écrits et interprétés. Les relations entre eux fonctionnent parfaitement et on peut même être touché par leurs destins. Effectivement, le film est de loin pas une comédie, c'est une sorte de constat de la jeunesse de l'époque, pas brillante et plutôt assez paumée... Même la jeune femme branchée qui travaille à Manhattan, et dont s'éprend le personnage principal, ne sait pas trop ce qu'elle se veut et se révèle aussi perdue que les autres!


Et de voir ces gens sans avenir radieux se retrouver pour "briller" en discothèque, il y a quelque chose d'assez pathétique et également touchant à les voir comme ça... Outre ses comédiens, l'atout majeur du film est bien entendu ses séquences dansées, et c'est l'occasion pour John Travolta d'y être très à son affaire! Il est fabuleux sur le dancefloor. Il paraîtrait que Patrick Swayze aurait servi de doublure pour l'acteur sur certaines scènes de danse. Je me demande bien où car cela ne se remarque pas. Donc l'illusion est parfaite!

Le film dégage à la fois un sentiment de mélancolie très fort de même qu'une euphorie jubilatoire grâce à sa bande son, notamment les très belles chansons des Bee Gees. Un support musical exemplaire qui donne une pêche incroyable aux séquences de boîte de nuit, particulièrement celle où Travolta face son show devant une audience totalement conquise! Et puis, son duo avec Karen Lynn Gorney (sur "More Than A Woman") est tout simplement superbe et représente une belle évolution pour ce couple à l'écran. A mesure que les années passent , je garde toujours une affection particulière pour ce film et ses "héros". Je ne m'en lasse pas. "How Deep Is Your Love"...



DECOMPTE DU MOIS : AVRIL


Un nouveau mois plein d'achats, certes un peu moins fourni que les précédents, mais toujours avec une sélection très variée de bonnes choses. Ce mois d'avril est surtout porté par l'érotisme et la pornographie. Que ce soit autant en films qu'en livres (notamment plein de BD's de Q, un très beau livre sur Vanessa Del Rio...Mmmmh!) et même en musique avec 2 nouveaux CD's de la saga BLACK EMANUELLE avec Laura Gemser. Le bonheur! Quelques classiques du X américain et français, des bandes érotiques de Sarno (qui vient d'ailleurs de mourir ces jours-ci, à l'âge de 89 ans!), du Eastwood et Gordo Liu en Haute-Définition, Jessica Alba aveugle et en petite culotte... Il y a du neuf, du vieux, du classique, Traci Lords, de l'horreur, Sherilyn Fenn qui se fait violer par une créature à poil, de l'humour, des séries, de l'anime, du sexe, du Schifrin... C'est la caverne d'Ali Baba! Pas mal quand même, pour un "petit" mois...

