mercredi 31 mars 2010

BANLIEUE 13 - ULTIMATUM

BANLIEUE 13 - ULTIMATUM de Patrick Alessandrin (2009)

Banlieue 13, deux ans plus tard. Le gouvernement a changé, pas le reste... Le mur d'isolement - toujours plus haut, toujours plus grand, toujours plus loin - s'est étendu autour des cités ghettos et les gangs qui y prolifèrent ont encore accru leur influence. Le trafic se répartit désormais entre cinq quartiers ethniques, chacun dirigé par un redoutable chef de gang. Plus que jamais déterminés à "régler le problème", les services secrets mettent volontairement le feu aux poudres. Damien, flic expert en arts martiaux, et Leïto, capable de se faufiler dans les moindres recoins de la banlieue, font à nouveau équipe. Leur objectif : sauver la cité du chaos. Leur programme : combats musclés et course-poursuites défiant les lois de la gravité...

Voilà que j'apprécie une production française estampillée "Luc Besson". Comme quoi à l'impossible nul n'est tenu! Gros film d'action sur fond de hip-hop, cette suite à BANLIEUE 13 (que je n'ai pas vu!) est un gros divertissement bien calibré. Au scénario simple et forcément stéréotypé mais très efficace qui, pour une fois, n'est pas perturbé par un humour débile aux punchlines incessantes ou encore avec un esprit très yo qui m'aurait très vite gavé! Par miracle, le film de Patrick Alessandrin est bien dosé, toujours agréable à voir, amusant et avec de la dynamite en matière de grand spectacle. Car l'ensemble est bien gorgé de séquences d'actions parfaitement bien équillibrées, entre grosses cascades et performances physiques souvent hallucinantes. Le film se maintient à un rythme soutenu de tout son long, bien supporté par deux acteurs assez charismatiques. On retiendra aussi quelques personnages secondaires bien secoués, comme cette jeune fille à la peau toute tatouée avec une longue queue de cheval bardée de lames de couteaux.

Un film bien burné, soutenu par des basses musicales ultra-punchy qui donne le ton. Ca te file une de ces patates... Cela nous ferait presque oublier les quelques "scories" qui ponctuent le métrage, comme cette fin très "bessonienne" où l'on parle "d'honneur d'homme" et du sens de la "famille". Au final, rien de bien saoûlant car très vite expédié... Juste pour nous rappeler que l'on baigne quand même dans l'univers du Gros Luc! Mais, pour cette fois-ci, on s'y sent bien, c'est même un film plutôt chouette à regarder... Une bonne surprise!


COBRA

COBRA de George P. Cosmatos (1986)

Depuis plusieurs mois, une mystérieuse série d'assassinats, d'une sauvagerie sans précédent, a été commise dans la ville. La police à bout de ressources fait appel à Marion Cobretti dit Cobra, flic de choc, homme d'action et aventurier, qui vit comme un poisson dans l'eau dans la jungle urbaine.

Stallone nous fait sa propre variation de la justice expéditive à la DIRTY HARRY. Sous la direction de Cosmatos, ce film très daté 80's se regarde comme un gros clip vidéo au montage parfois épileptique qu'on croirait issu d'une vidéo musicale du style "Metallica", les haches en plus. Cela reste néanmoins une petite bande plutôt efficace où notre bon vieux Sylvester à la grande classe avec sa grosse bagnole, ses jeans moulants et ses grosses lunettes de soleil qui font miroirs tellement elles sont brillantes...

COBRA est une véritable hécatombe, souvent assez hallucinante, où l'on tue sans arrêt, que ce soit à la grosse mitrailleuse (avec visée laser) ou à l'arme blanche. Celle du tueur incarné par le toujours très impressionnant Brian Thompson est un vrai fantasme pour gros sadique sado-maso tandis que Stallone vide des chargeurs entiers sur une grosse bande de motards dégénérés qui veulent un Monde Nouveau où les forts dégomment les faibles. Manque de bol, notre bon flic au nom de fillette est le plus fort de tous. Faut dire aussi qu'il a une grosse bagnole avec une fonction ultraspeed appelé "nitroturbo" qui dégomme sévère les véhicules pourris des méchants lors d'une longue séquence très réussie de course-poursuite en voiture. Ca arrache sec!

