jeudi 19 août 2010

PARADE D'AMOUR

PARADE D'AMOUR (The Love Parade) de Ernst Lubitsch (1929)

En Sylvanie, la Reine Louise épouse le Prince Renard, diplomate rappelé de France où sa vie amoureuse a fait scandale.

Ah, Maurice Chevalier et son incroyable accent français. Son talent pour la chanson arrive même à rendre les aboiements de chiens mélodieux! Cette première comédie musicale de Lubitsch est très amusante à suivre. Les situations comiques sont souvent irrésistibles, même le sourire incroyable de l'acteur est hilarant. Le long-métrage est entraînant, plein de minauderies et dégage une bonne humeur contagieuse; on rigole de bon coeur...

Une fois arrivé en Sylvanie, PARADE D'AMOUR prend assez rapidement le chemin de la romance entre nos deux vedettes principales. C'est surtout l'occasion d'admirer Jeanette MacDonald qui est absolument envoûtante. Nombre de séquences la dévoile au sortir du lit dans de beaux déshabillés et se permet même des petits instants érotiques comme le fait de la voir prendre un bain où que ce soit en train de dévoiler "les plus belles jambes du royaume" lors d'une réunion avec ses ministres. L'alchimie entre les comédiens fonctionnent parfaitement et on tombe très rapidement sous le charme. En plus de cela, l'intrigue est ponctuée de plaisants instants musicaux dont le plus réussi est "Let's Be Common" qui incombe à un autre duo très réussi à l'écran; celui qui regroupe Lilian Roth et Lupino Lane dans leurs rôles respectifs de domestiques. Contrairement aux autres séquences chantées qui sont plutôt assez statiques, celle-ci propose une chorégraphie très drôle avec différentes figures corporelles très spectaculaires, une belle démonstration physique de la part des comédiens. Il s'agit-là probablement d'un des meilleurs moments du long-métrage.



Le scénario nous présente une perspective du mariage originale où la femme (la Reine) prend toutes les décisions alors que l'homme (qui n'est qu'un prince consort) est réduit à une présence insignifiante où il ne semble ne rien faire d'autre que d'être un objet à des fins purement sexuelles. Le burlesque se mêle ainsi à des situations coquines, comme celle de la nuit de noces où le marié se doit d'honorer sa nouvelle femme en la couvrant d'autant de baisers que les canons de Sylvanie font feu dans la nuit pour célébrer ce grand moment de joie qu'est le mariage de la Reine Louise.


PARADE D'AMOUR perd malheureusement un peu de sa superbe dans sa dernière partie, davantage dramatique que rigolote. Car, enfin, l'homme ne va pas se laisser faire et clamera aussi son droit à la parole! Lubitsch traite ceci avec un angle néanmoins comique mais qui est largement moins convaincant que dans sa première partie. Toutefois, le charme irradiant des comédiens, les situations et dialogues tordants assurent efficacement un spectacle qui reste toujours très agréable à suivre...

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