lundi 16 août 2010

NEW WAVE HOOKERS

NEW WAVE HOOKERS de Gregory Dark (1985)

Jimmy et Jamal, deux copains, délirent en regardant un porno à la télévision. Ils aimeraient être proxénètes pour avoir des filles et de l'argent. Ils s'endorment et se retrouvent dans un bureau à la tête d'un réseau de prostituées très spéciales, qui prennent leur pied en écoutant du rock punk....

A l'époque de sa sortie, NEW WAVE HOOKERS a dû faire grande sensation car il ne se présentait pas comme un film X traditionnel. Le réalisateur officie plutôt dans le visuel hors-norme, développant des situations dignes d'un carnaval. En utilisant le subterfuge du rêve, Dark se permet de sacrées extravagances... Très ancré dans les années 80, le look du film a aujourd'hui bien vieillit mais reste efficace avec sa multiplication d'angles de prises de vue et un rythme proche de la transe, sans aucun doute contaminé par la fièvre de ses actrices qui se donnent à fond à l'écran. Le film est divisé en une série de tableaux sexuels où à chaque fois, une ou plusieurs prostituées vont rendre visite à un de leur client... Dans des décors stylisés, ces moments pornographiques représentent différents univers comme un désert maghrébin ou une chambre d'étudiants universitaires.


La distribution du film regroupe les grands noms du genre, que ce soit chez les hommes comme chez les femmes : Jamie Gillis, Ginger Lynn, Peter North ou encore Traci Lords. Pour cette dernière, il faut savoir que la jeune femme était encore mineure au moment du tournage, ce qui a entraîné une interdiction du long-métrage pendant quelques années, avant que le film ne soit expurgé de cette fameuse scène qui présente Traci comme "le diable", affublée d'un petit costume sexy rouge vif et deux petites cornes sur la tête. Au milieu de fumigènes, elle entreprend un client portant une auréole en ferraile. Il s'agit sans doute de la séquence la plus célèbre de toute la saga NEW WAVE HOOKERS.


On retiendra aussi la très belle performance de Ginger Lynn, prise en sandwich par deux jeunes étudiants dans une chambre de footballeurs américains, avec ses murs ornés de tout un tas de fanions. Il y a aussi cette audition d'une blonde en rollerskates qui rappelle le personnage de Heather Graham dans BOOGIE NIGHTS de Paul Thomas Anderson (1997). Le long-métrage nous gratifie de tout un étalage XXX très varié, allant de la partouze à la fellation profonde, pour finir par de spectaculaires éjaculations fessiales et même jusque dans la bouche affamée de ces demoiselles. Le fantasme imaginé par nos deux compères va même jusqu'à montrer la corruption des forces de l'ordre par le sexe avant un dur retour à la réalité. Le cinéma de Dark est bourré d'humour, dépravé et grotesque, et révèle l'univers d'un auteur pornographique qui n'a pas finit de surprendre son spectateur.

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