Par contre, on ne comprendra pas comment il peut vouloir surprotéger un témoin délicat en la personne de Brigitte Nielsen. Celle-ci passe son temps à faire l'hystérique qui crie sans arrêt en grimaçant énormément. Il faut dire que son dur métier de top-model (elle pose avec des robots) ne doit pas être facile tous les jours. De plus, elle se fait gentiment harceler de manière sexuellement évidente par son propre photographe. C'est dure la vie d'artiste.

Mais la rencontre providentielle avec Marion Cobretti, flic bourru mains néanmoins efficace, va changer la donne de manière assez violente. La belle aux frisette blondes trouvera les quelques mots doux nécessaires pour apprivoiser le coeur solitaire du protecteur et tous deux s'en iront finalement tout tranquillement au lointain sur une grosse moto (son propriétaire étant mort pas loin d'une fonderie). Je spoile légèrement, mais qui s'en soucie.

On notera aussi l'excessive violence du film, ne nous épargnant pas les nombreuses idées sadiques qui parsèment le film; plus largement suggérées que réellement explicites. Mais, au-delà de son aspect assez crétin et souvent rigolo, COBRA reste un film policier remplit d'action sans temps mort qui se regarde sans déplaisir, un sourire réjouit sur le visage durant près de 90 minutes. En soi, un petit "classique" qui ne s'oublie pas.

DECOMPTE DU MOIS : MARS

Un nouveau mois assez chargé au niveau des achats. Quelques belles occasions de profiter des soldes (notamment les édition MK2, si chères en temps normal!) et de découvrir de nombreuses merveilles que nous propose l'éditeur Wild Side... Que ce soit autant des "classiques" que des "Roman Porno", il y a de quoi faire! J'ai également profité d'agrandir ma collection d'éditions DVD de productions "Jess Franco" avec quelques découvertes du côté de l'Allemagne et aussi d'avoir enfin l'intégrale Russ Meyer (merci amazon.co.uk!) et plein d'autres choses passionnantes. Et puis des Blu-Rays, des bandes dessinées à lire toute la nuit, des mangas incroyables et érotiques (incroyablement érotiques?), des disques fabuleux et de sublimes B.O's .... Plus qu'il n'en faut pour contenter un cinéphile/cinéphage/cinévore! Bon appétit!