FILMS EN DVD : SCHOOL RUMBLE - Saison 1 - de Shinji Takamatsu (2004 - ???) - KRAKEN, LE MONSTRE DES PROFONDEURS (Deadly Water aka Kraken: Tentacles Of The Deep ) de Tibor Takács (2006) - FURIA de Alexandre Aja (1999) - THE EYE de David Moreau & Xavier Palud (2008) - MERIDIAN, LE BAISER DE LA BÊTE (Meridian) de Charles Band (1990) - REDUCTEUR DE TÊTES (Shrunken Heads) de Richard Elfman (1994) - CONDORMAN de Charles Jarrott (1981) - ORLANDO de Sally Potter (1992) - THE LOVELESS de Kathryn Bigelow & Monty Montgomery (1982) - WEEDS - Intégrale Saison 4 - SPIDER BABY (Spider Baby, Or The Maddest Story Ever Told) de Jack Hill (1964) - L'ENFER POUR MISS JONES (Devil In Miss Jones) de Gerard Damiano (1973) - DERRIERES AVIDES A REMPLIR (Odyssey The Ultimate Trip) de Gerard Damiano (1977) - LA FEMME INFIDELE de Claude Chabrol (1969) - LES BICHES de Claude Chabrol (1968) - ALL THE SINS OF SODOM de Joseph W. Sarno (1968) - DADDY, DARLING de Joseph W. Sarno (1970) - BLACK de Sanjay Leela Bhansali (2005) - GHAJINI de A.R. Murugadoss (2008) - LE SOLISTE (The Soloist) de Joe Wright (2009) - OUT OF THE BLUE de Dennis Hopper (1980) - MEURTRES DANS LA 100EME RUE (Across 110th Street) de Barry Shear (1972) - CAT-WOMEN OF THE MOON de Arthur Hilton (1953) - THE BAT WHISPERS de Roland West (1930) - CANINE (Kynodontas) de Yorgos Lanthimos (2009) - AS TEARS GO BY (Wong Gok Ka Moon) de Wong Kar Wai (1988) - TAMPOPO de Juzo Itami (1985) - LES BAS DE SOIE NOIRE de Burd Tranbaree (1981) - INITIATION D'UNE FEMME MARIEE de Burd Tranbaree (1983) - NEW WAVE HOOKERS de Gregory Dark (1985) - NEW WAVE HOOKERS 2 de Gregory Dark (1991) - NEW WAVE HOOKERS 3 de Gregory Dark (1993) - NEW WAVE HOOKERS 4 de Gregory Dark (1995) - NEW WAVE HOOKERS 5 de Michael Ninn (1997)

Films en Blu-Ray : L'INSPECTEUR HARRY (Dirty Harry) de Don Siegel (1971) - MAGNUM FORCE de Ted Post (1973) - L'INSPECTEUR NE RENONCE JAMAIS (The Enforcer) de James Fargo (1976) - LE RETOUR DE L'INSPECTEUR HARRY (Sudden Impact) de Clint Eastwood (1983) - LA DERNIERE CIBLE (The Dead Pool) de Buddy van Horn (1988) - LA 36EME CHAMBRE DE SHAOLIN (Shao Lin San Shi Liu Fang) de Chia-Liang Liu (1978) - RETOUR A LA 36EME CHAMBRE (Shao Lin Da Peng Da Shi) de Chia-Liang Liu (1980) - LES DISCIPLES DE LA 36EME CHAMBRE (Pi Li Shi Jie) de Chia-Liang Liu (1985) - LES 3 ROYAUMES - Partie 1 - (Chi Bi) de John Woo (2008) - LES 3 ROYAUMES - Partie 2 - (Chi Bi Xia: Jue Zhan Tian Xia) de John Woo (2009)

Musique : LADY BOSSA NOVA IN ITALY - THE CINCINNATI KID by Lalo Schifrin - RHINO! by Lalo Schifrin - ONCE A THIEF by Lalo Schifrin - THE VENETIAN AFFAIR by Lalo Schifrin - SOL MADRID by Lalo Schifrin + Lalo Schifrin at M.G.M : Bonus Tracks (1963-1971) - WHITE DOG by Ennio Morricone - BILLIE / POPI by Dominic Frontiere - CERVANTES by Les Baxter - DAYBREAKERS by Christopher Gordon - EMANUELLE IN AMERICA by Nico Fidenco - BLACK EMANUELLE GOES EAST by Nico Fidenco - WHO CAN KILL A CHILD? by Waldo De Los Rios - THE HOUSE THAT SCREAMED (La Residencia) by Waldo De Los Rios - MOON by Clint Mansell - THE ANDROMEDA STRAIN by Gil Mellé - NIGHT OF THE CREEPS by Barry DeVorzon - SHAFT by Isaac Hayes - SHAFT'S BIG SCORE! by Gordon Parks + SHAFT (TV Series)

