samedi 3 juillet 2010

ODETTE TOULEMONDE

ODETTE TOULEMONDE de Eric-Emmanuel Schmitt (2007)

Odette Toulemonde n'a objectivement rien pour être heureuse mais l'est. Balthazar Balsan a tout pour être heureux mais ne l'est pas. Odette, la quarantaine maladroite, entre un fils coiffeur savoureux, une fille engluée dans sa puberté, travaille le jour au rayon cosmétiques d'un grand magasin et coud le soir des plumes sur des costumes de revues parisiennes. Elle rêve de remercier Balthazar Balsan, son auteur préféré, à qui - pense-t-elle- elle doit son optimisme. L'écrivain parisien, riche et séducteur, va débarquer dans sa vie de façon inattendue...

Un conte de fées pour adultes, ODETTE TOULEMONDE doit tout à la prestation exceptionnelle de Catherine Frot. Elle y formidable et très attachante, aidée par des dialogues savoureux et de très belles idées de mise en scène, comme ces séquences où l'actrice flotte dans les airs ou encore ces très chouettes séquences musicales où Frot danse dans sa cuisine ou dans son salon. Le film dégage une poésie naïve très touchante. L'ensemble, candide à souhait, est une pure guimauve. On peut, sans doute, adorer cela que en être très rapidement dégouté. Bourré de clichés, l'ensemble fonctionne miraculeusement bien, grâce en soi rendu à ses comédiens, notamment son duo vedette (avec un candide Albert Dupontel très émouvant), la beauté de ses séquences surréalistes qui font penser à du Jacques Tati, les délicieuses chansons de Joséphine Baker et l'entêtante partition de Nicola Piovani. Un film très (trop?) chou. Coup de coeur.


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Au revoir...

Au revoir...
Related Posts with Thumbnails page counter
Web Counter