Films en DVD : LE MECANO DE LA GENERAL (The General) de Clyde Bruckman & Buster Keaton (1926) - HOTEL DU NORD de Marcel Carné (1938) - PROCES DE JEANNE D'ARC de Robert Bresson (1962) - LA VIE DE CHATEAU de Jean-Paul Rappeneau (1966) - MINNIE ET MOSKOWITZ (Minnie And Moskowitz) de John Cassavetes (1971) - SARABAND de Ingmar Bergman (2003) - WICKED WOMEN (Frauen Ohne Unschuld) de Jess Franco (1977) - TRAPEZE de Carol Reed (1956) - PARIS BLUES de Martin Ritt (1961) - QU'AS-TU FAIT A LA GUERRE, PAPA? (What Did You Do In The War, Daddy?) de Blake Edwards (1966) - GUÊPIER POUR TROIS ABEILLES (The Honey Pot) de Joseph L. Mankiewicz (1967) - L'ECOLE DE LA SENSUALITE (Kanno Kyoshitsu Ai No Tekunniku) de Noboru Tanaka (1972) - PRISONNIERE DU VICE (Niizuma Jigoku) de Akira Kato (1975) - L'ETE DE LA DERNIERE ETREINTE (Nureta Shumatsu) de Kichitaro Negishi (1979) - DOGORA (Uchu Daikaijû Dogora) de Ishirô Honda (1964) - LES EXPERIENCES EROTIQUES DE FRANKENSTEIN (La Maldición De Frankenstein) de Jess Franco (1972) - THE AMOROUS SISTERS (Julchen Und Jettchen, Die Verliebten Apothekerstöchter) de Erwin C. Dietrich (1980) - DES FEMMES POUR LE BLOCK 9 (Frauen für Zellenblock 9) de Jess Franco (1977) - DIE SCREAMING, MARIANNE de Pete Walker (1971) - EAT THE SCHOOL GIRL (Kogyaru-Gui: Oosaka Terekura Hen) de Naoyuki Tomomatsu (1997) - NE TE RETOURNE PAS de Marina de Van (2009) - RED RIDING: 1974 de Julian Jarrold (2009) - RED RIDING: 1980 de James Marsh (2009) - RED RIDING: 1983 de Anand Tucker (2009) - THE VISITOR (Stridulum) de Giulio Paradisi (1979) - THE WEREWOLF NEXT DOOR (Never Cry Werewolf) de Brenton Spencer (2008) - VIXEN de Russ Meyer (1968) - SUPERVIXENS de Russ Meyer (1975) - BENEATH THE VALLEY OF THE ULTRAVIXENS de Russ Meyer (1979) - MONDO TOPLESS de Russ Meyer (1966) - UP! de Russ Meyer (1976) - FASTER PUSSYCAT.. KILL! KILL! de Russ Meyer (1965) - CHERRY, HARRY AND RAQUEL de Russ Meyer (1970) - COMMON LAW CABIN de Russ Meyer (1967) - THE IMMORAL MR. TEAS de Russ Meyer (1959) - EVE AND THE HANDYMAN de Russ Meyer (1961) - WILD GALS OF THE NAKED WEST de Russ Meyer (1962) - BLACKSNAKE de Russ Meyer (1973) - PANDORA PEAKS de Russ Meyer (2001) - FINDERS LOVERS KEEPERS WEEPERS de Russ Meyer (1968) - MOTOR PSYCHO de Russ Meyer (1965) - GOOD MORNING ...AND GOODBYE! de Russ Meyer (1967) - LORNA de Russ Meyer (1964) - MUDHONEY de Russ Meyer (1965) - THE LANGUAGE OF LOVE (Ur Kärlekens Språk) de Torgny Wickman (1969) - ANITA - SWEDISH NYMPHET (Anita - Ur En Tonårsflickas Dagbok) de Torgny Wickman (1973) - EXPOSED (Exponerad) de Gustav Wiklund (1971) - HOUSE (Hausu) de Nobuhiko Obayashi (1977) - LOVE EXPOSURE (Ai No Mukidashi) de Sono Sion (2008) - PANIQUE AU VILLAGE de Stéphane Aubier & Vincent Patar (2009) - LES SUCEURS DE SANG (Incense For The Damned) de Robert Hartford-Davis (1970) - LE BAISER DU DIABLE (La Perversa Caricia De Satán) de Jordi Gigó (1975)

Films en Blu-Ray : PAINTBALL de Daniel Benmayor (2009) - THE BOX de Richard Kelly (2009) - JENNIFER'S BODY de Karyn Kusama (2009) - 2012 de Roland Emmerich (2009) - GOEMON THE FREEDOM FIGHTER (Goemon) de Kazuaki Kiriya (2009) - GRIZZLY PARK de Tom Skull (2008) - CASINO de Martin Scorsese (1995) - NE NOUS FÂCHONS PAS de Georges Lautner (1966) - OSS 117 : LE CAIRE, NID D'ESPIONS de Michel Hazanavicius (2006) - OSS 117 : RIO NE REPOND PLUS... de Michel Hazanavicius (2009) - BIENVENUE A ZOMBIELAND (Zombieland) de Ruben Fleischer (2009) - TWILIGHT - CHAPITRE 2 : TENTATION (New Moon) de Chris Weitz (2009) - STARDUST de Matthew Vaughn (2007) - SAAWARIYA de Sanjay Leela Bhansali (2007) - MICMACS A TIRE-LARIGOT de Jean-Pierre Jeunet (2009)

Musique : JOHN ZORN : "The Gift" - SINGAPORE A-GO-GO - GORILLAZ : "Plastic Beach" - CLARE & THE REASONS : "Arrow" - OLIVIER MANCHON : "Orchestre De Chambre Miniature, Vol. 1" - GOLDFRAPP : "Head First" - THE MANACOA EXPERIENCE by Jess Franco - THE BOOK OF ELI by Atticus Ross - SHUTTER ISLAND : Original Motion Picture Soundtrack - A SINGLE MAN by Abel Korzeniowski & Shigeru Umebayashi - THE EROTIC & PAINFUL OBSESSIONS OF JESS FRANCO - 3 Scores by Gerhard Heinz (EUGENIE, BLOODY MOON & LINDA) - THE DAY OF THE LOCUST by John Barry - MANHUNTER by The Reds & Michel Rubini - THE HAWAIIANS by Henry Mancini - AMERICANS by John Barry - THE SPIRAL ROAD de Jerry Goldsmith - THE GOONIES by Dave Grusin

