samedi 25 septembre 2010

L'HOMME AUX NERFS D'ACIER

L'HOMME AUX NERFS D'ACIER (Dio, Sei Proprio Un Padreterno!) de Michele Lupo (1973)

Après vingt-cinq ans d'absence, Frankie Diomede, un ancien caïd de la pègre de Gênes rentre en Italie pour régler quelques affaires. Il se débarrasse d'un lieutenant qui l'a trahi, ce qui lui vaut d'être incarcéré. Il s'évadera grâce à un jeune admirateur, Tony, et ensemble ils tenteront de mettre fin aux agissements de son pire ennemi : Annunziata, qui trucide tous les amis de Frankie...


Cette co-production franco-italienne regroupe un sacré florilège de talents, que ce soit devant ou derrière la caméra. La distribution est très hétéroclite, regroupant à l'écran Lee Van Cleef, Tony Lo Bianco, Edwige Fenech ou encore Jean Rochefort. L'acteur français se retrouvant dans un rôle assez surprenant car ce n'est pas tous les jours que l'on peut le voir dans la peau d'un méchant moustachu armé d'une mitraillette. Si l'histoire a des allures de polar nerveux sur fond de guerre des gangs, L'HOMME AUX NERFS D'ACIER offre un riche spectacle fait d'humour, de violence gratuite et de cascades, sans oublier la petite touche sexy avec la présence de la toujours très aguichante Edwige Fenech. Bien que son rôle soit réduit à une peau de chagrin, la comédienne irradie chacune de ses courtes apparitions, dévoilant sans aucune pudeur ses formes généreuses.


Michele Lupo développe un tandem assez inhabituel avec ses deux personnages principaux, la vieille légende et le jeune chien fou un peu crétin. Si Van Cleef dégage toujours une présence assez impressionnante, son jeune acolyte y rajoute son esprit décontracté pour un duo assez improbable. Curieusement, l'ensemble fonctionne relativement bien et se révèle finalement très sympathique malgré des touches d'humour pas très subtiles. La réalisation est sans temps mort, alignant de nombreuses péripéties qui va de sanglants meurtres à la perceuse jusqu'à une spectaculaire course poursuite entre un gros camion de transport et des voitures de police. Supervisé par Rémy Julienne, cette séquence est le véritable morceau de bravoure du film, qui reste encore très impressionnant selon les standards d'aujourd'hui. On notera également que la photographie du film est assurée par le fameux Joe D'Amato (EMANUELLE ET LES DERNIERS CANNIBALES) tandis qu'un thème musical très accrocheur est dû au compositeur Riz Ortolani (CANNIBAL HOLOCAUST). Une somme de talents qui aboutit à une histoire de vengeance assez efficace qui se suit sans déplaisir, pour autant que l'on n'y cherche aucune sorte de crédibilité. Le scénario étant quand même bien farfelu, le mélange action/humour prêtant parfois à sourire devant le ridicule de certaines séquences. Mais l'ensemble est emballé avec suffisamment d'entrain que l'on n'a pas le temps de s'y ennuyer et garantit un spectacle assez savoureux. Une série B très fun à déguster!



Pour les amateurs d'Edwige Fenech, quelques belles images tirées de la scène de la douche :

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