Livres, Romans, BD & Mangas : VANESSA DEL RIO : CINQUANTE ANNEES PLUTÔT DEVERGONDEES de Dian Hanson - AU JARDIN DES DELICES : ENTRETIENS AVEC PAUL VERHOEVEN de Nathan Réra - BOLLYWOOD : L'ART DE L'AFFICHE de Rajesh Dev & Paul Duncan - PORTABLE GRINDHOUSE : THE LOST ART OF THE VHS BOX de Jacques Boyreau - CONEY ISLAND BABY de Nine Antico - WALKING DEAD, Tome 11 : LES CHASSEURS de Robert Kirkman & Charlie Adlard - CADAVRE EXQUIS de Pénélope Bagieu - ROYAL GENTLEMEN CLUB (suivi de ROCKING GIRLS) de Nicky - NECRON, Tome 7 de Magnus - FOLLES PASSIONS, VOl. 2 de Kazuo Kamimura - PLUTO, Tome 3 de Naoki Urasawa & Osamu Tezuka - LOVE GOME! de Pon Takahanada - HAPPY! , Tome 1 de Naoki Urasawa - BIOMEGA, Tome 5 de Tsutomu Nihei - PRINCESSE RESURRECTION, Tome 9 de Yasunori Mitsunaga - L'ÎLE PANORAMA de Ranpo Edogawa & Suehiro Maruo

jeudi 29 avril 2010

LES PIRATES DE LANGKASUKA


LES PIRATES DE LANGKASUKA (Puen Yai Jom Salad) de Nonzee Nimibutr (2008)

La reine Hijau doit redoubler d'ingéniosité pour déjouer les velléités conquérantes du monarque voisin, le prince Rawai, et de son allié diabolique, le pirate Black Rawen. Avec l'aide de Pari, pêcheur du village et novice dans l'art du Du Lum – un pouvoir magique capable de mobiliser la faune maritime pour un résultat sismique dévastateur – elle cherche à gagner les services d'un génie chinois, inventeur d’un canon géant très convoité. Inutile de dire que ses adversaires poursuivent la même quête...

Un bon gros nanar qui pioche allégrement dans les univers à la fois de la trilogie LE SEIGNEUR DES ANNEAUX de Peter Jackson et de la saga PIRATES DES CARAÏBES de Gore Verbinski . Bourré de personnages jusqu’à la gueule, l'ensemble est terriblement alambiqué que l'on ne s'y retrouve plus très vite. Mais, au fond, quelle importance? Car, très rapidement, on se contrefiche complètement du destin de ces personnages qui alimentent un scénario déjà bien rocambolesque! Tout ceci est guère intéressant et, sur plus de 2 heures de métrage, cela devient même carrément pénible à suivre. D'autant plus que l'on n’y comprend pas grand-chose, les intrigues sont compliquées et tortueuses, à grands renforts de flashbacks qui alourdissent encore plus la narration. Mais tout ceci n'est pas bien grave. Pour quel(s) raison(s), me direz-vous?

LES PIRATES DE LANGKASUKA est fort heureusement souvent très bête, d'une crétinerie assez hallucinante même, ce qui provoque une hilarité constante via des séquences "inoubliables" comme celle où le héros fait usage de ses pouvoirs de commande sur toutes les créatures de la mer, chevauchant à l'occasion une raie manta pour se déplacer dans l'eau! Une histoire bien abracadabrante bourrée d’effets spéciaux tellement énormes que cela en devient finalement tordant. Cela n'en rend malheureusement pas le film épique pour un sou. Indéniablement raté, il s'apprécie toutefois avec plaisir si l'on sait le prendre avec humour, très souvent au détriment de l’œuvre elle-même. On savourera spécialement une grosse bataille finale particulièrement gratinée remplie d'explosions, cascades diverses et surtout avec des baleines géantes en images de synthèse. Pour finir, le spectacle est largement soutenu par les accords assourdissants d'une bande son quasi-wagnérienne. Un divertissement "épicé thaï" qu'ils disaient! Qu’est-ce qu’ils se prennent au sérieux, ces thaïlandais…




Une bande annonce en allemand d'un film thaïlandais? Encore plus rigolo, non?

Eye Candy : RACQUEL WELCH


La science-fiction dans les années 60, c'était vraiment quelque chose à voir! Qui a vu BARBARELLA de Roger Vadim (1968) avec Jane Fonda sait de quoi je parle... Mais, pour ce premier "Eye Candy", on va concentrer notre regard sur la divine Racquel Welch! La voilà qui s'expose dans des costumes d'une autre époque, sexy et totalement délirants. Sa danse, exécuté au milieu d'étranges statues (apparemment à Mexico, durant les Jeux Olympiques d'été 1968) est un véritable régal pour les yeux. Ces quelques précieux extraits musicaux ont été réalisés dans le cadre d'une émission pour la TV.