Livres, Romans, BD & Mangas : HAMMER GLAMOUR de Marcus Hearn - DOLOR de Catel Muller & Philippe Paringaux - VAMPYRES, Tome 1 de Denis-Pierre Filippi, Sylvain Ricard, Patrick Laumond, Steve Lieber & Tommy Redolfi - VAMPYRES, Tome 2 de Caryl Férey, Alcante, Philippe Thirault & Jean-Paul Krassinsky - HELLBOY, Tome 10 : LA GRANDE BATTUE de Mike Mignola + Duncan Fegredo - STAR TREK : SPOCK - REFLEXIONS de Scott Tipton, David Tipton, David Messina & Federica Manfredi - CASINO, Volume 1 : DANS LA MAISON CLOSE; LE TRAIN BLEU; LA DERNIERE VIERGE DE PARIS de Leone Frollo - CECIL ET JORDAN A NEW YORK de Gabrielle Bell BLACK KISS de Howard Chaykin - PAULETTE COMETE, Tome 1 : JUSTICIERE A MI-TEMPS - Mathieu Sapin & Christian Rossi - BOING! BOING! Vol. 2 de Hidemaru - BOING! BOING! Vol. 3 de Hidemaru - 7 MILLIARDS D'AIGUILLES, Vol. 1 de Kazuko Tadano - SYNDROME 1866, Vol. 1 de Naoyuki Ochiai - BIOMEGA, Vol. 4 de Tsutomu Nihei - ELEGIE EN ROUGE de Hayashi Seiichi - SCOTT PILGRIM, Tome 1 de Brian Lee O'malley - MA FEMME EST UNE ETUDIANTE, Tome 11 de Hiyoko Kobayashi - LE JOURNAL INTIME DE SAKURA, Vol. 19 de U-Jin - LE VAGABOND DE TOKYO : RESIDENCE DOKUDAMI de Takashi Fukutani

mardi 30 mars 2010

PUMP UP THE VOLUME

PUMP UP THE VOLUME de Allan Moyle (1990)

Harry, le disc-jockey subversif d'une radio-pirate, met en emoi tous les étudiants d'un campus. Son cynisme et sa rage trouvent un écho chez les collégiens frustrés d'une petite ville. Harry tient à garder l'anonymat. Nora, jeune étudiante fascinée par la personnalité d'Harry, entreprend de découvrir sa véritable identité. Elle n'est pas la seule, l'école et les forces de l'ordre aimeraient bien faire taire cette voix insolente.

Petit classique du film sur l'adolescence et les années collège où un ado mal dans sa peau crée une radio-pirate pour parler des problèmes de sa génération et son mal de vivre. Une petite perle du genre, ce film-manifeste n'a rien perdu de son impact et est toujours aussi passionnant à suivre. Autant hier qu'aujourd'hui, le personnage incarné à la perfection par Christian Slater trouvera son écho en chacun de nous. La personnalité public, timide et renfermé sur lui-même ou celle extravertie et bien déchaînée où, la langue déliée et seul avec lui-même, il se permet de crier son cynisme, ses peurs, ses angoisses, ses envies, sa rage...

Ces confessions sont extrêmement jubilatoires mais également terriblement émouvantes. Car, de mémoire, il n'y a pas d'équivalent pour un film sur un/des adolescent(s) qui se permettent une telle extravagance tout en surfant sur une pudeur bouleversante. Car Harry La Trique (Happy Harry Hard On en V.O.) est un de ses personnages qui sonne "vrai" et est en même temps plus grand que nature. La musique qu'il joue durant ses heures d'audience révèle toute la complexité d'un garçon à fleur de peau. Christian Slater dégage une aura phénoménale, quasiment un Dieu disc jokey qui parle de la vie avec un regard effronté mais aussi avec une approche sensible sans être condescendant (voir la difficile scène de la lettre parlant du suicide). L'acteur y trouve l'un de ses meilleurs rôles avec FATAL GAMES (Heathers en V.O.) de Michael Lehmann. PUMP UP THE VOLUME nous permet également de découvrir au cinéma pour la première fois, la très mignonne Samantha Mathis. L'énigmatique auditrice à la belle écriture noire sur du papier rouge qui titille et provoque Harry La Trique! C'est le rôle du "love interest", un peu plus barré que d'habitude dans ce genre de productions, qui donne l'occasion à l'actrice de se dévoiler de manière surprenante lors d'une superbe scène d'amour sur les accords magnifiques de la chanson "Why Can't I Fall in Love"! Inoubliable et émouvant! "Talk Hard!!!" Un film phare et culte de mon adolescence!



