mercredi 4 août 2010

CONDORMAN

CONDORMAN de Charles Jarrott (1981)

Woody, un dessinateur américain, travaille à Paris où il imagine les aventures du super-héros qu’il prénomme Condorman. Lorsque son ami Harry, qui travaille pour la CIA, doit engager un civil américain pour livrer des documents à Istanbul, il fait appel à Woody. Celui-ci accepte et accomplit sa mission avec brio en se faisant passer pour un agent secret opérant sous le nom de « Condorman ».



Production « Walt Disney » oblige, voilà une aventure palpitante pour toute la famille. CONDORMAN, c’est un mélange de super-héros, entre Superman et James Bond. Le tout sur un esprit un rien parodique car les péripéties du personnage principal ne peuvent décemment être prises au sérieux. Non, mais vous avez déjà vu un costume pareil? Dès le départ, ce long-métrage se joue d’ailleurs de la réalité avec son générique qui mixe allégrement dessin animé et images réelles. C’est une belle façon de débuter cette aventure cinématographique vu que notre héros en devenir, Woody de son prénom, est un créateur de bandes dessinées. Et c’est drôle de le voir faire vivre son personnage de papier en essayant de le rendre réaliste à travers ses propres aventures qu’il vit au quotidien. Ainsi, habillé de son costume, il n’hésite pas à se jeter du haut de la Tour Eiffel avant de finir son vol dans la Seine !

Le long-métrage prend à un à un les clichés du film d’espionnage. On y retrouve les grandes figures du genre, avec une belle en détresse et un vilain monsieur qui travaille pour le compte du KGB ! Eh oui, c’est la guerre froide… Dans CONDORMAN, le monde du contre-espionnage est vu à travers les yeux d’un personnage ordinaire. Et c’est amusant de voir ce dessinateur infiltrer cet univers. D’ailleurs, on y retrouve aussi un ersatz de « Q », le fameux technicien et ami du plus célèbre agent britannique. Mais, cette fois-ci, c’est Woody lui-même qui va imaginer ses propres gadgets farfelus… qui seront finalement construit par la CIA. C’est ainsi que notre super-héros possédera, entre autres, une superbe voiture high-tech qui ferait même rougir de jalousie un certain Bruce Wayne. Car il lui faudra bien de la technologie de pointe lorsque notre homme d’action se verra assigner une dangereuse mission : aider un agent russe à passer à l’Ouest ! Il va y avoir de spectacle en perspective…



CONDORMAN a beau être tout d’abord un film pour les enfants, avec un ton assez léger et bourré d’humour, il n’est reste pas moins qu’il s’agit-là d’un formidable divertissement d’espionnage. Cela regorge de rebondissements et de cascades spectaculaires, que cela soit dans les airs, sur terre ou sur la mer ! Car oui, Condorman possède également son bateau personnalisé! Très entraînant, le film de Charles Jarrott se suit sans temps mort et avec un plaisir non dissimulé, le tout bien égayé par la formidable composition musicale d’Henry Mancini qui est ici très en forme et livre un thème plein d’entrain pour son super-héros volant !

La distribution du film réserve aussi quelques belles surprises. On y croise Oliver Reed dans le rôle du méchant Krokov et surtout la superbe Barbara Carrera qui fera une excellente James Bond Girl deux ans plus tard dans le film JAMAIS PLUS JAMAIS d’Irvin Kershner ! Le rôle principal est tenu par un acteur guère très (re)connu, à savoir Michael Crawford. Avec son physique de monsieur tout le monde et sa tête impayable qui rappelle le Chevy Chase de la grande époque, il est absolument parfait !

Bien sûr, CONDORMAN est un spectacle qui respire le kitsch et la simplicité. Mais celui-ci est réalisé avec une telle bonne humeur qu’elle finit par être communicative et emporte l’adhésion sans problème. On voyage à travers le monde, on succombe au charme d’une femme fatale, il y a plein de russes effrayants et même des séquences d’actions parmi les plus cools que l’on ait pu voir dans un film. L’esprit très cartoonesque du long-métrage fonctionne à plein régime et c’est irrésistiblement drôle. Si le long-métrage a quand même bien vieillit aujourd’hui, il garde ce charme irrésistible des productions Disney qui savaient allier l’humour et l’action avec une belle efficacité. Le résultat final est là pour en attester. On adore CONDORMAN !

4 commentaires:

  1. Wahou un de films culte de mon enfance tu me donnes grave envie de le revoir !C'est sorti en dvd ?

    RépondreSupprimer
  2. Oui. Il est disponible en DVD UK dans une édition malheureusement non anamorphique mais au format 2.35:1 respecté. Et puis, on a aussi droit à la version française absolument mythique.
    L'édition DVD ne coûte une maigre poignée de livres sterling : http://www.amazon.co.uk/Condorman-DVD-Michael-Crawford/dp/B000FS99BS/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=dvd&qid=1280952650&sr=8-1

    RépondreSupprimer
  3. Ah merci je vais me choper ça d'après ce que tu dis ça se regarde encore bien !

    RépondreSupprimer
  4. Hello Justin, je peux te le filer en version française. Il a certes vieilli mais il est aussi l'un de mes 1ers souvenirs cinématographqiues, surtout le générique et tout l'attirail flamboyant kitch à souhait. Réponds-moi et tu l'auras ;)

    RépondreSupprimer

Au revoir...

Au revoir...
Related Posts with Thumbnails page counter
Web Counter