Mais on a pas attendu la petite lucarne pour savourer la beauté de cette femme. La comédienne a toujours su afficher sans complexe son resplendissant physique de bombe nucléaire, comme en atteste ses nombreux films. Par exemple, la scène de la douche tirée du western 100 FUSILS (100 Rifles) de Tom Gries datant de ...1969! Enjoy!

CALTIKI - LE MONSTRE IMMORTEL

CALTIKI - LE MONSTRE IMMORTEL (Caltiki - Il Mostro Immortale) de Ricardo Freda & Mario Bava (1959)

Au cours d’une expédition archéologique au coeur des ruines d’une ancienne cité Maya, une équipe de scientifiques découvre une grotte souterraine qui abrite la statue colossale de « Caltiki », la déesse de la mort. Soudain, un être monstrueux attaque l’un des membres de l’équipe et finit par être détruit. Mais un fragment de la créature reste incrusté dans la chair de sa victime. Celle-ci ne va pas tarder à manifester des signes de démence provoqués par un mal inconnu…

Alors que le chroniqueur de l'histoire rapproche CALTIKI d'une sorte de monstre mythologique, il semble toutefois plus juste de dire que cette créature semble plutôt sortie d'une oeuvre de science-fiction que du cinéma d'horreur. D'ailleurs, ce film peut s'apprécier comme une sorte de pendant du BLOB, une autre bestiole difforme qui dévorait tout sur son passage.

Cette oeuvre à la splendide beauté plastique, pour autant qu'on savoure ces petits cauchemars SF 50's, offre une intrigue qui se joue avec délice de son côté spectaculaire. Le long-métrage possède en effet de nombreuses images très violentes pour l'époque : que ce soit la vision des blessures infligées aux victimes (bras déchiquetés, visages lacérés, tête de squelette en décomposition...) et aussi cette angoissante invasion progressive des lieux par cet être venu d'ailleurs, ne laissant quasiment aucune échappatoire aux protagonistes de cette aventure palpitante.

Bien que la réalisation du film soit d'abord attribuée à Ricardo Freda, celui-ci quitta le tournage après une semaine et fut remplacé par son chef-opération du nom (désormais célèbre) de Mario Bava! Artiste de génie, il complète le film avec brio, usant de techniques de trucages assez fabuleuses, faisant des miracles avec trois fois rien! Et dans cette histoire, le cinéaste italien fait étalage d'un nombre assez impressionnant d'effets pyrotechniques et de maquettes de chars pour endiguer la menace. Tout ceci dans un maximum d'efficacité concentré sur un peu moins d'une heure et quart. Une série B au charme indéniable!

PAHELI

PAHELI de Amol Palekar (2005)

Lachchi et Kishan viennent de se marier et font route vers la maison familiale de Kishan. En chemin, ils s’arrêtent dans un étrange village du Rajasthan où une communauté de fantômes les observent discrètement. L’un d’eux, séduit par la beauté de Lachchi, tombe éperdument amoureux. Le mariage se déroule comme prévu, mais au cours de la nuit de noces, Kishan révèle à Lachchi son intention de se plier à la volonté de son père et de partir au loin pendant cinq ans, pour faire fortune. Kishan part, insensible à la détresse de Lachchi qui rêvait d’une autre vie une fois mariée. Après avoir appris cela, le fantôme, toujours épris de Lachchi, prend les traits de Kishan et se fait accepter par la jeune femme délaissée. Il lui révèle sa véritable identité, tout en prenant soin de la dissimuler à la famille de Kishan.

Quelques années plus tard, le vrai Kishan réapparaît. Face à deux êtres parfaitement identiques, la propre famille de Kishan est incapable de démasquer l’usurpateur. Elle se tourne alors vers un vieux berger mystique qui prétend pouvoir résoudre cette énigme...