lundi 29 mars 2010

BARBE BLEUE

BARBE BLEUE de Catherine Breillat (2009)

L’histoire de Barbe Bleue nous est contée par deux petites filles bourgeoises des années 50. Dans le livre, suite au décès de leur père endetté, Anne et sa petite sœur rebelle Marie-Catherine sont renvoyées du couvent dans lequel elles étaient instruites. Plus rien de bon ne leur semble promis, jusqu’au jour où elles entendent que le baron Barbe Bleue est à la recherche d’une nouvelle épouse. L’homme à une terrible réputation, mais il est très riche… Par défi, Anne décide de devenir la femme du dangereux personnage.

Version féministe d'une horrible histoire, le film de Catherine Breillat ne nous plonge pas dans une horreur absolue mais plutôt dans un conte fantastique à la fois surréaliste et poétique. A la fois très théâtral et appuyé par un ensemble de comédiens plutôt "approximatifs", il se dégage de BARBE BLEUE un lyrisme à la fois décalé et naïf. C'est très beau, touchant...

L'atmosphère est enivrante dès les premières images, digne de véritable tableaux de maîtres. Les compositions de cadres sont très soignées et la photographie est absolument somptueuse. On a presque l'impression de se plonger dans nos petits livres d'enfants aux dessins si évocateurs. Breillat se rapproche presque d'une certaine forme de naturalisme cinématographique qui, d'une certaine manière, épouse largement la vision d'un cinéma "autre" digne de Jean Rollin. Le grotesque assumé de l'ensemble se transforme miraculeusement en une qualité d'une force peu commune. Si son film pourrait faire sourire les spectateurs les plus cyniques, il s'en dégage une magie de cinéma comme on a rarement pu en voir depuis bien longtemps. Un film envoûtant à plus d'un titre! Et la petite Lola Créton, qui interprète la jeune et innoncente épouse de l'ogre est une très belle révélation! Une excellente surprise !

dimanche 28 mars 2010

SINS OF SISTER LUCIA

SINS OF SISTER LUCIA (Sudojo Lucia: Kegasu) de Koyu Ohara (1978)

Un "roman porno" de la Nikktasu. Ce "nunsploitation" japonais raconte l'histoire de Rumiko, une jeune fille pas très sage qui, après avoir séduit son professeur d'anglais et attenté à la vie d'un homme de main de son père, est envoyée dans un couvent pour la remettre sur le droit chemin. Le problème, c'est que le dit couvent s'avère être un lieu de débauche où les nonnes épanchent leur soif de perversion entre elles...

Fessées, étranges jeux de bondages, lesbianisme, triolisme, séances de sexe avec le curé et la Mère Supérieure... C'est un véritable étalage de perversités. Et cela ne s'arrange pas car arrive bientôt deux hommes évadés de prison qui trouvent refuge dans le couvent et ne tarde pas à s'envoyer en l'air avec Rumiko (rebaptisé "Lucia" par la Mère Supérieure!) qui se trouvait justement en "Salle de Correction" pour mauvais comportement! Mais après avoir été violée, un sourire de satisfaction sur son visage, la voilà prête à tout mettre en oeuvre pour faciliter la tâche des "prisonniers" pour satisfaire leurs envies de luxure et prendre sa revanche sur les bonnes soeurs.

