mercredi 1 septembre 2010

PARIS BY NIGHT OF THE LIVING DEAD

PARIS BY NIGHT OF THE LIVING DEAD de Grégory Morin (2009)

Deux jeunes mariés vont devoir survivre dans un Paris post-apocalyptique infesté de zombies. L'amour triomphera t-il de la mort?

Ce petit film français, en fait un court-métrage de 12 minutes, est davantage porté sur la gaudriole que le vrai film d'horreur. En partant d'une idée sympathique, PARIS BY NIGHT OF THE LIVING DEAD n'est finalement qu'une suite ininterrompue de séquences d'actions où notre couple vedette dégomme du zombie comme dans un jeu vidéo. On ne s'embarrasse pas d'un scénario compliqué qui ne prend même pas le temps d'expliquer et de rendre crédible ses situations. Tout ceci est plutôt anecdotique. Après une cérémonie de mariage, dans une église vide et sous la tutelle d'un prêtre joué par Dominique Bettenfeld (clin d'oeil à DOBERMANN de Jan Kounen?), les morts-vivants débarquent de nulle part pour tout bouffer... Après un apparition amusante de Christophe Lemaire en cannibale décédé (si vous clignez de l'oeil, vous le manquerez assurément!), nous voilà embarqué avec les jeunes mariés qui sont très rapidement encore mieux armés que des militaires... L'horreur et le sang va dégouliner de l'écran!

Si ce film s'avère visuellement très généreux, les gunfights ne sont guère homériques malgré un montage assez dynamique et des effets sanguinolents à la pelle. Le réalisateur affiche une prédilection pour les carcasses de voitures bien amochées et balade sa horde affamée devant des monuments parisiens comme Notre-Dame, version fin du monde. L'ensemble baigne surtout dans une forme d'amateurisme bon enfant où l'on se complait à faire exploser des têtes dans une combinaison d'effets digitaux et de latex. Le résultat est avant tout une grosse déconnade qui ne se prend pas du tout au sérieux; pour témoin ce zombie footballeur qui singe le joueur Zidane tout en déambulant aux abords de la Seine ou encore un clone d'Amélie Poulain qui se fait déchiqueter au bazooka devant le Sacré Coeur.

Ce qui est dommage c'est que PARIS BY NIGHT OF THE LIVING DEAD ne raconte rien et se vautre uniquement dans l'humour de mauvais goût qui n'est même pas très amusant à regarder... Le réalisateur prend aussi son pied à filmer sous toutes les coutures une héroïne un peu sexy avec deux mitraillettes dans les mains. Badass? Pas spécialement car celle-ci ne se montre pas très crédible à force de cligner des yeux lorsqu'elle fait feu sur ces créatures qui ne rêvent que de la grignoter. Encore moins lorsque la jeune mariée se balade en bécane avec une arme de destruction massive sur les épaules. Car dans ce court-métrage, on fait tout péter : la pyramide du Louvre, la Tour Eiffel... Heureusement, le film est très avare en dialogues et ne nous infligent pas des répliques "qui tue". Alors que les monuments parisiens se retrouvent en petit morceaux, on termine par une belle image aérienne qui présente les Champs-Elyssées en état de siège. Une forme d'apocalypse qui aurait presque la grandeur d'une production à la Michael Bay mais dont le résultat se rapproche plus d'une blague potache que d'autre chose. D'ailleurs suffisamment sûr de son idée, Morin la décline dans un épilogue très bref qui se déroule au Japon: TOKYO BY NIGHT OF THE LIVING DEAD! Petit plaisir régressif pour un court métrage qui se la pète un peu mais qui est bien plus sympathique que LA HORDE de ce prétentieux de Yannick Dahan.


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