"Ghost Story" indienne aux visuels somptueux, le film est un régal pour les yeux. Décors et costumes scintillent de couleurs éblouissantes. Les auteurs de PAHELI ont posé une touche visuelle très chatoyante et séduisante. Ce n'est malheureusement pas le cas du scénario qui manque d'une certaine ampleur émotionnelle. L'histoire réserve peu de surprises et les comédiens peinent à nous emporter dans une tourmente mélodramatique qui a bien du mal à décoller... tout comme les différentes chorégraphies qui restent finalement assez conventionnelles. Si elles sont toutes très belles à regarder, on n'y trouve aucun souffle romanesque dû à leur brièveté. Tout ceci semble un petit peu bâclé (les effets spéciaux : Aïe aïe aïe!) et parfois vire même un peu dans le ridicule (la course de chameaux!). C'est d'ailleurs assez dommage car le concept était intéressant mais, en l'état, de loin pas convaincant. On se consolera avec la présence toujours appréciable de Shahrukh Khan, qui est très drôle en moustachu. Une petite déception...

mercredi 28 avril 2010

PG PORN

PG PORN de James Gunn (2008)

Une petite série de sketches sexy mis en scène par le réalisateur du film d'horreur HORRIBILIS (Slither). Un concept un rien délirant pour les gens qui aiment tout à propos du porno...excepté le sexe. Une idée amusante qui s'autorise quelques excentricités assez drôles avec les codes du genre. Le scénario tire parti de situations fantaisistes issues de films pornographiques typiques pour les détourner avec humour. C'est souvent assez crétin mais aussi amusant, pour qui sait apprécier le second degré. Les créateurs du show s'appliquent aussi à rendre un hommage plein de dérision à ses stars féminines qui sont souvent la cerise sur le gâteau pour le spectateur de ces farces irrésistibles. Les connaisseurs y reconnaîtront entre autres les physiques avantageux de Jenna Haze, Sasha Grey ou encore Belladonna... Rendant ces petits épisodes comiques d'autant plus appréciables!














Noboru Iguchi : Le cinéma Trash & Cul (te)

Ils sont fous, ces japonais. Entre les bandes vidéos coquines déviantes et le gore le plus trash, il y a des auteurs/réalisateurs complètement cinglés qui repoussent toutes les limites. Noboru Iguchi est de ceux-là. Il a prouvé avec MACHINE GIRL (Kataude Mashin Gâru) et ROBO-GEISHA, qu'il était capable d'offrir des films bien délirants et totalement incroyables. Ce qui est moins connu, ce sont ses oeuvres nettement plus axées vers la pornographie avec ce fameux HYPERTROPHY GENITALS GIRL (Hidai Kasei Utsuwa Shojo) qui date de l'année 2009. Mais il ne s'agit pas d'une simple oeuvre X... Le réalisateur y insuffle une absurdité dingue avec des femmes qui, après une rencontre extra-terrestre, se voient pourvu d'organes sexuelles démesurés : Des seins énormes, un gigantesque vagin et aussi un pénis d'une très bonne taille. Un film à la sexualité débridée qui est bien cochon et rigolo... tout en étant forcément "crypté"! Censure asiatique oblige!




En plus de toutes ces curiosités contre nature, ce film offre au spectateur de voir la très mignonne Tsubomi, une actrice spécialisée dans les "AV" (Adult Video"). De toutes les bandes vidéos pour adultes, cet HYPERTROPHY GENITALS GIRL représente une sacrée curiosité pour tous les amateurs de pellicules complètement allumées. Fou! Fou! Fou! Ca donne envie, n'est-ce pas? Avec le cinéma de Noboru Iguchi, on nous propose de voir un univers cinématographique totalement différent! A voir pour le croire! J'en reparlerai plus longuement dans un futur proche... Mmmmh!