Koyu Ohara, déjà auteur des films controversés comme WET ROPE CONFESSION et FAIRY IN A CAGE (mais comme les titres donnent envie!), réalise ce petit "classique" de la "nunsploitation". Si ce film n'atteint pas le niveau de dépravité du chef-d'oeuvre du genre LE COUVENT DE LA BÊTE SACREE, il reste tout de même une oeuvre sulfureuse aux images souvent blasphématoires (La nonne nue attachée à une Croix dans la petite chapelle du couvent!). Tout les personnages sont des assoifés de sexe et ne rêvent que de fornications. Cela devient presque un rêve pour ces servantes de Dieu hypocrites qui prônent la répression sexuelle alors qu'en douce (que ce soit dans les dortoirs du couvent ou carrément dans le bureau de la Directrice) les nonnes s'épanchent de leurs pensées lubriques entre elles ou, encore mieux, le font directement avec leur curé lors de chacune de ses visites. SINS OF SISTER LUCIA contentera aisément les fans de "nunsploitation"!

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QUI L'A VUE MOURIR ?

QUI L'A VUE MOURIR ? (Chi L'Ha Vista Morire?) de Aldo Lado (1972)

Roberta se rend à Venise afin de voir son père sculpteur. Peu après son arrivé, elle est assassinée et son corps est retrouvé dans un canal. Le papa fera alors tout pour retrouver l'assassin, aidé d'un journaliste qui mettra lui aussi tout en oeuvre afin de découvrir l'identité du meurtrier. Ce qui intrigue davantage encore, c'est que le meurtre rappelle étrangement celui d'une autre fillette, rousse aussi, survenu quelques années auparavant. Les morts commencent à se multiplier et une silhouette noire habillée en femme, en serait responsable...

Un giallo plutôt moyen, à la fin spectaculaire mais qui reste plutôt bâclé, QUI L'A VUE MOURIR ? vaut néamoins le détour pour sa description de Venise à cent lieues des clichés touristiques. Ici la ville est mystérieuse et inquiétante, que ce soit au détour de petites ruelles obscures ou des décors perdues dans la brume. L'atmosphère y est malsaine car l'assassin s'acharne spécialement sur des jeunes enfants mais emprunte également les chemins de la perversité avec son parfum de pédophilie ambiant.

C'est surtout cela que l'on retient du film d'Aldo Lado, également soutenu par une belle distribution de comédiens allant de George Lazenby (avec une moustache) à Adolfo Celi, venant tout les deux de l'univers de James Bond, et l'on oublie pas la toujours ravissante Anita Strindberg. Il faut aussi souligner l'apport non négligeable du compositeur Ennio Morricone qui développe une partition pratiquement constituée de chants d'enfants. Cela renforce encore plus le climat lourd qui se dégage de QUI L'A VUE MOURIR ?.

Hammer Glamour


Après son monumental bouquin sur VENDREDI 13 intitulé "Crystal Lake Memories", l'éditeur Titan Books a sorti un nouveau livre indispensable pour tous les fans du célèbre studio Hammer Films. Ce "Hammer Glamour" se consacre entièrement à la célébration de ses héroïnes féminines. Il faut dire que les patrons du studio développaient la promotion de leurs films sur la publicité qui était faite autour de ses vedettes. Des photographes prenaient des clichés de ces délicieuses créatures dans des poses lascives, les rendant à la fois mystérieuses et sexy. Le livre de Marcus Hearn dévoile de fabuleuses archives photographiques, dont de nombreuses photos jamais publiées auparavant, en présentant plus d'une cinquantaine de comédiennes qui ont marqué des oeuvres fantastiques comme la longue série des DRACULA, FRANKENSTEIN ou des oeuvres moins connues comme FEMMES PREHISTORIQUES! On retrouve ici ces beautés vénéneuses sur papier glacé : Ursula Andress, Martine Beswick, Veronica Carlson, Shirley Eaton, Nastassja Kinski, Valerie leon, Caroline Munro, Ingrid Pitt, Barbara Shelley, Yutte Stensgaard ou encore Raquel Welch et son célèbre bikini en fourrure...

Une véritable mine d'or pour les yeux. Les textes sont aussi très intéressants, nous permettant de comprendre cette campagne publicitaire unique au monde où la Hammer mettait en pratique l'adage "Le sexe vend"! Un très beau livre qui rend hommage aux nombreuses stars féminines d'une époque désormais révolue où l'érotisme et l'horreur se combinait dans un délice extatique!


Au revoir...

Au revoir...
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