dimanche 19 décembre 2010

MILLIONNAIRES D’UN JOUR

MILLIONNAIRES D’UN JOUR (Qian Zuo Guai) de John Woo (1980)

Deux amis travaillent dans une usine de mise en bouteilles. Tout change le jour où le duo gagne à la loterie. Devenus millionnaires, ils ne se privent plus de rien. Mais l’un d’eux apprend qu’il souffre d’un cancer en phase terminale. Décidé à en finir, il donne toute sa fortune à un désespéré qui tentait de se suicider.

Encore une comédie burlesque réalisé par John Woo. Ce film possède des thèmes similaires que l’on trouve aussi dans LES AS DE LA CAMBRIOLE, à savoir l’obsession de l’argent pour pouvoir se sortir de sa condition d‘ouvrier. La fortune est donc le cœur du sujet dont on apprend qu’elle cause bien plus de soucis que de bonheur. Notre héros étant également amoureux d’une comédienne, ce n’est pas pour autant qu’il lui offre des douzaines de roses rouges que tout va aller pour le mieux dans sa vie sentimentale. De son côté, son proche ami Bouboule rencontrera par hasard dans la rue une jeune femme qui semble complètement transie d’amour pour lui… Pour le pire, car celle-ci vient de s’échapper d’une institution psychiatrique et est plutôt du genre dangereuse.

L’histoire de MILLIONNAIRES D’UN JOUR devient complètement folle à mesure de péripéties toujours plus délirantes, qui mélangent comédie hystérique et séquences d’action. Le mélange fonctionne à pleine régime, spécialement dans sa deuxième partie où le personnage de Ricky Hui est poursuivi par des tueurs suite à une méprise de diagnostic médical. Désirant de prime abord vouloir mourir, il découvre qu’il est finalement en parfaite santé. Il va devoir se battre pour échapper à ses poursuivants, une affligeante bande de bras cassés. L’intrigue qui présente des similitudes avec le film de Philippe De Broca LES TRIBULATIONS D’UN CHINOIS EN CHINE (1965), trouvera son dénouement final à l’intérieur d’un asile de fou. C’est à ce moment là que le long-métrage de John Woo vire dans l’étrangeté. L’atmosphère de cette comédie débridée virant dans le bizarre, parodiant à la fois MINIGHT EXPRESS de Alan Parker (1978) ou encore VOYAGE AU BOUT DE L’ENFER (The Deer Hunter) de Michael Cimino (1978) avec sa démente séquence de roulette russe. Cette dernière partie étant la plus réussie du long-métrage, une véritable sensation de folie imprégnant des séquences complètement dingues, virant dans le chaos le plus total. Voilà qui rachète gentiment cette comédie assez poussive et pas particulièrement drôle mais qui possède néanmoins quelques sympathiques moments de drôlerie « made in Hong Kong ». Quand au style John Woo, il est passablement absent du long-métrage, si ce n’est au travers de quelques tentatives de ralentis lors d’une séquence d’action incluant un véhicule accidenté. Il n’y a donc rien de bien mémorable à se mettre devant les yeux si ce n’est l’abattage du toujours infatigable Ricky Hui!

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