A L'INTERIEUR

A L'INTERIEUR de Julien Maury & Alexandre Bustillo (2007)

Depuis la mort tragique de son mari dans un accident de voiture, Sarah est seule. Et malgré une mère omniprésente, c'est toute seule qu'elle passera son réveillon de Noël. Seule et enceinte. Cette nuit est la dernière que la jeune femme passera chez elle. Le lendemain matin, elle doit entrer à l'hôpital pour accoucher. Jusqu'au moment où quelqu'un vient frapper à sa porte. Derrière, une femme prête à tout pour arracher l'enfant qu'elle porte en elle.

J'ai bien aimé. C'est très rigolo. Y'a beaucoup de sang. C'est pratiquement un huis-clos où deux femmes (Béatrice Dalle & Alysson Paradis) se foutent sur la gueule à coups de ciseaux, aiguilles à tricoter, grille-pain et autres réjouissances. Comme argument choc : la victime est enceinte! Ce qui en rajoute dans l'horreur...et me fait d'autant plus marrer. Tout ceci est traité avec un sérieux d'enfer, une mise en scène bien léchée, presque trop d'ailleurs. Tout ces plans cadrés avec minutie, on y sentirait presque un souci maniaque de la part des réalisateurs. Dommage que le scénario soit crétin au possible, avec une pseudo couche un rien prétentieuse qui ne sert à rien d'autres que de valider ce carnage d'un peu moins de 90 minutes.
Car cela peut bien se résumer à un bon gros carnage. Tout le monde y passe, dans la douleur et le sang, sans affecter le moins du monde le spectateur qui regarde cela plutôt avec un regard amusé ou (c'est possible) sombrant dans l'ennui très rapidement, A L'INTERIEUR n'ayant vraiment rien d'autres à offrir qu'une bonne grosse boucherie toute rouge!

L'ensemble est quand même plutôt bien fichu, les comédiennes ont dû bien souffrir le calvaire sous des maquillages souvent impressionnants et le sound design est ébouriffant jusqu'au délire (et ça ne sert à rien, si ce n'est tester l'efficacité de votre système 5.1!). Donc, au final, un film qui se la pète pas mal, n'ayant en plus pas grand chose à offrir si ce n'est exciter les bons gros goreux adeptes de la tripaille. A voir absolument avec votre (future) belle-mère. Après visionnage (et jusqu'au bout, tiens!), je vous jure qu'elle ne vous fera plus chier à vous tanner sur le fait qu'elle serait ravie de devenir grand-mère! Un film important, donc!

EBOLA SYNDROME

EBOLA SYNDROME (Yi Boh Laai Beng Duk) de Herman Yau (1996)

Kai, un employé de restaurant vivant et travaillant à Hong Kong, se voit obligé de fuir en Afrique du Sud après avoir couché avec la femme de son patron. Là-bas, il retrouve du travail dans un restaurant mais est exploité par ses nouveaux employeurs qui le savent en fuite. D'une nature violente Kai viole une femme dans un village africain et contracte le virus Ebola. Son patron et sa femme apprennent l'existence de sa maladie, il les tue et les utilise comme "hamburger" servis à la clientèle, répandant par là-même le virus. Kai décide de rentrer à Hong Kong, bientôt le virus Ebola se diffuse autour de lui et dans la ville...

Ce film est certainement l'une des oeuvres les plus barrées de l'histoire du cinéma. Certainement la plus célèbre oeuvre des "Catégorie III". Excessif, violent, sexuel, extrême.. Les superlatifs manquent pour qualifier ce long-métrage complètement fou qui se permet absolument tout. L'occasion pour le génial Anthony Wong de composer un personnage de taré totalement inoubliable. Il y est fabuleux! Encore à notre époque, le film garde intact son côté subversif et choquant, bien qu'il soit aussi très drôle dans ses excès. Je pense qu'aujourd'hui un film pareil n'arriverait plus à se faire tant il brasse un sombre portrait de la nature humaine, présentant certainement l'une des plus belles ordures que l'on ait vu sur un écran de cinéma, et sans aucune concession. Une date pour le genre, et sans doute avec le temps, pour l'Histoire du Cinéma. Incontournable!



Au revoir...

Au revoir...
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