lundi 16 août 2010

LA FLIC CHEZ LES POULETS

LA FLIC CHEZ LES POULETS (La Poliziotta Fa Carriera) de Michele Massimo Tarantini (1975)

Fille d'un concierge, la belle Gianna ne rêve que d'une chose : montrer qu'elle possède non seulement un corps de rêve mais aussi un cerveau digne de Sherlock Holmes. Entrée dans la police grâce au coup de piston d'un résident de son immeuble, elle devient vite la principale collaboratrice du commissaire Antinori. Alors que ses collègues perdent la tête face à son décolleté affriolant et ses formes sensuelles, Gianna se lance sur les traces d'une disparue...

Segment d'une série de 3 films comprenant LA FLIC A LA POLICE DES MOEURS et LA FLIC A NEW YORK (également connu sous le titre RESTE AVEC NOUS ON S'TIRE), LA FLIC CHEZ LES POULETS est une comédie sexy italienne avec la belle Edwige Fenech. La présence de cette comédienne est l'atout de charme de ce long-métrage. Elle est tout simplement sublime avec son regard hypnotisant et ses interminables jambes. Le réalisateur met bien en avant le physique de la comédienne où tout est mis en oeuvre pour dénuder sa poitrine à tout moment ou encore glisser l'objectif de sa caméra entre ses cuisses et admirer sa petite culotte rouge! Le long-métrage vire d'ailleurs un petit peu au fétichisme quand la belle enfile son uniforme, aidé par deux hommes. Un grand moment, summum du terrassant sex-appeal de l'actrice.


Si le scénario de ce genre de films est uniquement un prétexte pour accumuler des gags navrants et enfantins adjoints à des séquences gentiment coquines, celui de LA FLIC CHEZ LES POULETS est un petit peu plus élaboré que la moyenne. Il y a une mini-intrigue quand tente de transcender l'humour gras pour tirer son histoire vers le polar... Cela nous permettra d'admirer la comédienne qui se transformera pour l'occasion en mystérieuse prostituée blonde. Au-delà de cette idée de génie, le résultat n'est franchement pas une réussite car, dès que l'actrice disparaît de l'écran, le long-métrage devient une oeuvre passablement grotesque à l'image du comique grimaçant Alvaro Vitali, sorte de Paul Préboist italien qui amuse la galerie en se prenant des baffes et en se cassant sans arrêt la figure. Le reste de la distribution masculine est à l'avenant, hystérique et cabotin à souhait. Le style excessif de ce genre de films peut facilement énerver et/ou ennuyer d'autant plus qu'il se complait sans arrêt dans un humour pitoyable et débile.

Reste qu'il y a quelques petits moments savoureux dans cette histoire, comme le joli générique d'ouverture qui se présente sous la forme d'un petit dessin animé, de la même manière que celui de LA PANTHERE ROSE de Blake Edwards (1963). Il y aussi cette séquence incroyable où le personnage d'Edwige Fenech, attirée dans une grotte par un enfant, se retrouve confrontée à une bande de malfrats. S'ensuit une série de combats à mains nues en accélérée où la femme flic en service file des beignes à ses assaillants tout en effectuant des saltos avant/arrière entre ses coups! Un mélange entre kung-fu et hommage appuyé aux bagarres du duo Terence Hill/Bud Spencer! Probablement le moment le plus drôle de cette comédie au ras des pâquerettes...


Pour finir ce petit plaisir régressif contient, dans sa dernière partie, une longue scène d'action sous la forme d'une course-poursuite en voiture. Elle se révèle être assez efficace avec quelques jolies petites cascades, comme celle de voir Alvara Vitali accroché au pare-brise du véhicule; un peu à la manière de Zoe Bell dans LE BOULEVARD DE LA MORT de Quentin Tarantino (2007).

Finalement, LA FLIC CHEZ LES POULETS est une polisonnerie un poil plus ambitieuse que la moyenne. Néanmoins, si le résultat final restera consternant pour la plupart de ses spectateurs, cette comédie est avant tout adressé aux amateurs de la divine comédienne qui se dévoile avec un naturel tout simplement irrésistible. Il y a des petits plaisirs qui ne se refuse pas!

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